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Albert
14 abonnés
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0,5
Publiée le 27 décembre 2025
nullissime mais qu'est ce que c'est que ce film … on s'ennuie, l'ambiance a quelque chose de malsain ces gens sont devenus artiste à la place d'un métier classique, a quoi bon si c'est pour faire un film aussi nul ?
J'ai voulu le regarder pour le pitch très original : un homme invité chez des amis qui fait le pari de rejoindre sa maison en maillot de bain, en se baignant dans les piscines des riches propriétés qui le séparent de son domicile. Ça démarre comme une comédie légère et puis... C'est un immense chef d’œuvre.
Burt Lancaster joue un playboy en maillot de bain qui plonge dans une piscine. Mais une plongée dans l'Amérique profonde va entraîner de graves conséquences. Le film aborde la nudité du corps sans complexe. Un chef d’œuvre sur la libération du corps confronté à la société urbaine.
Un chef d'œuvre ignore d'une époque où Hollywood prenait des risques voir seconds ou the power par exemple. Burt Lancaster également, connu pour ses rôles dans des westerns il amorce Un tournant dans sa carrière notamment avec ce film qui est haï autant que vénéré. Même si ce nageur qui commence son périple dans la lumière d'un plein été, traversant les propriétés du rêve américain, symbolisé ici par les piscines, pour terminer aux portes closes de sa demeure sous une pluie battante. Certainement la fin laisse la porte ouverte à plusieurs interprétations et cela lui est reproché, mais peut-être chacun pourra y voir ce qu'il a envie d'y voir.
Le film se déroule, de rencontre en rencontre, comme un road-movie qui devient de plus en plus cauchemardesque au fur et à mesure que la journée avance. C'est le rêve américain qui est ici mis à mal d'une manière originale. De belles images, et un Burt Lancaster qui incarne joliment cet athlète vieillissant dont le passé est révélé petit à petit à chaque rencontre. La progression de piscine en piscine se fait donc parallèlement aux découvertes d'instants de vie, pour se recouper finalement dans une conclusion hallucinante. Peut-être pas le chef-d'oeuvre qu'il a la réputation d'être, mais néanmoins un film très original et bien réussi, quelque part entre la naïveté et le cynisme.
Ce film est une incroyable météore qui a mis 44 ans à nous tomber dessus, mais quel choc ! Complètement atypique, "The Swimmer" annonce le nouvel Hollywood, tant par sa forme ébouriffante (une expérimentation permanente, parfois pour le pire mais le plus souvent pour le meilleur) que pour sa forme, complètement conceptuelle. Car si, après une magistrale scène d'ouverture, à mi-chemin entre "La nuit du chasseur" et "Providence", le film commence comme une aimable comédie de moeurs avec un Burt Lancaster solaire et tout sourire dehors, l'absurdité poétique du défi que le personnage se lance à lui même et le climat de plus en plus déréalisé du film nous entraîne vers les territoires inconnus de la psyché. "The Swimmer" est un véritable film mental où un personnage opère un flash-back à travers une progression géographique, devient le révélateur d'une société sclérosée et d'un pays qui sombre dans l'enfer du consumériste, et finit même par s'ouvrir sur un questionnement identitaire métaphysique. Le film se termine sur une bouleversante et obsédante interrogation : avons-nous assisté à la chute d'un schizophrène (n'a-t-il pas tué toute sa famille ?), à l'émanation de toutes les hantises d'une société paranoïaque, au fantôme d'une Amérique rêvée qui révèle le vers dans la pomme (la fausseté des valeurs et l'hypocrisie de tous), à la tragédie d'un homme face à sa propre finitude ou encore au drame d'une star holywoodienne qui vieillit ? Burt Lancaster est magistral dans le rôle de ce personnage qui s'étiole au fur et à mesure que le récit avance et dont la folie ne cesse d'effleurer et de fissurer une apparence joyeuse et dynamique. Comme pour son personnage, le film se referme sur son mystère. Et celui-ci n'a pas finit de nous hanter. C'est beau comme du Resnais.
Burt Lancaster est Ned Merrill un homme d'un certain age qui nage de piscine en piscine jusqu’à son plongeon final.... Un jolie film réalisé par Frank Perry (Doc Holliday avec Stacy Keach dans le role titre et Harris Yulin celui de Wyatt Earp... Et Maman très chère avec Faye Dunaway dans le role de l'actrice Joan Crawford... parmi ses deux meilleurs films) qui est inspiré d'une nouvelle de John Cheeve... A noter que la très belle musique est de Marvin Hamlisch qui à vingt-quatre ans signe ici sa première composition pour le cinéma... Que la photgraphie (très seventies... floue artistique) est de David L. Quaid... et que parmi les actrices on peut reconnaitre Janice Rule (L'Adorable Voisine de Richard Quine et La Poursuite impitoyable (The Chase) le chef d'oeuvre d'Arthur Penn) qui joue Shirley Abbott, Kim Hunter (Stella Kowalski dans Un tramway nommé Désir d'Elia Kazan et le Dr. Zira dans la saga La Planète des singes) qui joue Betty Graham, Diana Muldaur (Le Dernier Train pour Frisco d'Andrew V. McLaglen et surtout L'Autre (The Other) de Robert Mulligan: ou elle joue la mère du petit garcon très étrange) et la très jolie Janet Landgard qui joue Julie Ann Hooper la jeune femme de vingt ans... Enfin bref, ce film est tout simplement bouleversant et inoubliable... car c'est une très bonne satire sociale américaine et très bon commentaire sur le rêve américain (voir le film pour comprendre)... A voir absolument.
