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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2014
Martin Scorsese est un réalisateur d'exception, si après tant d'années on aurait put penser que ses films baisseraient de qualité non : le loup de wall street est un chez d'oeuvre porté par un leonardo dicaprio sublime qui par la puissance de sa performance peut éspérer être nommé à l'oscar. Mais il n'y a pas que lui, les seconds rôles sont tous très bons : jonah hill, margot robbie, mattew mc conaughey, kyle chandler, rob reiner ... ainsi que jean dujardin ( qui a subi de violentes critiques pour chacun de ses films ) qui livre ici une performance nickel chrome. Bref, un film à voir absolument, et , ( selon moi ), un des 2 ou 3 meilleurs films de l'année.
Ca faisait un petit moment que je ne fantasmais plus au simple nom de Scorsese (même si j'ai bien aimé Hugo Cabret) mais là, c'est un retour au premier plan pour moi. Son meilleur film depuis Casino. C'est vif, intelligent, rythmé, drôle, etc. Tout le monde se focalise sur la présence du sexe et des drogues quand le propos du film n'est pas là du tout. Alors oui il y a beaucoup de drogues et de femmes dénudées mais ce n'est que la forme. Le fond de l'histoire c'est une satire sociale dressée sous la forme d'une caricature. Scorsese prend un malin plaisir à dégommer à tout va. Scorsese adresse à tout le monde une critique concernant l'argent et notre manière de l'aborder et de vivre avec (ou sans).
Jordan Belfort est un égocentrique mégalomane et mythomane (ou du moins l'a-t'il été lors des évènements qu'il décrit dans son livre et que Scorses décrit dans le film). Il arnaquait les gens et avait une perception de la réalité complètement biaisée (pour ne pas dire faussée) par ses désirs. Sa vie n'était motivée que par la satisfaction de ses désirs. Désirs de pouvoirs, désirs sexuels, désirs d'évasions artificielles. Indépendamment du degré de véracité des évènements, peu importe si Scorsese en a rajouté ou pas, en tout cas il a choisi de ne montrer que les côtés orgiaques et excessifs de la vie de Belfort et pas de nous faire un descriptif du fonctionnement du système capitaliste et des marchés boursiers. Ce parti pris n'est pas innocent. Cette orgie quasi ininterrompue participe à l’excès propre à la comédie. Une comédie basée sur le comique de situation bien sûr mais surtout dans les dialogues. Car c'est là que le message du film réside. Des dialogues à plusieurs degrés de lectures dont Di Caprio/Belfort nous délivre les clés. Si on écoute attentivement ces dialogues, le doute se lève complètement quant à l'image que Scorsese veut donner de Belfort : un bouffon. J'entends bouffon dans son sens bouffon du roi. L'homme chargé de faire rire l'assistance par son insolence en se moquant plus ou moins ouvertement de cette même assistance. Dans le film, il s'agit parfois de rire des collègues de Belfort, parfois du FBI, parfois des femmes, parfois de l'américain moyen ou des clients de Belfort mais souvent et surtout de nous spectateurs. Scorsese, par l'intermédiare de Di caprio/Belfort, nous renvois à notre comportement vis à vis de l'argent et du pouvoir. A nos tentations d'user voire d'abuser de nos pouvoirs/privilèges, à notre jalousie quand nous n'avons pas accès à certains pouvoirs/privilèges ou moins d'argent que d'autres, à la satisfaction de notre égo, à notre société des plaisirs - plaisirs faciles et immédiatement assouvis si possible. Belfort, tel qu'il est décrit dans le film, c'est nous mais grossi. C'est bien de nous, de notre société, dont Scorsese fait la caricature. Il est évident que ce n'est pas une image qu'on aime voir dans son miroir et ça en dérangera plus d'un, qu'il soit conscient ou non que ce qu'il regarde n'est autre que son propre reflet.
Enfin, et c'est peut être le plus important : Scorsese a pris du plaisir à réaliser, les acteurs ont pris du plaisir à jouer et c'est pour ça que moi aussi j'ai pris du plaisir à suivre cette histoire ! Quand une comédie est à la fois drôle et suffisamment intelligente pour susciter de telles réactions, c'est qu'on a à faire à un grand film.
Mélange subtil entre Casino et Las Vegas Parano. L'argent est la seule religion d'un monde malade, la drogue, l'essence même de la vie et le sexe, une manière véritable de s'exprimer. Dicaprio en prêcheur fou rentre dans la lignée des personnages typiquement scorsesien, c'est à dire à la fois biblique et satirique. Une comédie à l'extrême montrant une populace en chute libre où l'atterrissage ne peut être que fatal mais jubilatoire. Scorsese admire la folie humaine, entre fascination et dégoût, il n'y a que lui pour proposer un spectacle d'une telle ampleur. Malgré ses 71 balais, il est toujours aussi rock'n'roll et provocateur et se fiche éperdument de choquer les personnes prônant la bien-pensance. Sacré Scorsese !
