Black Swan
Note moyenne
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Marion P.
Marion P.

37 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2014
Il est difficile de mettre des mots sur des sentiments aussi forts que ceux ressentis en voyant Black Swan.
Le film du brillant Darren Aronofsky, réalisateur du troublant Requiem for a dream, est si intense et si angoissant que je ne suis pas ressortie totalement indemne du visionnage. A tel point que j’ai mis trois ans avant de revoir ce film qui m’avait pourtant tellement plu.

Un film intense car le réalisateur a réussi à nous faire vivre toute la passion, mais surtout toutes les angoisses que la danseuse de ballet Nina (Natalie Portman) porte au plus profond d’elle-même. Ses brillants choix de mise en scène et l’interprétation phénoménale de Natalie Portman permettent une véritable plongée au coeur des sentiments et émotions d’une ballerine qui rêve du premier rôle, alors qu’elle est en réalité trop fragile pour pouvoir le (sup)porter sur ses frêles épaules.

Black Swan est aussi terriblement angoissant. Il est pour moi bien plus effrayant que la grande majorité des films dits « d’horreur » car Aronofsky parvient à filmer quelque chose d’extrêmement complexe : la folie humaine qui naît, et envahit peu à peu l’héroïne. Dès le début du film, le réalisateur nous plonge dans un univers sombre, où les ombres et les silhouettes non identifiées hantent le quotidien de Nina. La musique de Tchaïkovsky accompagne divinement ces moments glaçants. La relation entretenue entre cette dernière et sa mère participe également bien à cette angoisse, tant elle est malsaine et intrusive. Fiction et cauchemar s’entremêlent à perfection pour se confondre dans un final qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde.

Au final, difficile d’avoir les idées claires après avoir vu une oeuvre si dérangeante et brillante. Pour conclure : nous avons un CHEF-D’OEUVRE.
pgioan
pgioan

32 abonnés 134 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 février 2011
Mais c'est pas vrai !!! Comment tant de gens peuvent se laisser avoir par le "cinéma à l'estomac" plein de vieux clichés, d'effets faciles, de psy de bazard, et la mère castatrice ( eh oui..) et du coup je me masturbe, et je rève de lesbian party, bon sang , c'est NUL !!! Si ce genre vous branche , allez voir "la pianiste" mais pas ça ! Et c'est d'autant plus ralant que , "sur le papier" le sujet ( bien Lynchéen) n'était pas mal.. Bon, ce qui me rassure , c'est que je suis loin d'être le seul à avoir trouvé ça mauvais...!!!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 septembre 2013
Pas totalement nul mais largement surestimé. Les sujets de base (la pression sur la danseuse, les désirs refoulés, la schizophrénie de la perfectionniste...) sont intéressants mais leur traitement manque de subtilité et les personnages apparaissent caricaturaux. Nina (interprétée par Natalie Portman) est inquiète (angoissée même) et coincée au point d'en devenir "cliché" et assez peu crédible au final. Les autres personnages ne s'en sortent pas mieux...Thomas (incarné par Vincent Cassel) n'a rien d'original en maître de ballet tyrannique et séducteur! Lily (jouée par Mila Kunis) est le prototype même de la séductrice extravertie, nymphomane, arriviste et représente trop clairement le contrepoint du personnage étrange et prude de Nina jusqu'à en devenir ridicule et agaçante. Quant à la mère de Nina (interprétée par Barbara Hershey), surprotectrice, autoritaire et poussant sa fille à briller en tant que danseuse étoile car elle n'a pu réaliser ce rêve elle-même, c'est un personnage vu et revu au cinéma, et ailleurs. Le petit retour de Winona Ryder, ex-star des années 90, ne vaut pas grand chose non plus tant son rôle est plutôt mineur et également caricatural (la danseuse qui prend de l'âge et ne supporte pas de se faire remplacer par une jeunette). Bref, bonjour les nuances! La psychologie des personnages est trop basique, elle manque infiniment de profondeur...Ce qui fait qu'aucune émotion ne ressort de ce film. De plus, des longueurs sont présentes. Même si le film traite du "Lac des Cygnes" (dont la musique classique est de rigueur), Darren Aronofsky aurait gagné à imposer une musique plus "personnalisée"...Enfin, les scènes de sexe explicites (masturbation de Nina, relation lesbienne entre Nina et Lily) donnent un côté très vulgaire au film; on sent que leur but est de provoquer pour émoustiller le spectateur (malheureusement très propre aux gens du cinéma d'aujourd'hui qui pensent qu'ils ne peuvent vendre un film sans sexe)...Alors qu'elles sont inutiles dans le sens où SUGGERER aurait donné un aspect plus subtil, plus "fin" à l'histoire (et on aurait "compris" les hallucinations ainsi que les désirs refoulés de Nina sans avoir besoin de voir du porno). En somme, un film sans véritable intérêt car ennuyeux, lourd, vulgaire, sans aucune subtilité. Très symbolique, malheureusement, du cinéma de notre époque...
Sébastien D
Sébastien D

