Un film sans prétention qui fait passer un bon moment. D'autant plus que certaines scènes sont très drôles. Même si le film est légèrement trop long et manque souvent de rythme, le final est suffisamment jouissif pour faire oublier ces petits défauts. Je ne peux rien raconter de plus sur ce film sans éventer le suspense, or cela serait vraiment dommage tant l'intérêt principal de ce film tient en son histoire et son suspense. En tout cas, ce film d'arnaque sans originalité - on ne compte plus les films de ce type (« La Prisonnière Espagnole », « Les Associés », « Les Neuf Reines » et la trilogie de Danny Ocean entre autres) - est beaucoup mieux qu' « Ocean's Twelve » et « Ocean's Thirteen » mais quand même moins bon, pour moi, qu' « Ocean's Eleven ».
“C’est votre vrai prénom ça, Cash ?”, demande à son interlocuteur un Jean Réno dubitatif. Et il y a de quoi le comprendre, dans la mesure où le prénom en question n’apparaît dans aucun dictionnaire. Mais comme l’intéressé semble ne pas trop en vouloir à ses parents, inutile d’épiloguer sur le sujet. Ce qui est moins surprenant, en revanche, c’est de le savoir spécialisé dans l’arnaque, et toutes ces activités pas franchement légales liées à l’argent. Un talent qu’il va utiliser pour plumer le mauvais joueur responsable du meurtre de son frère, tout en veillant à ne pas être le pigeon d’une histoire faite de faux-semblants, de coup bas, de trahisons et de charme, le tout avec classe, et sans violence. Comme dans “Ocean’s 11” et ses suites, référence qui nous saute le plus aux yeux, lors du visionnage de ce que le scénariste-réalisateur Eric Besnard décrit comme “une comédie champagne”. Sauf que si champagne il y a, on est moins proche de l’open bar que de la coupette, car “Ca$h” ne pétille vraiment que par intermittences, lors de séquences d’éxécutions des plans où, sur fond de musique jazzy, la mise en scène, certes très inspirée de celle de Steven Soderbergh, offre au long métrage un rythme vraiment entraînant. Le reste du temps, ce même ryhtme fait défaut aux scènes de dialogues où l’intrigue peine à avancer, tandis que l’on se prend à essayer de deviner la feinte finale avant les autres. Ce qui n’arrive pas, tant Besnard s’amuse à brouiller les pistes à l’envi, jusqu’à nous faire perdre tout repère, pendant que l’humour de François Berléand fait mouche, et que Valeria Golino et Alice Taglioni rivalisent de charme autour d’un Jean Dujardin dont la classe naturelle sied parfaitement au personnage de bandit au grand cœur qu’il interprète, sans toutefois que le film ne réalise le hold-up promis. Pour le champagne, on repassera donc, mais pas non plus de quoi crier à l’arnaque, car pour le divertissement qui s’apprécie cash, c’est ici que ça se passe.
Ce Ocean's Eleven à la française est un vrai moment de bon cinéma malgré le scénario un peu tarabiscoté il faut avouer que l'ensemble est réellement bien écrit et ne ménage pas les retournements de situation tout au long du film jusqu'au retournement final. Le film est porté par un casting de choix, Jean Reno mais surtout Jean Dujardin comme d'habitude à l'aise dans son rôle d'arnaqueur. Un vrai bon film dans un genre assez rare en France, une bonne comédie à voir pour les fans de Dujardin et pour les amateurs de film bien ficelés. On peut dire que Jean Dujardin a de plus en plus de flair pour sentir les excellents rôle qui lui apporte à chaque fois la consécration. Un bon moment de cinéma.
Une arnaque à multiples niveaux construite avec une maladresse hallucinante (des rebonds artificiels au ton de comédie bas de gamme) avec un casting tout aussi médiocre (dont une partie de non francophone dont on n'est pas sûr qu'ils ne font pas du phonétique sans comprendre un mot de ce qu'ils disent...tout comme le spectateur parfois). LA bonne idée : mettre un $ dans le titre? Hum...
Reno, Dujardin, Golino… Tout ce monde a du mal à se trouver une place dans ce thriller ultraplein. On comprend pourquoi : réalisé en mode international, il voulait se donner des airs d’Interpol et de police des polices, avec la prétention raisonnable de devenir une sorte d’hyperonyme du cinéma criminel.
