Cartouche
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demoph
demoph

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5,0
Publiée le 21 mai 2017
Un film charnière dans l'histoire du cinéma français et qui mélange les genres cinématographiques. De Broca débute en même temps que la nouvelle vague, et même si on ne l'y associe pas directement, il y a tout de même un certain nombre de lien, comme le fait de tourner en décor réel. Cartouche fait la part belle à ceux qui ont écrit l'histoire du cinéma français. A la photographie on retrouve Matras qui accompagna Ophuls pour ses quatre chefs d’œuvre à son retour en France, au scénario Boulanger et De Broca reçoivent l'aide de Spaak scénariste de la Grande Illusion, et au casting on retrouve Dalio habitué des Renoir, et Roquevert habitué des Clouzot et dans un rôle qui ressemble beaucoup à celui qu'il tenait dans Fanfan La Tulipe, le film de cape et d'épées français le plus populaire des années cinquante. Parallèlement, on découvre la nouvelle génération et sa star Belmondo, qui s'est révélé avec la nouvelle vague dans A bout de souffle. Il y a aussi Jean Rochefort, qui noue sur le tournage une passion pour l'équitation.
A l'écriture, une fois encore on retrouve un réalisateur et un écrivain. De Broca et Boulanger forment durant les années soixante un de ces duos qui ont façonné le cinéma français et en ont fait un cinéma de dialoguiste: Carné et Prévert, Lautner et Audiard, Pagnol et Pagnol. Boulanger sait trouver les mots justes pour permettre à De Broca de varier à l'envie les tons et les styles pendant le film.
Ainsi ce qui frappe en premier avec Cartouche, c'est l'absence de style dominant. A la guerre, on a le droit à de la comédie parodique: tout est exagéré, le maréchal est joué de façon totalement caricatural, et le seul objectif est de faire rire et de donner de la guerre l'image d'une vaste bouffonnerie meurtrière. Une satire violente et hilarante. Avant cela on a eu le droit à une scène de torture et la description des quartiers pauvres de Paris. Et après on a le droit à une grande scène d'action dans une auberge, pleine d'humour et de panache, qui est l'un des seuls moments où le film semble vraiment revendiquer son appartenance au genre de la comédie d'aventure et du film de cape et d'épée, façon Fanfan la tulipe ou comme les films de Jean Marais (le Bossu, le Capitan).
Puis c'est la prise de pouvoir de Cartouche à Paris à nouveau pleine de panache. L'action, l'aventure, un rythme effréné, l'humour: tels ont été les mots d'ordre des trois premiers quart d'heure du film. Il est temps pour De Broca de venir faire ce qu'il sait faire le mieux, ajouter la mélancolie. Celle-ci apparait alors que la bande de voleurs triomphe. Cartouche s'ennuie. On a d'abord Jean Rochefort qui joue du piano parce que ça sert "à aimer", transition poétique vers une première scène où apparait la mélancolie. Claudia Cardinale sort d'un miroir, image visuellement très forte et qui montre bien l'immobilité à laquelle ne peut qu'aboutir la recherche du bonheur quand elle est couronnée de succès. Cet idée que le bonheur est insupportable est une idée essentielle de l’œuvre de De Broca, pour qui l'homme fuit toujours ce qu'il a obtenu. Satisfaire un désir, c'est en faire naitre un autre. L'inaction bienheureuse, c'est à la fois ce que recherchent et ce qui effraye les protagonistes de De Broca. Et il y a cette phrase que Boulanger offre à Cardinale et qui résume toute la pensée des auteurs du film et de leur films suivants (l'homme de Rio, les tribulations...): "Amuse toi, ça empêche de mourir".
S'ouvre alors une deuxième moitié qui va lentement accompagner les personnages hors du paradis qu'ils avaient trouvé. Le besoin d'avoir ce qu'on n'a pas, le hasard comme le dit Dalio, tout mène vers le drame. Et pourtant le souvenir de la première moitié continue de faire croire au spectateur qu'il est dans un film comique et qu'à la fin, ça finira forcément bien, fusse miraculeux ou incohérent. Et puis c'est la scène finale, et là encore, quand on voit Belmondo renverser tout seul dix soldats d'un coup d'épaule, on croit encore être devant une comédie, mélanclique certes, mais qui va quand même nous honorer d'un happy end. Et puis non. Pas de happy end. Soudain ces personnages de comédie d'aventure deviennent des personnages de tragédie, condamnés à vivre leur destin jusqu'au bout, jusqu'à la mort. La scène finale est peut-être la plus brillante de De Broca, la luminosité, le décors et surtout la musique de Delerue sont parfaits. Et puis il y a cette main de Belmondo qui veut caresser mais qui ne peut plus, ce poing qui se referme et ce personnage qui comprend qu'il a échoué. Sa folle course s'achève sur un échec. Pouvait-elle s'achever autrement? Plusieurs dialogues laissent à penser à l'importance du hasard, mais en réalité les dés sont pipés. Évidemment Cartouche aurait pu faire d'autre choix et à le voir fouetter les chevaux du carrosse, on comprend que c'est d'abord contre lui que se tourne sa rage. Il faut voir aussi Belmondo abandonner Cardinale et celle-ci rester seul dans la cave.
Enchaînant les grands morceaux de bravoure et les scènes mélancoliques, avec un vrai propos, une musique qui multiplie les thèmes magiques, des dialogues qui visent toujours juste que ce soit la poésie, l'humour, la critique, la réflexion, un très bon casting...
Cartouche est de ces chefs d’œuvre qui surprennent car tout laissait à penser que le film ne serait qu'un film de plus, mais par son refus de s'enfermer dans un genre, par sa fin, par sa capacité à très bien faire tout ce qu'il veut faire, Cartouche devient lentement un grand film. Là où les films hollywoodiens servent surtout à divertir, De Broca ne perd jamais de vue son propos, et délivre des dialogues d'autant plus intelligents.
ManoCornuta