126 abonnés 548 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2023
Dramatique à souhait, bon casting, peut être un peu chiant sur le début mais des twists sympa.
Hunter Arrow
Hunter Arrow

158 abonnés 409 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 août 2012
Maniéré, boursoufflé, maladroit ce film est un peu le Magloire du cinéma... Oui je confirme qu'il m'est difficile d'accrocher à un tels déballage pseudo psychotique et psychologique. Cette descente aux enfers d'une danseuse étoile échoue à provoquer chez moi une quelconque émotion si ce n'est une furieuse envie de baffer Portman dont le personnage m'énerve et ne suscite chez moi aucune empathie.

L'ambiance purement anxiogène sur-appuyée à l'extrême m'a vraiment déplu. Aronofsky en fait des tonnes et personnellement je trouve ça très souvent maladroit surtout si l'on ajoute à l'ensemble le manichéisme de sa "psychologie" et l'usage de clichés balourds au possible pour illustrer ostentatoirement la "transformation" de Nina.

Bon pour être gentil c'est globalement bien filmé mais pour moi c'est vraiment la seule qualité de ce film. Non franchement je n'arrive pas à rentrer dans cette ambiance. Ça se donne des allures de film type des "Cahiers du cinéma" dans la forme mais le fond se révèle n'être qu'un Adibou du film "d'auteur".
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mars 2011
Ouf, c’est fini…Quelle purge. Il n’y a rien mais strictement rien à garder. D’abord c’est laid, filmé le plus souvent n’importe comment avec des gros plans à n’en plus finir,,sans aucune justification. Tout est bon pour « épater le jeune public » Une telle mise en scène décrédibilise d’entrée n’importe quelle œuvre cinématographique. En plus, tout ce qui fait la supériorité du cinéma sur les autres arts est totalement absent. Aucune intensité émotionnelle, lenteur de la compréhension du récit, brouillage permanent entre le rêve et la réalité. Que des sensations violentes ! Que des malhonnêtetés intellectuelles! Que de l’esbroufe. Où se trouve par exemple l’intérêt de montrer Nina se masturber ; le suggérer aurait largement suffit…Pourquoi autant massacrer les femmes ? Imagine t-on John Wayne faire la même chose dans un de ses premiers films ? Pourquoi n’y a-t-il pas un seul moment d’Amour et que le plaisir sexuel est limité au niveau d’un besoin, voir d’une drogue ? Pourquoi y a t il autant de cuvettes de toilettes, de peaux arrachées, de souffrance extériorisée ? Tout cela est forcement un choix qui découle du peu de considération que le réalisateur a pour le public. Ce film est le témoignage vivant de nos sociétés de consommation actuelles. Coté acteurs : Barbara Herslay est laide a faire peur et Vincent Cassel d’une perversion rare avec un jeu aussi outrancier que celui de l’héroïne. Est-ce un film fantastique, d’horreur, à suspense, musical, à la limite du pornographique ? Impossible de répondre tellement le coté malsain domine et que aucune règle de aucun genre n’est respectée. Entre autrs, toutes les visons paranoïaques de Nina auraient dues être vues dans des glaces.
Il ne suffit d’ailleurs pas d’en briser une pour escamoter cette tricherie. Docteur Jekyll ,mister Hyde,Cendrillon,Satanico pandemonium sont des personnages qui me font rêver ,cette image bouillie cygne blanc /cygne noir est déjà effacée de ma mémoire tant elle n’a aucune existence. Quant à la danse, la vraie : le lac des cygnes, c’est à l’Opéra que cela se passe même si le génial Noureev, cygne freudien, n’y est plus.
louvgirl
louvgirl

