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inspecteur morvandieu
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4,0
Publiée le 4 mai 2025
Une banlieue sinistre et pauvre pour décor, l'alcool et la violence pour mode de vie: le regard que porte le metteur en scène sur l'existence de la communauté maorie de Nouvelle-Zélande est brutal et sombre. On s'attend alors à un pamphlet contre la société néozélandaise, peut-être coupable de discrimination. Mais, si le film s'adresse à tous, Lee Tamahori s'adresse, lui aux Maoris. Il n'évoque ni la société néozélandaise dans son ensemble ni la responsabilité des Blancs, mises de côté. Son film est un cri destiné aux siens pour qu'ils retrouvent la dignité que, selon le cinéaste, ils ont perdue au contact de la civilisation venue d'occident, au contact d'une société gangrenée par le chômage, l'alcoolisme et la violence, dont les Maoris sont les victimes inconscientes ou résignées. A ses frères maoris, qui chantent le temps jadis, Tamahori dit que leur espoir de survie passe par le sursaut, le retour aux valeurs et à l'instinct de leur peuple. La famille Heke témoigne sans le savoir du drame de leur condition. A partir de quelques scènes extrêmement brutales, sans complaisance, le réalisateur donne le ton de ce film tendu, parfois maladroit dans son propos humaniste mais sincère. Les interprètes sont formidables: Rena Owen, en mère de famille accablée, et surtout le très charismatique Temuera Morrison, l'époux incapable de réaction, faible malgré sa musculature qu'il croit être un gage de liberté.
Elu meilleur premier film à la Mostra de Venise en 1994, "L'Ame des guerriers" se veut être un film choc et doit par conséquent être vu comme tel. La première ambition de Lee Tamahori (qui s'est depuis malheureusement engouffré dans de belles daubes Hollywoodiennes) n'est effectivement autre que de violemment bousculer le spectateur et le faire sortir de sa torpeur habituelle. Pour cela, il s'est chargé d'adapter un récit que l'on pourra qualifier comme ayant une vocation "sociale" (dénoncer la misère de la banlieue d'Auckland ainsi que les violences endurées par des femmes qui encaissent silencieusement) mais ici très vite dépassé par un aspect plus "psychologique", dans le sens où on s'intéresse aux personnages à proprement parler avant de se passionner pour l'univers décrit. Les protagonistes mis en scène sont ainsi tous tourmentés, de façon certes différente mais sont entourés d'une ambiance électrique, d'où peuvent surgir d'incontrôlables pulsions. La réalisation de Tamahori n'est pas toujours sobre : elle s'appuie sur une photographie et une lumière criarde (laquelle a d'ailleurs bien du mal à traverser l'épreuve du temps, seulement une quinzaine d'années plus tard), des mouvements incessants parfois agaçants car inappropriés, un montage explosif limite excessif (surabondance de musique dans les instants-clés)... Pourtant, son film garde une vraie force, du fait notamment de l'importance et de la gravité du sujet traité mais également parce que la caméra sait parfois se poser pour capter de véritables émotions, sûrement quoique lentement. Il dirige en outre plutôt bien ses acteurs (au féminin surtout avec des rôles de la mère et de fille bien tenus) même si on regrettera le ton un peu cabot que prend parfois l'interprète principal. Les rebondissements tiennent à flots une intrigue intéressante bien que prévisible et l'on regarde sans s'ennuyer une "Ame des guerriers" ayant l'intelligence d'ouvrir sur la culture maori. Ca donne envie de devenir féministe !
Drame social venant de la patrie de Peter Jackson l'Ame des guerriers est une véritable bombe. La vie d'une famille Maori en butte à la violence du mari. Le destin tragique de cette famille est filmé sobrement, la violence fait mal et revulse, mais la peinture de cette société est très bien faite et on rentre tête baissé dans ce maëlstrom d'émotions. La fin glace les sangs, bouleverse, L'âme des guerriers est un film dont on ne sort pas indemne, on à l'impression de s'être pris les coups de Jake le musclé directement en pleine gueule. L'interprétation est au diapason de la réalisation, tous les acteurs sont excellents. Le fils ainé avec ce regard que l'on voit sur l'affiche vole la vedette à tous, cette scène où il donne ce regard plein de haine à son père est un monument du cinéma, rien que ça. Un grand et beau film et un de mes films préférés.