372 abonnés 3 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2016
Un des plus brillants films de Philippe De Broca, où Belmondo cabotine et virevolte comme jamais dans cette histoire très bien scénarisée, avec une Claudia Cardinale belle comme le jour. C'est mené tambour battant, pétri d'humour comme d'émotion, avec une mise en scène trépidante à souhait. Une perle du genre.
weihnachtsmann

1 639 abonnés 5 824 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2016
Il faut attendre la dernière scène (très très belle au demeurant) pour se rendre compte que Cartouche est un vrai romantique. Le film se déroule comme un moteur de voiture. Lent au démarrage, poussif même avec un humour potache assez lourdaud, puis à l'arrivée de Cardinale, la donne change et le film gagne davantage que les simples combats d'épée. Une sorte de Robin des bois, mais plus fragile, pas idéalisé comme Errol Flyn: un être perfectible et presque soumis aux désirs d'une femme détestable. Assez réjouissant et une superbe reconstitution.
Jonathan M
Jonathan M

171 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2016
Le prince Belmondo s'en va séduire la belle Cardinale. Dans un scénario des plus classiques, de Broca fait état du triomphe du peuple contre la souveraineté. Le héros avec tout ce que cela comporte : voleur mais bon, bandit mais juste, la sorte de héros qui est increvable. En trop en voir, le film n'est pas désagréable, mais cinématographiquement usé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 janvier 2016
Philippe de Broca fait du Philippe de Broca, mélangeant l'aventure et la cocasserie, le tragique et le comique, en jouant sur les talents de l'un de ces acteurs préférés Jean-Paul Belmondo (six films ensemble), auquel il a associé Jean Rochefort dans un rôle malicieux et Jess Hahn, un habitué des rôles robustes. Cavalcades, duels, beaux paysages, couleurs éclatantes, riches costumes, tous les ingrédients sont réunis pour réussir un film flamboyant. Toutefois, trop de scènes facétieuses nuisent à la qualité du spectacle notamment pendant la première demi-heure. Nous retrouvons avec plaisir la belle Claudia Cardinale et la non moins séduisante Odile Versois qui viennent agrémenter les séquences de charme. Georges Delerue signe une bande-son de qualité. L'ensemble constitue un bon divertissement peut-être un peu moins emballant que les films d'aventure réalisés par André Hunebelle.
Redzing