Pourquoi ne pas avoir opté pour un scénario moins prévisible que "la montée et la chute d'un trader" ? Pourquoi ne pas avoir peint des personnages plus nuancés ? Pourquoi ne pas avoir tenté de sortir du manichéisme ?
L'absence totale de psychologie fait de ce film une farce. Mais étirer une farce sur 3h c'est insupportable, voire nauséeux.
Au final papy Scorsese fait à ses spectateurs ce que DiCaprio fait à ses clients dans le film: il les vole.
2013 avait commencé par le cultissime Django et 2013 se termine par le génialissime Le Loup de Wall Street ! que dire de ce film : 3h00 de débauche, de délire sur fond de monde démentiel de la finance où l'argent roi corrompt tout y compris les pires vices des hommes ! Cette biographie de Jordan Belfort raconte sa longue et tumultueuse descente aux enfers, sa soif jamais étanchée d'argent à n'importe quel prix quitte à y laisser son âme, sa vie, sa famille ! Scorsese signe ici selon moi son meilleur film depuis Casino, du très grand art qui je l'espère sera largement recompensé aux oscars ! Pour finir, je n'avais pas vu une si bonne performance de Di Caprio depuis son biopic Aviator ! favori pour l'oscar du meilleur acteur sans aucun doute ...
Film beaucoup trop long sans intérêt, Di Caprio très bon acteur mais un scénario brouillon. À la limite du film porno, des scènes inutiles et mal organisées. Pas d'histoire particulière juste du sexe de la drogue et encore de la drogue.
Cela bien fait longtemps que je voulais voir ce film, les avis positifs de la presse et des spectateurs n'ont pas mentis, nous tenons bien là l'une des plus belles perle cinématographique de 2013. On y suis irrésistible ascension de Jordan Belfort, un jeune courtier en bourse promu à un destin de fou... La mise en scène est parfaite, on a pas le temps de s’ennuyer, aucune longueur, chaque scène est un vrai régale. Dicaprio est juste délirant dans le rôle principale, un courtier pervers aux méthodes et aux mœurs plus que douteuses, la performance des autres acteurs est top aussi, comme Jonah Hill ou Matthew Mcconaughey, spoiler: malheureusement ce dernier ne sera pas présent durant le reste du film mais la scène du resto compense largement son absence. Le film est très drôle, on rigole beaucoup durant les scènes où Jordan et sa joyeuse bande sont ensembles et les dialogues sont tout aussi tordants. Bref, amoral, obscène, vicieux et terriblement délirant le film est un délicieux cocktail de folie.
Appat du gain, argent gagné (trop) facilement, sexe, drogue, alcool, pouvoir, voilà le monde qui nous est présenté dans ce film assez hallucinant sur l'univers de la finance de certains courtiers véreux pour qui gagner de l'argent à tout prix est un but en soi dans la vie. En fait, pas besoin de comprendre quoi que ce soit aux arcanes de la bourse pour apprécier ce film, on comprend vite que le but de tout ça est d'appâter la cupidité de pigeons prêts à investir leurs économies dans des placements plus ou moins foireux en leur faisant miroiter un profit rapide et substantiel. Les plumer ensuite est alors un jeu d'enfant, très rémunérateur pour les courtiers. Le plus inquiétant est que tout cela est probablement conforme à une certaine réalité. L'affaire des "Subprimes" ou la "bulle Internet" en sont des exemples éclatants. Leonardo Dicaprio est ici étincelant dans un rôle démentiel de magnat de la finance qui montera très vite, mais sera finalement rattrapé par ses magouilles. Quelques scènes d'anthologie dans ce film, de l'humour aussi (mais pas trop), du sexe aussi (juste ce qu'il faut, sans exagération) et, surtout, des dialogues (VO chaudement recommandée) très savoureux et au vocabulaire assez épicé. Jean Dujardin, qui joue dans la cour des grands depuis son Oscar à Hollywood incarne ici un petit rôle assez truculent de banquier genevois pas très net. Malgré sa longueur (3h !), ce film n'est pas ennuyeux pour deux sous et il tient en haleine d'un bout à l'autre. Peut-être quelques baisses de rythme par moments, mais rien de bien grave. A voir absolument.
