Le film est entièrement porté par l'éblouissante Cécile de France. Pour le reste, le scénario, plutôt bon, nous montre les joies et les affres de la célébrité.
Peu de personnes se souviennent de Jeannine Deckers, alias Soeur Sourire, une jeune femme devenue nonne et qui, pour partager sa foi avec Dieu, écrivait des chansons avant de connaître la gloire internationale avec l’une d’entre elles : « Dominique ». Qui aurait pu imaginer un seul instant qu’une nonne du Plat Pays parviendrait à se hisser au top du hit parade en vendant deux millions d’albums et se retrouvant même au-dessus des Beatles ou d'Elvis Presley ! ! Stijn Coninx revient sur cette incroyable ascension, celle d’une femme qui ne supportait plus l’autorité de sa mère, en quittant sa famille elle décide de devenir nonne afin de se rapprocher de Dieu et devenir missionnaire en Afrique. Mais son manque d’amour et son esprit créatif n’étant pas assez exploité à son goût, la poussera à quitter le couvent, entretenant par la suite une relation avec une amie (un scandale à l’époque) et poursuivant tant bien que mal sa carrière de chanteuse. Une vie semée d’embûches, chaotique ou peu reluisante, mais portée par une très belle personne, pleine de conviction mais pas si simple à aborder. Complexe et déterminée, elle se sera battu jusqu’au bout pour se faire entendre. Soeur Sourire est un très beau biopic, nous plongeons au cœur de son enfance jusqu’à ses derniers jours (suicide). A noter aussi l’excellente prestation de Cécile de France, avec à ses côtés, l’adorable Tsilla Chelton (la détestable Tatie Danielle - 1990).
Un biopic agréable à suivre, qui arrive à ne pas mettre le spectateur dans l'ennui. PAs spécialement fan, des biopics en général. JE dois dire que celui-ci , sans être extraordinaire ; m'a permi d'en apprendre un peu plus sur la personne et de passer un égréable moment. LE jeu des acteurs est tout a fait correct et Cécile de France en tete d'affiche rend le tout un peu plus "fort". On peut sentir de l'émotion, tout les acteurs jouent juste et donne de leur mieux. LE tout est émouvant, beau, touchant, simple et assez réaliste. JE connais pas l'oeuvre écrite de cette personne, mais son adaptation cinématographique, m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur cette personne (mais du coup, je ne peux le comparer (ou grand nombre d'adaptation sont généralement en déca du book d'origine)). Bref, moi qui croyait que le sommeil ferait son apparition peu de temps apres le début, ce ne fut pas le cas. J'ai vite été pris dans le jeu des acteurs et de la mise en scène qui va avec. Et une histoire simple, belle et surtout mise en scène avec une certaine "fraîcheur". PAs un chef d'oeuvre, certe ; mais un biopic qui peut donner envie d'en savoir plus et qui s'avère très interessant globalement. Pourquoi pas.
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3,5
Publiée le 21 octobre 2010
Un raz de marèe sur les ondes! Au dèbut des annèes 1960, toutes les radios occidentales et amèricaines diffusaient en boucle "Dominique, nique, nique..." Un tube, comme on disait! N°1 aux Etats-Unis devant Elvis Presley! En èvitant d'aborder la religion, l'homosexualitè, ou même la misère, Stijn Coninx signe un portrait richement incarnè par Cècile de France qui campe avec talent et conviction cette dominicaine belge rebelle, star le temps d'une saison et trop à l'ètroit dans sa coiffe religieuse! Les acteurs secondaires comme Sandrine Blancke dans son personnage d'Annie, l'amie de Jeannine, est èmouvante! Une biographie très rèussie d'un personnage hors du commun où Dominique-nique-nique s'en allait tout simplement un 29 mars 1985 à Wavre avec sa compagne Annie Pècher...