7 abonnés 60 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 avril 2013
Je ne trouve même pas les mots pour exprimer mon ressenti face à ce film. Je ne comprends pas les nombreuses bonnes critiques à son égard. L'histoire de base accroche mais elle est très mal exploitée voir pas du tout. La danse ne compte presque pas. Le film peut se résumer ainsi: scènes de sexe et délires psychotiques. J'aurais pu faire avec les délires psychotiques mais les innombrables scènes de sexe m'ont vraiment dégoûté du film. Je pense que ce film doit son succès à son côté dérangeant qui perturbe le spectateur et à sa façon de donner l'impression d'avoir un personnage et une histoire très complexe alors qu'en fait ce n'est pas du tout le cas c'est même très prévisible et superficielle. On devine le film dès le départ, il n'y a pas de surprise ou du moins il n'y a que de mauvaises surprises car je ne pensais pas voir un porno. Bref un film malsain, dégoûtant, glauque, stupide et chiant.
ghyom
ghyom

110 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2014
De Darren Aronofsky je préfère Requiem for a Dream. Mais ce Black Swan est, à n'en pas douter, un grand film. Etudiant encore une fois le thème de l'obsession, c'est ici un thriller psychologique, à la frontière du fantastique horrifique qu'il nous offre. Pas besoin d'être devin pour percevoir la terrible fin de notre héroïne, mais ce qui importe ce n'est pas la destination, c'est le chemin emprunté. Et là, Aronofsky fait fort. Nina, interprétée impeccablement par Natalie Portman, est dès le début à 2 doigts de basculer dans la folie. Entre une mère omniprésente et étouffante, un métier ultra-exigeant et impitoyable et un désir de perfection permanent (d'autant plus qu'il est motivé par son chorégraphe), le stress de notre héroïne est déjà important et son équilibre psychologique précaire. Aronofsky arrive à nous faire ressentir cette oppression permanente que ce soit par l'utilisation de sa caméra tourbillonnante, par les métamorphoses ou encore l'utilisation fréquente et répétitive de la musique. Nina est choisie pour interpréter non seulement le cygne blanc mais également le cygne noir du fameux ballet (Le Lac des cygnes faut-il le préciser ? XD). Se pose alors la question de savoir comment interpréter 2 rôles opposés et contraires et surtout comment les interpréter parfaitement ? La maîtrise du corps entrainera la perte de l'esprit. C'est donc cette double interprétation alliée au désir de perfection de Nina qui scellent définitivement son avenir schizophrénique. La présence d'une rivale, idéalisée par Nina, n'en sera qu'un catalyseur, un accélérateur.
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 février 2011
Lourd, ennuyeux, et grand -guignol .. J'ai du mal à comprendre les avis si positifs . Aucun moment d'émotion, de grâce, et seul Benjamin Millepied est agréable à regarder. C'est surjoué, surligné à chaque instant. Grosse déception.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 septembre 2015
Après la vision de The wrestler, j'avais presque oublié qu'Aronofsky c'était avant tout du glauque... Et sur le coup le réalisateur de Requiem for a dream ne déçoit pas : le film est tendu, par moment flippant et dérangeant. Aronofsky parvient brillamment à brouiller la frontière entre le rêve et le réel, en nous faisant entrer dans la tête de cette protagoniste coincée, complexée et instable (l'un des rares défauts que j'ai noté du film est d'ailleurs que Nina n'est pas franchement attachante). Tout ceci sur fond de danse, et toute l'obsession que Nina a pour cet art. Moi qui ne suis pas passionné de danse, je dois dire que le film me l'a fait apprécier un peu plus qu'avant. La mise en scène est très mobile : la caméra suit ses protagonistes et c'est parfois fait avec des mouvements tremblants. Nathalie Portman est phénoménale dans son rôle, elle a mérité son oscar, mais les autres acteurs tels que Vincent Cassel ou Milla Kunis ne sont pas en reste.
Un film qui ne plaira pas à tout le monde, du fait de son ambiance particulière, mais qui séduira les fans de l'auteur et plus particulièrement de son Requiem for a dream. Je recommande.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2016
Film pas mal du tout, porté par d'excellentes actrices.
L'histoire est très intéressante, on reste accroché tout le long du film, tellement l'atmosphère est inquiétante. On entre assez facilement dans la tête de la protagoniste. Le film offre plusieurs degré de lecture. spoiler: Par contre, j'ai un reproche à faire sur ce film. Je n'arrive pas à savoir si la grande révélation de ce film (que le personnage de Natalie Portman est schizophrène) est censé être un twist vers la fin du film (auquel cas c'est raté car on peut deviner ça dès le visionnage de la bande-annonce) ou bien si ce n'est pas censé être une surprise (auquel cas pourquoi chercher à nous faire croire le contraire dans un premier temps).

