une œuvre schizophrène, troublante, sombre et forcément dérangeante. porté par une réalisation élégante, une composition magnétique de N. Portman, ce drame psychologique, intense, ne peut laisser indifférent!
Certainement le meilleur film de l’année 2011…qui vient de commencer certes, mais je ne vois pas comment on pourrait faire mieux à tous les niveaux ! Dans Black Swan, il faut dissocier tous les éléments pour les apprécier à leur juste valeur et se rendre compte du tour de force réalisé par Darren Aronofsky. Tout d’abord, ce film est une vraie réussite visuelle et même sensorielle qui transcende le spectateur et le plonge dans un monde à part. Les décors, la musique de Clint Mansell (évidemment), les jeux de lumière…tout est réuni pour recréer une ambiance fascinante et déroutante dans la salle de cinéma. Ensuite, l’intrigue est excellente, elle tient en haleine tout au long du film pour terminer en apothéose avec un épilogue digne des plus grands films de l’histoire. Aronofsky est d’ailleurs passé maître dans ce genre de final qui monte en puissance et met le spectateur dans un état quasi second (Requiem for a dream, The Fountain…) jusqu’à l’estocade. Le scénario est par ailleurs brillant, il nous fait plonger dans un monde très noir mais justement dépeint, à travers des personnages complexes et fouillés. Puis vient le cas Aronofsky, sans aucun doute l’un des tout meilleur de sa génération tant chacun de ses films passe pour un ovni voué à devenir rapidement culte. Véritable virtuose de l’image, il filme avec maestria les scènes de ballet comme les scènes plus intériorisées et nous faire ressentir les émotions de ses personnages selon la manière dont il les filme. Il joue avec les symboliques, balade le spectateur dans une sorte de schizophrénie où se mêle réel et irréel, et fait de chaque scène un moment unique et intense. Comme pour The Wrestler avec Mickey Rourke, ou Requiem avec Jared Leto, il parvient à sublimer l’acteur principal qui s’abandonne totalement. Justement, il convient d’insister sur ce dernier élément, sans doute le plus important pour la réussite de Black Swan : la performance proche de la perfection de Natalie Portman. Rarement une actrice n’aura donné l’impression d’autant vivre son rôle, d’autant ne faire qu’un avec son personnage, comme si elle était possédée. Outre les scènes de danse qu’elle maîtrise à la perfection, ce sont surtout les scènes psychologiques et sa métamorphose progressive pour sombrer dans la folie qui rende sa composition aussi éblouissante et impressionnante. La dernière demi-heure du film offre d’ailleurs un bouquet final grandiose à Natalie Portman qui se transforme sous nous yeux ébahis et passent par toutes les émotions en quelques minutes. En résumé, un film inclassable, comme souvent avec Aronofsky, brillant et noir qui marque le sacre d’un grand réalisateur, digne héritier de De Palma, et d’une actrice hors norme, capable de se sublimer pour ne faire qu’un avec son personnage. Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
Avec Black Swan Darren Aronofsky plonge dans l’univers de la danse classique, rarement exploré à l’écran. Dès l’apparition de Natalie Portman, sa minceur extrême annonce la difficuté physique du rôle de Nina, n’épargnant guère plus Mila Kundris. Cette intensité dans l’expression des corps n’est pas sans rappeler « The Wrestler », son meilleur film à ce jour, dont il partage l’omniprésence du personnage principal, par le truchement d’une caméra si intrusive qu’elle ne le lache pas d’une semelle, ce que le réalisateur avoue avoir recherché (il eut un moment la tentation de faire un seul film, mais l’environnement par trop différent l’en a dissuadé). Que ce soit dans la danse, dans la mutation inspirée de « The Fly » de David Cronnenberg, ou dans la torride scène saphique entre les deux rivales, « Black Swan » apporte un écrin magnifiant à la merveilleuse Natalie Portman qui exprime toutes les facettes d’une libération sensuelle et sexuelle fantasmagorique. La dérive obsessionnelle de Nina n’est pas sans rappeler celle de Carol (Catherine Deneuve) dans le « Répulsion » de Roman Polanski. En virant dans la folie, il mène le spectateur dans un cheminement visuel et narratif qui, de la grâce d’un film sur le monde du ballet, débouche dans la noirceur angoissante d‘un film d’épouvante. Malgré quelques légers débordements, l’ensemble est tenu et la tension physique et psychologique va crescendo, même si l’apothèose finale tient plutôt du désordre d’un final de feux d’artifice de plage. Ce sera le seul reproche de cette œuvre magifiquement photographiée par Matthew Libatique, soutenant un casting et une direction d’acteur atteignant des sommets, de Mila Kundris et Barbara Hershey à Vincent Cassel (le meilleur acteur français et de loin !), avec une mention particulière pour Nathalie Portman, habitée par le rôle de sa vie, récompensée à la fois par un Golden Gobe et l’Oscar du meilleur rôle féminin.
