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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2008
Un bijou ! Voilà le mot qui me vient à l'esprit pour parler de " L'ame des guerriers",un film signé Lee Tamahori ( travesti prostitué a ses heures perdues), réalisateur qui a su s'entourer d'un casting plein de talent pour composer cette famille un peu spéciale ; Rena Owen qui reçut de nombreux prix internationaux pour son interprétation, Temuera Morrison ( Star Wars 2&3, Blueberry), Julian Arahanga ( Apok dans Matrix), et Cliff Curtis ( Training Day, Révélations, A tombeau ouvert) parmis bien d'autres. Ce film nous raconte l'histoire d'une famille néo zélandaise vivant dans la banlieue d'Auckland, famille vivant sous les ordres d'un père imprévisible, violent et dangereux, on observera la dégradation causée par la présence du père, de son indifférence ou de son mépris. Le film ne traite pas seulement de la condition de cette famille mais aussi de la quête d'identité ( les deux sont surement liés) que traverse plus ou moins chaque personnage a un degré différent. Le père qui en une phrase nous laisse entendre qu'il ne s'est jamais vraiment senti a la hauteur de sa femme, sa femme qui plus jeune a du choisir entre sa "tribu" maori et l'amour qu'elle portait a cet homme qui ne plaisait pas a sa famille parce qu'il était un descendant d'esclaves noirs, le grand fils qui décide d'intégrer un gang "maori", le jeune fils qui après avoir commis quelques délits décide d'apprendre la culture de ses ancêtres, et enfin la jeune fille qui écrit des histoires parlant de personnages, de mythes propres aux maoris. C'est dans ce climat étrange où vivent descendants d'esclaves noirs, maoris et britanniques que chacun cherche à savoir qui il est réellement. On peut s'interroger sur le but de Tamahori en faisant ce film car le personnage le plus détestable dans ce film reste le père ( le plus occidental dans ses attitudes) ainsi qu'une fin assez claire. Ce film est donc aussi une critique des perversions occidentales ou simplement modernes et une volonté de retourner aux choses simpl
un bon film, qui est aussi préventive pour nous montrer les méfaits de l'ivrognerie mais aussi des problème de famille, la violence et tout c'est conséquence. Ce qui est dommage c'est que le film manque d'un plus long développement. Mais sinon merci on en ressort avec une leçon.
Vous êtes trop heureux ? Ce film est la solution ! Glauque, oppressant et violent, ce film nous décrit les milieux défavorisés de Nouvelle Zélande... Les Maoris des banlieues. Soutenu par des acteurs impressionnants de justesse et une réalisation nerveuse aux couleurs saturées, ce film est une réussite... Le réalisateur de Die Another Day a bien perdu de sa fougue en huit ans, et c'est regrettable!
Si ce premier film de Lee Tamahori peut être émouvant dans son évocation de la déchéance du peuple Maori, c'est quasiment le seul point positif du film car la narration n'arrive pas rendre compréhensible les comportements des personnages et leurs motivations sont peu abordés.
Une baffe dans la gueule. "Germinal" à côté, c'est les Bisounours. L'histoire remue les tripes. On a une espèce de beauf, une montagne de muscles, surnommé Picolator par ses potes en raison de son penchant pour la boisson, qui tape sur tout ce qui bouge y compris son escla... heu, sa femme je veux dire. Autour de lui, on cherche vainement à s'en sortir. Les critiques s'entremêlent : détresse économique, problème d'identité culturelle, relations intergénérationnelles, ... c'est finalement plus riche que ça en a l'air. On va crescendo dans l'horreur, le suspense est très bien géré. Il n'y a que le côté sordide de l'histoire qui peut gêner.