Natalie Portman est bluffante dans ce film, il y a une vraie intensité dans son jeu d'actrice (son Oscar est amplement mérité). Mila Kunis est excellente également, je crois que c'est peut-être la première fois que ses talents d'actrices ont l'occasion d'être mis en avant. Vincent Cassel, lui aussi, est assez impressionnant. Mais c'est clairement Natalie Portman qui attire tous les regards.
La musique de Tchaïkovski est évidemment sublime et Darren Aronosvki arrive à donner toutes les teintes possibles au sublime Lac des Cygnes.
Il y a une vraie dramaturgie dans ce film et ressort satisfait de ce film.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2011
Rares sont les films tournés dans le monde de la danse classique ; le 7ème art n’avait pour ainsi dire jamais filmé d’aussi près une représentation originale et moderne du célèbre « Lac des cygnes » sur l’éternelle et grandiose musique de Tchaïkovski. Le spectateur donc est littéralement emporté par ce spectacle tourbillonnant auquel il participe pleinement tel un danseur ou une ballerine. En revanche, Darren Aronofsky aurait pu éviter certaines scènes violentes et racoleuses d’autodestruction, ainsi que tous les clichés du film d’adolescent. L’évolution psychologique du personnage de Nina Sayers est parfaitement palpable, son passage de l’enfance trop sage à l’âge adulte expansif est caricatural mais néanmoins très explicite. C’est donc logiquement que l’Oscar 2011 de la meilleure actrice a été décerné à Natalie Portman par la profession, pour saluer de façon unanime sa plus frappante prestation à ce jour.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2011
Cette histoire de personnage semblant être tombé ou rattrapé pas sa folie et ces peurs est construite comme la plupart des films du genre sans n'amener rien de plus au genre.Et ce n'est pas la proprette Nathalie Portaman qui réussira a donner de l'épaisseur a son personnage,car contrairement a Mickey rourke elle n'est pas sur le retour et n'a pas le vécu nécessaire ni le bagage pour incarner ce genre de rôle.Quand a sa prestation de danseuse elle n'est pas crédible une seule seconde car elle pense qu'il suffit de bouger les bras de gauche a droite,et d'afficher sur son visage un air grave pour incarner la danse.C'est simplement ridicule a l'écran,mais ce n'est pas uniquement sa faute puisque que le réalisateur choisi le plan serrer sur l'actrice a chaque fois que celle-ci doit exécuter une chorégraphie.Ce qui n'est pas une volonté visuel de la part du réalisateur,mais plus a un truc afin de palier au manque de soins et surtout de maitrise dans les gestes apporté au personnage par l'actrice.Certains passages reste prenant mais le tout reste quand même très faible pour être convainquant.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2011
Black Swan est magistral. Dès la première scène, le ton est donné. Une danseuse sur une scène, l'obscurité qui règne autour d'elle, la caméra qui virevolte magnifiquement, le grain de la photo est sensuel, son partenaire tout à coup se transforme en créature maléfique. Il s'agit d'un cauchemar. Enfin, peut-être.

Nina est danseuse professionnelle. Elle rêve d'obtenir le premier rôle dans la nouvelle production de son ballet : une version revisitée du Lac des Cygnes. Pour cela elle doit prendre place de la danseuse étoile (Winona Ryder), qui était la maîtresse du chorégraphe (excellent Vincent Cassel, qui pour une fois n'en fait pas trop). Elle doit aussi se méfier d'une nouvelle venue (étonnante Mila Kunis), aussi sensuelle et intuitive qu'elle est elle-même réservée et introvertie... Mais pour obtenir le rôle, elle doit apporter la preuve qu'elle peut être à la fois le cygne blanc, et son double maléfique, le cygne noir.

