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Devine qui vient dîner...
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insomnia35
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5,0
Publiée le 17 décembre 2009
Ce film est absolument génial ! Pour en prendre toute la mesure, il est nécessaire de replacer ce chef-d'oeuve dans son contexte, à une époque où une telle mixité était perçue comme étant inconcevable.
Un film donc avant-gardiste et qui plus est, est truffé d'humour. Ceci apportant au film toute sa légèreté. Ajouté à ceci, des acteurs excellents jouant sur toutes les nuances d'émotions.
Une véritable bouffée d'oxygène qui fait du bien ... Beaucoup de bien !
pas un chef d'œuvre, loin de là même, mais un petit film sympathique, presque un film à suspense, où le personnage principal est finalement Spencer Tracy
e film devrait être diffusé à certaines catégories de la population qui se disent ouvertes mais qui, confrontées directement à la différence réagissent autrement. Car là est bien le noeud de l'histoire: l'hypocrisie. Mais là où ce film nous touche c'est qu'il prône une ouverture d'esprit(incroyable pour l'époque, une tolérance extraordinaire. Les mentalités évoluent mais encore au 21ème siècle, ce genre d'histoires arrive toujours.
Un excellent film sur la tolérance, les relations interraciales et les contradictions de l'esprit humain, le tout servi par d'excellents acteurs tels que le couple Spencer Tracy/Katharyne Hepburn ou Sidney Poitier. Dans le rôle d'un énième personnage ambivalent, Spencer Tracy persiste et signe et passe par tous les stades d'émotion possible et imaginable. Si on reprocha au film son manque d'audace (un seul baiser échangé entre Sidney Poitier et sa fiancée), le propos reste fort et montre la complication des rapports entre les hommes et leurs idées ou les autres. Certaines scènes sont particulièrement fortes émotionnellement et restent gravées dans la mémoire du spectateur pour longtemps. Le dialogue entre Sidney Poitier et son père est une scène particulièrement aboutie dans son écriture. Devine qui vient dîner ? est un excellent film à voir absolument car le message délivré est toujours d'actualité et amène à réfléchir sur le monde et sur soi.
Un film simple; traîtant un cruel phénomène de société avec beaucoup d'humour, puis finissant intelligemment.Très bon, très bien interprété et très bien ficelé.
Une comédie pétillante sur un thème malheureusement toujours d'actualité: les préjugés raciaux. Les acteurs sont convaincants et la mise en scène fluide. A voir sans aucun doutes.
Film superbe et contemporain d'une époque pas si révolu... Film qui dénonce le racisme et n'oublions pas que c'est un film de 67... MalcolmX est mort et Luther King le sera bientôt. Le choix du casting est énorme, les parents racistes sont joués par des monstres hollywoodiens adorés du public Spencer Tracy et Katharine Hepburn alors que le black fiancé à leur fille est le gendre parfait sous tous rapports, celui qu'on aimerait pour notre fille... Gay, gros, dragqueen ou chinois le film a une portée universelle. Les acteurs sont tous magiques le seul bémol est que justement tout y est trop parfait, les ficelles trop grosses même si c'est pour une morle nécessaire surtout à l'époque. Un film utile à l'époque qu'il faut voir comme tousles films, en s'imaginant spectateur en 1967.
Soyont clair, il faut se remettre dans le contexte de l'époque pour apprécier ce film. Cette époque ou le racisme faisait rage et la couleur de peau était un tabou. A vrai dire je ne connaissais pas les acteurs (sauf Poitier) et je dois dire qu'ils m'ont aider à apprecier ce film
vu hier soir à la télé,un seul mot excellentissime. un spencer tracy quasi parfait peut-être le meilleur acteur américain de tous les temps,a ses cotés aussi une brochette d'acteurs d'envergure mondiale,pour moi le contenu est secondaire tant ce film est bien joué,ce pourrait être un obése,un gay,un indien,ce qui compte c'est tout ce qui est dit,phénoménal.
Déclassé du TOP 100 American Institute lors de sa remise à jour en 2007, ce film est pourtant toujours d'actualité. Ce que Je dis là peut paraître convenu : pourtant Devine qui vient dîner n'a rien de stéréotypé, au contraire ce film, plaidoyer humaniste et anti-raciste, casse les idées toutes-faites et nous présente des personnages dont les réactions ne sont pas celles qu'on attend, et qui ne sont pas non plus cohérente avec l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes et leurs principes éthiques. Ce chef-d'oeuvre lumineux ne perd rien de sa vigueur aujourd'hui et remet en question tous ceux qui se réclament ouverts d'esprits, et qui d'ailleurs avancent parfois des arguments et des idées stéréotypées et absurdes. Il nous incite aussi, sans pour autant nous prendre de haut et nous donner des leçons de morale (et c'est là le comble de la justesse de ce film !) à nous poser des questions sur nos réactions potentielles face à de telles circonstances. Aujourd'hui on peut transposer le cas exposé avec l'homosexualité : et nous le savons tous, autour de nous, combien se réclame fervent défenseur de cette cause dont ils ne connaissent rien, mais sont bien "décontenancé" si la situation intervient dans leur entourage, proche ou même par extension ! Et nous-même, qui avons dit un jour que les Noirs couraient plus vite que les autres grâce à ce que leur offre la nature...
Seules trois luttes divisent les rapports humains et interrogent la place de l’individu dans son contexte social : la lutte des classes (immortalisé par Marx et le cinéma soviétique), la lutte des sexes (fortement mis en question dès les années 60) et la lutte des «races» (la plus irrationnelle, exacerbée dès l’Antiquité). «Guess who’s coming to dinner ?» (USA, 1967) de Stanley Kramer s’attèle à la troisième de ces luttes tout en faisant apparaître, de manière bien moins importante, les deux autres. En reprenant Sidney Poitier comme symbole de la discrimination raciale après que Mankiewicz l’eut découvert dans «No way out», Kramer affiche d’emblée l’ambition de son œuvre : dresser la critique des préjugés raciaux qui ont coutume dans l’Amérique de la fin des années 60. Pour servir son projet, le cinéaste ne perd pas de temps et plonge directement le spectateur dans le vif de l’intrigue. Il suffit à Kramer de cinq minutes pour que le récit s’ancre dans son lieu pivot : la maison des parents blancs. De cet endroit, dès cet instant et tout le long du film, le film veut dénouer le complexe problème social qui rend difficile l’union d’une jeune blanche et d’un noir. Les parents de chacun des deux parties viendront, aux abords du final, rendre l’affaire plus délicate que ne l’a rend déjà les habitudes sociales de l’époque. Chacune des scènes n’est qu’une marche vers un sommet compliqué, en direction d’un enroulement ardu qui amenuise de plus en plus les possibilités d’un dénouement. A cette mise en sommet du climax, le scénario de William Rose répond par une solution simpliste résumée au monologue final de Spencer Tracy. En imposant si abruptement cet happy-ending, Kramer réduit au ridicule les efforts opérés auparavant pour peindre la difficulté à faire accepter l’égalité des «races». Le film de Kramer, sans aller jusqu’à ne faire de la lutte des «races» qu’un McGuffin, a peut-être pour défaut de donner plus de crédit à la comédie romantique qu’à son propos anti-raciste.
C'est l'histoire d'un noir (attention, un noir poli, toubib, cultivé) qui aime une blanche et s'invite avec elle chez ses parents démocrates et tolérants mais..... A la fin, tout s'arrange. C'était en 67.
... En 2008 le cousin du noir, Obama, s'âpprête à devenir président des USA !