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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 décembre 2009
La lumière est la vérité, une des phrases symbolique de ce merveilleux film de Coppola, un film merveilleux également par son écriture. En effet la lumière dans ce film est très importante. mais avant de faire une critique qui se rapprocherait plus d'une analyse, énonçons déjà le thème récurrent de ce film, le thème de la rivalité, rivalité entre Tetro et son père carlo tetrocini, tetro a cause de cette rivalité a même été dans un asile et est parti s'exilé en argentine comme sa famille au début des années 90. tetro est privé de succès a cause de son père, qui lui dit clairement que dans une famille il ne peut pas y avoir deux génies. Entre en scène Benjamin ou bennie le frère de tetro, qui va vouloir connaître le passé, c'est ici que la phrase la lumière est la vérité est très importante. bennie va enfin mettre en lumière ce passé, l'explorer, il veut le découvrir (notons que tetro est éclairagiste), grâce à bennie nous allons découvrir le passé de Tetro, savoir la vérité qui est une chose relié à la lumière comme je l'ai dit. L'on va comprendre que Tetro rêvait d'écrire, rêver de succès par l'écriture (on constate que si on ajoute un A a Tetro cela fait Teatro, on comprend l'importance qu'attache Tetro à l'écriture). bennie va aussi découvrir les écrits de tetro et les mettre en lumière, le succès de Tetro va alors arriver. Mais la lumière est aussi destructrice, rappelez vous les papillons de nuits dans le premier plan qui se cognent à l'ampoule, la lumière aveugle, attire. A la fin bennie est aveuglé par les phares des voitures, il est aussi aveuglé par son soi disant père carlo, vous comprendrez cela en voyant les derniers moments du film. c'est aussi lors de la scène de l'accident de Bennie la lumière qui rappelle à Tetro l'accident de voiture qu'il a eu avec sa mère, ici la lumière rappelle le drame, lors de cette accident la voiture dans laquelle est rentré Tetro aveugle celui-ci, à cause des phares et en font on entend le battement d'ailes des papillons
Un film qui fait dans la subtilité extrême . Les plans sont magnifiques , la bande son rythme le tout et quel suspens ! Le véritable exploit de ce film est de nous tenir en haleine pendant plus de 1h20 sans faire réellement évoluer l'intrigue mais en progressant sur une corde glissante que Francis Ford Coppola maîtrise parfaitement. Si le film est en noir et blanc c'est peut-être bien pour faire rentrer ce film dans le panthéon des films mythiques... mais il faut raison garder , malgré des scènes qui resteront clairement d'anthologie ( cf le regard de tetro face au glacier) et un jeu d'acteur époustoufflant , le film souffre d'une intrigue trop vite mise en place (pendant la dernière demi-heure du film) et, de surcroît, bien trop vite démêler . Un excellent film cependant on ressort tout de même avec le sentiment du chef-d'oeuvre inachevé.
Ma première impression en sortant de ce film était plus que mitigée. Parce que c’est un Coppola, et qu’on pourrait s’attendre à mieux de sa part. Si le jeu des acteurs principaux Vincent Gallo (magnétisant et distant), Alden Erhenreich (troublé mais déterminé) et Maribel Verdu (angélique et ecclectique) est excellent, celui des acteurs secondaires est moins brillant. Si le noir et blanc très travaillé confère une impression visuelle saisissante au début, il finit par lasser. Si le scénario est original, recélant quelques rebondissements intéressants et de vrais moments de vérité, la façon dont « tout est expliqué » le rend plus simpliste qu’il ne devrait. Si on peut aimer le montage par certains aspects (par exemple, les flashbacks, brillamment filmés en couleur « façon années 60 »), certaines séquences sont carrément inutiles et altèrent le propos (par exemple, les moments légers, voire amusants (?), qui détonnent dans un film globalement très sombre). En fait, parce que c’est un Coppola, il mérite une seconde réflexion. Pour s’apercevoir que rien n’est du au hasard. Le noir et blanc, par exemple, est un écrin pour la lumière. Cette lumière sur laquelle un papillon se brûle les ailes pendant le générique d’entrée, image ô combien symbolique. Tetro, l’éclairagiste, refuse d’être mis lui-même en lumière car c’est elle, la célébrité, la première responsable des maux de la famille Tetrocini. Une famille marquée par le deuil : la lumière devient alors le symbole du passage vers l’au-delà. Au final, un des films de l’année, à ne pas rater quand on est cinéphile (et polyglotte !). En revanche, les amateurs de blockbusters pourront passer leur chemin.
Ennui à tous les étages. Certes des qualités esthétiques indéniables mais au service de pas grand chose. Seule l'apparition de Carmen Maura nous sort de notre torpeur, comme pour nous rappeler cruellement que Francis Ford Coppola n'a pas le talent de Pedro Almodovar pour conter les histoires de famille tordues et les amours volées. Sans intérêt. Passez votre chemin.
C'est avec ce genre de film que l'on se souvient que le cinéma peut, aussi, être une oeuvre d'art. Esthétiquement, le dernier film de Coppolla est magnifique et servi par de très bons acteurs.
