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Hector de Troie
1 abonné
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4,0
Publiée le 22 février 2026
Depuis que j’ai vu Suspira, je découvre l'œuvre de Dario Argento et je dois dire que ce cinéaste m’étonne à chaque fois !
Ici on suit un musicien dans le Rome des années 70 où tout est teinté de rock psychédélique. Ce dernier est suivi par un homme étrange et quand il le confronte ce dernier meurt par accident et quelqu’un photographie la scène. Il est suivi par quelqu'un qui lui veut du mal…
Le mélange années 70 et thriller fonctionne assez bien ! Je trouve ce film vraiment intéressant ne serait-ce qu’au niveau graphique et l’ambiance qui s’en dégage.
J’aime vraiment les films qui mettent en valeur (la belle) architecture des années 70 avec ces grands immeubles qui mélange verre, béton laissent passer la lumière le tout mixé avec des teintes chaudes … Ce film dégage trois ambiances, le rock bien sûr, Argento était fan de Deep Purple et c’est eux qui devaient réaliser la BO. Le thriller d’ambiance ensuite qui est vraiment bon à suivre et un grain de folie hippie qui se mêle à tout ça ! Certaines scènes sont d’ailleurs vraiment drôles comme Dieu et le postier ! Pour être franc on a parfois du mal à rattacher ces incrustation hippies au film comme ceux qui aident le héros et ne servent quasiment à rien mais ça participe de l’ambiance !
On y retrouve ce qui fait le charme de Dario Argento avec sa trilogie animalière : une enquête inquiétante, une sexualité présente un peu partout, des musiques joyeuses mais avec le maitre suggèrent quelque chose d’autre ….
La présence aussi de Jean-Pierre Marielle, méconnaissable sans sa moustache. Ma note entre et 4.
Remarquable par sa réalisation virevoltante qui transforme de menus détails en éléments inquiétants, joue d'effets de caméra ou de focalisations et s'appuie sur une entêtante partition d'Ennio Morricone pour asseoir une atmosphère nerveuse, ce giallo lorgne davantage vers le thriller psychologique que la pure horreur - quoi que les scènes de meurtre portent la marque du maitre italien! Sans briller particulièrement, hormis Bud Spencer, le casting satisfait, d'autant que l'évolution des protagonistes demeure ténue, l'emphase portant sur la fantasmagorie paranoïaque ou cauchemardesque que failles ou insécurités avivent. Une nouvelle preuve du talent d'Argento!
Troisième long métrage que je vois du cinéaste Italien, maître du Giallo, Dario Argento après le terrifiant "Phenomena" et " L'oiseau au plumage de cristal". "Quatre mouches de velours gris" est dans la même veine mais un cran en dessous à cause du second degré avec un peu d'humour sur certains passages, mais qui a une bonne intrigue. L'histoire d'un musicien batteur d'un groupe qui se voit pris dans un piège pour soit-disant assassinat d'un homme avec un témoin mystérieux qui l'a pris l'acte en photo. L'homme se voit persécuter par quelqu'un et perdre quelques personnes de son entourage tués, mais qui fait ça ? "Quatre mouches de velours gris" s'inscrit dans la continuité de "L'oiseau au plumage de cristal", qui a rendu Dario Argento célèbre, par la mise en scène qui y ressemble à la fois propre, efficace et angoissante avec ici un peu de légèreté avec les apparitions amusantes de Bud Spencer et Jean-Pierre Marielle. Il y a un bon scénario qui nous interroge sur les personnages et l'identité du tueur. Il y a aussi la musique d'Ennio Morricone efficace et crispante au cinéma de Dario Argento. Les comédiens sont impeccables. A voir.
Je ne connais pas du tout l’univers de ce réalisateur et j’avoue que j’ai été intrigué par le titre. J’ai trouvé le style assez intéressant et les disparitions mortelles très douces en vérité. Il ne cherche pas à mettre du sang partout mais à créer une ambiance mystérieuse et angoissante. Et pour ça c’est réussi. La fin est également inattendue
Un très bon Argento, à ses débuts réussis avec une très belle mise en scène et un solide casting (des seconds rôles plaisants comme Bud Spencer ou Marielle). Enfin une musique de Morricone qui donne le ton. Tout est millimétré.
