Je ne vois que deux explications à la genèse de ce film: Soit Snyder est un geek passionné de SF, de jeux vidéo et de manga et rêvait de faire un film qui reprendrait les codes de cette culture mais n'a pas réussi à trouver un scénario, ce qui expliquerai qu'il s'est contenté de balancer pêle-mêle tout ce qu'il avait envie de mettre à l'écran. Soit Snyder a décidé de faire un produit purement commercial à l'intention d'un public ciblé d'ados boutonneux perturbés par leur hormones.
Personnellement je pense que la deuxième proposition est plus proche de la vérité. Tout y est: des petites nanas sexy en tenue moulante et mini-jupe, des combats au katana contre des samouraïs géants armés de gatling, des soldats nazi-zombie-steampunk, des dragons dans des forteresses orcs, des combats chorégraphiés sur des remix électro de musiques populaires. Le pire c'est que tout ça est bien foutu et c'est d'autant plus dommage. Il y avait matière à faire un bon film popcorn décomplexé, un condensé de pop culture comme Matrix en son temps.
Le problème? Tout comme pour "300", Snyder se contente de coller des images qui "ont de la gueule", la photo est travaillée, les chorégraphies aussi, c'est bourré de filtres et ralentis "stylés", mais tout comme pour "300" Snyder en oublie qu'un film c'est une histoire, pas une bande annonce ou un clip musical. Il y a bien un semblant de scénario mais il tient en une ligne et n'est présent que pour servir d'alibi à ces scènes, là où Matrix par exemple avait su créer son propre univers et un univers cohérent avec lui même. Ici il s'agit d'une nana qui se retrouve internée et qui s'invente des histoires pour symboliser les étapes de sa tentative d'évasion. Là, deux choses: premièrement elle est censée avoir été internée alors qu'elle n'est pas folle donc pourquoi cette réalité fantasmée? et deuxièmement, quel est l'intérêt pour l'histoire de filmer ces scènes de fantasmes qui occupent 80% du film? A aucun moment on nous cache qu'elles sont fausses et elles n'ont ni lien entre elle ni avec l'histoire de départ. Du pur remplissage. Le plus triste c'est que le scénario semble s'oublier lui même, l'héroïne est censée être perturbée par la mort de sa mort et de sa petite soeur mais dès l'arrivée à l'hopital psychiatrique on en parlera plus, elles ne font même plus partie de son imaginaire, idem pour le beau-père qu'on ne reverra plus jamais après les dix premières minutes.
Bref c'est dommage, ce film avait du potentiel mais est gâché par le désintérêt de Snyder envers la narration et sa vision "bankable" du cinéma.
Davantage regardé ce film de Snyder par curiosité que par réelle envie à ma surprise le début est prenant (bien que faisant un peu trop clip vidéo) et on se laisse charmer par la beauté sombre de Sucker Punch mais à partir du 1er combat on déchante et on est même agacé par ce film plus proche du jeux vidéo que du cinéma. Certes les différentes scènes d'action sont réussies notamment cette 1ère GM revisitée mais Sucker Punch pêche par son scénario léger, des jeunes actrices peu charismatiques (et à l'interprétation inégale) et quand Snyder veut jouer sur l'émotion ça tombe totalement à plat. Dommage que toute cette technologie soit mise au service d'un film finalement assez plat même si visuellement Sucker Punch est splendide.
