Note moyenne
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Un film prenant, porté par deux actrices excellentes. Le personnage de Juliette joué par Scott Thomas apporte une touche stressante et dérangeante au film mais la révélation de fin enlève tout le mystère qui entourait cet élément. Reste un long métrage très touchant, mais dont la puissance est relativement dégressive après le visionnage.
https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
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Quelle claque! Une vraie découverte de ce film dont je n'avais jamais entendu parler. Tout est parfait, le scénario, le jeu des acteurs (enfin surtout des actrices), la réalisation, la lumière, la musique... Comment peut-on écrire que ce film est superflu et raccoleur!!! C'est tout l'inverse tout en subtilité, retenu et pudeur. On est littéralement cueillit et suspendu à l'histoire jusqu'à la fin. Si en plus vous avez connu le drame d'accompagner quelqu'un en fin de vie vous allez être bouleversé par ce cri d'amour. Merci Mr Claudel pour ce chef d'oeuvre, merci Mme Scott Thomas pour cette interprétation juste, vos partenaires (surtout Elsa Zylberstein) sont parfaits dans leur rôle et en même temps vous subliment. Merci, merci, merci.
un drame magnifique et très émouvant, une belle leçon à retenir, celle de ne pas juger trop vite...
musique de jean louis aubert absolument magique l’envoûtement fonctionne a merveille. le suspense du film est très important malheureusement je l'avais déjà vu alors l'effet de surprise ne fonctionne plus. la réalisation du metteur en scène est étrange pas très agréable. très bobo ce film. frederic piérrot est bouleversant chaque scène ou il nous gratifie de sa présence est a chaque fois meilleur que la précédente. laurent grévill dans le jardin avec kristin scott thomas ou il se confie comme quoi il était prof en prison est vraiment bien mis en place. les 2 tetes d'affiche sont bien entendus très brillantes.
film chiant triste , lent sans interet . Malgres la présence de bonnes actrices ça sonne faut, c'est nul
Les retrouvailles de deux sœurs que la vie a séparé pendant quinze ans. Un drame bouleversant porté un duo d'actrices juste énorme : Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein.
Il est des signes qui ne trompent pas, comme la nature du clivage de la critique (Pour : Le Figaro, Figaroscope, Paris Match et Le Parisien ; contre : Le Monde, Libération, Télérama, Les Inrocks et les Cahiers du Cinéma), le label Découverte UGC (pour un film bizarrement produit par... UGC), ou la bande-annonce putassière de 5 minutes sur des spectateurs ruisselant de larmes, étranglés d'émotion et ne trouvant par leurs mots, juste deux trois hyperboles à la sortie d'une avant-première : mon détecteur à émotion calibrée s'était allumé, comme à la lecture de "L'Elégance du Hérisson" ou à la vision de "Odette Toulemonde".
Mais bon, le sujet semblait intéressant et peu souvent traité (ou alors uniquement dans les films policiers), et les quelques plans de Kristin Scott Thomas dans la bande-annonce me suggéraient de laisser sa chance à ce premier film de Philippe Claudel, qui a été onze ans professeur en prison. A la différence d'autres auteurs à succès passés derrière la caméra (Alexandre Jardin, Eric-Emmanuel Schmitt, et en atteldant Michel Houellebecq - pourquoi donner un budget à des écrivains pour réaliser un film, et pas pour écrire une symphonie ?), il a une certaine légitimité cinématographique de par son activité au sein de l'l'Institut Européen du Cinéma et de l'Audiovisuel.
La première moitié du film ne me confortait pas dans ma mansuétude : mise en scène limitée à des plans fixes sur le regard fixe lui aussi de Kristin Scott Thomas souligné par quelques accords de Jean-Louis Aubert, au traditionnel traveling latéral sur les deux soeurs assises sur un banc, et à un gros plan sur la bouche du policier philosophe et dépressif, sans oublier quelques faux raccords et une absence de naturel des figurants (dans une piscine, en arrière-plan, tout le monde nage la brasse au même rythme !) ; collection de répliques-Madame Michu du style "Je n'ai rien demandé à personne", "parfois, c'est mieux de ne rien savoir" ou "chacun a ses secrets" ; une lourdeur dans les références au passé carcéral de Juliette (la nièce s'indignant de voir des singes enfermés au zoo "La prison, c'est pour les gens méchants", ou le soupirant prof de fac parlant d'un personnage "emprisonné" dans son tableau) ; et surtout, des scènes à la démonstrativité si pesante qu'elles en deviennent insupportables, comme le patron prêt à engager Juliette et la chassant en apprenant la raison de son emprisonnement, ou le repas à la "Vincent, François, Paul et les autres" revu à la mode Hollywood Chewing-gum où le relou de service essaie de deviner le passé de Juliette, ou encore la visite à la mère atteinte d'Alzheimer.
