Un drame poignant réalisé par Clint Eastwood. Inspiré d'une histoire vraie. La reconstitution de l'époque est soignée. On plonge dans une histoire prenante et sombre ou l'on retrouve de nombreux thèmes comme spoiler: les disparitions d'enfants, les méthodes de traitement en hôpital psychiatrique, la corruption, la peine de mort et le combat d'une mère . Angelina Jolie est incroyable dans le rôle de la mère célibataire déterminée à retrouver son enfant qui a disparu face à l’injustice et John Malkovich est excellent dans le rôle du révérend qui la soutient dans son combat. Avec de bons seconds rôles : Michael Kelly, Jeffrey Donovan, Colm Feore, Jason Butler Harner, Amy Ryan et Denis O'Hare.
Magnifique et ému sont les 2 seuls mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier cette réussite cinématographique. Clint Eastwood réalise un film magnifique et très touchant (on en avait déjà l'habitude avec Gran Torino, A Perfect World, Million Dollar Baby etc...). Eastwood est un génie.
Excellent film qui sait très bien restituer l'ambiance des années 20. Le maître Eastwood est un as pour nous tricoter des histoires qui nous prennent aux tripes. L'histoire est ici proprement exceptionnelle, une histoire vraie, paraît-il, mais assez incroyable. On y retrouve beaucoup des ingrédients de «LA Confidentiel», qui évoque la corruption de la police à la même époque. Une atmosphère pesante, poisseuse, une société dure, brutale, où les faibles ne sont pas à la noce... On se laisse prendre par cette histoire très glauque. Mais, une petite chose m'a empêché d'adhérer à 100 % au film. J'ai du mal à le formaliser, mais j'ai été un peu arrêté par le jeu d'Angelina Jolie. Passe encore qu'elle soit toujours assez impeccable, avec un rouge à lèvre brutal qui accapare l'écran. Plus gênant : j'ai trouvé qu'elle transmettait mal sur scène l'angoisse d'une mère. Elle manque un peu d'émotion... C'est dommage, car sans cela, le film serait proche du 20/20. En tout cas, que cela ne vous empêche pas d'aller voir ce film !
Un chef d'oeuvre de suspense et d'émotion soutenu par une interprétation brillante et surprenante d'Angelina Jolie et de John Malkovitch. la réalisation est classique mais sublime, et on ne peut même pas traiter le film de manichéisme car tirée d'une histoire vraie. La reconstitution des années 20 n'est pas un élément critique mais la cerise sur le gateau pour quelqu'un qui a aimé Et au milieu une rivière.
Un film vraiment exceptionelle, une histoire terrible mais bien racompté. Quand aux acteurs, ils sont tous dans leurs rôles. Cette histoire nous montre ce qu'est réelement l'amour d'une mère, qui veut q'une chose...son fils. Un film à voir et à revoir.
Ce film est très bien, particulier, sobre et touchant. Les faits se passent en 1928 et l'ambiance de l'époque est bien retranscrite je trouve. C'est le combat d'une femme et d'une mère courage que j'ai trouvée admirable... Angelina interprète à merveille ce rôle, ses yeux parlent tellement.
Un drame eastwoodien très poignant, narré sur un ton classique mais qui assure un concentré d'émotion extrêmement fort sans pour autant tomber dans un pathos trop larmoyant. Angelina Jolie, qui s'essaye pour une fois à un genre nouveau, surjoue parfois mais parait globalement très convaincante dans un rôle pourtant très délicat. Malgré ces qualités et l'origine historique qui rend les faits encore plus choquants, ce film d'un des derniers maitres du classicisme ne récoltera malgré tout pas plus que trois petites étoiles. Trop loin de mes préférences et de mes attentes cinématographiques, voilà tout. Rarement, pourtant, on a vu un film nous prendre autant aux tripes.
En 2008, Clint Eastwood s’inspire d’un fait réel totalement sordide pour réaliser un film passionnant. A Los Angeles, dans les années 1920, un jeune adolescent disparait. Lorsque que quelques mois plus tard, la police pense avoir retrouvé le garçon, sa mère découvre qu’il ne s’agit pas de son fils. Elle entame alors un long combat pour connaître la vérité. Cette critique de la corruption des autorités politiques et policières de l’époque mélange habilement le caractère dramatique et le thriller. Angelina Jolie livre ici une prestation intense alors même que sa plastique naturelle est portée à l’écran sans aucun artifice. Tous les seconds rôles sont également à la hauteur (en particulier John Malkovich et Michael Kelly). Bref, une œuvre effroyable qui brosse un portrait de femme absolument émouvant.
