Dario Argento délaisse (un peu) le giallo, pour embrasser le genre fantastique. On s'intéresse ici à une jeune Américaine, qui rejoint une école de danse en Allemagne. Mais après la mort aussi sinistre que spectaculaire d'une élève, des choses bien sombres pourraient se tramer dans l'établissement... L'intérêt de "Suspiria" est avant tout sa réalisation à tomber par terre. Car si le récit est intrigant et plein de mystères, les péripéties proposées ont une cohérence somme toute relative. Tandis que la protagoniste n'est guère développée, outre son statut d'étrangère. Et l'on ne saura pas grand chose des intentions exactes des méchants... Mais cet aspect étrange de l'histoire est probablement voulu, s'accordant finalement à l'ambiance de cauchemar éveillé qui se dégage de l’œuvre. En effet, Dario Argento nous offre une mise en scène des plus baroques. Des couleurs primaires, surtout rouge et bleu, largement mises en avant, au point de saturer l'écran. Le film fut d'ailleurs l'un des derniers tournés en Technicolor, technique contribuant à cet effet. Un mélange de décors Art Nouveau inquiétants, et d'architecture 70's. Des meurtres sauvages ponctuels, mais particulièrement graphiques et impressionnants. Une BO des Goblin qui s'associe sans mal à cet ensemble cauchemardesque. En résulte un film qui a marqué le cinéma d'horreur, et qui est considéré à juste titre comme l'un des incontournables de Dario Argento. A noter qu'un remake audacieux et intéressant est sorti en 2018. Et que nombre de réalisateurs s'en inspireront : "Last Night in Soho" pour ne citer que lui.
Un bon film d'horreur, comme on n'en fait plus aujourd'hui. Suspiria se sert surtout de l'ambiance, du mystère et des bruits bizarres comme instruments de la peur, et cela fonctionne plutôt bien. En tout cas moi, je suis bien entré dans l'ambiance dès le début, et j'ai suivi tout le film, sans jamais décrocher. Ambiance, qui dès le début est bien sombre, inquiétante et surtout intrigante. En fait, dans mon oppinion, le début de Suspiria est tout simplement génial. La femme qui sort de l'académie en hurlant, pour après être mystérieusement assassinée, la façon dont Dario Argento filme la forêt. Tout est là pour nous faire entrer dans cette atmosfère sinistre dès le début. Après, le film nous offre son lot de scènes très bien pensées, et plutôt flippantes parfois. Cependant, c'est la musique, splendide, et la beauté ésthétique, qui m'ont le plus impressionné dans ce film. Malgré celà, Suspiria n'est pas un film parfait. C'est surtout du côté scénario que j'ai trouvé des défauts. En fait, le scénario de ce film est prévisible, et il n'est pas le plus original du monde non plus. La fin m'a également un peu laissé sur ma faim. Je l'ai trouvé un peu trop rapide et tirée par les cheveux. Pour conclure, je dirai donc que Suspiria est un bon film d'horreur, avec une belle ésthétique, une superbe musique, et une ambiance sombre, très réussie. Malheureusement, il passe à côté de l'excellence à cause de son scénario prévisible et de sa fin, un peu décevante. Un film à voir.
Je peux comprendre les gens qui sont fans de ce film, mais moi j'ai décroché au bout d'un moment. les lumières rouges, bleus jaune ou vertes sur une musique angoissante ça fonctionne très bien au début mais après je m'en suis lassé. Surtout qu'il n'ya quasiment pas de scénario ni un jeu d'acteurs convaincant, c'est un film d'ambiance, ça reviendrait à regarder un tableau horrible, àa n'a d'autres vocation que de faire peur et mettre le spectateur mal à l'aise. Je dis ps que c'est un mauvais film, juste que j'ai pas spécialement adhérer.
Bien qu'il soit servi par une esthétique somptueuse et une bande-son envoutante, Suspiria se révèle être un film ennuyeux tant on peine à s'attacher aux protagonistes d'une histoire peu intéressante et, surtout, peu effrayante.
"Suspiria" est probablement le meilleur film de Dario Argento, étant le premier volet de la trilogie des Trois Mères, celui-ci s'avère être une perfection dans son ésthetique, sa bande son tellement sublime et agréable à écouter. Dario Argento nous offre au début du film une scène d'ouverture en montrant que le meurtre peut être un art, accompagné d'une couleur rouge sang, de bleu et un peu de vert/jaune ce chef d'oeuvre restera à tout jamais une beauté visuelle et sonore qui nous transportera dans l'univers macabre et baroque de Dario Argento. Une experience terrifiante à ne pas rater, malgré quelques petites longueurs (qui permettrais à certaines personnes de ne pas aprecier le film). Argento nous offre un ovni du cinéma d'horreur et d'épouvante qui nous fera passer une agréable et angoissant moment. Un grand classique qui restera un des chef d'oeuvres les plus ésthetiques des film d'épouvantes. 5/5
Dans ma série des Giallo voici sans doute le meilleur et le plus proche de la terminologie "chef d'oeuvre". Dario Argento magnifie le genre en lui apportant ses lettres de noblesse dans un style très italien dans la composition graphique tout en respectant les codes établis du suspense et de l'atmosphère pesante et inquiétante. L'interprétation ne déroge pas au talent du metteur en scène très à l'aise dans son cinéma personnel.