1 469 abonnés 5 009 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2015
Au début du 18ème siècle, un bandit en fuite s'enrôle dans l'armée, et, en désertant, deviendra un célèbre brigand nommé Cartouche. Philippe de Broca s'inspire d'un personnage historique pour nous livrer un film d'aventures en forme de Robin des Bois à la française. Jean-Paul Belmondo, avec sa classe insolente et son jeu très physique (il réalise lui-même ses cascades), incarne ce bandit séducteur au grand sourire, face à de solides seconds rôles, et à la belle Claudia Cardinale. Le tout bénéficie d'une bonne reconstitution, avec des décors et costumes de qualité, et surtout d'une bonne dose d'humour. De Broca mêle habilement comédie pure, à la limite du burlesque, et affrontements dans le styles des grands succès de capes et d'épées. Même si le scénario manque parfois d'enjeu (on est plus proche d'une série d'aventures avec une conclusion en demi-teinte, plutôt que d'une épopée), "Cartouche" demeure un film très sympathique, qui n'a pas volé ses 3 millions d'entrée à l'époque.
Danny Wilde
Danny Wilde

135 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2015
Voici l'exemple d'un certain cinéma français historique de qualité, gai et coloré. Philippe De Broca aborde ici le film d'aventure à grande mise en scène avec celui qui va devenir son acteur fétiche, J.P. Belmondo dont il fait un nouveau Fanfan la Tulipe plein de verve et de souplesse. Les auteurs du film brodent sur la légende de Cartouche, bandit de grand chemin au grand coeur, en prenant quelques libertés avec le personnage historique mais restent fidèles à la mythologie populaire du redresseur de torts, courageux et galant, bravant les nobles, les lois de la société du XVIIIème et l'autorité. Tout en se livrant à une sorte de pastiche de la "guerre en dentelles", et à l'aide d'une reconstitution historique crédible, De Broca réussit un film brillant empli de panache, de comédie et de gags visuels servis par d'excellent comédiens ; Belmondo y trouve un de ses meilleurs rôles, auprès de son copain Jean Rochefort, Claudia Cardinale est plus belle que jamais, et on se régale toujours de la faconde de Noël Roquevert... Un spectacle très divertissant et soigné tel que le cinéma français savait en faire à cette époque.
soniadidierkmurgia