Darren Aronofsky, qui avait impressionné avec son excellent The Wrestler, livre ici une copie quasi-parfaite. Le film est troussé avec une maestria qui l'entraîne vers les plus hauts sommets : tout ce qui ce fait l'art de la mise en scène semble y être porté au plus niveau d'achèvement. La caméra évolue avec une liberté vertigineuse, le cadre est parfait, le montage irréprochable. Aronofsky signe une oeuvre qui parvient à être à la fois follement sensuelle et brillamment conceptuelle.

Natalie Portman trouve certainement là le rôle de sa vie. Elle est absolument bouleversante dans ce rôle de prodige hyper-sensible, tendue comme un arc vers la perfection. La folie est très présente dans le film (paranoïa, schizophrénie), et l'ambiance y est extrêmement pesante. Autant le dire, il vaut mieux ne pas être trop sensible pour apprécier le film qui est fort déstabilisant lorsqu'il montre des modifications corporelles insolites dignes d'un Cronenberg, ou des apparitions qui font sursauter et génèrent des frissons comme a pu le faire en son temps le Shining de Kubrick.

Les 30 dernières minutes en particulier sont époustoufantes. Le film prend alors l'allure d'une sorte de toboggan de la peur et de l'horreur, accumulant les morceaux de bravoure comme des perles, et culminant avec une danse du cygne noir qui peut dès maintenant être classée parmi les plus beaux moments de cinéma vus en 2011.

La personnalité de Nina, son éveil chancelant à la sexualité, son rapport difficile au corps et sa soif d'absolu vous accompagneront pour longtemps, si vous n'avez pas trop peur d'avoir peur.
D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 août 2012
Archétype propre du film à oscars, Darren Aronofsky reviens sur le devant de la scène après "The Wrestler" avec ce cygne noir interprété avec passion par Nathalie Portman. Histoire d'une gamine, enfermée dans un corps d'adulte, trop couvée par sa mère, trop sensible face au monde qui l'entourre, trop perfectionniste... Descente aux enfers d'une danseuse vers les limbes de la folie. Vendu comme un chef d'oeuvre, une expérience magistrale, "Black Swan" est clairement surrestimé. Si l'intégralité du long-métrage d'Aronofsky n'est pas mauvais, on est loin de la pièce maîtresse tant clamée. L'impression est, que le scénario et la réalisation donnent dans la superficialité malgré la présence d'un très bon casting qui s'en donne à coeur joie (Portman déjà citée, mais aussi Mila Kunis et bien sûr, Vincent Cassel). Aronofsky manque de tact à filmer les tourmentations de la jeune femme. Faible, traitée comme une gamine par sa mère qui impose ses volontés, frustrée sexuellement. En passant du cygne blanc au cygne noir, ce sont tous ces points dont elle finira par s'émanciper. Sexe, drogue, violence... Plus la femme sombre dans la schizophrenie, plus le cygne noir apparaîtra comme comportement naturel. Le problème réside que dans cette métaphore, Aronofsky accentue la symbolique bien lourde comme l'auto-mutilation fantasmée ou la transformation visuelle de Natalie Portman en cygne noir (totalement absurde qui aurait gagné en intensité si le tout avait été suggéré). A croire qu'Aronofsky désirait taper dans l'oeil du spectateur. C'est réussi... Un point dérengeant, les clichés. Tout de suite, il faut que la danseuse se révolte en passant par la case alcool, drogue et sexe. Vu, vu, vu et revu. L'angoisse tant promise par le réalisateur est innexistante alors que si la mise en scène avait opéré pour accentuer l'opression et le stress ressentie par "l'héroine", "Black Swan" aurait été un film fort, violent et critique sur ce perfectionnisme ambiant. La fin, spoiler: quant à elle, n'est point surprenante et renvoie irrémédiablement à "The Wrestler".
Darren avait habitué à mieux dans sa filmographie, même si "Black Swan" reste un film agréable mais possédant trop de lacunes pour en faire un chef d'oeuvre.
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