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morn
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3,5
Publiée le 15 juin 2020
Un film d'horreur assez réussi bien qu'un peu vieillot (la musique). Le film a un certain charme. Ce giallo tourné en technicolor offre de bons moments de frissons bien maîtrisés. Premier et meilleur volet de la trilogie des enfers de Dario Argento.
Dario Argento délaisse (un peu) le giallo, pour embrasser le genre fantastique. On s'intéresse ici à une jeune Américaine, qui rejoint une école de danse en Allemagne. Mais après la mort aussi sinistre que spectaculaire d'une élève, des choses bien sombres pourraient se tramer dans l'établissement... L'intérêt de "Suspiria" est avant tout sa réalisation à tomber par terre. Car si le récit est intrigant et plein de mystères, les péripéties proposées ont une cohérence somme toute relative. Tandis que la protagoniste n'est guère développée, outre son statut d'étrangère. Et l'on ne saura pas grand chose des intentions exactes des méchants... Mais cet aspect étrange de l'histoire est probablement voulu, s'accordant finalement à l'ambiance de cauchemar éveillé qui se dégage de l’œuvre. En effet, Dario Argento nous offre une mise en scène des plus baroques. Des couleurs primaires, surtout rouge et bleu, largement mises en avant, au point de saturer l'écran. Le film fut d'ailleurs l'un des derniers tournés en Technicolor, technique contribuant à cet effet. Un mélange de décors Art Nouveau inquiétants, et d'architecture 70's. Des meurtres sauvages ponctuels, mais particulièrement graphiques et impressionnants. Une BO des Goblin qui s'associe sans mal à cet ensemble cauchemardesque. En résulte un film qui a marqué le cinéma d'horreur, et qui est considéré à juste titre comme l'un des incontournables de Dario Argento. A noter qu'un remake audacieux et intéressant est sorti en 2018. Et que nombre de réalisateurs s'en inspireront : "Last Night in Soho" pour ne citer que lui.
C’est le premier film de Dario Argento que je vois... alors... euh... comment dire... si ce n’est que ça sera également le dernier. Bon, il est vrai que la colorisation atypique de certaines scènes est déroutante, que la musique organique de Goblin, agaçante au possible, est un personnage en soit, mais pour le reste, non franchement, on frise le grand n’importe quoi. Film d’horreur ou horreur de film ? Personnellement, j’ai fais mon choix. Et comme « Suspira » est semble-t-il son meilleur, je me risquerais pas à découvrir d’autres films du réalisateur italien.
Superbe. Suspiria est un film superbe. Son scénario, pour l'époque, est vraiment excellent. L'intrigue est tout aussi bien passionnante qu’intrigante, et on a droit à un suspens omniprésent. Côté mise en scène, le film est doté d'un très bon jeu de caméra. Mais ce qui fait la réussite du film, c'est son visuel, qui est vraiment incroyable. Le jeu de couleur est visuellement parfait avec une prédominance rouge, auquel le réalisateur sait rester fidèle. Notons aussi un décor hors du commun, toujours pour l'époque bien entendu. Avec un petit coté sixteen. Je vous parle même pas de sa bande son tout simplement époustouflante. Le seul point bas du film sont les acteurs, qui sont juste corrects, mais sans plus. Aussi, je conseille vivement de le voir en VO, car je l'ai vu une fois en VF, et celle-ci est absolument abominable. Il ne faut absolument pas passer à côté d'un tel film, et surtout pas les amoureux du genre!
Film italien réalisé par Dario Argento (L’oiseau au plumage de cristal, Les frissons de l’angoisse), Suspiria renouvelle le genre de l’épouvante en empruntant au thème de la sorcellerie dans une esthétique aux couleurs criardes avec des musiques fortement angoissantes. On y suit les mésaventures de Suzy, une jeune Américaine qui emménage dans une école de Fribourg pour y suivre de prestigieux cours de danse. Elle se rend vite compte de l’atmosphère inquiétante des lieux, à commencer par son grand hall glacial dans lequel une élève est retrouvée assassinée dès le premier matin, suite à une scène violente avec son visage effrayé collé aux vitres, un étrange bras s’emparant d’elle et un cadavre retrouvé parmi des gerbes de sang et un large morceau de verre planté en plein visage. Prise de malaises, Suzy continue de subir la dureté de son enseignante, qui devient particulièrement violente verbalement avec le pianiste aveugle de l’école avant que ce dernier ne meure, égorgé par son chien habituellement inoffensif.
Tout porte alors à croire que les lieux sont hantés et Suzy apprend justement que l’académie était autrefois la demeure d’Héléna Markos, surnommée la Mère des Soupirs, réputée pour être une sorcière.L’ambiance devient de plus en plus pesante alors qu’elle se sent poursuivie par une menace invisible, la musique devenant de plus en plus anxiogène grâce aux effets vocaux (soupirs, râles et chuchotements) du groupe de rock Goblin. Les plans suggestifs fonctionnent à merveille grâce à un travail d’orfèvre sur les ombres et les lumières, avec de mystérieux yeux brillants dans le noir et la silhouette de Dario Argento lui-même pour rappeler que le danger n’est jamais loin. Les couleurs crues (notamment le rouge) renforcent la côté malsain et agressif des lieux, Suspiria étant un des derniers films à avoir été tourné en Technicolor, pour un travail très minutieux sur l’utilisation des couleurs primaires. Le cadavre en sang qui se relève et spoiler: l’apparence hideuse de la sorcière montrent fortement l’inspiration du réalisateur pour L’Exorciste. Constituant le premier volet de la Trilogie des Enfers (précédant Inferno et La Troisième Mère), Suspiria reste un des films d’horreur les plus emblématiques des années 1970 !