Mais le rôle premier d'une oeuvre d'art est de procurer des émotions. Ici, rien. Le spectateur n'éprouve aucune empathie, aucune compassion pour les personnages. Nous ne sommes ni heureux, ni tristes avec eux. Nous ne sommes pas choqués par LA révélation finale. Nous ne regardons même pas notre montre car il y a longtemps que nous nous sommes enfoncés dans une espèce de torpeur provoquée par ces belles images en noir et blanc.
Ce film est comme une nature morte qui durerait deux heures.
Francis Ford Coppola nous livre ici une oeuvre poétique et douloureuse. S'inspirant de sa propre vie, ce film plane sur le mystérieux Tétro (comme le nom l'indique) joué par Vincent Gallo magnifiquement étrange, que son petit frère Bennie, interprété par Alden Ehrenreich une jeune révélation au sourire ravageur de seulement 19 ans, essaie de comprendre pour apprendre à découvrir sa famille et redécouvrir son grand frère, qu'il idolâtre. Le noir et blanc, en fait un long métrage plein de poésie et superbe, pour mieux nous faire vivre l'histoire (les flash-backs sont en couleur). Malheureusement, certaines scènes sont en trop, et ralentissent encore plus le film (le film est déjà lent au départ, ce qui n'est pas spécialement péjoratif), quitte à nous ennuyer un peu. Mais Coppola reste un grand, très grand, et nous livre une de ces oeuvres les plus personnelles, et belles. A ne pas rater
Francis Ford Coppola signe une œuvre d'une telle puissance intimiste et d'une telle dramaturgie envoutante qu'il nous offre une des ses plus importantes contributions au septième art. Son scénario parfaitement abouti est digne de Tennessee Williams ou d'Arthur Miller, avec un sens du fatum qui rappelle la Grèce antique des Atrides. Les retrouvailles difficiles à Buenos Aires de deux demi-frères donnent lieu à la reconstitution d'un puzzle, où rode l'ombre d'un patriarche célèbre chef d'orchestre au génie écrasant et égocentrique, au point d'en détruire ses proches. Une mise en scène épurée, utilisant habilement un noir et blanc de contre-jour, et une direction d'acteurs précise, participent à cette extraordinaire et inattendue réussite.
Je n'ai pas été trop emballé par le film, trop statique, trop lent et dont l'histoire, que j'ai trouvé assez proche de certains films d'almodovar ne m'a ni convaincu ni touché. Reste une trés belle photographie en noir et blanc....
Génial, on se laisse guider, mener par le bout du nez, un rêve dans le lequel on entre avec bonheur. La fin un peu longue (on ne compte plus les fois où ils se courent après) mais surtout pourquoi finir ce film magnifique, universelle, intemporel par la phrase la plus horripilante des sitcoms américains : "nous sommes une famille", pourquoi pas "tu veux qu'on en parle?" ou "le méchant est mort"
Ce film est sans intéret, long et ennuyeux. Coppola s'est surement fait plaisir car il a écrit, produit et réalisé ce film mais il n'en ressort rien. On reste spectateur d'une histoire qui n'arrache aucun sentiment. Fuyez...
Certes, la réalisation est particulièrement soignée. Mais le film, prometteur et plein de gouaille dans sa première partie, finit par lasser à force de répété ses effets artistiques et rebondissements scénaristiques. Peu à peu, l'émotion autour de ce cocon familial reconstitué, s'estompe et laisse indifférent.
Une oeuvre riche, douloureuse, hypnotique et visuellement superbe. Hanté de part et d'autre par son propre sujet, Tetro pourrait bien être l'une des réussites majeures de Francis Ford Coppola. A commencer par Vincent Gallo, acteur fascinant évoquant la solitude par un simple regard : l'oeil rond, la voix plaintive, l'humeur brusque mais toujours délicate en paradoxe, la gueule du cinéma américain multiplie les surprises. L'histoire est passionnante voire obsédante : deux frères. L'un tourné vers un passé qu'il n'a pas connu ; l'autre rejetant les souvenirs de jadis, arpentant la ville sur une béquille de fortune. Tetro, le film d'une reconnaissance : celle d'un pèlerinage, d'un voyage vers un retour aux sources ; celle de la gloire, qui prend vie sous le feu des projecteurs ; enfin, celle des retrouvailles de deux membres marchant côte à côte... Tetro marque pour longtemps : film désenchanté, forcément personnel et particulièrement ouvert, il associe l'intimité au spectacle, la pudeur à la théâtralité. Avec un final shakespearien inoubliable : l'un des plus grands films de cette fin d'année. Magnifique.
Un film envoûtant, déroutant parfois, servi par des acteurs formidables Vincent Gallo est extraordinaire et distille ses secrets au compte goutte, arraché par ce "frère" qui veut savoir pourquoi il l'a fuit et qui peu à peu va découvrir les secrets, terribles, de sa famille. Extrêmement bien menée cette histoire en noir et blanc le met haut "en lumière". J'ai beaucoup aimé.