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Un visiteur
2,5
Publiée le 18 septembre 2015
La Grande dépression sévit. Un camion surchargé avec à son bord la famille Toad au complète quitte la ferme d' Okhlama pour rejoindre la Californie , leur terre promise. Dans l'espoir de reconstruire une nouvelle vie ,grands parents , oncles et enfants endureront un épuisant voyage à travers déserts et périlleuses routes de campagne. Certains n'arriveront jamais à bon bord, mais pourtant une fois leur objectif atteint ce ne sera pas une terre idyllique qui s'offrira à eux mais une horde de paysans surendettés ,entassés dans de minuscules camps insalubres. Plus aucune euphorie dans cet exode misérable. John Ford , maitre des Western choisit d'interpréter cinématographiquement le célèbre roman de Steinbeck . Sa réalisation , bien que sans faute m'a sembler être fade et manquer de rythme. Utilisant de nombreux gros plans sur les visages et des éclairages intelligents il a su ne pas en faire de trop . Mais en essayant de transparaitre avec justesse les atmosphères pesantes et déplorables du livre , il n'a réussi à aller à l'essentiel . Ainsi la révolte profonde et puissante du livre se révèle être simpliste .
Pourtant le contexte de l'histoire bien que manquant cruellement de teneur aurait pu permettre un ton dramatique plus poussé. En effet les personnages parfaitement incarnés par de talentueux acteurs arrivent à captiver le lecteur. On regrettera tout de même le manque d'analyse sur certains membres de la famille. Henry Fonda est époustouflant dans son rôle de chef de la résistance. Sa mère attachante apporte un ton plus pathétique et sa fille enceinte incarne l'espoir de la naissance au milieu de la pauvreté omniprésente. Sans réellement surjoués , les acteurs apportent du charisme à ce film malheureusement mal exploité par John Ford.
En dehors de cela , il faut souligner l'aspect moderne du film. John Ford , hésitant par moment arrive tout de même à transcrire avec une simplicité presque poétique l'arrivée du ère nouvelle qui marquera la société. Celui-ci choisit de montrer ce changement non comme un progrès mais comme une source de souffrance endossés par les délaissés.
En conclusion , ce film souffrant d'une certaine lenteur n'est pas mauvais en soi. La performance cinématographique de John Ford est à applaudir mais la critique du livre sur la pauvreté et misère n'a pas su se retrouver dans le film. Ainsi , les raisins de la colère, bien qu'appétissants me laissèrent un peu sur ma faim.
Film d'une rare puissance dramatique et émotionnelle qui reste encore très regardable aujourd'hui même si le roman de Steinbeck n'est scrupuleusement respecté . Chef d'oeuvre du cinéma.
Un très beau film de John Ford d'après Steinbeck, soutenu par une interprétation admirable, Fonda et Carradine en tête. Les ravages de la dépression sont filmés avec un réalisme ascétique, diverti de temps à autre par des séquences presque oniriques (le récit de la reprise des terres par le dénommé Muley). Le noir et blanc de Gregg Toland est pour beaucoup dans la réussite de cette oeuvre, jouant des clairs-obscurs et des ombres avec une parfaite maîtrise.
Superbe épopée d'une famille partie chercher du travail dans l'ouest américain. Avant tout le récit d'une transhumance: les espoirs, les déceptions, les rencontres, la mort aussi et une peinture magnifique des travailleurs pauvres courageux mais résignés.
Adaptation de Steinbeck que l'on pourra toujours commenté, mais le film en soit est un véritable chef d'œuvre une docu d'une époque qui a fait souffrir tout un peuple, celle de la crise de 29 et ses conséquences migratoires. Avec une précision et une mise en scène millimétrée, John Ford offre un pur régal, un vrai film intense et prenant. Chef d'oeuvre !
D'après le roman de Steinbeck ( à lire à tout prix).Le rêve américain est loin dans ce film.On nous peint une Amérique en crise.Les personnages sont attachants.La détresse de ces gens est magnifiquement interprétée.Des interprètes et un réalisateurs à suivre.