Comme pour "Profondo Rosso", Dario Argento nous propose une histoire hallucinante et hallucinée, servie par un travail des couleurs et des lumières très impressionnant. La musique est obsédante, les plans sont très travaillés, les décors extrêmement bien choisis. Je me suis aussi laissé embarquer dans cette histoire de sorcellerie, même si le scénario reste assez évasif...
Le principal intérêt de ce film est de donner à l’imaginaire kitsch et baroque d’Argento les moyens de se déployer jusqu’à un degré de folie formaliste assez ahurissant. Le résultat est d’une beauté parfois sidérante et la séquence d’ouverture est l’une des choses les plus belles et les plus fascinantes que j’aie pu voir sur un écran. Et il fallait au moins ça pour faire passer ensuite ce scénario poussif et plein de longueurs, où la tension est plombée par une BO pénible et un montage pas toujours efficace, jusqu’à un final franchement grotesque. Reste que visuellement, l’expérience est tellement unique qu’elle se suffit presque à elle-même.
Suspiria est avant tout une expérience formelle (presque) unique et inoubliable: une mise en scène lente et sadique, où la mort (comme souvent chez Argento), n'arrive jamais où on l'attend,une esthétique morbide saturant de rouge et de bleu, une musique électro-gothique avant-gardiste et parfaitement dans l'ambiance... Certains trouveront le film de mauvais goût et on ne pourra guère le leur reprocher, mais alors, un chef d'oeuvre de mauvais goût! Seul bémol (récurrent chez Argento), un scénario et des acteurs (pas tous) un peu faibles.
Le plus culte des giallos, ces films d’épouvante italiens bien kitch, n'a ni scénario original ni jeux d'acteurs impressionnants mais Dario Argento réussit tout de même à créer une superbe atmosphère horrifique et baroque grâce à des jeux de lumières et de musiques qui font augmenter le suspense et la peur ressentie par la danseuse américaine jusqu'à la fin où l'absence de budget est plus visible que jamais.
Dans ma série des Giallo voici sans doute le meilleur et le plus proche de la terminologie "chef d'oeuvre". Dario Argento magnifie le genre en lui apportant ses lettres de noblesse dans un style très italien dans la composition graphique tout en respectant les codes établis du suspense et de l'atmosphère pesante et inquiétante. L'interprétation ne déroge pas au talent du metteur en scène très à l'aise dans son cinéma personnel.
Suspiria est un film très spéciale. Un mélange entre le fantastique/Thriller/Horreur plutôt réussi. L'ambiance mis par le réalisateur est folle ! le scénario est quant à lui un peu tiède, mais cela reste un bon film
Cela débute comme un film pour adolescents : Suzy Banner (Jessica HARPER), jeune new-yorkaise débarque à Fribourg en Allemagne, par une nuit d’orage, pour intégrer une académie de danse dirigée par Miss Harper (Alida VALLI). Elle va être très vite confrontée à des meurtres et des événements curieux et inquiétants. Un film surestimé : il y a certes de bonnes idées mais un film est bien plus que cela. Malgré des scènes de folie bien mises en scène, le scénario est surtout un prétexte à des scènes sanglantes où le sang a la couleur du Mercurochrome ! On ne peut nier que Dario Argento a su créer un climax [décors très colorés, mis en valeur par le Technicolor, tombé alors en désuétude mais qui permet d’avoir des tons rouges et jaunes saturés, musique claquante du groupe de rock progressif italien Goblin mais qui n’arrive pas à la hauteur de Mike Oldfield dont un extrait de « Tubular bells » constituait le thème principal de « L’exorciste » (1973) de William Friedkin] mais le scénario étant tellement peu réaliste et truffé d’invraisemblances qu’on se désintéresse des personnages. On est loin de « La maison du diable » (1963) de Robert Wise ou « The curse of the demon » (1957) de Jacques Tourneur, plus angoissants car plus suggestifs.
Certainement le meilleur film de Dario Argento. Outre les aspects gores typiques de cette époque du cinéma d'horreur italien, le film a une ambiance pesante et glauque démesurée. On se sent sans cesse observé, quelle que soit la scène, même en extérieur la scène de l'aéroport en plein jour, on sent une pression constante. Le film est bien réalisé, l'histoire est excellente, les acteurs sont bien choisis, la musique des gobelins, notamment le thème principal est mythique, un film culte !
Je ne suis habituellement pas un adepte des films de sorcellerie mais là je dois avouer que Dario Argento a réussi son pari. Pour ce premier volet de la trilogie des enfers, l'ambiance est angoissante dès le début du film (aéroport, taxi, pluie battante et orage...) jusqu'au dénouement final. On ne nous laisse jamais tranquille ! Cela est principalement dû aux cadrages mais surtout à l'ambiance musicale stridente et aux couleurs (rouge, ocre, bleu, vert...) étouffantes. Les locaux de l'institut de danse avec une symétrie très Kubrickienne sont aussi pour beaucoup dans la réussite de ce film. Très encourageant avant d'affronter le 2ème volet de cette aventure fantastique : "Inferno".
Cinéaste inégal, Dario Argento a néanmoins signé quelques chefs d'oeuvre, il y a certes déjà bien longtemps, mais qui demeurent toujours inégalés (et inégalables) dans leur genre. "Suspiria" en fait partie. Sur le plan esthétique, tout y est magnifique : les décors, les couleurs, les lumières, les mouvements de caméra, la musique. L'histoire racontée (une vague histoire de sorcières dans une étrange école de danse) passe au second plan, elle n'est qu'un (bon) prétexte pour instaurer une atmosphère angoissante, lugubre et néanmoins colorée. Argento à son plus haut niveau, probablement son meilleur film.