Disons-le de prime abord, ne vous attendez pas à un film-évènement ou à un chef d'œuvre. Non, Zack Snyder s'est fait plaisir dans ce film (c'est évident), et nous livre un divertissement, mais rien de plus. Oublier également les univers imaginaires, il ne s'agit que de clips survitaminés et croulant sous les effets spéciaux réussit, occasions grosses comme une maison de rendre hommage aux genres que le réalisateur aime : la culture jap', l'heroïc fantasy (explicitement le Seigneur des Anneaux), et les jeux vidéos FPS. C'est un film agréable à regarder, sans longueur, où chaque scène, plan de caméra, est parfaitement réalisée. Mais, au-delà de la réussite technique (décors, costumes, jolies filles, effets spéciaux, univers barrés, images léchées), le film repose trop sur un scénario creux, incapable de développer une quelconque thématique qui lui donnerait un sens. De même, aucun des personnages n'est approfondit, il est donc inutile de mettre en danger des jeunes filles qu'on nous a à peine présentés, sans la moindre empathie pour elles. On restera dubitatif sur la valeur de leur jeu d'actrice: au-delà de porter des corsets et des bas, avec quelques maigres dialogues pauvres pour la plupart... Et la fin est assez inattendue, comme pour casser les schémas hollywoodiens, après tant les avoir tant nourris durant le film... Disons que Zacky nous a fait 1h40 de de fanservice à l'américaine. J'aurai apprécié un traitement plus à la Gothika, mais bon... Zack Snyder reste un maître de l'image, et l'introduction du film, sans paroles, est fabuleuse. On se serait presque crû dans un film muet.
Une très, très grosse déception. Avec une bande-annonce pareille, j'en attendais beaucoup, résultat : le film s'est révélé être catastrophique. Le scénario est inexistant, on perd le fil de la réalité à cause du trop grand nombre d'univers (en particuliers celui de la maison close et celui de l'internat), on ne sait rien des nanas, leur amitié n'est ni développée, ni mise en avant... J'en suis venu à devoir ignoré le scénario pour comprendre le film ! Putain, non mais là, franchement, c'est grave ! De plus, de nombreuses scènes importantes et/ou intéressantes ont été coupées ! J'aurai pût mettre la moyenne au film pour ses effets spéciaux et ses gonzesses, mais la dernière réplique de Baby Doll l'a totalement fait touché le fond.
Ce film m'a laissé perplexe , des scènes de combat visuellement réussies , bonne idée ( pour les mecs) d'avoir mis des des bimbos ,mais le reste !!??!!.
Que dire... Filmé à la "sin city", un film très beau graphiquement, 15 premières minutes qui mettent bien en condition et finalement... On se retrouve avec un film d action un peu perché servit uniquement par un casting de jolies filles. Le scénario est inexistant, les dialogues d un ennui mortel... Le seul bon point est la façon dont sont filmés les scènes. Très déçu ??
Une daube made in nanar. Sous prétexte d'imaginaire, il s'agit d'un enchaînement de scènes invraisemblables qui n'ont aucune articulation. Il n'y a pas de scénario et les dialogues sont puérils et creux. On assiste aux désastreuses aventures de cinq jeunes poufs acnéeuses en virée new-age façon "je défonce tout et je me la raconte". Zack Snyder, une fois de plus montre que son cinéma c'est un peu de belles images et surtout de la connerie. A regarder comme une caricature du cinéma et de la société moderne. La futilité de l'existence. L'Etre et le Néant. Pardon l'Etre et Sucker Punch!
Film excellent au niveau du visuel et sonore, en effet Zack Snyder créer un un film "travesti" en gros blockbuster de geek, avec des allures de comédies musicales, de SF, de film historique et d'heroic fantasy. Ce film est un vrai "sucker punch" (coup en traître) pour les amateurs de marvel, car il raconte avant tout une histoire tragique racontée par une jeune et pauvre déséquilibrée. Un récit pathétique et jouissif sur l'esprit, l'humain, les combats. Un hymne à Nos Victoires. Une oeuvre personnelle avec une esthétique qui plaît.
Une bonne claque. Un vrai coup en traître. Un "Sucker Punch".
Entre les jeunes poufffffiasses décérébrées, un scénario pitoyable, des combats video-clip, des ralentis ridicules et des dialogues à faire peur... Ce sympathique mixage donne sur un vomi inter-sidéral rarement atteint. A un moment, pris de vertiges, j'ai eu peur de tomber dans le vide de cette bouze. Vaut mieux réinstaller "Wolfenstein", "CoD 2" ou "counter strike 1.6" ça au moins c'est du vrai jeu vidéo. A vomir.