Un film dur,poignant,violent,beau et magnifique. Un sujet maintes fois traité (le quotidien d'une famille désœuvrée) mais qui trouve sa puissance dans son traitement et le lieu de l'action (Auckland, au sein de la société Maorie). Les personnages sont bien dessinés, complexes et tourmentés et interprétés avec une justesse troublante, mis en scène sans pathos. Le scénario monte en puissance au fur et à mesure du récit avant un événement tragique qui rétablira quelque peu le calme avant la tempête finale (un véritable uppercut, une des plus belles scènes qui m'est été donné de voir) qui laisse K.O. Les hakas sont d'une intensité rare et la culture Maorie apparaît encore plus fascinante. A noter le propos qui s'éloigne de toute misogynie et qui condamne fermement le machisme, nous permettant de mieux comprendre celles et ceux qui sont victimes. D'autres critiques sur
D'une rare brutalité, L'âme des guerriers est une vision inédite des néo-zélandais vivants dans la banlieue māori pauvre d'Auckland, en Nouvelle-Zélande. Le film nous embarque immédiatement dans une atmosphère où règne pauvreté, alcool, déchéance et brutalité. Le réalisateur nous plonge dans un crescendo de la violence d'une rare intensité. L'âme des guerriers n'est certes pas un chef-d'oeuvre mais il a le mérite dans nous faire ressentir une multitude d'émotions qui nous prennent aux tripes et nous vident de toute humanité. On ressort de la projection le souffle coupé, sans voix. En cela, le film est un chef-d'oeuvre. Le cinéma est fait pour nous permettre de nous évader de notre quotidien, nous faire ressentir des émotions. L'âme des guerriers en est le parfait exemple.
Derrière chaque guerrier, une âme sensible… ou une âme brutale. Dès le premier plan, Tamahori nous dit : "Vous voulez un film sur la culture maori, au milieu de paysages néo-zélandais époustouflants ? Vous aurez un film sur le réel du corps indigène stigmatisé et précarisé."
Jake n'est pas l'héritier d'une longue lignée maori prestigieuse, en harmonie avec la nature – ou tout autre préjugé exotique. C'est l'esclave de sa condition sociale et, par extension, de ses émotions. Il cumule violence, susceptibilité, imprévisibilité, sexisme, alcoolisme et négligence familial.
Ce portrait du vil homme face aux créatures chétives, que seraient ses enfants et sa femme, n'est un leurre : son rapport de force avec Beth ne cesse d'évoluer. Il la domine physiquement, puis se montre soumis sur le plan rhétorique. À de rares occasions, il montre des gestes tendres envers elle, avant de retomber dans ses pulsions bestiales : sexe et violence.
Par la suite, la même scène se rejoue, toujours en franchissant un pallier de plus. Jusqu'au point de non-retour. Tamahori ne nous saisit pas autant qu'il aurait pu en dépeignant la violence intra-familiale, mais réussit tout de même à en ressortir deux éléments clefs : l'absence de communication et le rapport de force fluctuant.
Un film d'une grande force émotionnelle,violent,âpre et sans concession qui porte un regard lucide sur une population désoeuvrée mais culturellement très riche. On suit cette famille "Mãori",touchée par le chomage et dont tout le monde connait la violence du père alcoolique mais oû on préfere fermer les yeux pour ne pas s'attirer la haine de cet homme malgré tout respecté!!! A chaque seconde de ce film,on sent que tout peut basculer; On passe de l'euphorie à la violence brute,de la plénitude à la sauvagerie la plus infame,de la fraternité à l'égoisme sans remord...Et tout ça dans un claquement de doigts sans que vous vous y attendiez.Ce film vous prend aux tripes,vous tord les boyaux et jamais ne vous lache.Il vous donne la haine de l'homme dans ce qu'il a de plus abject mais,et c'est le paradoxe,n'occulte jamais; Que si une lueur si infime soit-elle existe...alors tout n'est peut être pas perdu!!!
L'ambiance que les acteurs ont réussi à retranscrire est vraiment forte et malsaine, tout le monde joue vraiment bien. De plus les décors sont bien choisis et correspondent bien au contexte. Par contre le scenario n'est pas vraiment compliqué, mais la performance vaut le détour.
un de mes films preferés, je ne m'attendais tellement pas a ça quand je l'ai vu la 1ere fois que j'en ai été marque pendant quelques jours, il peut etre assez dur a regarder, mais le film aborde sans tabou la misere sociale, la violence conjuguale, et la famille, et montre un visage des maoris et de la nouvelle-zelande qui n'est pas franchement paradisiaque.
en revanche je vous deconseille de regarder la suite, qui n'est vraiment pas a la hauteur et n'a rien a voir avec le 1er
Ce film n'a pas pris une ride, le montage des plans est toujours aussi efficace, c'est violent, ça prend aux tripes, on plonge en enfer avec chaque membre de la famille. Ce n'est pas un film documentaire sur la vie des Maori ceci dit, donc ne vous attendez pas un docu-fiction sur les Maori. C'est plus une fable sociale dramatique. Brillante.