Cette suite et fin de la « trilogie animalière » de Dario Argento est pour moi le volet le moins convaincant. On retrouve le défaut principal du film précédent, à savoir une intrigue policière à la cohérence toute relative, et qui avance timidement. Ici, le héros est un jeune batteur, qui commet involontairement un homicide. Sauf qu’il a été vu, et que le témoin psychopathe compte bien le faire chanter. Mais notre héros, incarné par un Michael Brandon inégal, alterne des moments où la pression se ressent, et d’autres où il parait étonnement placide ! Jusqu’à une conclusion où, comme souvent dans les giallos, l’identité et les motivations du meurtrier sont capillotractées. Avec au passage un humour qui détonne avec le reste, dont Jean-Pierre Marielle (!) en détective privé malchanceux et efféminé. Néanmoins, tout comme les deux giallos précédents de la trilogie, les audaces formelles sont là. Si la BO d’Ennio Morricone demeure discrète, la mise en scène met le paquet sur plusieurs séquences. Un générique malin qui joue autour des instruments de musique et du montage sonore. Des scènes de meurtres bien amenées et baroques, avec des gros plans et de la première personne. Dont certaines images qui pré-dessinent des meurtres de « Profondo Rosso ». Et une utilisation maligne des lumières et des décors oppressants. Pour amateurs de giallo.
Se refaire un Dario Argento pour commencer une nouvelle année, et pas n'importe lequel un de ceux qui ont fait sa réputation, un grand cru qui n'a plus rien à voire avec ce que le bonhomme fait depuis plus de vingt ans maintenant. Ici le maestro suit son schéma classique: un mystérieux assassin vêtu de noir, des meurtres graphiques (un peu) et gore (pas trop), une enquete policière, du suspense. Pas son meilleur film dù peut être à un trop plein d'humour via des personnages décalé(Jean Pierre Marielle dans un role tres "Renatto" , le facteur idiot et ses lunettes triple foyer, Bud Spencer dans le role de "Dieu") mais la machine fonctionne encore. La mise en scene est fascinante, Argento utilise sa caméra et ses décore d'une main de maitre, les lieux semble devenir la materialisation de l'état mental du tueur avec ces victimes piegés à l'interieur. Encore une fois, j'ai été berné par la révélation du tueur et ces quatres mouches m'ont laissé pantois.
Un thriller psychologique sanglant er teinté d'humour, avec un scénario intrigant mais avec des longueurs, servi par une mise en scène baroque et une interprétation correcte, avec surtout les improbables Bub Spencer et Jean-Pierre Marielle.
Un peu à part dans le giallo italien et surtout pour son réalisateur Dario Argento qui pour une fois n est pas une simple histoire de meurtrier. Belle mise en scène avec des plans très travaillés une curiosité supplémentaire revoir Jean Pierre Marielle dans un rôle assez improbable.
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1,5
Publiée le 2 mars 2021
Dario Argento essaie d'utiliser la caméra de façon inventive et ludique mais même tous les gadgets du monde n'auraient pas pu sauver ce thriller atrocement ennuyeux. L'histoire est assez lente et bavarde. Le personnage principal interprété par un Michael Brandon ennuyeux réagit à la situation dans laquelle il s'est mis avec une légère inquiétude et une grande stupidité. Les actions des différents personnages de soutien n'ont pas non plus de sens et à l'exception de quelques scènes bien faites inspirées d'Hitchcock le film n'est pas captivant et on ne se soucie pas vraiment du sort de ses personnages. C'est plutôt désagréable et inutile comme le plan répété d'une décapitation qui préfigure la fin arbitraire du film. Il y a des personnages qui sont censés être drôles et qui sont juste ennuyeux. L'intrigue inintéressante évolue lentement et devient de plus en plus ridicule atteignant un véritable point bas lorsque le meurtrier est révélé et explique ses motifs et ils sont tout aussi peu convaincants. Quatre mouches de velours gris a une séquence finale étonnante mais en attendant vous avez peut-être déjà perdu toute patience...
