« Tout ça c’est les États-Unis » Un film vraiment trop patriotique où les grandes valeurs américaines sont sublimées par le sport…. On en vient malheureusement à mettre la danse entre parenthèses…. Et pourtant on est là pour ça. De la danse aquatique on a une vague brasse, des scènes de romance bien ridicules et une histoire plutôt farfelue au final.
septiemeartetdemi.com - On a tellement l'habitude des comédies musicales américaines qu'on ne pense plus à leur accorder la réflexion qu'elles méritent. Qui aura remarqué que ce film sorti en 1949 se situe vers 1910 ? Certes, l'écart relatif s'amoindrit avec le temps qui passe, et cela n'a de toute manière pas beaucoup d'importante car c'est d'insouciance que sont cousues ces romances, les condamnant à toujours sacrifier quelques points à une trame à jamais usée. C'est sur une idée de Gene Kelly que cet hommage au baseball a vu le jour, ce qui donne au film le triple handicap d'être centré sur son thème et sur son pays, et en plus d'avoir beaucoup vieilli. Et du fait qu'une grande partie des visionneurs souffriront au moins d'un des trois, on ne peut là non plus laisser l'œuvre s'en tirer sans la perte de quelques points. Il n'y a pas franchement de coup d'éclat et rien qui puisse sortir les acteurs de leurs carcans, juste un gentil film vaguement musical qui visite et dévore le thème du sport.
Très bonne comédie musicale, par un maître du genre (qui ne fait pas son âge)... Dommage que la chanson Irlandaise de la St Patrick ne soit pas traduite jusqu'au bout, car elle est très émouvante. C'est, pour moi, le sommet du film, et sans la traduction, c'est une chanson comme une autre... Si je n'avais pas vu le film en français en salle, je ne me serais pas souvenu de cette émotion... Film euphorisant et bonne humeur à toute épreuve.
Cette comédie musicale a beau être réalisée par le célèbre (mais vieillissant) Bubsy Berkeley, elle servira avant tout de « test » puis de tremplin pour Stanley Donen et Gene Kelly (qui mettent en scène les numéros musicaux du film) qui auront la permission de réaliser leur premier film (« On the Town ») par la suite, film qui réunira de nouveau Gene Kelly, Frank Sinatra, Jules Munshin, et Betty Garrett. Par ce fait, on retrouve les acteurs dans des rôles très similaires : Gene en tombeur, Frankie en romantique maladroit, Munshin en rigolo innutile, et Betty Garrett en amoureuse résolue, et il est difficile de ne pas penser « On the town » devant « Take me out » (et vice-versa). Cependant, cela ne gâche en rien le plaisir quon peut avoir devant le film qui, bien que légèrement inférieur à « On the town », demeure une comédie musicale enjouée et adorable, qui combine très habilement la danse, le chant, le baseball et les scènes sentimentales, ainsi quune dose dun patriotisme abusif mais charmant. Très sympathique.