Une ballerine choisie comme étoile pour "Le lac des cygnes" poursuit son rêve de gloire et de perfection jusqu'à un lent glissement vers la folie. Thriller hanté et cruel sur la peur de laisser passer sa chance. Nathalie Portman, stupéfiante, mérite 1000 fois son oscar.
Le film tient sur l'interprétation royale de Nathalie Portman. La mise en scène classique ne surprend pas des masses et la musique peut rapidement rendre sourd tellement elle est lourde par moments. L'ingéniosité du récit est marquée par une liberté prise sur son personnage principal, tant visuelle que scénaristique, on ne sait pas où on va nous mener mais la caméra nous fait souvent tourner autour de nathalie portman, en passant par devant, derrière, l'image est grillagée de miroirs, de reflets multiples, ce qui rend la première lecture difficilement interprétable. Il reste une notion de folie finale qui l'emporte, tellement fascinante, tellement maîtrisée. Niveau montage et mise en scène, je préfère Requiem for a dream, mais le scénario est plus intéressant je trouve ici...
que dire de plus sinon la confirmation d'un très grand film , d'une très grande actrice, avec cette musique fantastique du lac des cygnes, oeuvre magistrale.
Wow. Je m'attendais pas du tout à ça, à ce que ce soit aussi, bien fait, bien joué, bien retranscrit. Tout est écrit, tout est pensé au millimètre prés pour nous faire comprendre. Natalie Portman m'a subjugué dans ce rolespoiler: où elle part totalement en dérision. Mila Kunis et Vincent Cassel ont eux aussi joué un formidable role, et grace à eux, spoiler: on a trés bien vue que Nina, sombrait dans la folie . Du trés grand art, aussi bien en danse qu'en film.
Darren Aronofsky avait atteint son apogée visuelle avec The Fountain pour ensuite retomber au plus bas avec The Wrestler, quasiment tourné comme un documentaire. Si son style varie, Aronofsky conserve cependant tout son talent quant à raconter une histoire complexe et émouvante, allant au-delà des conventions actuelles. Il revient en 2010 avec un cinquième film encore plus impressionnant, maitrisé de A à Z, une version moderne du Lac des Cygnes de Tchaïkovski, pièce universelle connue de tous. Réalisation époustouflante, direction d'acteurs comme toujours exemplaire, musique magnifique et surtout, Natalie Portman. L'actrice trouve ici le rôle de sa vie : belle, fragile, vraie, vivant littéralement son personnage, elle lui donne ce qu'il faut de conviction pour l'habiter. Sincère, omniprésente, Portman se dépasse en devenant une réelle danseuse ainsi qu'une réelle femme, nous bluffant tous sans exception. Aronofsky la dirige à la perfection, la transformant en un talent à l'état brut. À ses côtés, Vincent Cassel, parfait en directeur artistique aussi exigeant qu'intrigant ; Mila Kunis, bien loin de "That '70s Show" ou ses ratages filmiques (Le Livre d'Eli...), éblouit de son naturel pervers et sensuel, véritable opposé dégueulasse de notre héroïne. Reste Barbara Hershey, la mère de Nina : possessive, couveuse à l'extrême, retenant quasiment prisonnière sa fille de 28 ans dans un monde strict et rose bonbon. Peu de personnages, ne servant qu'à mettre plus en valeur Nina, l'héroïne, le cœur du film. Mais qu'en est-il du scénario ? Une merveille signée Aronofsky, son interprétation moderne du ballet tout en grâce et en violence. Son personnage principal est la princesse qui se meut lentement en son double maléfique pour arriver à ses fins. Ayant totalement assimilé l'essence de l'œuvre de Tchaïkovski, le metteur en scène nous éblouit grâce à des ambiances lorgnant tantôt vers le fantastique, tantôt vers le thriller psychologique mais va néanmoins droit au but sans faux pas. Paranoïa, schizophrénie, lois de la logique bafouées ou simple envie de surpasser par le biais d'hallucinations ? La réponse demeure dans ce film atypique prouvant une nouvelle fois le talent démesuré de son metteur en scène.
