Le Plongeon
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BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2015
Le film se déroule, de rencontre en rencontre, comme un road-movie qui devient de plus en plus cauchemardesque au fur et à mesure que la journée avance. C'est le rêve américain qui est ici mis à mal d'une manière originale. De belles images, et un Burt Lancaster qui incarne joliment cet athlète vieillissant dont le passé est révélé petit à petit à chaque rencontre. La progression de piscine en piscine se fait donc parallèlement aux découvertes d'instants de vie, pour se recouper finalement dans une conclusion hallucinante. Peut-être pas le chef-d'oeuvre qu'il a la réputation d'être, mais néanmoins un film très original et bien réussi, quelque part entre la naïveté et le cynisme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 janvier 2015
Burt Lancaster est Ned Merrill un homme d'un certain age qui nage de piscine en piscine jusqu’à son plongeon final.... Un jolie film réalisé par Frank Perry (Doc Holliday avec Stacy Keach dans le role titre et Harris Yulin celui de Wyatt Earp... Et Maman très chère avec Faye Dunaway dans le role de l'actrice Joan Crawford... parmi ses deux meilleurs films) qui est inspiré d'une nouvelle de John Cheeve... A noter que la très belle musique est de Marvin Hamlisch qui à vingt-quatre ans signe ici sa première composition pour le cinéma... Que la photgraphie (très seventies... floue artistique) est de David L. Quaid... et que parmi les actrices on peut reconnaitre Janice Rule (L'Adorable Voisine de Richard Quine et La Poursuite impitoyable (The Chase) le chef d'oeuvre d'Arthur Penn) qui joue Shirley Abbott, Kim Hunter (Stella Kowalski dans Un tramway nommé Désir d'Elia Kazan et le Dr. Zira dans la saga La Planète des singes) qui joue Betty Graham, Diana Muldaur (Le Dernier Train pour Frisco d'Andrew V. McLaglen et surtout L'Autre (The Other) de Robert Mulligan: ou elle joue la mère du petit garcon très étrange) et la très jolie Janet Landgard qui joue Julie Ann Hooper la jeune femme de vingt ans... Enfin bref, ce film est tout simplement bouleversant et inoubliable... car c'est une très bonne satire sociale américaine et très bon commentaire sur le rêve américain (voir le film pour comprendre)... A voir absolument.
vincent R.
vincent R.

4 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2014
Attention, ce film peut ne pas plaire du tout par son le choix de son traitement. Je le comprends. Pour ma par quel bonheur de se sentir en lévitation de bout en bout. Je suis entré totalement dans l'histoire, le coté surréaliste et l'atmosphère extraordinaire me convenant parfaitement. La variation de rythme, Le grain et le filtre de l'image, la musique lancinante, le changement de ton, les perspectives, les gros plans , le cadrage, la mise en scène au top... tous s'imbrique parfaitement pour obtenir un film hors norme, complètement hors du temps et de l'espace.
Œuvre à part essayer absolument.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2014
Ce film m'a laissé un peu sur le côté. Même complètement. Je crois que si on adhère pas au principe de base on est un peu mis sur le côté. Cette idée de rentrer chez soi en passant de piscine en piscine est plus un prétexte pour nous montrer la ville et ses habitants, mais bon ça devient vite pénible quand une fille sur deux rencontrée par le héros est une ex du protagoniste principal. En fait je sens que tout dans ce film est un prétexte à une situation. C'est exactement ça, c'est des prétextes et tout sonne faux. Et puis au final, pour faire quoi ? J'ai troué ça terriblement vain. Le film se termine, il y a une sorte de cliffhanger ou de climax a fond mais en fait ça ne donne rien du tout pour ma part. J'ai trouvé la mise en scène mollassonne, bref ce swimmer ne m'a vraiment pas emballé...
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2014
The Swimmer, film injustement méconnu, est une merveille et d'une finesse qui va en se bonifiant au cours de son déroulement. Burt Lancaster, dans un de ses plus grands rôles, joue un personnage en perdition, qui refuse de voir le temps passer et qui semble encore se comporter en hérault des fifties alors que nous sommes à la fin des années soixante. D'ailleurs, le film parait au départ hors d'époque mais au vu des dialogues, de la dérision et des jeux de caméra on se rend compte que les années 60 sont déjà bien entamées. La qualité de la photographique du film de Franck Perry est d'une grande beauté et assume la diversité des plans, parfois proches ou lointains. La musique est sublime et magnifie le romanesque désenchanté de l'intrigue. La scène centrale de sa relation avec la jeune fille conclue par cette course sur le manège est un chef d'oeuvre. Le film est très dur pour son héros, à bout de course au propre comme au figuré, rejeté souvent par ses voisins au fur et à mesure que l'intrigue avance. A la fois road movie minimaliste, film choral et rite initiatique, le film hypnotise. La fin, surprenante, renvoie à un cinéma hautement romanesque à la lisière du fantastique des films des années 40. The Swimmer est une rareté à découvrir.
Yetcha