Bah voila, enfin un chef d'œuvre de la cinquième collaboration Martin Scorsese/ Léonardo DiCaprio qu'on attendait depuis des années !! Tiré d'une histoire vraie du roman de l'auteur principal Jordan Belfort, Martin Scorsese nous dépeint le monde des Courtiers qui sont auteurs de la crise économique d'aujourd'hui sur un ton moins féroce et plus comique avec une réalisation virtuose qui dure 3 heures mais auquel on ne s'ennuie pas une seconde. Ce long métrage commence sur la description d'un homme fortuné et drogué qui raconte sa vie, de ses débuts dans la finance, sa stratégie, son entreprise qui fait des bénéfices auquel il sera le directeur qui vend de la merde au prix le plus cher comme il dit, de sa rencontre avec sa femme auquel ils auront une fille et puis le business, les belles voitures, la drogue, les prostitués à poil, un Yacht, un lieu de travail bling bling au bord de la mer, les orgies, on est dans les années 80/90 et ces mecs s'amusaient jusqu'à la déchéance. Un film qui possède une bonne narration sur un scénario solide, Martin Scorsese transforme le récit par une réalisation prodigieuse et dynamique et Léonardo DiCaprio se lache à fond et prouve que c'est un grand comédien aux cotés notamment de Jonah Hill, Kyle Chandler, Jean Dujardin ou Matthew Mc Conaughey et les autres acteurs tous excellents. Un film grandiose auquel j'ai pris mon pied.
L'univers des gangsters est mis de côté par Scorsese pour raconter les délits financiers d'un boursier influent. Lorsqu'on marrie ce genre d'histoire avec le style du cinéaste, on sait tout de suite que ce sera un film "formaté" à la Scorsese : personnage débutant sa carrière avec peu de moyens, devient riche et débauché, finit en prison et en tire une conclusion avec un épilogue ; montage rapide pour accélérer l'enchaînement des évènements ; voix-off omniprésente, qui parle parfois pour ne rien dire. Seconds rôles semblables à tous les films similaires de Scorsese : le complice fou furieux ( Joe Pesci rôde dans les parages ), l'épouse trompée, la nouvelle fiancée qui divorce et obtient la garde des enfants ... on connaît la chanson ! donc, si vous voulez être surpris par Scorsese, regardez ses autres films. Ceux-ci, dont le Loup de Wall Street ne sont que des répétitions de ses marques de fabrique. C'est toujours bien joué ( sauf Di Caprio qui abuse trop souvent de la voix haute ), bien filmé, etc ... Mais les biopics de personnages dépravés chez Scorsese se ressemblent tous, surtout dans le scénario et les protagonistes. On va les voir pour savourer les délires du cinéaste comme si on allait au cirque.
Deux ans après Hugo Cabret, Martin Scorsese revient à ses premiers amours : le film de gangsters. Sauf qu'ici ses bandits ne dézinguent pas le premier venu qui les regardent de travers, n'enterrent personne dans le désert et ne plantent aucun stylo dans la gorge des inconnus. Ici, les gangsters sont des requins de la finance, des connards de Wall Street qui s'en mettent plein les fouilles tout en vivant une existence de débauche incommensurable. Ce fantasme est pourtant basé sur la vie de Jordan Belfort, jeune coursier de Wall Street qui a véritablement cassé la baraque dans les années 90 pour être arrêté par le FBI pour détournement de fonds, blanchiment d'argent et corruption. Un sujet brûlant pile dans les cordes de Martin Scorsese... On pourrait voir Le Loup de Wall Street comme le dernier volet d'une trilogie amorcée avec Les Affranchis et Casino, eux aussi des longs-métrages de trois heures racontant la montée et la chute de rêveurs américains, eux aussi des biopics (fictifs ou pas) croulant dans le luxe et la débauche, eux aussi narrés par le personnage principal. Le Loup de Wall Street y fait grandement écho, l'hémoglobine en moins et l'atmosphère glauque en moins. Toutefois, on est dans du Scorsese pur et dur : décors pharaoniques, dialogues mémoriaux, scénario en colimaçon passionnant en dépit de ses interminables minutes de bobine, direction d'acteurs millimétrée. On nage dans un miroir reflétant la vie d'un arriviste mégalomane qui a fait de l'Amérique son étrier et on l'envie, on le déteste, on l'aime, on tente de comprendre sa logique. Bref, Jordan Belfort est un nouveau personnage culte à ajouter au tableau de chasse de Scorsese. Bien entendu, venant d'un tel réalisateur, on aurait espéré un peu plus de folie visuelle (un plan séquence aurait été bienvenu) mais ce qui fait aussi et surtout la force du film, c'est vraiment son casting : Leonardo DiCaprio, enchaînant sa cinquième collaboration avec Scorsese, continue d'être l'homme de la situation, capable d'incarner n'importe qui avec les tripes qu'il faut. À ses côtés, la bombe sexuelle convaincante Margot Robbie (vue dans la série "Les Voisins"), le toujours aussi frappé Jonah Hill, le charismatique Kyle Chandler et bien d'autres acteurs tous ancrés dans la peau de ces personnages plus vrais que nature qui font vivre cette épopée humaine pas si lointaine qui a renversé l'Amérique. En somme, malgré ses apparences de sous-Wall Street insignifiant, le dernier film de Martin Scorsese est un nouveau chef-d'œuvre, bien plus intelligent et réussi qu'on ne le pensait, porté par un Leo DiCaprio tout en folie furieuse, qui nous happe dès les premières minutes pour nous achever sur un coup de maître.