Pas de doute c'est bien un film de Zach Snyder !! Au 1er abord l'histoire parait complexe et partant un peu dans tous les sens certes, mais c'est du très bon divertissement !! La mise en scène est dingue !! Les scènes d'actions s'enchainent, les plans sont fabuleux avec des idées de cadrage incroyable !!
SUCKER PUNCH est l'archétype, voir la caricature, des films des années 2010 : C'est d'une beauté à couper le souffle mais quid de l'émotion ? Avec ce film, on dirait que Zach Snyder a voulu avoir une carte de visite magistrale pour démontrer son potentiel. Le bilan pour lui fut positif puisque la Warner lui a donner les rennes du DCEU. Le soucis est que, là où tout le monde connait Superman, Batman & Co., nous ne pouvons connaître des personnages d'un scénario non adapté. De ce fait, là où MAN OF STEEL peut s'appuyer sur l'image iconique du natif de Krypton, SUCKER PUNCH aurait du nous en apprendre plus sur ses personnages : Qui peut réellement me dire le passif de Blondie ou Amber par exemple ? Cela donne un film bancal sans âme qui, par un brin de réflexion finale, s'avère toutefois bien plus digeste qu'un énième TRANSFORMERS.
Dans la vie, il y a 2 types de films fantastiques: Les films avec un univers travaillé, un fil conducteur tout au long d'une vraie histoire où chaque acteur a un rôle. Parfois il y a de l'angoisse, des moments drôles... et dans les meilleurs, une intrigue haletante qui nous tient en halène tout au long du film... Et puis il y a Sucker Punch.
Premier scénario original pour Zack Snyder, après un remake (L'Armée des morts - 2004) et des adaptations de romans graphiques (300 - 2007 & Watchmen - 2009) ou fantastique (Le Royaume de Ga'Hoole - 2010), il n'a pas chaumé et nous offre un thriller fantastico/psychologique où le spectateur alterne entre réalité réelle et virtuelle. Le résultat final est presque indigeste, on croirait avoir affaire à un Michael Bay du tout numérique, entièrement filmé sur fond vert, il faut aimer ce côté CGI clinquant, avec des images à vous en bruler la rétine. Épileptique s'abstenir, 110 minutes de grand défouloir, digne d'un banal jeu vidéo bourrin, démarrant tel un FPS (First Person Shooting), on découvre finalement que Zack Snyder prend plus de plaisir a diriger plusieurs actrices à la fois plutôt qu'une, résultat, c'est cinq jeunes filles habillés d'un rien (mais très sexy) qui se battent, armés de gros calibres face à des monstres aussi variés que surprenants (un samouraï, des dragons, des zombies nazi, etc). Reconnaissons tout de même que sur le plan visuel, Zack Snyder s'en sort avec brio, même si parfois on s'y perd (à trop vouloir en faire), sur le plan narratif par contre, c'est autre chose, on sent qu'il manque des éléments, du temps ou de l'approfondissement, on reste sur notre faim, trop d'incompréhensions ou d'éléments restés sans réponse. Cette alliance entre la science fiction et l'heroic-fantasy aurait pu être une franche réussite (d'autant plus que le casting est très attrayant avec Emily Browning, Jena Malone, Vanessa Hudgens & Abbie Cornish, on regrettera simplement le choix porté sur Scott Glenn, pseudo sosie de David Carradine). Cette hommage à la culture pop & geek nous auras offert de belles images (dont une belle introduction) et une séduisante B.O (dont "Army of me" de Björk), mais a trop vouloir en faire et n'avoir pas pris la peine d'éclaircir ses propos, Zack Snyder s'embourbe à travers un "pop-corn movie" pour teenager avide de sensations fortes (et de jolies demoiselles), avec tous les codes des jeux vidéo et de l'animation japonaise.