1 462 abonnés 4 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2014
Film de cape et d’épée mené à un rythme d’enfer par le duo De Broca/Belmondo qui aura quelques réussites du même acabit à son actif par la suite (en particulier à l’Homme de Rio, le reste étant plus anecdotique). Tout est là pour distraire le public et De Broca ne déroge pas aux deux grandes figures imposées du genre : action et fantaisie. Belmondo, chef de bande charismatique a plusieurs acolytes hauts en couleur. Jesse Hahn qui incarne le pendant de Portos pour les Mousquetaires ou de Frère Jean pour Robin des Bois apporte toute sa gouaille et sa candeur. De son côté Jean Rochefort un peu gêné aux entournures dans un type de rôle qui ne lui sied guère, incarne l’intello de la bande. Tout ce petit monde ne se prend pas au sérieux une seconde et vole d’aventures en aventures avec la plus grande légèreté. Mais un bon cape et d’épée ne peut être réussi sans la belle qui prendra le cœur du héros toujours prompt à défendre la veuve et l’orphelin. Ici se sera Claudia Cardinale, De Broca n’aurait pas pu à l’époque avoir meilleur goût et Belmondo validera le choix de son metteur en scène en nouant une idylle avec l'actrice. Mais le goût de la conquête du pouvoir sera le plus fort et Cartouche ne pourra s’empêcher de séduire une noble en la personne de la très froide mais très sensuelle Odile Versois comme si au final toutes ces bravades n’avaient eu pour but que de quitter les gens de son rang. Il s’y brûlera les ailes et finira par le payer de sa vie en se rendant à un rendez-vous galant piégé. Malgré tout le plaisir que l’on prend à ce film on ne peut que constater que Belmondo n’est pas Gérard Philippe et encore moins Errol Flynn. Mais dans le domaine il fait mieux que Delon dans La tulipe noire à qui il manquait le côté aérien et insouciant de l’emploi. A noter la présence toujours trop rare de l’impayable Noël Roquevert qui après s’être fait ridiculiser par Fanfan la Tulipe choisit de l’être aussi par Cartouche.
Diszi
Diszi

1 abonné 70 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2014
Humour et fantaisie.
Aucun temps mort.
Un régale.
Combats avec humours.
Pour ceux qui recherchent un film de cape et d'épée voici l'un des meilleurs par ses chorégraphies de combats.
Un film de 1962 qui n'a pas pris une ride.
Des scènes de combats pleines de virtuosités, je pense notamment à la délivrance de Belmondo par Claudia Cardinale.
Le cinéma comme tout art, c'est avant tout la possibilité de réaliser des rêves, réaliser l'impossible et non de reproduire la réalité.
Philippe de Broca n'est pas là pour être un prof d'histoire et nous raconter platement la vie de
Louis Dominique Cartouche né en 1693 et mort le 28 novembre 1721. Il faut dire que l'histoire de Cartouche est tellement incroyable que l'imagination d'un écrivain est ici dépassée par la réalité des faits de cet extravagant personnage.
Il était donc de mise de surenchérir à la vérité, chose réussie par Philippe de Broca et bien sur par Jean-Paul Belmondo. Mais parfois aucun besoin de surenchérir à la réalité, les décors historiques de France sont là, comme la ville de Pézenas.
Jimmyc
Jimmyc

197 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2013
Philippe de Broca réalise ici un des meilleurs films de cape et d'épées jamais réalisé en France à cette époque ..Cette première collaboration entre Belmondo-De Broca est le récit romancée du brigand Cartouche. La première partie offre aventure ébouriffante, et narre l'irrésistible ascension de Louis-Dominique Bourguignon dit" Cartouche" voleur anonyme de la cour des miracles, déserteur ,puis retour triomphal à la tête des brigands. La caractérisation de Cartouche et de ses acolytes donne dans l'inspiration à la Alexandre Dumas et ses trois mousquetaires. Virevoltant, bagarreur et charmeur Jean-Paul Belmondo reste éclatant de un bout à l 'autre de la pellicule ...Le rythme est effréné et les décors superbes ....Le récit change progressivement pour devenir plus dramatique et sombre, laissant enfin éclater la flamboyante bande originale signée Georges Delerue....Mais l 'oeuvre ne se résume pas simplement à un simple film d 'aventure ....Elle possède une noblesse dans la composition des interprètes ...La deuxième collaboration du couple Jean-Paul Belmondo-Claudia Cardinale après le sublime "La Viaccia " et avant le cultissime "La Scoumoune "est ici bien évidemment différente, mais le lien d 'amour entre eux reste toujours intact à travers les objectifs des cinéastes les ayant immortalisés sur pellicule ....La scène où Vénus exprime sa solitude à Cartouche,accompagnée par les notes au clavecin du compositeur sont pures merveilles .....Claudia "Vénus"Cardinale qui souhaitait vivre son amour simplement avec celui que elle aimait donnera sa vie en échange de son aimé ...Lors de ce final émouvant où le héros déposera Vénus couverte de bijoux, dans un carrosse d'or et laissant celui-ci emporté par les flots, prouvent combien Georges Delerue touche le génie en ses notes, devenant alors absolument féeriques. Celle qui n'a jamais rien possédé ,possède dans un élan d 'amour ce que elle désirait enfin ...Le cinéaste réuni un couple légendaire, un scénario habile, un compositeur talentueux et offre en 1962 une véritable fraîcheur cinématographique.
Hotinhere

