Premier film de Joachim Trier, un récit foutraque et un peu bavard mais exaltant et plein d’énergie sur les destins croisés de deux amis d’enfance et jeunes écrivains en herbe. 3,75
Film qui se veut émouvant mais parvient difficilement à convaincre. C'est après avoir lu les bons retours sur "Julie en 12 chapitres" que j'ai voulu me faire la trilogie. J'avoue avoir été quelque peu déçu. Pourtant très patient, j'ai trouvé le film lent et ennuyeux. Il est plat et les personnages ne sont pas les plus attachants. Le déroulement de l'intrigue ne m'a rien procuré. Je suis peut-être passé à côté de quelque chose. Néanmoins, je peux comprendre ceux qui ont aimé. Ce film ne m'a tout simplement pas parlé.
À Oslo, de nos jours, Phillip (Anders Danielsen Lie) et Erik (Espen Klouman-Høiner) sont deux jeunes hommes passionnés d'écriture. Ils ont chacun écrit leur premier roman qu'ils rêvent de publier.
La sortie et le succès de "Julie (en 12 chapitres)" ont conduit Malavida à ressortir en salles le tout premier film de Joachim Trier, tourné en 2006.
Il frappe par sa maîtrise. "Nouvelle donne" ne se contente pas de raconter platement l'histoire d'une amitié littéraire. Il entrelace plusieurs niveaux de lecture, multiplie les flashbacks et les flashforwards, explore quelques hypothèses, revient en arrière, repart en avant.... Loin de donner le tournis, "Nouvelle Donne" nous emporte avec sa folle énergie sans jamais nous perdre.
Je n'avais pas aimé "Oslo 31 août", le film qui en 2011 avait révélé Joachim Trier. La faute en était peut-être au "Feu follet", le roman de Drieu la Rochelle, et sa noirceur suicidaire. J'ai au contraire été enthousiasmé par "Julie (en 12 chapitres)" et sa communicative énergie.
Bien que réalisé avant ces deux films-là, "Nouvelle Donne" en constitue en quelque sorte l'heureuse synthèse. Comme "Oslo 31 août", c'est un film triste, hanté par les pulsions suicidaires qui emportent régulièrement Phillip en hôpital psychiatrique et minent le couple qu'il forme avec la charmante Kari. Mais, comme "Julie (en 12 chapitres)", c'est aussi un film gai, plein de vie et d'énergie, débordant de créativité.
Que vous ayez aimé les deux films de Joachim Trier ou que vous ayez aimé l'un des deux seulement, voire que vous ne les ayez vus ni l'un ni l'autre, jetez un oeil à celui-ci, vous ne serez pas déçu.
Mais nan c'est pas longuet ! Bon,ok, ça finit par tourner un peu à vide. On répète une sorte de cycle de hauts et de bas, on se demande à quoi ça rime, on attend. Y a quand même pas mal d'humour (plusieurs fois, on se marre), de la bonne musique punk et, ce qui compte, de très bons acteurs et quelques délicieux dialogues (et voix off). Cependant, le propos est légèrement, pas insignifiant mais tout de même prétentieux et surtout très égocentré. On a l'impression que, dans leurs vies (c'est des Norvégiens riches, qui n'ont à s'inquiéter de rien, qui ne songent qu'à leur rapport à la littérature, au succès et à leurs amours), il se passe tellement rien au niveau social qu'il faut se faire des grosses émotions de manière artificielle, et donc on part dans une sorte de folie (un des deux écrivains perd pied ou débloque, on comprend pas pourquoi : est-ce qu'il a vraiment une pathologie psy ou est-ce que c'est parce que c'est un écrivain enflammé ?) Les personnages sont attachants mais toute cette jeunesse qui vit au jour le jour, qui se laisse aller, qui va à Paris pour se la jouer romantique et qui rentre la queue entre les jambes, c'est quand même du cliché. Certes, ils sont jeunes (23 ans environ) mais ils ont l'air déjà vieux, dans leur style. Et il y a beaucoup de non-dits, trop. Le film se rattrape en fait sur ses effets. Au début, c'est carrément déroutant (t'as le son qui s'arrête d'un coup, qui repart, et des cuts strange, comme s'il s'agissait d'un défaut technique). Ensuite, ça disparaît quasiment mais on reste face à un montage (certains vont dire prétentieux) original, avec une atmosphère, une réelle atmosphère de copinage avec des accents décalés à la FLEABAG et des flashbacks sur l'ironie ou la banalité du destin. Les acteurs sont attachants et c'est déjà ça. C'est un film avant tout psychologique. Ça nous permet de saisir une certaine vanité, et de faire face à l'ironie, ou triste, ou gaie, d'existences mises en commun de manière complètement inattendue, pour le meilleur et pour le pire. Mais y a toujours, finalement, dans ce film, comme une volonté de faire croire à l'amour, à sa force, malgré tout, par-delà la folie et l'absurde.