1 088 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2013
L'originalité du scénario nous explose littéralement à la figure et nous donne ici à voir une merveilleux voyage au travers des personnalités diverses et des situations variées. Un vrai voyage au sein de l'Homme et de sa propre histoire. Un succès commercial raté pour un film qui, rétrospectivement, est un des meilleur de Lancaster. A ne surtout pas rater si vous ne le connaissez pas encore...
QuelquesFilms.fr

363 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2023
Une rareté, sortie en France en 1968 sous le titre Le Plongeon, puis ressortie en 2010 sous son titre original, The Swimmer. Adapté d’une nouvelle de John Cheever (prix Pulitzer 1979), qui fait une apparition à l’écran, le film s’appuie sur un scénario particulièrement original, déroutant, et sur la présence de Burt Lancaster qui – fait peu banal – passe tout le film en maillot de bain.
On suit l’itinéraire insolite, voire absurde, d’un homme qui semble sorti de nulle part et qui décide de rentrer chez lui en piquant une tête dans chaque piscine jalonnant son chemin. Chaque plongeon est l’occasion d’une ou plusieurs rencontres, de moins en moins sympathiques au fil du temps. À chaque étape, le réalisateur « plonge » un peu plus dans le passé du personnage. Il dessine le portrait (à rebours) d’un homme, ainsi que le tableau (en filigrane) d’une société. Ce dispositif de narration est aussi étonnant que captivant.
Dans un registre symbolique, on passe ainsi du beau temps à la pluie, du mensonge-fantasme à la vérité cruelle, avec un personnage dont l’énergie athlétique se délite petit à petit, jusqu’à l’épuisement physique et moral. Le film épingle de façon cinglante l’american way of life des années 1960 : culte de la réussite sociale, matérialisme, souci du paraître (la piscine comme signe extérieur de richesse), hypocrisie, égoïsme…
Très intéressant sur les plans dramatique et sociologique, Le Plongeon a cependant un point faible : sa réalisation (signée Franck Perry). Elle est tantôt hésitante (cadrage, lumière), tantôt pompière (ralentis, zooms appuyés, superpositions d’images). On pourrait aussi parler des faux raccords, de la musique ronflante… À la fin du tournage, Frank Perry a été invité à laisser sa place à Sydney Pollack qui n’a cependant pas été crédité au générique.
SpiderBaby
SpiderBaby

53 abonnés 619 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2013
Sur une colline bucolique, repère de la High Society américaine, qui ressemble au Vermont, un homme décide de rentrer chez lui à la nage... de piscine en piscine. Le synopsis est génial non? Et le traitement à la hauteur... Peu à peu, sous le verni des apparences et la cocasserie des situations, pointent une noirceur psychologique et un pessimisme moral aiguisé.
chrischambers86