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4,0
Publiée le 20 juin 2009
Rare film consacrè aux Maoris, "L'âme des guerriers" est devenu un phènomène de sociètè en Nouvelle-Zèlande! Adaptè du best-seller de l'ècrivain maori Alan Duff, ce premier film dècrit le dèchirement d'une famille dans l'enfer urbain dominè par la violence! Celle des ghettos et celle, cruelle, d'un homme qui terrorise ses proches! Lee Tamahori traduit la sauvagerie de ce monde dans un style ultrarèaliste, s'attachant à ses personnages paumès, pathètiques! Face à la brutalitè terrifiante d'un monde règi par l'alcoolisme et la violence, certains trouveront refuge dans une spiritualitè hèritèe des traditions tribales dont les manifestations les plus spectaculaires sont les tatouages, les danses de guerre et les cèrèmonies! Remarquablement interprètè, notamment par Rena Owen et èvitant le film à thèse, Tamahori rèussit un film au rèalisme brutal, une oeuvre flamboyante mêlant mèlodrame et constat sociologique, rècompensè d'une multitude de prix à travers le monde...
Difficile de se mettre dans la peau de ses personnages, très caricaturaux, ultra violent, rarement poétiques ! Ils boivent, ils se battent, ils cuvent, et pendant ce temps, un drame se joue, des enfants dévastés ! La femme revient presque toujours dans le piège de son mari (ce qui pousse le film en longueur), comme souvent avec les femmes battues et c'est là où le bas blesse, jamais on imagine qu'une femme puisse se laisser battre à ce point ! Il y a une sorte de règle du silence assez peu compréhensible, et qui ne semble pourtant pas lié au fait que ce soit des Mahoris ! On aurait apprécié en savoir plus sur les coutumes de ce peuples, où encore sur la vie du gang de Nig ! Le passage le plus interessant étant celui où Boggie est dans la maison de redressement ! Toujours sur ce peuple, le film Paï est nettement meilleur.
La famille Heke vit dans une banlieue populaire d'Auckland. Etouffée par un père chômeur, alcoolique, et violent, cette cellule s'apprête à imploser. "Once Were Warriors" est certes un drame familial réussi, sur la manière dont une raclure de père (Temuera Morrison) parvient à tout rater. Ou, du moins, il ne fait rien pour gérer les choses. Mais c'est aussi et surtout une oeuvre sur la manière dont la culture Maori s'interface avec le monde occidental moderne. Et c'est évidemment là l'originalité du récit. A travers cette poignante descente aux enfers, on verra le rapport de chaque personnage à cette culture. Le père, Jake, méprise ses origines, s'enfonce dans un cycle auto-destructeur d'alcool et de violence. La mère, Beth, va doucement tenter d'y revenir pour trouver la lumière. Le fils aîné, Nig, les retrouve à travers leur version post-moderne, à savoir des gangs de rue maori. Le fils cadet va y voir une manière de s'exprimer. Et ainsi de suite. Sur la forme, c'est relativement sobre. Mais Lee Tamahori s'autorise quelques mouvements de caméra malins (l'intro avec le panneau publicitaire), ou des sursauts inattendus de violence. Tandis que les acteurs sont tous convaincants. Le film connut un très beau succès critique à sa sortie, et un gros succès commercial en Nouvelle Zélande. Lançant entre autres les carrières hollywoodiennes de Temuera Morrison et Lee Tamahori, pour le pire et le meilleur...
Chronique sombre et brutale d'une famille de maoris dans la banlieue d'Auckland. Un film coup de poing d'une grande violence qui laisse le spectateur secoué. Waow !
Le film a plutôt bien vieilli malgré ses 28 ans, le message qu'il tente de faire passer est toujours et la misère qu'il dépeint fonctionne encore. Allant crescendo dans la violence, celle-ci n'étant pas insoutenable, c'est surtout sur la psychologie et le mental que la pression exercée par le patriarche se fait le plus ressentir, transformant sa propre famille en lambeaux au profit d'amis peu fréquentable. Allant de déceptions en déconvenue jusqu'au mépris total vis à vis de son entourage. Comportant malgré tout quelques longueurs le même schéma se répétant en boucle, fête dispute, bagarre, pseudos réconciliations.. le film arrive malgré tous à capter l'intérêt. Le final est un peu expéditif, mais dans sa globalité le film reste bon.