Deux ans après l'ambitieux dyptique "Mémoires de nos pères" et "Lettres d'Iwo Jiwa", Clint Esatwood poursuit son désir et sa volonté de réaliser et de signer des longs-métrages réalistes, "L'échange" s'inscrivant bien dans ce registre puisque le film est une histoire incroyable de par ses paramètres mais bien réelle. Le film relate l'histoire tragique d'une jeune femme qui travaille aux relais téléphoniques dans les années 1920 et qui doit affronter la dure réalité de perdre son enfant et de se voir confier un enfant qui n'est pas le sien mais décrit comme tel pour que la réputation de la police soit comblée d'éloges. Eastwood oriente son scénario de façon habile de telle sorte que se succèdent les évènements de façon efficace, le réalisateur réussit dans le même temps à impressionner et choquer le spectateur en affichant des scènes d'une rare violence et d'une rare cruauté. Le film possède une richesse scénaristique telle qu'il est devenu rare d'en trouver de nos jours à une époque où la plupart des longs-métrages hollywoodiens misent sur les effets spéciaux plus que sur des scénarios bien ficelés. En l'occurence, Eastwood donne une leçon de cinéma, un film coup de poing contre l'autorité californienne des années folles qui possédait des pouvoirs qui paraissent scandaleux et inconcevables de nos jours. Clint Eastwood dénonce l'horreur des hôpitaux psychiatriques, la perversion des psychiatres, l'inhumanité des tueurs en série, l'ignoble châtiment de la peine de mort qui est réservé à ces derniers, l'hypocrisie et la corruption de la police, montre le pouvoir grandissant et utile de la presse et des autres médias. A tous ceux qui dans les années 1970 traitaient Clint Eastwood d'affreux réactionnaire à tendance fasciste, ce dernier prouve une fois de plus toute l'attention qu'il porte à l'humanité et demeure l'un des seuls réalisateurs qui ose secouer un monde décadent où toute morale et tout respect de l'autre ont quasiment disparu. Un film superbe, cruel et beau!
Un film totalement incroyable du début à la fin... On ne s'ennuit pas une seconde, on est totalement ancré dans l'histoire. Le fait que ce soit un fait réel est assez troublant, on a limite envie de se révolter !! La présence également d'un montage parallèle donne au film une grosse part de suspense, on se demande où est le lien. Clint Eastwood se fait peut-être des rides mais ses films en tout cas sont de mieux en mieux ... Angelina Jolie qui fait une véritable performance dans ce film. Elle prouve sont talent d'actrice à travers des scènes émouvantes et destabilisantes. On la voit différement quand on sort de la salle de ciné, on oublie direct l'image de Tomb Raider ou de pin-up. La reconstitution des années 20 est vraiment bien foutue, on remonte le temps. Le film retrace bien le passé en allant du poste de police jusqu'à l'hopital psychiatrique... Saisissant !!
Qui dit nouveau film de Clint Eastwood dit de plus en plus nouveau chef d'oeuvre. Ces dernieres années, il n'y a qu'à regarder Mystic River, Million Dollar Baby et Gran Torino pour s'en persuader. Ça force le respect. Et puis L'Echange. Passé, tout d'abord, entre les mains de Ron Howard qui a préféré se retirer en raison de ses nombreux projets, il échoue sur le bureau de Clint Eastwood qui accepte de le mettre en scène. Ecrit par un ancien journaliste, Joseph Straczynski, L'Echange met la lumière sur un sordide fait divers qui défraya la chronique à Los Angeles vers la fin des années 20. Une mère célibataire, Christine Collins, se trouve confronté au kidnapping de son fils pendant qu'elle travaillait. La police, désireuse de se faire bien voir de la population, retrouve l'enfant. La mère ne le reconnaît pas mais on lui conseille "d'essayer" l'enfant la persuadant qu'elle est encore sous le choc. Le calvaire que subira cette femme ne s'arrête pas là. En plus de perdre son enfant, la police pour la faire taire l'a fait interner dans un hopital psychiatrique. Une double peine, en quelque sorte. Eastwood insiste sur la corruption policière en vogue à l'époque et des politiques plus interessés par leur réelection que par le sort des victimes. Celui des femmes est peu enviable. Victime du sexisme, on prend Christine pour une mauvaise mère, une paranoïaque. On la force à subir un lavage de cerveau pour la rendre obéissante. Enfin, plusieurs références à des films sont mentionnées : New York-Miami, Cléopâtre, Le mystérieux chevalier volant de Charlie Chaplin. La fin, sans vouloir la révéler, serait jugée facho en France. Ici, elle n'étonne franchement pas quand on connaît un tant soi peu Eastwood.