16 201 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2013
Dès les premières scènes, le ton est donnè! Ce sera un film ètrange, insolite et bleutè! De ces trois tendances est nè un film magnifique et triste! Avec une insensèe envie de faire mais un pèriple tellement difficile à assouvir en même temps où chaque villa franchie est une ètape! C'est dans ce contexte instable, que nous allons suivre le destin tragique de Ned Merrill et de plusieurs rencontres pas franchement enchantès de le voir nager dans leurs piscines respectives! Le talent de "The Swimmer" est d'èvoquer un parcours pas comme les autres en forçant en même temps l'estime de la critique amèricaine! Pourquoi ? Parce qu'en retraçant et mêlant dans un fascinant dèfi la vie complexe de Ned Merrill, Frank Perry, que l'on sent captivè par ce destin noir et implacable sur lequel il fait planer une richesse symbolique, tente en accolant diverses pièces de ce puzzle, de percer les secrets et de traquer les dèmons de cet homme athlètique qui refuse de vivre avec son temps! Tous les thèmes et les traits de caractère des personnages secondaires dèrivent parfois dans le clichè mais le rèalisateur parvient toujours habilement à conserver l'èquilibre! Sans doute en partie grâce à la prestation saisissante de Burt Lancaster qui porte littèralement le film sur ses èpaules! Si les adjectifs sont faibles pour qualifier sa performance (pieds-nus, Lancaster est vêtu d’un simple maillot de bain pendant tout le film), on ne peut être qu'èbloui par la beautè de Janet Landgard (la blonde) et Janice Rule (la brune), deux rencontres que l’on peut difficilement oublier! Film unique en son genre, "The Swimmer" ressemble finalement à un chemin de croix en sublimant la joie de vivre (la première partie) et l'angoisse la plus absolue (les dernières brasses de Merrill). Même si vous êtes allergique au chlore, c'est à ne pas manquer...
Plume231

4 416 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2013
Un OFNI total, d'autant plus total qu'il a été produit par Hollywood dont ce serait un euphémisme de dire que cette cité du cinéma est plus largement intéressée par l'aspect commercial d'un film que pour son côté expérimental. "The Swimmer" attire bien évidemment pour la star qu'est Burt Lancaster mais aussi et surtout pour son idée de départ à ce point improbable qu'on ne sait pas où elle va nous mener... Au fur et à mesure que l'histoire avance, on comprend qu'en fait on a affaire à une critique de la classe huppée américaine dont le principal but dans la vie est le superficiel, celui d'étaler de manière arrogante et le plus visiblement possible leurs richesses, ainsi que le portrait d'un homme qui s'est trop sacrifié à cela et qui essaye désespérément de se purifier. Ça commence doucement, voir même agréablement mais plus ça avance plus ça s'assombrit, pour en venir finalement à des scènes de plus en plus intenses dont le sommet est la séquence (réalisée à ce qu'il paraît par Sydney Pollack !!!) où le protagoniste discute avec une ancienne maîtresse qu'il a trahie. Bourrée de métaphores, cette oeuvre unique et assez passionnante relève aussi bien de la critique sociale que de la fable existentielle.
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2013
Franck Perry met en scène le très charismatique Burt Lancaster endosser le rôle de Ned Merrill. Ce dernier nage dans les piscines de ses connaissances, afin de retourner chez lui. Si l'idée de départ est originale, et intrigue donc le spectateur, elle n'évolue quasiment pas (hormis la fin plutôt habile). Toutes les rencontres sont assez fades, notamment à cause d'une écriture paresseuse et d'une psychologie jamais abordée en profondeur. De plus, la mise en scène, bien que personnelle, est plus maladroite qu'efficace. Heureusement que la présence de Burt Lancaster parvient à faire ressortir quelques émotions, dans cette atmosphère sans trop de saveur. Aussi, si la fin, à l'allure plus dramatique, est touchante, elle n'efface pas le sentiment dominant du spectateur, qui reste la déception. On peut penser qu'avec ce genre de sujet, il était possible de faire beaucoup mieux.
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2013
Un homme décide de rejoindre sa villa à la nage en passant d'une piscine à l'autre. Portrait d'un homme dépressif et seul, un film étrange, satire féroce de la bourgeoisie décrite comme un monde d'apparences et de convenances.
Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 avril 2013
Une métaphore magistrale de la vie d’un homme au-delà de l’apparence qu’il renvoie et par extension de la société américaine d’une époque qui se croyait glorieuse sans voir venir son déclin, basée sur une histoire amusement et doucement décalée. Intelligent et brillant dans sa construction à la fois simple et complexe levant lentement mais sûrement le voile sur les facettes troubles de son personnage plus complexe qu'on ne le croit au premier regard, The Swimmer est un des plus rôles de Lancaster et un chef d’oeuvre méconnu, puissant, cruel, troublant et déchirant.
AliceL
AliceL