Malgré ma haine profonde pour ce réalisateur megalomaniac il faut aussi saluer quand c est bien et là c est le cas . Il ne se perd pas dans ses méandres intello incompréhensibles et du coup on est plongé dans la folie de cette danseuse prête à tous les sacrifices pour réussir sa carrière. Bien sûr les affres de la création baignent cette oeuvre mais c est aussi un reflet de ce qui peut se passer derrière le rideau quand des artistes doutes ...là évidemment c est extrême mais le public devrait aussi se poser la question quand ils critiquent certains comédiens..au fond de tout ça il y a un vrai travail qui n est pas à la portée de tous et qui demande souvent une grand exigence .
En dépit d’une interprétation remarquable de Natalie Portman (elle a d’ailleurs été oscarisée pour ce rôle), ce film ne plaira pas à tout le monde. Bon, il faut dire que le cinéma de Darren Aronofsky est particulier. Mais il a le don de savoir plonger dans les profondeurs de l’esprit humain. Il l’a prouvé à travers le mythique et dérangeant "Requiem for a dream", et plus récemment avec "The Wrestler", film qui a marqué le retour de Mickey Rourke sur le devant de la scène. Dans un drame habilement mêlé au thriller psychologique, c’est la troisième fois que le cinéaste visite les souffrances du corps et de l’esprit. Plus dans la drogue encore que dans le catch, on peut comprendre cette visite. Mais dans le monde du ballet… il y avait de quoi rester perplexe, surtout si on considère que cet art n’est pas apprécié de tout le monde, en tout cas accessible. Et pourtant… le cinéaste et son scénariste principal Andres Heinz prouvent que quête de célébrité, hautes exigences, sacrifices et rivalités sont les éléments indispensables pour aspirer à l’excellence que cet art impose. Avant ça, la curiosité du spectateur est piquée au vif par le simple fait que la danse classique est un monde peu exploité par le 7ème art. Le ballet a beau être dépoussiéré d’un bon coup de balai, le sujet dépasse le monde très fermé du ballet car il aurait tout aussi bien pu être transposé dans n’importe quel univers qui demande les mêmes exigences, au risque de tomber plus ou moins dans le déjà-vu. Quoiqu’il en soit, les éléments que je viens de citer sont bien présents, auxquels on doit rajouter l’énorme pression qu’amène inévitablement l’excellence de la danse classique, tout simplement parce que le ballet ne doit pas souffrir de la moindre approximation, pour la bonne et simple raison qu’il est constamment sous les feux des projecteurs derrière lesquels les critiques les plus avertis décortiquent les artistes avec la plus grande attention. A travers "Black Swan", le spectateur se rendra compte que la pression s’exerce à plusieurs niveaux. D’abord de la part du chorégraphe (Vincent Cassel, superbe d’ambiguïté tant son personnage, dont la frontière entre perversité et moyen de faire éclater au grand jour la sensualité est bien mince, apparait tour à tour infâme et protecteur), et ensuite de la part de sa mère (Barbara Hershey, parfaite dans le rôle d’une femme animée par un esprit revanchard sur sa propre vie passée) qui bride et surprotège sa progéniture. Et puis fatalement par les rivalités, dans un premier temps auprès de Veronica (Ksenia Solo), dans un second auprès de la mystérieuse Lily (Mila Kunis). Ben oui, tout le monde veut réussir, et les places sont chères, surtout quand elles paraissent uniques ! Tout le monde sait qu’à partir du moment où on est animé par cette volonté farouche de réussir, les rivalités viennent alimenter cette pression. Au point qu’elle devient parfois difficile à porter, ce qui comporte un risque, et pas des moindres : celui de perdre la réalité des choses et de perdre les pédales. C’est justement cette pression qui va peu à peu envahir cette jeune danseuse pour ensuite l’habiter à temps plein et la faire basculer lentement mais sûrement dans une folie aux portes de la schizophrénie. Il en résulte un film à l’atmosphère oppressante, dans lequel Natalie Portman fait preuve d’une fragilité touchante pour servir à merveille son personnage dont la raison se perd dans les tourments de la peur de l’échec, comme si sa vie présente et future en dépendait. Si la performance de l’actrice