Après "Un chat à neuf queues" déjà plus décevant que "L'Oiseau au plumage de cristal", Dario Argento vient clore sa trilogie animalière avec ce film, sorti en 1971, qui est, comme le précédent, pas mal mais sans plus. Je dirai que celui-ci et le précédent du réalisateur, sont, pour l'instant, les plus sobres qu'il ai fait et que j'ai pu voir. À la fois dans l'histoire mais aussi dans la mise en scène, je trouve que le réalisateur use bien moins de son style et de ce qui fait son charme. Malgré tout, la mise en scène reste tout de même très bonne, c'est indéniable, et on repère la patte du réalisateur, notamment dans l'écriture des personnages. Effectivement, dans presque tous ses films, nous avons un personnage homosexuel, ici dans la peau d'un détective privé qui ne manque pas d'ailleurs de faire remarquer que son homosexualité ne l'empêche pas de faire correctement son travail et d'affronter le danger, et puis spoiler: un personnage féminin fort, ici dans la peau de l'assassin (comme très régulièrement chez le réalisateur) . Malgré tout, j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire. Enfin je trouve que le scénario, par rapport aux autres films du réalisateur, n'est pas assez immersif, on a du mal à rester accrochés à cette histoire qui n'est pourtant dans l'ensemble pas trop mal. Je pense que cela vient aussi du jeu d'acteur qui est trop mou dans l'ensemble. J'ai en effet eu beaucoup de mal avec Michael Brandon et Mimsy Farmer que je trouve trop froids et blasés et qui ne passent pas assez d'émotions. En revanche, j'ai beaucoup apprécié le jeu de Jean-Pierre Marielle et de Bud Spencer (casting plutôt hétéroclite et surprenant d'ailleurs). "Quatre mouches de velours gris" n'est donc pas mauvais mais pas non plus le plus marquant du réalisateur.
Savoir manier une caméra et avoir des idées de mise en scène ça aide à faire un bon film. La preuve en est avec ce « quatre mouches de velours gris » qui aurait été un polar lambda parfois improbable avec une troupe d’acteurs hétéroclites mais qui sous la maestria d’Argento devient un film fascinant de bout en bout. Je ne vais pas m’étendre dessus, ni faire un listing des scènes qui m’ont plues juste le conseiller vivement à qui lirait cette critique.
La mouche de Moukmouk Troisième et dernier volet de la trilogie animalière d’Argento, ce film est probablement le meilleur de la série. C’est l’histoire d’un jeune type qui commet un crime malencontreux. Le problème est que quelqu’un était là et a tout vu. Visiblement, cette personne essaie de le faire chanter. Comme toujours, Argento sait soigner son entrée. La scène d’ouverture, le générique est un pur bijou de malice et d’énergie contenue et il faudra attendre la conclusion pour parfaitement comprendre le petit clin d’œil présent dès la première minute. La suite est dans la même veine, du décor à l’ambiance décalée, tout est croustillant dans ce polar de la nouvelle vague. On appréciera particulièrement une mise en scène fouillée et osée, inspirée par Hitchcock bien sûr et qui rappelle donc l’œuvre de De palma qui proposera un travail similaire à la même époque. Ainsi, on aime la caméra subjective et les effets de mise en abîme qui contrastent avec un ton parfois potache avec la présence surprenante de Jean-Pierre Marielle en détective (trop) ouvertement gay et celle de Bud Spencer en Dieu de la débrouille. Comme souvent chez Argento, la mise en scène passe aussi par le son et la partition de Morricone est proprement fabuleuse de lyrisme et d’étrangeté, en adéquation parfaite avec le montage son. Bref, c’est tout bon !
Troisième film d’Argento, qui s’amuse comme un fou avec sa caméra. Il s’amuse d’ailleurs tellement qu’il laisse son scénario se diluer complètement entre fausses pistes grotesques et personnages secondaires caricaturaux. On se moque assez vite de connaître l’identité du tueur et on se raccroche péniblement au kitsch giallesque du réalisateur, qui fait quand même des étincelles à chaque scène de meurtre (sauf deux ou trois effets de montage foireux). A voir pour admirer la capacité d’Argento à planter et exploiter un décor. Pour le reste, bof.