809 abonnés 5 556 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2013
Film qui s’inspire du personnage de Cartouche, célèbre brigand qui sévissait à Paris sous la Régence, et connu pour être généreux avec les pauvres. Un film d’aventure divertissant avec du panache, de somptueux costumes et décors naturels, des cascades virevoltantes exécutées par un Bébel au meilleur de sa forme.
Samuel S.
Samuel S.

32 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2013
Interprété par un Belmondo jeune et bondissant, apportant toute sa fougue et sa verve au personnage culte de "Cartouche", on savoure sans déplaisir ces aventures historiques indémodables : Superbe photographie, décors flamboyants, scènes de bravoures, humour cocasse et bon enfant, casting 4 étoiles, inoubliable scènes finale du carrosse, la délicieuse Claudia Cardinale... Une perle du cinéma Français à voir et à revoir !!
shmifmuf
shmifmuf

213 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2013
Un film qui enfant m'avait ébloui par sa fantaisie et son sens de l'aventure.
Il reste malgré les années et un côté un peu kitsch un excellent film de cape et d'épée aux accents romantiques.
this is my movies

831 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2016
C'est le film qui a scellé une des collaborations parmi les plus importantes du cinéma français populaire : J-P Belmondo sous la direction de P. De Broca avec D. Boulanger aux dialogues. S'appropriant le genre du film de capes et d'épées. Le début part pied au plancher, la narration allant très vite et les péripéties s'enchaînent tandis que l'on suit les 3 compères (Belmondo est assisté de J. Hahn et de J. Rochefort) avant de rencontrer la sculpturale Vénus, jouée par C. Cardinale. La suite, c'est un déchaînement anar digne de Robin des bois mais le film va aller plus loin puisque là où la plupart des autres se seraient arrêté ou bien auraient continué sur la même voie, lui explore la psychologie sombre de son perso, formant un triangle amoureux que j'ai trouvé un peu artificiel. La fin est sombre, très sombre, on change clairement de registre et quand le film s'achève, on se dit qu'il y avait matière à plus avec une voie qui aurait bousculer définitivement le genre (et qui l'aurait enterré aussi sans doute). Au final donc, un pur classique, avec un Bébel bondissant et virevoltant, des dialogues incisifs et une mise en scène pleine de panache. D'autres critiques sur
ned123
ned123

215 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2013
J'ai vu un film... qui m'a transporté dans le temps et qui m'a fait savourer à nouveau ce film avec un Belmondo au top de sa forme. J'ai été séduit par l'ensemble des comédiens présents dans le casting. On rit beaucoup et on vibre avec le héros, dans ses combats, ses rencontres et ses amours... La réalisation de Philippe de Broca est vraiment maîtrisée, et on savoure les péripéties du personnage... Ce film est le reflet d'un certain cinéma français des années 60, avec un peu de contestation de l'ordre établi (ici, la police, l'armée, la noblesse en prennent pour leur grade), mais avec une certaine gouaille et un esprit revêche, aux répliques piquantes... et aux mots acides. Alors bien sûr, on peut dire que ce film a un côté un peu désuet, qu'il oscille entre le réalisme (la mort est présente) et la comédie pure et simple avec des scènes de confrontation drôles, qu'il manque de réalisme (et cela gêne qq peu la coloration du film), mais on passe un excellent moment.
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