Grosse claque ciné. Ned, chez des amis, décide subitement qu'il va rentrer chez lui en passant de piscines en piscines, de terrains en retrouvailles, sauf que cette Traversée, au départ romantique, va prendre un enjeu existentiel qui va dépasser sa raison. Un film bouleversant, haletant, où les splendeurs de la Nature (paysages, femmes...) viennent se heurter avec fracas à la la luxure du monde moderne. Chaque maison franchie est une Etape. « The swimmer » entre délire édénien et choc du réel est une expérience ciné troublante, quasi mystique, en tout cas folle et absolument jouissive.
Attention, ce film peut ne pas plaire du tout par son le choix de son traitement. Je le comprends. Pour ma par quel bonheur de se sentir en lévitation de bout en bout. Je suis entré totalement dans l'histoire, le coté surréaliste et l'atmosphère extraordinaire me convenant parfaitement. La variation de rythme, Le grain et le filtre de l'image, la musique lancinante, le changement de ton, les perspectives, les gros plans , le cadrage, la mise en scène au top... tous s'imbrique parfaitement pour obtenir un film hors norme, complètement hors du temps et de l'espace. Œuvre à part essayer absolument.
si vous lisez le pitch de ce film vous vous demanderez sans doute qu'est-ce qui va pouvoir nous intéresser dans l'histoire d'un type qui veut rentrer chez lui de piscine en piscine alors voyez ce film et prenez vous une bonne claque. c'est le film qui a annoncé le nouvel Hollywood, une sorte de road movie à l'envers qui explore la vie d'un homme en même temps que la société WASP américaine de l'époque, les images sont sublimes, Lancaster l'est aussi, la mise en scène à un peu vieillis par endroit des surimpressions notamment. La scène final est déchirante.
D'abord, Burt Lancaster en moule-b... du début jusqu'à la fin, c'est déjà quelque chose! Mais cette histoire d'un homme qui plonge, littéralement et dans tous les sens du terme, va bien au-delà de l'espèce d'icône décadente qu'on nous présente. D'abord posé dans une villa qui fleure bon l'Amérique bien pensante des années 50 - du retro dans le retro de ce film millesimé 68 - on plonge avec Burt de villa en villa, gratant chaque fois un peu plus le verni, jusqu'à... Je n'en dis pas plus. Totalement psyché à bien des égards, et pourtant assez retro aussi, le film est un plaisir absolu pour qui aime le ciné indé ricain des années 68 / 78. Mythique!
Un pur film, meconnu mais considéré comme précurseur du Nouvel Hollywood cher à Biskind et Thoret. On y repense longtemps après l'avoir vu. Un film métaphysique à méditer.
Ned Merrill (un quinquagénaire américain interprété par Burt Lancaster) retrouve dans une banlieue chic des Etats-Unis de vieilles connaissances qu'il avait perdues de vue. Tout juste habillé d'un maillot de bain moulant jusqu'à la fin du film, une étrange idée lui vient à l'esprit : repartir chez lui à la nage en empruntant les piscines de ses voisins. Audacieuse métaphore d'un plongeon (titre français de The Swimmer) dans l'American way of life des années 1960, chaque piscine rappelle au héros amnésique les souvenirs de sa vie passée. A mesure que l'on se rapproche de sa mystérieuse demeure, ses voisins deviennent étrangement antipathiques, finissant par le rejeter brutalement lorsqu'il tente de les aborder. Rares sont les films du "Nouvel Hollywood" à briser de manière aussi implacable le rêve américain, en révélant toute sa cruauté (à l'égard des exclus) et son vide inquiétant. Il émane en effet de ces êtres si satisfaits de la réalité matérielle une impression vertigineuse de vacuité intellectuelle (à l'exception du héros, animé par des rêves certes futiles mais qui témoignent au moins de son humanité). La mise en scène délirante participe de la réussite de cette perle rare longtemps oubliée. Que l'on songe simplement à la fin bouleversante (voire déprimante) du film qui nous rappelle, à mon sens, La Splendeur des Amberson d'Orson Welles (je n'en dirai pas plus pour ne rien dévoiler). On pourrait aussi ajouter aux multiples qualités inépuisables de cette oeuvre l'atmosphère si particulière qui s'en dégage, à la fois onirique et étouffante. Je salue aussi Marvin Hamlisch (qui a bien voulu nous présenter The Swimmer au Grand Action) : sa musique est admirable et s'inscrit parfaitement dans la riche composition du film.
Burt Lancaster est un immense artiste , présent dans tous les plans de ce film inclassable mais proche du chet-d'oeuvre. Le cheminement improbable et inéluctable d'un homme déchu dans le milieux des richissimes californiens imbus de leur argent et de leur réussite. Le titre français : "Le plongeon" est ambigu il faut le prendre au deuxième degré , il est ainsi plus explicite que le titre original "The Swimmer"
"The swimmer" est le genre de film qu'on voit par hasard. Jamais cité dans les livres spécialisés sur les chefs d'œuvre du 7ème art, ce film surprend et marque durablement car il évoque le retour sur une vie, ce qu'on fait un moment donné... Burt Lancaster y confirme son talent d'acteur, en plus de nous faire admirer son physique d'athlète bien conservé pour ses 55 ans (il est en maillot de bain du début à la fin).