est époustouflante, on le doit aussi aux prise de vues de Darren Aronofsky qui filme au plus près le corps de la danseuse, tout en plaçant aussi sa caméra au cœur de la scène pour mieux capter l’intensité du récit. Je pense notamment au plan qui m’a le plus marqué, celui en contre-plongée(absolument superbe sur Nina (Natalie Portman) avec en arrière-plan les spots d’éclairage, comme pour dire que la quête vers la lumière est ô combien difficile. Dans tous les cas, la performance de l’actrice est telle et la caméra placée de façon si intimiste que Nina emmène avec elle le spectateur dans cette descente aux enfers, ce qui peut s’avérer dérangeant pour celui-ci, tout du moins pas franchement appréciable. Et en lisant les divers avis, il semble que ce soit bien le cas. Quant à la qualité des danses, je ne porterai aucun jugement… parce que je n’y connais rien ! Tout comme l’opéra, le ballet n’est pas du tout mon trip, mais ça ne m’empêche pas d’avoir un avis très positif sur ce film tant il sait plonger profondément dans les entrailles de l’âme humaine. Dans tous les cas, la question est indirectement posée : est-ce que ça vaut le coup ? "Black Swan" serait-il moins innocent qu'une banale fiction ?
Une merveille du cinéma réalisé par Darren Aronofsky qui mêle le drame et ke thriller à haut degrés à travers la danse et une folie . Le sujet est originale . L'histoire est un peu compliqué à comprendre donc il faut suivre et ne rien louper car ce n'est pas un petit divertissementboas mal mais un thriller psychologique compliqué et extra. Un excellent scénario. Une merveilleuse fin . Portman ,Cassel ,... sont BRILLANTISSIMES ! À voir absolument ,un très grand film !!!
Une œuvre à part entière. Ce film est au sens littéral une œuvre d’art qui met en scène plusieurs défauts de l’Homme. Ici, le récit poignant d’une femme rongée par la folie et la schizophrènie. « Black swan » ou le « Cygne noir » retrace l’histoire connue et reconnue du balais du « Lac des Cygnes » mais insiste sur la noirceur du personnage en quête de célébrité. C’est d’ailleurs un vice qui la poursuit et la mène peu à peu sur un chemin sombre. Une fin sublime, à la pointe de la « perfection ». Un casting d’acteurs sublime, tous dans le rôle qui leur convient, Nathalie Portman est mise en avant par son personnage et son jeu de d’actrice est tout simplement époustouflant. Je recommande vivement ce film talentueux et intriguant qui poursuit le spectateur dans une véritable lutte psychologique.
Une écriture et une interprétation virtuose aux limites de la folie. Aronofsky sait perdre habilement son spectateur. Magnifique prestation de Nathalie Portman.
Ce film est une telle réussite que cet article n’est qu’un résumé de mon opinion. La réalisation, très pertinente, ne laisse que peu de chose au hasard. Concernant le casting, le jeu de Vincent Cassel est intéressant dans son ambiguïté, Mila Kunis donne de l’énergie à son personnage et Barbara Hershey est crédible. Mais l’actrice la plus importante de Black Swan est Natalie Portman. Elle était placée au cœur du film et elle confirma qu’elle était parvenue au sommet de son art. Nous vivons cette histoire au rythme de son personnage dénommée Nina, une danseuse de ballet.
Aussi, nous rentrons facilement dans le film grâce à une représentation fidèle du milieu de la dance classique. On ressent la douleur physique quotidienne des danseuses lorsqu’on voit les blessures crédibles de Nina.
Cet aspect réaliste du film s’accompagne d’un style fantastique comparable à la littérature du XIXème siècle : le spectateur est placé dans le doute concernant les phénomènes surnaturels du film : sont-ils réels ou alors est-ce Nina qui perd la raison ? A ce propos, je qualifierais les effets visuels de fantasmagoriques.
D’autre part, Aronovsky multiplie les jeux de miroir, au propre comme au figuré. Il utilise les reflets à bonne escient et joue de la ressemblance physique des actrices spoiler: : Natalie Portman, Mila Kunis et Winona Ryder . D’une façon générale, l’usage de la symbolique est récurrent dans cet opus mais la signification des métaphores est transparente. Le symbolisme accompagne et appuie le propos du film, qui peut être compris par son seul récit.