Soeur Sourire est un nouveau biopic sur une personnalité quelque peu singulière. En effet, Jeannine Deckers de son vrai nom, est connue pour avoir été une nonne qui sortit un tube dans les années 60: « Dominique ». Le réalisateur Stijn Coninx s'emploie à retracer dans les grandes lignes les nombreuses péripéties de cette bonne soeur chanteuse mais sans jamais vraiment mettre en avant les contrariétés subies par cette femme de dieu, comme par exemple l'esprit un peu arriéré de l'église. Tout est traité en surface et on y découvre donc juste une femme qui ne supporte pas l'autorité et qui passe sa vie à fuir (le cocon familial, le couvent, son amie, son imprésario...) devant la moindre difficulté qui entrave sa liberté. Soeur sourire est alors réduite à un personnage égoïste qui devient donc rapidement antipathique. Il est alors difficile, dans la mesure où l'héroïne est absolument de tous les plans, d'avoir réellement envie de la suivre. Pourtant Cécile de France se démène tant bien que mal pour insuffler une quelconque chaleur à son personnage mais sans jamais réussir à faire de ce film autre chose qu'une histoire un peu fade.
Construit de manière classique mais rayonnant de bonne humour, cet agréable biopic revient sur le parcours de cette jeune bonne sœur qui se fit remarquer en trouvant un succès international avec une simple chanson au milieu des années soixante. Si les spectateurs maudiront le film de leur avoir mis cette insupportable musique dans la tête, ils seront ravis de voir Cécile de France exceller dans le rôle-titre en lui donnant une force de caractère et une sensibilité attachante. Si le scénario évite autant que faire se peut les sujets délicats autour de la foi chrétienne, du show-business ni de ses penchants lesbiens, il exploite avec une agréable légèreté les nombreux conflits qu’a pu connaitre son personnage, tour à tour avec sa famille, la hiérarchie cléricale, son manager et enfin le fisc.
Une évocation de la vie de l'auteur de "Dominique nique-nique." qui devient vite ennuyeuse passé la première demie-heure malgré la belle présence de Cécile de France.
Le jeu des comédiens est bon, globalement c'est cohérent mais le problème c'est que pour une biographie c'est carrément édulcoré. On ne comprends pas du tout dans le film pourquoi elle et sa compagne se suicident. En vérité, poursuivie par le fisc belge qui lui réclame l'argent du tube "Dominique" alors que c'est le couvent (5%) et Philips (95% !) qui ont tout récolté. Evidemment les deux sont restés sourds à ses appels à l'aide. Ruinée, et dans une dépression grave, l'alcool et les médicaments s'enchaînent jusqu'à son suicide. Son histoire est particulièrement triste, et on en est bien loin dans le film qui zappe le côté tragédie sur la fin, ça devait pas être assez vendeur. Et d'ailleurs le réalisateur lui-même l'avoue : l'histoire l'emmerdait alors il a préféré raconter l'histoire d'amour. Et du coup le film se termine n'importe comment. Un grand gâchis, et une nouvelle preuve que le cinéma franco-belge ferait mieux de se suicider lui aussi et d'arrêter le massacre. Je met une étoile (je suis généreux) pour l'idée intéressante de parler de la vie de cette femme qui s'est battue toute sa vie pour ses idéaux, et qui n'est hélas que trop méconnue.
Cécile de France qui tenait beaucoup à ce film sur une de ses compatriotes symbole de ce que le vedettariat peur avoir de destructeur. Jeanne Deckers dite « Sœur Sourire » aura connu le destin d’une étoile filante, morte presque aussitôt avoir connu la pleine lumière. La jeune actrice souvent convaincante depuis ses débuts à l’écran porte ici avec brio tout le film sur ses épaules qui sont solides. Le film qui ne verse pas dans le mélo ce qui aurait été facile met à jour une jeune femme ambitieuse qui a du mal à rendre l’amour qui que peuvent lui donner les autres. Trop attirée par la lumière, elle n’aura pas la lucidité qu’une grande partie de son succès était basé sur son statut de nonne. Une fois la soutane partie et l’église contre elle, les portes se sont irrémédiablement fermées sur Jeanne Deckers. C’est dans le dénouement le plus total qu’elle choisira avec son amour de jeunesse le suicide à deux. Le film s’il n’est pas novateur restitue bien l’époque des années 60 et permet de constater avec plaisir l’abattage de Cécile de France capable de porter un film sur son nom. « Sœur Sourire » devrait être montré à tous les candidats à la « star ac » et autres jeux destinés à ceux en quête de la célébrité immédiate.
