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ferdinand
17 abonnés
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4,0
Publiée le 6 décembre 2008
Jolie comédie dans l'air du temps, acteurs et dialogues savoureux. Il me semble que vers la fin Marina Foïs dit à Lorant Deutsch quelque chose comme" On vieillira ensemble... qu'est-ce qu'on va se faire chier ! (!!) sur un ton aussi étrange que les illustres "bizarre, comme c'est bizarre" de Drôle de drame auquel ce drôle de film fait assez penser.
"Le plaisir de chanter" constitue selon moi une sorte d'ovni quel l'on pourrait qualifier de nanar musical... Scénario platonique, dialogue à tomber par terre, jeu d'acteurs effrayant, sans parler des scénes erotiques à gogo, et que dire du titre trés recherché digne d'un téléfilm de France Télévision ... Une belle casserole au final...
Une comédie gentiment froutraque. Je retiens les dialogues excellents et le talent de Marina Foïs, et j'oublie le scénario approximatif. Jeanne Balibar est toujours aussi marrante, mais à la longue on finit par se lasser de la sempiternelle posture "évaporée" qu'elle affiche dans tous ses derniers rôles.
OVNI pour le coup je ne sais pas trop quoi dire sur ce film qui est totalement à part de tout ce que j'ai pu voir, c'est totalement décaler, c'est très drôle mais au final on en sort avec pas grand chose dans la tête.
L'histoire fait peur ; deux agents secrets français infiltrent un cours de chant pour récupérer une clé contenant de précieuses informations et ainsi détourner un secret nucléaire. Le tout sur fond de film musical, comique et érotique. Ou l'on est tenté en se disant qu'un film audacieux, aussi raté-soit-il, vaut toujours mieux qu'un film vu mille fois, ou alors on s'arrête aux préjugés et passe à côté... d'une petite merveille. Car en fait, pire que ce qui est signalé en haut, le film est trois fois plus barge que ce qu'il laisse croire un premier temps. Possible qu'il laissera les fanatiques d'un cinéma technique sur le bord de la route, néanmoins la comédie carbure à cent à l'heure, et l'intrigue, follement abstraite et douée d'un art du décalage formidable, tient la route jusqu'au bout, chose à priori impensable vu le pitch du film. Non seulement Ilan Duran Cohen assume l'improbabilité de ses situations, mais mieux encore il les transcende d'une force humoristique immédiate grâce à laquelle le bordel furieux et insupportable se transforme en un périple astucieux et passionnant. Ne nions pas que la mise en scène est pauvre et inintéressante (à part deux trois plans à la volée, c'est-à-dire rien du tout sur une durée d'1h30) et que le film s'essouffle vers la fin dans un trop-plein de bizarrerie quotidienne. Mais pour le reste, il y a du culte en puissance, mélange déjà mythique d'un jeu d'acteurs de génie (Jeanne Balibar en allumée totale, Marina Foïs en frustrée, la révélation Julien Baumgartner, hilarant en précieux prostitué) et de dialogues qui explosent naturellement dans un délai record ( << Mais tu cherches toujours la performance... On est pas en guerre, hein, on peut jouir 'cool' ... >> balancé par une Marina Foïs au maniérisme spontané d'ores et déjà anthologique!). L'art savoureux du décousu, de l'absurdité totale et de l'excès de gags font du Plaisir de chanter une oeuvre française originale, ridiculement dévastatrice quand elle se moque à la fois de l
Si ma note est d'une étoile, c'est uniquement pour les acteurs qui sont tous excellents. Pour le reste, rien a sauver. Des scènes ridicules (l'échange sur le Pont des Arts par exemple), une construction narrative sans le moindre bon sens qui vous permet de vous ennuyer tout au long de ce film très poussif.
Un film déroutant, mélange des genres que l'on a du mal à cerner, mais qui apporte un décalage parfois intéressant. Ce cadre d'espionnage et de chanson lyrique sert en fait au portrait des états amoureux et des états d'âme d'une galerie de personnages. Beaucoup de caméra à l'épaule et du réalisme cru dans les ébats. Heureusement, il reste la Foïs...
Comédie policière, comédie d’espionnage, comédie musicale, comédie perverse, agitez le tout dans un shaker à loufoqueries, servez dans le plus grand désordre, et vous obtiendrez ce petit film aussi inégal que surprenant. Des dialogues par moments très drôles, mais aussi de pénibles séquences musicales qu’on aimerait plus brèves malgré leur justification scénaristique. Les scènes crues, sans être choquantes, ne sont pas sans une certaine complaisance. Jeanne Balibar et Marina Foïs dominent haut la main une distribution elle aussi inégale.
Film étonnant. On ne s'attend à rien et on tombe sur ça ! Des scènes chocs et des phrases qui marquent. C'est bizarre, et il vaut mieux le savoir avant de le regarder. Pour qui aime Marina Foïs, vous allez être servis !
6 220 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 18 juillet 2021
Il semble y avoir une vogue dans le cinéma français pour ajouter des chansons à ce qui serait autrement des films non musicaux. Faubourg 36 a une sorte d'excuse dans la mesure où il est centré sur un Music Hall mais Agathe Clery et celui-ci auraient tout aussi bien fonctionné en tant que films normaux. Des deux Le plaisir de chanter une histoire d'espionnage est le candidat le moins probable et le moins crédible mais ils tentent de justifier les chansons en faisant en sorte que pratiquement tous les acteurs principaux prennent des leçons de chant avec le même professeur il est clair que le scénariste réalisateur Ilan Duran Cohen s'est dit je vais raconter mon enfance. Si l'intrigue est idiote voire même ennuyeuse le jeu est généralement bon surtout en ce qui concerne Marina Fois et Jeanne Balibar le reste des acteurs laisse a désirer. Bien que je l'ai vu avec d'autres personnes autour de moi aucun n'a jugé bon de faire un commentaire favorable et c'est bizarre...
Pour son 4 ème film Ilan Duran Cohen ne manque pas de culot que se soit dans les scènes (avec la scène culte où Balibar se fait léché le pied recouvert de Nutella) ou les dialogues toujours dérisoire.
Difficile de croire que le thriller n'est que prétexte à des questions existentialistes et des situations comiques ou tragico-comiques. Le sérieux du thriller d'espionnage côtoie bel et bien le style déjanté tant à la mode. Style plus aisé à recréer qu'une histoire plausible. La fuite du temps, la recherche de la jeunesse, l'accomplissement, etc, autant de thèmes plutôt intelligemment évoqués autour de dialogues tantôt habiles tantôt ridicules. Finalement, le plus dérangeant dans ce film faussement intello sont les scènes de nu exhibitionnistes qui n'apportent strictement rien au propos, et cela ni le titre bon enfant ni le monde médiatique ne le suggèrent, et enfin le jeu exagérément appuyé dans le déjanté-décalé des actrices et acteurs. Contrariant de se voir impose du nu voyeur.