Puis dans la deuxième moitié, quelques scènes sonnent plus juste, portées par le jeu convaincant de Kristin Scott Thomas, de belles répliques fusent (comme le prof de fac, ex-enseignant en prison comme Claudel, qui dit "J'allais trois fois par semaine en prison - et je sortais trois fois par semaine de prison"), et quelques plans approchent l'idée de cinéma, comme celui en contre-plongée au musée où Michel et Juliette regardent quelque chose qui reste hors cadre. Un plan résume ces velléités et ce qui les gâche : Léa reçoit un coup de téléphone d'un médecin qui lui apprend quelque chose de fondamental, on n'entend rien de leur conversation, juste la voix de sa fille qui lit un conte à haute voix : le décalage fonctionne, l'émotion est là... et patatras, v'là l'Aubert de service, pour bien faire comprendre aux lecteurs du Figaro que c'est là qu'il faut être émus !
Et puis surtout, il y a la révélation de la fin ; difficile de rentrer dans les détails sans tomber dans le spoiler, mais disons juste qu'elle invalide totalement toute la force du regard qu'on portait sur la situation : si Kristin Scott Thomas n'est pas ce qu'on nous laissait croire, que reste-t-il de la nécessaire compassion vsi-à-vis de tous ceux qui ont payé leur dette à la société ? Narrativement inutile, moralement douteux, ce coup de théâtre achève de faire basculer "Il y a longtemps que je t'aime" du côté de ces produits formatés pour plaire -et ça plaira !- à n'importe quel prix. Hélas, mon détecteur ne s'était pas trompé...
http://www.critiquesclunysiennes.com
Mais bon, le sujet semblait intéressant et peu souvent traité (ou alors uniquement dans les films policiers), et les quelques plans de Kristin Scott Thomas dans la bande-annonce me suggéraient de laisser sa chance à ce premier film de Philippe Claudel, qui a été onze ans professeur en prison. A la différence d'autres auteurs à succès passés derrière la caméra (Alexandre Jardin, Eric-Emmanuel Schmitt, et en atteldant Michel Houellebecq - pourquoi donner un budget à des écrivains pour réaliser un film, et pas pour écrire une symphonie ?), il a une certaine légitimité cinématographique de par son activité au sein de l'l'Institut Européen du Cinéma et de l'Audiovisuel.
La première moitié du film ne me confortait pas dans ma mansuétude : mise en scène limitée à des plans fixes sur le regard fixe lui aussi de Kristin Scott Thomas souligné par quelques accords de Jean-Louis Aubert, au traditionnel traveling latéral sur les deux soeurs assises sur un banc, et à un gros plan sur la bouche du policier philosophe et dépressif, sans oublier quelques faux raccords et une absence de naturel des figurants (dans une piscine, en arrière-plan, tout le monde nage la brasse au même rythme !) ; collection de répliques-Madame Michu du style "Je n'ai rien demandé à personne", "parfois, c'est mieux de ne rien savoir" ou "chacun a ses secrets" ; une lourdeur dans les références au passé carcéral de Juliette (la nièce s'indignant de voir des singes enfermés au zoo "La prison, c'est pour les gens méchants", ou le soupirant prof de fac parlant d'un personnage "emprisonné" dans son tableau) ; et surtout, des scènes à la démonstrativité si pesante qu'elles en deviennent insupportables, comme le patron prêt à engager Juliette et la chassant en apprenant la raison de son emprisonnement, ou le repas à la "Vincent, François, Paul et les autres" revu à la mode Hollywood Chewing-gum où le relou de service essaie de deviner le passé de Juliette, ou encore la visite à la mère atteinte d'Alzheimer.
Puis dans la deuxième moitié, quelques scènes sonnent plus juste, portées par le jeu convaincant de Kristin Scott Thomas, de belles répliques fusent (comme le prof de fac, ex-enseignant en prison comme Claudel, qui dit "J'allais trois fois par semaine en prison - et je sortais trois fois par semaine de prison"), et quelques plans approchent l'idée de cinéma, comme celui en contre-plongée au musée où Michel et Juliette regardent quelque chose qui reste hors cadre. Un plan résume ces velléités et ce qui les gâche : Léa reçoit un coup de téléphone d'un médecin qui lui apprend quelque chose de fondamental, on n'entend rien de leur conversation, juste la voix de sa fille qui lit un conte à haute voix : le décalage fonctionne, l'émotion est là... et patatras, v'là l'Aubert de service, pour bien faire comprendre aux lecteurs du Figaro que c'est là qu'il faut être émus !