Un film flippant, tortueux mais magnifique. Ces trois adjectifs se rattachent à tous les composés de ce film : scénario, acteurs, musiques, décors, ambiances, mise en scène...absolument tout ! L'histoire tout d'abord, au départ "bisounours" devient très vite bien plus sombre et se transforme petit à petit en un duel physique et psychologique. La véritable métamorphose du personnage de Nina est parfaitement suivie, progressive pour arriver au final tout simplement flippant, tortueux et magnifique...On suit cette danseuse de ballerine jusqu'à la date fatidique et on se demande vraiment ce qui se passe dans sa tête, on essaye de comprendre ce qui lui arrive. On tente de démêler le vrai du faux, l'hallucination de la réalité. C'est plus qu'une métamorphose d'un cigne blanc en un cigne noir, c'est la naissance d'une nouvelle personnalité, ou du moins sa prise de contrôle, sa libération de ses chaînes (les anglais utiliseraient le mot "rise"). Mais si cette histoire est si prenante, c'est aussi parce que les principaux acteurs sont tout aussi flippant, tortueux et magnifiques. Natalie Portman en tête : elle incarne totalement son personnage, lui donnant vie et jonglant à merveille sur le côté lumineux et le côté obscur...L'Oscar n'est qu'une formalité. Mais se focalisé sur le rôle de sa vie serait oublié les autres acteurs : Mila Kunis est tout aussi mystérieuse dans son rôle, réussissant à nous perdre encore plus sur notre chemin, nous faisant douter sur son véritable rôle, ses objectifs. Vincent Cassel en parfait séducteur, passionné par son métier et ses danseuses, comme il sait si bien les jouer. Barbara Hershey, la mère sur-protectrice de Nina, est quant à elle parfaite en ancienne danseuse ne voulant qu'une seule chose : que sa fille connaisse le succès qu'elle n'a pas eu. On arrive à un point où nous la comprenons parfaitement dans ses choix, mais nous comprenons également le désir de Nina de devenir indépendante. La musique de Clint Manssell est magnifique de bout en bout, reprenant les grands thèmes de Tchaikovski. La mise en scène, souvent caméra à l'épaule, nous immerge dans cette histoire dérangeante. Les scènes de ballet sont filmés de façon dynamique, intelligente et tout aussi immersive en ne restant focalisé que sur un point : Natalie Portman (ou ce qu'elle voit de temps en temps). Les décors, tout comme les costumes, sont magnifiques bien que très épurés. Enfin, nous avons droits à quelques effets spéciaux et cascades, qui rendent encore plus flippant, tortueux et pourtant magnifique ce film qui restera dans les mémoires. A voir absolument et de toute urgence !
Black Swan est une véritable odyssée funeste désenchantée, ou la réalité même n’a plus de sens. Une mise en abime profonde et comateuse, un cauchemar. Le film d’une déperdition total d'où l’on ressort choqué et sous le choc. Une mise en scène parfaite submergée par cette caméra virevoltant au gré des scènes. Les effets spéciaux sont présents de nombreuses fois, mais le talent des infographistes a été d’une totale exemplarité, l’entièreté des décors, des costumes servent le film dans sa déchéance. Il faut surtout insister sur le fait que le film reste totalement avec le propos de la danse classique. Une découverte d’ailleurs très intéressante je ne connaissais pas grand choses a l’univers du ballet et le film m’a presque donné envie de m’inscrire à une cour ! Plus sérieusement, la représentation finale est sublime et condense la déchéance du personnage tout en gardant un spectacle vivant sous nos yeux. Éblouissant et magistral, rien n’est à ajouter pour ce qui est surement l’un des plus beaux films de cette nouvelle génération..