Bien sûr, il y a des airs de déjà vu dans Le loup de Wall Street qui empêchent de considérer le film comme une réussite absolue.
La fantaisie débordante de Di Caprio rappelle celle qui était la sienne dans Catch me if you can, son ascension rappelle celle des mafiosi des Affranchis, ses addictions maladives celles d'Aviator, etc. Les bimbos renvoient à Springbreakers, la nébulosité des transactions financières à Margin call, la bêtise de certains protagonistes et l'argent facile allié à la critique d'une certaine Amérique à No pain no gain : le dernier Scorsese est une somme qui récapitule une année - et peut-être même une décennie - de cinéma américain.
Tout y est assez merveilleusement agencé. Leonardo Di Caprio est a proprement parler.... la suite ici :
Le film de l’année qui sort un 25 décembre ? Oui c’est possible et c’est Scorsese. A plus de 70 ans le bonhomme fait preuve d’une jeunesse révoltante, capable de coiffer au poteau bon nombre de ses confrères. La narration fait preuve d’un dynamisme totalement ahurissant si bien que les 3 heures passent en un éclair. Le sujet est maitrisé de bout en bout. Scorsese oblige, le film s’amuse à décortiquer minutieusement la vie de cet homme hors du commun, dont la folie n’a d’égale que la taille du compte en banque. L’ascension et la chute comme sait si bien le faire ce réalisateur suit les mêmes chemins que ses précédents chefs d’œuvre comme casino ou les affranchis. Jordan Belfort est un homme cupide et sa bande de loup dépeint une société en crise où l’argent est le principal moteur d’un monde en plein déclin. Tout est caricaturé au possible. Et si parfois l’histoire semble encenser ces minables riches, elle effectue en fait l’état des lieux de personnages au fond très malheureux et surtout très stupides. La trame fait passer à travers l’humour, la réalité de ces hommes finalement bien plus dangereux que tous les personnages de mafia étudiés par Scorsese au fil des années. Des idiots portés à merveille par des acteurs survoltés, possédés même par leurs rôles absorbés de violence et de folie. Dicaprio montre une nouvelle fois sa capacité à tout jouer, et son rôle rend son interprétation absolument fabuleuse. Il est capable de passer par tous les états en un seul film. De l’homme timide se lançant dans la vie active, au plus grand possédé que l’Amérique ait connue, il excelle à travers de nombreuses scènes appelées à devenir culte. De la scène au restaurant où il apprend « le métier » avec un Matthew McConaughey semblant être bien pire que les personnages que nous verrons par la suite, à une scène où atteindre sa voiture devient un véritable sketch pitoyable en passant par la scène sur le bateau avec la police où la palpable hypocrisie se fait ressentir et finit par exploser, on n’est pas loin de la perfection de direction d’acteurs. Les seconds rôles ne sont pas en reste et Jonas Hill offre sa meilleure prestation depuis le début de sa carrière. Tout ceci est mis en image par des plans dont seul Scorsese a le secret, avec des mouvements de caméra impossibles et une gestion de l’espace fabuleuse. La bande originale n’est pas en reste et appuie chacune des séquences. Sexe, drogue et encore sexe, tel pourrait être le credo de ce film vivifiant, électrique et passionnant qui ne délivrera ses véritables secrets qu’au bout de plusieurs visionnages. Un Biopic magistral et un film à ne rater sous aucun prétexte.
Comment peut-on apprécier un film si long dont les scènes relèvent d'un masochisme effréné. Ce film est vulgaire et malsain sans aucune psychologie, à aucun moment on ne peut adhérer à cette histoire. A éviter à tout prix