Un film coup de poing, brutal et d'une crédibilité de tous les instants qui accentue sa force. Ces acteurs sont sincères et la plongée dans l'univers actuel du peuple maori est très intéressante. Dommage que le film dispose de peu de moyen et que sa photo soit vraiment limite pour ne pas dire franchement moche ce qui est un des rares défaut d'un film très fort.
Si Jane Campion ( "la leçon de piano" palme d'or à Cannes) est la représentante la plus éminente du cinéma néo zélandais, l'archipel du bout du monde à laissé d'autres traces dans l'histoire du septième art.
" L'âme des guerriers" ( 1994) ne fut pas par hasard, le premier long métrage du territoire maori à être présenté au festival de Cannes.
Ce premier opus de Lee Tamahori ( cinéaste qui dirigea un James Bond - incarné par P Brosnan) est un regard sur la communauté maori de Nouvelle Zélande ( aujourd'hui regroupée pour l'essentiel dans la partie Est de l'île du Nord aux alentours de la ville de Whangarei), dont certains membres ont quitté les territoires des terres ancestrales pour la vie citadine.
On y voit ( au travers de la vie d'un couple et de ses quatre enfants ) une existence désœuvrée, ou l'alcoolisme, la délinquance, la maltraitance et même le viol intra familial sont omniprésents.
La force du film porte sur son scénario et sur l'incarnation de l'actrice principale, la très belle Rena Owen.
Même si aujourd'hui le film n'est pas oublié ( son sujet et la situation géographique du propos y sont pour beaucoup), la réalisation. n' est tout de même pas très convaincante.
Les décors, la photo, le choix très discutable de l'acteur principal qui incarne, selon moi, maladroitement le père de famille, représentent les grosses failles qui obliterent le résultat final.
Kenneth Loach aurait pu donner un sacré coup de mains à Tamahori, dont la carrière, avec le recul du temps, sera assez terne au plan artistique, malgré son premier opus qui comportait, malgré ses défauts, une marque d'ambition indéniable.
Un magnifique drame sur les violences conjugales. Les acteurs sont tous formidable. La réalisation de Tamahori reste assez classique mais peu importe, cela n'influence en rien à la qualité du film...
Voilà un film qui exhale un dynamisme communicatif en même temps qu’une charge émotionnelle non négligeable. Lee Tamahori porte une vision sans concession de l’univers des Maori dans une Nouvelle Zélande en proie aux problèmes sociaux et raciaux (d’une façon sous-jacente). Il donne aussi une représentation ironique des membres de son groupe ethnique perçus comme des idiots incultes et en proie aux seules pulsions violentes. Les hommes, porteurs de beaux corps musclés et peut être bien montés ne pensent qu’à se taper dessus ou sur leur femme (on voit une scène de violence conjugale presque drôle tant qu’elle est excessive) et à engloutir des bouteilles de bière entre copains avant de se battre, baiser leur femme ou violer la fille de leur ami. L’actrice principale Rena Owen exhibe une sexualité torride et Tamahori en fait un personnage tourmentée et pro-active. La faiblesse du film provient de la superficialité dont sont traités les aspects ancestraux de cette ethnie et sur la Rédemption du fils au pensionnat (la relation avec son maître n’est pas assez développée). Un film inachevé mais dont certaines scènes (tel le suicide de l’adolescente) restent difficilement effaçables de notre mémoire.
L’âme des guerriers est un formidable drame social dépeignant avec brio la vie chaotique d'une famille Maori. Père violent et alcoolique, mère tentant désespérément de contenir la violence du père et de maintenir un semblant de cohésion familiale, enfants perdus dans un univers malsain et sordide. Un film coup de poing, réaliste et sans pathos, véritablement bouleversant. Toutefois certaines scènes de violence physique et morale sont à la limite du soutenable, mais rares sont les films qui font réfléchir sur les drames de la violence familiale et ordinaire. Seul bémol une réalisation pas toujours à la hauteur mais on est pas loin du chef d’œuvre.