Difficile de regarder autrement ce film qu’au travers du prisme de l’historien. Ah que la Grande dépression c’était triste ! Ah que l’exode c’était rude ! Ah la dureté du monde paysan ! Alors oui, OK, c’est didactique mais bon, désolé, mais moi je trouve ça aussi incroyablement misérabiliste. C’est lent, c’est mou, c’est répétitif, ça en rajoute… Sûrement qu’en comparaison de ce qui se faisait dans les années 1940 c’était très bien mais pour moi, simple spectateur des débuts du XXIe siècle, qui vais vers le cinéma pour qu’on lui raconte des histoires qui l’emportent, ces « Raisins » n’emportent rien…
Un film fort et noir ou on ne peux rester de marbre devant le triste sort de cette famille de fermiers chassés de leurs terres. C'est réaliste, révoltant et très bien joué.
C'est en 1940 que John Ford décide de mettre en scène la grande dépression américaine faisant suite à la crise de 1929 via l'oeuvre de John Steinbeck sorti un an auparavant. Il met en scène la famille Joad et notamment Tom, qui sort tout juste de prison, famille qui doit traverser les États-Unis pour trouver un travail et de quoi vivre.
Dès les premières minutes, Les Raisins de la Colère fait forte impression avec une photographie en noir et blanc assez sombre, un temps brumeux et un vent violent. Ford met vite le contexte de l'histoire en place, montrant Tom rentrant chez lui en ne connaissant pas les conséquences de la crise de 1929 qui a vu sa famille quitter sa propriété et il reste régulièrement braquer sur lui tandis que l'on découvre peu à peu sa famille et la difficiulté pour se nourrir et tout simplement pour vivre.
Les Raisins de la colère montre la misère humaine sans tomber dans le misérabilisme ou le sentimentalisme mal venue, John Ford reste toujours dans la justesse et donne une vraie puissance dramatique à son oeuvre. Il filme ce qu'il considère comme le vrai peuple américain, ceux qui souffrent le plus des maux de ce pays, tous les pauvres et les laissés-pour-compte. C'est avec une tendresse particulière qu'il en dresse le portrait, s'attachant parfois à de simples moments de bonheur alors que le malheur, la pauvreté et la misère frappent chaque jour de plus en plus fort.
C'est justement à travers ces séquences-là que le metteur en scène de My Darling Clementine fait ressortir toute la dramaturgie et l'humanisme des personnages et enjeux. Des gens ordinaires qui tente et reste debout alors que le monde s'écroule autour d'eux, avec toujours les valeurs de la famille comme socle pour rester stable et avancer. Il met en avant l'exode suite au déracinement, les pertes humaines et matérielles mais surtout l'espoir, l'envie de s'en sortir et le courage malgré cette extrême pauvreté et cette Amérique ravagée par la crise et par la dérive d'un système. Cette dernière qui met d'ailleurs en avant certaines parties sombres de la nature humaine ainsi que les divisions entre différentes tranches de la population.
Tout le long de l'oeuvre, Ford ne fait qu'accentuer un réalisme pointu, tant au niveau des dialogues (telle la façon de parler) que des personnages ou de l'image. Il se rapproche parfois d'un style plus documentaire et met en place une atmosphère froide de plus en plus angoissante où l'on a l'impression de se retrouver aux côtés des personnages. Il capte toute la dramartugie et l'horreur de la situation autour de cette famille nombreuse, tout comme les actes qu'ils seront prêt à faire pour s'en sortir, et même tout simplement vivre.
Les tableaux que traversent les personnages dégagent puissance, poésie et cruauté, mettant à mal le rêve américain et montrant l'errance d'un pays et de ses habitants en toile de fond. Visuellement, le film est d'une force incroyable, jouant avec une photographie en noir et blanc très sombre, des décors inquiétants et un temps qui gronde. La manière de filmer de Ford est saisissante, toujours avec un regard attachant sur les personnages qu'il met en scène, d'ailleurs ces derniers bénéficient aussi d'extraordinaires interprétations et en premier lieu Henry Fonda. Pour sa troisième collaboration avec John Ford, il retranscrit toute la complexité de son personnage, son humanisme, sa vision du monde et son attachement à ses valeurs familiales. Il signe là une grande composition, donnant puissance et émotion à son rôle tandis qu'à ses côtés des acteurs comme Jane Darwell ou John Carradine donnent eux aussi une sincérité touchante à leur personnage.
Une oeuvre marquante, bouleversante et tragique qui n'a rien perdu de sa puissance aujourd'hui et qui apparaît même comme visionnaire. Orchestré d'une main de maitre par John Ford, il dresse le portrait d'une Amérique faisant froid dans le dos où se mêlent misère, répression, instinct de survie et espoir.