Et puis surtout, il y a la révélation de la fin ; difficile de rentrer dans les détails sans tomber dans le spoiler, mais disons juste qu'elle invalide totalement toute la force du regard qu'on portait sur la situation : si Kristin Scott Thomas n'est pas ce qu'on nous laissait croire, que reste-t-il de la nécessaire compassion vsi-à-vis de tous ceux qui ont payé leur dette à la société ? Narrativement inutile, moralement douteux, ce coup de théâtre achève de faire basculer "Il y a longtemps que je t'aime" du côté de ces produits formatés pour plaire -et ça plaira !- à n'importe quel prix. Hélas, mon détecteur ne s'était pas trompé...
http://www.critiquesclunysiennes.com
Un film poignant et plein d’espoir de Philippe Claudel qui nous décrit le parcours singulier d’une femme infanticide. Claudel montre bien l’incompréhension qui peut naître au sein d’une famille après un acte désespéré comme celui d’une mère qui choisit de tuer son enfant plutôt que de le laisser se dégrader et souffrir. En choisissant de dévoiler le motif de l’enfermement tout à la fin du film, le réalisateur nous fait ressentir avec les protagonistes la chape de plomb qui pèse sur tout ceux qui approchent cette femme. Ce qu’elle a fait est indicible et il n’y a sans doute qu’elle pour oser le formuler comme au cours de ce repas arrosé où un convive l’enjoint de révéler les causes de son absence de quinze ans. Kristin Scott-Thomas apporte toute son magnétisme à cette femme brisée mais en paix avec elle-même qui doit apprendre à affronter le regard des autres. Le déclic se fera sans doute quand elle apprendra le suicide du lieutenant en charge de ses visites bimensuelles de réinsertion qui lui avait confié à travers ses rêves d'Orénoque, sa détresse. Elle comprend alors qu'elle aussi peut passer à côté d'une vérité. Progressivement Julie reconstruit sa relation avec les autres à travers l'amour que lui porte sa sœur. Très beau portrait de femme tout en nuances.
Le dénouement paraît peu probable car difficile de faire croire au public que juliette a pu cacher la maladie de son fils a toute sa famille mari compris. Cependant j'ai préféré ne pas trop me poser de questions à ce propos pour garder tout le reste!
Philippe Claudel est arrivé très vite aux yeux du grand public : un César du meilleur premier film au même moment où le roman "Le rapport de Brodeck" fait un carton ! Un artiste est né, sans aucun doute, un véritable amoureux de l'Art, à son échelle bien sûr. Mais "Il y a longtemps que je t'aime" est un film particulièrement touchant et envoutant, magnifiquement porté par ses deux actrices principales, mais aussi par des qualités techniques tout à fait remarquables (bande-son, lumières ...). Le scénario est également digne de ses qualités littéraires et garde le secret jusqu'aux derniers instants. Oui mais voilà, ces dernières minutes qui révèlent définitivement tout ce dont il est question dans le film mais qui demeure caché est assez mal amené. Le choc n'est pas celui qu'on attendait d'une "twisted end" : le tout traîne et inhibe quelque peu l'émotion qu'on s'attendait à ressentir. Mais cela étant dit, ce film est un film d'amour, fraternel, familial, qu'il soit heureux ou morbide, il apporte un vent de renouveau au cinéma dramatique français et à ses tendances tire-larmes !
Retour à la vie tout, en sensibilité. "Il y a longtemps que je t'aime" nous séduit par ce parcours triste et profond de cette femme magnifiquement interprétée par Kristin Scott Thomas. Le film nous agace par ses seconds rôles joués "à la française" genre téléfilm. Il nous déçoit finalement par ce dénouement à la fois prévisible mais pas au niveau du reste. Quelques images typiques et sympas de la vie Nancéienne.
Très beau film, Kristin Scott Thomas est une grande actrice. Le debut du film est etonnant avec du suspense.
15/20 Très beau film, une finesse psychologique . Quelle interprétation somptueuse de Kristine Scott Thomas. Cette remontée à la surface de cette femme est d'une constance parfaite. Tous les acteurs sont justes, je pense notamment à Elsa Zylberstein et aux rôles secondaires masculins particulièrement touchants : Michel et le capitaine de police. La beauté et la profondeur sont rares, merci donc au réalisateur! à Voir...
Un drame réalisé avec justesse, finesse. Une Kristin Scott Thomas époustouflante, hallucinante qui incarne son rôle à la perfection avec effroi, des seconds rôles qui confirment la réussite. On se laisse malgré nous emporter par le secret jusqu'à la fin du film...
C'est un fruit arrivé à pleine maturité :croquez le et il regorge d 'émotion, de finesse, d une infinie tendresse.La justesse de l'interprétation frise la perfection.Avoir avec délectation.
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