En lisant la synopsis je ne m'attendais pas du tout à ce genre de film. Il est décevant, d'une part car les choix du réalisateur sont bizarres (Flash back, voix off) du coup l'histoire est brouillonne, de plus elle est assez monotone est plate il n y a aucun élément déclencheur qui fait que l'intrigue va s'accélérer et devenir intéressante. Toutefois la mise en scène est réussie et le sujet était bien traité mais ennuyeux. Enfin je me suis pas accroché aux personnages, qui sont pour ma part trop nombreux, deux trois sont inutiles et n'apportent rien au film.
Ce premier long-métrage pose les bases du cinéma de Joachim Trier : il dépeint avec beaucoup de sensibilité des personnages en rupture, à fleur de peau, dans un contexte social, professionnel, sentimental pessimiste. On sent déjà un certain potentiel chez le norvégien, surtout dans la mise en scène et la direction des acteurs, mais le scénario et le film dans son ensemble sont plutôt brouillons. L'intrigue ne semble pas vouloir choisir son camp, et l'utilisation de certains procédés narratifs (voix off omniprésente, flash backs/forwards) plombent le récit. Trier exploitera bien mieux ses capacités dans son second long-métrage, Oslo 31 Août, jouant sur une thématique qui semble lui tenir à cœur, le rapport à la maladie.
Ce film est très étrange ! Etrange et complexe et honnêtement je n'ai pas accroché du tout ! Les flashbacks cassent le récit, les personnages ne sont pas attachants, l'histoire pas émouvante vu le thème et j'ai trouvé ce film trop froid pour en retirer quoi que ce soit. Un raté venu tout droit de Norvège !
Joachim Trier amorce son film par un prologue façon Nouvelle Vague (noir et blanc, récit éclaté, voix off, montage syncopé) allant jusqu'à l'utilisation du thème Camille de Georges Delerue entendu dans Le mépris de Jean-Luc Godard. Si après l'apparition du titre du film et de son générique, l'auteur adopte la couleur en remplacement du noir et blanc et une bande son résolument pop rock, il maintient un récit déstructuré (nombreux micro flashbacks avec narration en voix off), un montage nerveux et une recherche constante dans la composition des cadres. Entre Oslo et Paris, sur fond d'intimes tragédies, chronique douce-amère très littéraire d'une reconstruction psychologique entre présent et souvenirs rejoués (métaphore des comptes à rebours). Premier long métrage élégant et prometteur.
Autant j'ai adoré Oslo 31 aout mais autant celui ci ça a pas prit du tout!Le temps ma paru extrêmement long!je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et à l'histoire à mon grand regret mais je me suis ennuyé profondément…Après j'ai trouvé l'histoire trop plate et sans émotions ou il n'y a même pas un moment x ou un évènement pourrait nous faire nous accrocher à un des protagonistes! ils ne se passe rien! donc c'est non pour ma part!1/5.
Oslo 31, août est un excellent second film. Nouvelle Donne est, je le pense, encore meilleur. Ponctué de musique pop acidulée, de références à la littérature et au cinéma, le premier long-métrage de Joachim Trier est un hommage vibrant à la Nouvelle Vague. A voir absolument si l'interprétation d'Anders Danielsen Lie dans Oslo, 31 août vous a enchanté.
Plongée originale dans le quotidien de deux jeunes norvégiens souhaitant par dessus tout devenir écrivain. Entre déception et succès non contrôlé. réalisation volontairement décousue qui ajoute une touche attirante.
Construction du film intéressante. Très belle BO. Des acteurs scandinaves étonnants comme à leur habitude. Un très bon film simple et réaliste qui représente avec beauté le parcours de ces deux amis.
Ce film part d’une idée simple : retranscrire le parcours de deux jeunes écrivains norvégiens en quête d’identité, à l’aube de leur première publication. Au service de cette idée, une mise en scène d’une rare originalité (que certains pourront qualifier de complexe ou brouillonne, ce qui n’est pas mon cas) combinée à la réalisation nerveuse de Joachim Trier, le tout très bien servie par des comédiens amateurs talentueux. Au final, ce drame nous offre une vision globale de la jeunesse norvégienne actuelle, entre malaise et quête de l’absolu. Coup de coeur. Bravo.