Enorme ! Magistral ! Les mots ne manquent pas pour décrire ce chef d'oeuvre. De la mise en scène, brutale et poétique au duo Cassel/Portman envoûtant et dérangeant, Black Swan est un film troublant à l'image sublime. On est, dès les 5 premières minutes, transporté dans le monde de la danse avec passion et délicatesse, avant de s'enfoncer dans une véritable descente aux enfers. Un grand film.
Un bon film de Darren Aronofsky. Natalie Portman incarne une danseuse. Vincent Cassel interprète son professeur. Un bon thriller psychologique. Mila Kunis est une bonne révélation.
Le cinéaste est allé jusqu'au bout de ses fantasmes, de ses hallucinations. Au mépris de la bienséance et de la vraisemblance, il les agence sur un rythme exaltant et épuisant, pour la plus grande gloire de Natalie Portman.
Sur un pas de danse des plus classieux, Aronofsky mène son ballet avec justesse et précision de la première à la dernière notes. On ne peut s’empêcher de comparer le film et de l’associer tel un diptyque avec The Wrestler. Parfait parallèle d’un film à l’autre, les films se répondent sur trois points, leur fond, leur forme et cette évidente de mise en abîme des comédiens par leur personnage. Rourke, Ryder, comédiens adulés d’une génération remplacés ou détruits par leur propre métier. Si ce parallèle en forme de jeu est évident, Darren Aronofsky n’oublie pas de mettre en scène d’une façon rigoureuse et précise. Ce qui dans The Wrestler pouvait être (beau) brouillon et brusque (cut, cadres) donc en référence au catch est ici, doux, virevoltant et stabilisé, cadencé, délicat et violent. Une parfaite retranscription de mise en scène de ce que peut être le ballet. Cette parfaite réalisation qui parle de sens et de sons, est mise en valeur par la prestation époustouflante de Natalie Portman d’une ampleur folle, forte de présence physique et morale. Black Swan est donc de manière moins directe mais plus subtil la deuxième partie du diptyque d’Aronofsky. On retiendra donc la force constante de ce réalisateur à nous donner à voir, vivre et ressentir sur des films qui redonnent encore un sens au mot cinéma. Chef d’œuvre en scène.
Le cinquième long-métrage de Darren Aronofsky explore le thème de la folie sous un angle fantastique très déstabilisant. Une jeune danseuse étoile ayant obtenu le premier rôle dans « Le lac des cygnes » subit une énorme pression de la part de son entourage. Que ce soit la surprotection de sa mère, l’exigence du maître de ballet (Vincent Cassel) ou bien la jalousie d’une de ses partenaires (Mila Kunis), elle traverse une crise d’identité destructrice. Natalie Portman interprète cette ballerine en quête permanente de perfection avec un immense talent (lui valant fort justement l’Oscar de la meilleure actrice en 2011). Par ailleurs, la mise en scène du réalisateur américain, le plus souvent tournée caméra à l'épaule, permet une immersion totale lors des chorégraphies mais également lors des moments intimes renforçant cette lecture du dédoublement de la personne et de la paranoïa. Bref, un drame psychologique effréné contenant un tourbillon d’émotions.
'avais hâte de voir ce film qui avait une très belle critique et puis il y a une de mes chouchous avec Natalie Portman!^^ J'ai eu des possibilités de le voir à la maison plein de fois mais le ciné m'a aidé à enfin le voir. Et j'ai juste adoré!! Alors oui pour certains c'est le monde du ballet qui peut paraître pas super transcendant de prime abord mais justement cette pression pour y être puis espérer être tout en haut de l'affiche (hein Charles!^^) et y rester...ici le rôle parfaitement joué par Mlle Portman nous montre comment on peut juste partir en sucette en rien de temps! C'est fort et on se demande si ce qu'elle fait c'est réel ou dans sa tête et ce tout du long. Bref top!!! NOTE : 8.5/10