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2013
Ce film est une incroyable météore qui a mis 44 ans à nous tomber dessus, mais quel choc ! Complètement atypique, "The Swimmer" annonce le nouvel Hollywood, tant par sa forme ébouriffante (une expérimentation permanente, parfois pour le pire mais le plus souvent pour le meilleur) que pour sa forme, complètement conceptuelle. Car si, après une magistrale scène d'ouverture, à mi-chemin entre "La nuit du chasseur" et "Providence", le film commence comme une aimable comédie de moeurs avec un Burt Lancaster solaire et tout sourire dehors, l'absurdité poétique du défi que le personnage se lance à lui même et le climat de plus en plus déréalisé du film nous entraîne vers les territoires inconnus de la psyché. "The Swimmer" est un véritable film mental où un personnage opère un flash-back à travers une progression géographique, devient le révélateur d'une société sclérosée et d'un pays qui sombre dans l'enfer du consumériste, et finit même par s'ouvrir sur un questionnement identitaire métaphysique. Le film se termine sur une bouleversante et obsédante interrogation : avons-nous assisté à la chute d'un schizophrène (n'a-t-il pas tué toute sa famille ?), à l'émanation de toutes les hantises d'une société paranoïaque, au fantôme d'une Amérique rêvée qui révèle le vers dans la pomme (la fausseté des valeurs et l'hypocrisie de tous), à la tragédie d'un homme face à sa propre finitude ou encore au drame d'une star holywoodienne qui vieillit ? Burt Lancaster est magistral dans le rôle de ce personnage qui s'étiole au fur et à mesure que le récit avance et dont la folie ne cesse d'effleurer et de fissurer une apparence joyeuse et dynamique. Comme pour son personnage, le film se referme sur son mystère. Et celui-ci n'a pas finit de nous hanter. C'est beau comme du Resnais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 janvier 2013
Aurais je vu l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma ?
Le plongeon, titre français de The Swimmer d’un inconnu ou plus exactement d’un oublié à l’œuvre mince du nom de Franck perry. Inédit, datant de 1968 avec un Burt Lancaster très impliqué.
Un homme fait le pari de rentrer chez lui en suivant une ligne ponctuée de piscines appartenant à des particuliers qu’il connaît plus ou moins pour participer aux mêmes mondanités ; comme pris de toc, la condition de son retour semble tenir à la nécessité de faire une longueur dans chacun de ces bassins. Le caractère obsesionnel de ce qui a l’air au départ d’une simple fantaisie constitue l’une des clés du film : l’Odyssée de ce bel estivant, va se transformer en calvaire et les piscines comme autant de chutes ; chaque chute va révéler un peu plus sa fragilité. Les baignades deviennent nécessaires à l’approdissement de soi du héros, approfondissement qui peut se lire aussi comme une perte progressive de l’idéal. Présenté en effet au début comme un homme chevaleresque, animé d’idées nobles et généreuses, et voyant tout être avec une fraîcheur d’idiot, ses baignades successives vont peu à peu lui dessiller les yeux pour lui faire voir le monde tel qu’il est ou tout au moins une société, la sienne, composée de bourgeois sans grâce, telle qu’elle est : trop étriquée pour accueillir une quelconque tentative de magnanimité. La fin, tragique, jette définitivement le film du côté de la parabole où il semblait hésiter à rester penchant tantôt vers le mélo, tantôt vers la satyre. La musique, elle, souligne un peu trop sirupeusement l’intention mélodramatique d’un film qu’on aurait dû dispenser de violonades pour le cantonner dans cette belle, dans cette magnifique vision moderne d’un Ulysse chez les bourgeois.
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