Musiques stridentes et cris a n en plus finir pour eveiller quelques frissons , quelques scenes semblent se rapprocher d une serie erotique malheureusement il n en est rien. Pour moi ce film culte est un navet. Revoir les papiers peints de l epoque est toujours un plaisir. Vive le x10
Esthétique baroque magnifique, couleurs somptueuses, scènes de meurtres orchestrées avec brio, musique qui ne vous sort plus de la tête, image sublime...le tout au service d'une merveille de l'horreur, le meilleur film d'Argento qui, contrairement au médiocre Lucio Fulci, parvient à redorer le blason du cinéma d'horreur italien. Un cauchemar ambulant sauvage, effrayant, et surtout magnifique.
Eh bien, après avoir visionné un film aussi atypique, on reste sans voix. Extase, extase maléfique, c'était splendeur de couleurs vives et de chair. Après avoir réalisé son plus grand thriller horrifique alias "Les frissons de l'angoisse", Dario Argento s'essaye au fantastique. Et quel résultat! Le scénario qu'il a rédigé avec Daria Nicolodi est riche, dense, la musique des Goblins envoûte le spectateur du début à la fin, Dario Argento signe ici sa réalisation la plus travaillée, la plus soignée, l'une des plus effrayantes du septième art. Dès le début à l'aéroport, on entend cette musique mélancolique et mélodieuse qui traduit immédiatement la mystification de ce long-métrage. Les scènes de meurtres glacent bien évidemment le sang du spectateur mais Dario Argento apporte quelque chose d'artistique à ces scènes écoeurantes par ses décors extraordinaires, ses couleurs multiples et vives, à vrai dire on a l'impression de voir un tableau tellement cela fascine, une fascination de la violence et surtout du morbide. Jessica Harper, révélée dans "Phantom of the Paradise" de Brian De Palma, qui tient ici le rôle majeur paraît aussi fragile qu'une poupée et est belle comme le jour. Il faut noter que le long-métrage nous situe dans le milieu de la danse, on assiste ainsi à quelques beaux mouvements chorégraphiés et Argento nous installe dans un univers de jeunes filles dont la maturité semble à peine égaler celle des enfants par rapport à leurs comportements. Ceci dit, ce n'est guère étonnant. Pourquoi? Parce que Dario Argento avait rédigé le script pour que les personnages soient interprétés par des enfants de douze ans mais les producteurs refusèrent ce critère car il s'agit d'un film d'horreur et qu'en aucun cas ils n'autoriseraient de la violence explicite sur des gamines. Argento modifia alors légèrement le scénario mais laissa libre cours à sa fureur habituelle sur les jeunes femmes. "Suspiria" surprend, fascine, épouvante, et détient un suspense et une tension hors du commun. A l'image de Sergio Leone dans "Il était une fois dans l'Ouest", Dario Argento fit composer la musique avant de tourner le film. Au final, le réalisateur rédige et signe un chef-d'oeuvre dans le genre du fantastique horrifique, agréablement épouvantable.
magnifique avec musique envoutante mais des gros defaut comme le sang ou la fin du film et c'est un peu domage malgré tout ce film reste une reference du genre
Le meilleur film du maestro, le plus baroque et inventif de sa longue carrière (actuellement hélas en phase terminale). Le scénario n'est qu'un prétexte pour enfanter d'un film-cauchemar, qui puise ses racines sanglantes dans les ténèbres de l'inconscient, dans les peurs enfantines, dans les angoisses secrètement refoulées. Là est la véritable sorcellerie de Suspiria, que j'ai découvert adolescent et qui a marqué mon imaginaire de sombres lueurs et d'ombres colorées. Difficile d'être objectif dans ces conditions. Après la vision solitaire et nocturne du bijou maléfique d'Argento, je ne pouvais m'empêcher de passer devant de vastes demeures anciennes en me demandant ce qu'elles pouvaient bien receler entre leurs murs et le long de leurs couloirs, quels mystères elles pouvaient bien garder enfouis dans leurs entrailles de pierres. Mes yeux devenaient des objectifs de caméra et captaient les moindres changements dans l'atmosphère, mes oreilles gardaient en écho la musique effrayante des Goblins et je rêvais d'être convié au sabbat tout en le redoutant. Merci, Dario, de m'avoir nourri de tes poisons illuminants. Et refais-nous un dernier bon film!
Tout ce qui fait la magie de cet Argento (architecture, couleurs et meurtres splendides), finit par en faire sa faiblesse tant il en abuse. Je m'attendais, tant la première demi heure est visuellement fascinante à tomber sur son meilleur, malheureusement l"intrigue déjà ultra maigre tombe dans le nanar jusqu'au final vite expédié dans un grand n'importe quoi. Seul l'esthétisme, il fait joujou avec le rouge/vert/bleu, semble l'avoir intéressé dans ce projet dont il nous gave jusqu'à l'écoeurement sans jamais se soucier d'étoffer sa trame...