Je me permets de réagir à certaines critiques adressées à ce long-métrage. Les détracteurs affirme que le film n’est pas subtil et le symbolisme est explicite jusqu’à l’évidence tapageuse. En fait, cet opus a les défauts de ses qualités. Tout s’explique par le souhait de Darren Aronovsky de populariser un genre de cinéma critiqué habituellement pour son hermétisme. Il ne cherche pas à provoquer des débats relatifs à l’interprétation métaphorique en nous montrant des symboles obscurs. Ce film est conçu pour être accessible, il est considéré comme un compromis entre le cinéma d’auteur et le cinéma de masse.
Et il est tout de même formidablement exécuté, Pour ma part, je pense que Darren Aronovsky a réalisé un produit équilibré avec une haute finition.
Thriller fantastique et drame psychologique, Black Swan est un grand film et une réussite. On suit l'histoire de Nina, incarné par Natalie Portman au sommet de son art, elle est incroyable. Fragile, touchante, maintenue dans la bulle de l'enfance par une mère frustrée et castratrice, et qui ne peut extérioriser la tension qui l'habite que par l'automutilation. Elle obtient le double rôle de "reine des cygnes" dans le célèbre ballet Le Lac des Cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Au fil des répétitions Nina ne parvient pas à danser le cygne noir... et pour cause comme lui dit Vincent Cassel "son véritable ennemie, c'est elle même". Portrait d'une schizophrène, ou Aronofsky n'y va pas avec le dos de la cuillère côté psychologie, avec une esthétique visuelle superbe entre ombre et lumière et une bande son époustouflante, Black Swan est un très bon film à revoir ne serait-ce que pour la performance de Nathalie Portman et son final absolulent somptueux.
Darren Aronofsky fait une nouvelle fois, depuis "Requiem for a Dream" parler de lui avec ce film sorti en 2011 qui est pour le moins vraiment particulier et même si je n'ai pas autant accroché que la plupart des gens, je l'ai tout de même apprécié mais sans plus. C'est l'histoire d'une danseuse de ballet qui doit se surpasser pour arriver à parfaire son double rôle de Reine des Cygnes dans "Le Lac des cygnes" qui est de plus dirigée d'une main de fer par Thomas, le maître de ballet. Le scénario est très bon car il est crescendo, plus on avance dans le film, plus on se rend compte que spoiler: Nina devient folle (enfin après, à chacun son interprétation) mais on ne le sait pas forcément au début du film et c'est vraiment très bien fait de ce côté là. Après, je n'ai pas non plus spécialement accroché car il y a beaucoup de scènes malsaines ou étranges et c'est franchement très bon pour ce genre de film, cela donne un style particulier mais ce n'est pas vraiment mon truc et je n'ai donc malheureusement pas été assez réceptif et je ne m'attendais pas non plus à cela. Il y a également le fantastique qui finit par se mêler à tout cela, notamment lors de la séquence finale qui est d'ailleurs très belle et je trouve cela très bien pour représenter toutes les métaphores spoiler: sur l'état psychologique de Nina et on se rend compte alors que la perfection peut entraîner la chute . Les personnages sont très travaillés, surtout Nina forcément, qui essaye d'atteindre la perfection pour son ballet mais également de passer de "petite fille" à femme et ceci est beaucoup représenté dans le film de part sa chambre, ses peluches, les draps roses, sa mère oppressante etc. et je reconnais que c'est très bien fait. La réalisation est quant à elle très bonne mais moins marquante que "Requiem for a Dream", nous avons néanmoins de très beaux plans et le tout est très maitrisé. Pour ce qui est des acteurs, nous avons Natalie Portman, Vincent Cassel, Barbara Hershey, Winona Ryder et Mila Kunis qui est malheureusement trop souvent sous-exploitée et tous jouent franchement très bien, ils étonnent et surtout, ils sont convaincants. "Black Swan" est donc un film qui peut laisser perplexe mais qui surprend dans sa façon d'aborder les choses.
Nathalie Portman est excellente dans son rôle, les chorégraphies bien réalisées, la musique splendide et la tension bien présente jusqu'à la fin. Malheureusement tout ce potentiel est un peu gâché par l'orientation trop sexualisée alors qu'elle aurait due être axée sur le côté psychologique des personnages.