Pas le chef d'oeuvre auquel on s'attend . Il manque du tonus au scénario, un rythme plus fort et surtout un respect de l'oeuvre écrite par exemple : la dénonciation des Californiens et de leurs égocentrisme , leur mépris pour les travailleurs, leurs obsessions déjà pour leurs terres et leur rentabilité à tout prix. Ils n'obtiendront pas, un siècle plus tard, les meilleurs vins du continent pour rien après tout? Qu'est-ce qu'il leur en a fallu d'arnaques sur le dos du petit peuple pour transformer leurs raisins de la colère en raisins de l'insouciance? Mais revenons au film: il manque la profondeur de l'oeuvre écrite mais cela est courant au cinéma; rares sont les romans qui réussissent ce passage et à force de passer à côté de certains points de révolte le film perd de sa colonne vertébrale et devient par moments handicapé, là où le roman était un athlète olympien. Ford réussit toutefois, avec l'éclairagiste de Citizen Kane, des éclairages sublimes sans concession, des atmosphères magnifiques bref des tours de magie dont il a le secret sauvant à la réalisation ce qui ne peut l'être dans le scénario un peu trop hollywoodien. Les raisins se transforment un peu en pop-corn brûlé mais la colère reste toujours sous-jacente et le crescendo dramatique bien réois la vraie finale du livre où l'enfant naît, mort né, et où la mère allaite ensuite un homme affamé fut censuré puissante du livre,finale théâtrale du film par le monologue de la mère dans le camion. Ce n'est qu'un point parmi tant d'autres. Cela aurait pu être un chef d'oeuvre, un grand cru, c'est juste bien et beau. Une raison d'être en colère!
Adapté du roman de Steinbeck, "Les raisins de la colère" n'est pas devenu un classique pour rien. En effet, il est impossible de rester indifférent au sort de cette famille de l'Oklahoma touchée par la Dépression et qui, expulsée de son terrain, décide de prendre la route vers la Californie où est censé se trouver le travail. Grand récit humaniste à défaut d'être optimiste, le film nous dépeint une Amérique pleine de misère dans laquelle les travailleurs pauvres sont mal vus et gagnent parfois à peine de quoi nourrir leur famille. S'il finit sur une note plutôt positive, l'ensemble du film nous montre le malheur de la famille Joad mais ne tombe jamais dans le misérabilisme car les personnages ne passent pas trois plombes à se plaindre de leur situation. Pour eux, la seule solution est de continuer à vivre et à lutter pour travailler qu'importe les conditions. Aussi touchant qu'effrayant, le film est porté par la superbe mise en scène de John Ford mais aussi par les prestations habitées d'Henry Fonda et de Jane Darwell.
Premièrement c’est vieux, très vieux et ça se sent : image et son de mauvaises qualités. Ensuite c’est long et sur un rythme trop lent et mou. Maintenant si on le compare au roman, ce qui est montré dans le film est très proche du roman mais le roman donne au moins le double en explications, aventures et détails. Autrement dit, on a un film de plus de 2h qui n’arrive même pas à refléter l’ensemble du roman ! Exemple : Al, Noah on n’a rien sur eux dans le film. Du coup, en fait il ne se passe pas grand grand chose dans ce film et une bonne partie de la critique de Steinbeck est réduite. Bref, on considérant que le film est en noir et blanc et de mauvaise qualité, préféré le livre. Sinon passer votre chemin car le film n’est pas franchement passionnant.
Ford fait un film noir dans lequel il montre l'injustice qui frappât des centaines de familles américaines lors de la Grande Dépression. Les raisins de la colère suit le parcours d'une famille expropriés qui va être obliger de prendre la route. Un simple bout de papier lu dans un journal leur fait rêver de l'herbe plus verte ailleurs,seulement le rêve n'en n'est pas un il va même se transformer en cauchemar. L'ambiance du film est sombre tant dans les situations que dans l'image,heureusement que le final vient faire exploser la chape de plomb qui habite le film.
Une adaptation bien différente du roman, une certaine longueur est palpable mais le parti pris est intéressant, les acteurs convaincants. A voir au moins une fois pour découvrir la grande dépression des années 30. Le réalisateur aurait pu être plus démonstratif sans entrer dans le pathos mais cette période de l'histoire des Etats-unis fut terrible, grèves, famines, chômage. Un peu trop gentillet au final.
On ne peux être insensible après avoir vue ce chefs-d’œuvre. Je n'ai pas lu le livre mais vue la qualité des acteurs je pense sincèrement qu'il n'est pas nécessaire. La colère au sens propre du terme