"Soeur sourire" est un film sympathoche sans plus... Cécile de france est épatante et pétillante L'histoire de soeur sourire est racontée ici de manière assez "raccourcie" bien qu'il y ait quelques longueurs. Un vrai bonheur néanmoins dans ce long métrage, Tsilla Chelton ! On passe un bon moment, pas inoubliable cependant
Un très bon biopic, intéressant, qui se penche sur le destin d'une femme à la personnalité complexe, qui n'arrive pas à aimer et à s'attacher aux gens. Cécile de France interprète avec brio et avec force cette Soeur Sourire, nonne trop vite starifiée, qui n'a pas su maîtriser sa carrière. Les seconds rôles sont tout aussi intéressants, tourmentés mais profondément attachés à ce personnage à part. La réalisation est soignée, et le tout se suit avec grand intérêt, grâce à une dose d'humour nécessaire. On peut néanmoins regretter la fin, trop abrupte, qui ne se penche pas sur les dernières années de Jeanine Deckers.
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1,5
Publiée le 16 juillet 2021
Plusieurs grandes œuvres récentes nous ont montré qu'il est possible de créer un film sur quelqu'un en prenant des libertés et en ne racontant pas une histoire factuelle et linéaire. Sœur Sourire n'est pas un de ces films. Il commence en étant très linéaire et conventionnel très hollywoodien et nous remarquons comment chaque scène sert à nous faire comprendre qu'elle est un tel esprit libre une nonne pseudo sourde et muette qui apporte même un soulagement comique aux autres. Cécile joue le rôle de Sœur Sourire à merveille cela aurait pu néanmoins être un grand film jusqu'à ce que le réalisateur ou l'un des producteurs décide que l'histoire de la vie de Soeur Sourire était un peu trop longue et ennuyeuse et devait être accélérée voire radicalement modifiée. À partir de ce moment du film tout se dégrade. Lorsqu'elle se suicide alors que dans la vie réelle elle vivait encore jusqu'au milieu des années 80 je n'en avais plus rien à faire. Quelqu'un a-t-il remarqué les portes d'hôtel modernes à clé magnétique à Montréal. C'est très avancé pour un pays comme le Canada et c'est anachronique alors que la Belgique et le reste de l'Europe étaient bien sûr très avancé et libéré en 1967...
Ce qui sauve « Sœur sourire » de l’enfer des biopics académiques sans pour autant l’auréoler de notre satisfecit, c’est probablement la fraîcheur et la spontanéité de la miraculeuse Cecile de France.
Soeur courir, Soeur fou rire, Soeur mourir. La vie et l'oeuvre (?) de Soeur Sourire auraient pu être traitées comme un mélodrame intégral sur le thème : voici une jeune fille incomprise de sa famille, exploitée par l'Eglise et les maisons de disques, incapable d'assumer son homosexualité etc, etc. Le film de Stijn Coninx a heureusement choisi d'exploiter une autre voie avec le portrait d'une jeune femme qui suivait ses intuitions et un peu moins les règles (par candeur ? Plutôt par goût de la liberté), ce qui lui valut les pires avatars. Ce n'est donc pas un biopic, au sens traditionnel du terme, le film est "inspiré" de l'existence de Jeannine Deckers et se concentre sur quelques années seulement de sa vie, n'insistant pas outre mesure sur sa déchéance, jusqu'au point final. On pourra toujours accuser Coninx d'avoir édulcoré le caractère de la nonne chantante, mais pas d'avoir noirci le tableau, c'est sa vision de cinéaste, après tout, pas le reflet obligatoire de la réalité. Cécile de France est épatante (sans surjouer) et laisse suffisamment de place aux seconds rôles pour exister (ils sont d'ailleurs magnifiques). Plus qu'une biographie de Soeur Sourire, ce sont quelques moments de la vie de Jeannine Deckers, qui nous sont contés. Allegro, ma nonne troppo.
Pourquoi ce destin râté à t il suscité autant d intérêt ? Personnage peu touchant assez antipathique victime d une chansonnette qu une grande majorité de Français ne connaissait pas à la mort de son auteure Cécile de France a beaucoup de mérite pour faire revivre l artiste maudite mais son charme est en décalage totale avec la réalité On y croit pas une seconde : c est le gros problème du biopic : une Rose ne peut pas interpréter le rôle d une courge sinon on risque le navet