C’est souvent rigolo, parfois juste mignon, mais globalement bien vu : la collaboration est agréable à voir, les petits talents et idiosyncrasies de cette troupe de fulgurants arnaqueurs transcendant tout juste les clichés. Par exemple, le superpolicier bilingue qui tient son petit speech de supermanipulation en jouant nonchalamment au billard, ça veut faire plaisir à tout le monde… et ça marche. Sans voler bien haut, Cash remplit le contrat.
Je suis assez embêté pour noter ce film. D'un côté, un scénario qu'il faut bien suivre jusqu'à la dernière minute pour tout comprendre, plutôt bien ficelé dans sa globalité. De l'autre côté, des acteurs parfois pas très inspirés, une mise en place extrêmement longue et une musique tout aussi extrêmement horripilante et d'une joyeuseté 100% déplacée quand Clovis Cornillac se fait descendre dans les premières minutes. Quelques répliques qui font mouche, sans plus. En résumé, bonne histoire à tiroir, réalisation et direction moyennes.
Une comédie pataude et pas convaincante où le seul intérêt réside dans le face à face entre deux monstres sacrés du cinéma et même cela tourne à la mascarade et au vaudeville de bas étage. On se sent floué comme l’intrigue du film.
Surnommé Cash, Jean Dujardin fait profession, avec une poignée de complices, d'escroc de haut-vol (encore que, pour avoir l'air astucieux, les exemples qu'on nous donne en préambule ne le sont pas vraiment). Le réalisateur Eric Besnard a l'ambition, pour ne pas dire la prétention, de filmer un "Ocean"s eleven" à la française. Même principe, style analogue, avec acteurs "bankables", son film cherche tellement à ressembler à son modèle qu'il en subit la comparaison. Car, spoiler: si le dénouement, bref et conforme au procédé d"Oceans'eleven", porte un éclairage différent et inattendu sur l'ensemble de l'intrigue, obligeant le spectateur à reconsidérer sont point de vue, abusé par les faux-semblants , le scénario et la mise en scène impersonnelle apparaissent bien moins futés que tordus. Les sujets de Soderbergh ne sont sans doute pas plus crédibles que celui de "Ca$h" mais au moins on n'y sent pas comme ici l'écriture laborieuse et artificielle, les limites d'un réalisateur pas à la hauteur de la tâche. Les dialogues, pseudo-spirituels, sont médiocres et les comédiens autour de Dujardin rament : Reno dans un role sans épaisseur, Valeria Golino en "hommasse" ou femme d'action, parfois grotesque, Berléand, le spécialiste des jolis seconds rôles, dans un emploi en forme de coquille vide. De la frime, du clinquant pour donner le change, mais guère d'inspiration.
Un film légé mais sympa d'Eric Besnard, la fin est pas mal, on est un peu tous trompé je pense. Jean Dujardin et Jean Réno fidèle a eux même, ca reste l'humour de deux acteurs acteurs incroyable donc faut prendre ca vraiment de manière légère, mais ca se laisse vraiment regarder, j'ai mis la note de 6 sur 10
Dans la lignée de "Sans arme, ni haine, ni violence" avec cette même réalisation élégante. Le reste, ben voilà Réno qui fait du Réno et Dujardin qui joue comme dans OSS 117. Vivement la suite d'ailleurs et que Dujardin change de registre pour ses autres rôles ! On peut manger du pop-corn pendant le film, c'est pour vous donner le niveau, un film pour la télé, pas désagréable, plutôt divertissant et qu'on oublie aussitôt après l'avoir vu. Eh oui, encore un casse, Joyce, continue à ne pas jacasser, s'il te plait !
On est manipulé de bout en bout, impossible de voir venir le coup de théatre final.
Je ne peux m'empêcher de rapprocher ce film du célèbre "L'arnaque" avec Robert Redford et Paul Newman... à l'époque où Hollywood se risquait encore dans des films à l'intrigue fouillée.
Surjoué, complexifié à foison, asceptisé, beaucoup d'invraissemblances otent à ce film sa crédibilité sans laquelle l'arnaque perd tout son attrait. Tout comme le film Dujardin fait dans une caricature qui ne brille ni par la finesse ni par la nuance.