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Lucas Bachelier
7 abonnés
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4,5
Publiée le 27 juillet 2025
Un film énergique et captivant qui plonge au cœur de l’excès et de la décadence financière. La performance de DiCaprio est exceptionnelle, mêlant charisme et folie. Un portrait fascinant et brutal du capitalisme débridé.
Un film très puissant, devenu un classique. Tout y est : une réalisation brillante, foisonnante, créatrice, Scorcese à son Top ; un scénario découpé au scalpel, sans temps mort . Une interprétation remarquable de Leonardo DiCaprio excellent, et Margot Robbie qui explose complétement et annonce la grande star qu’elle deviendra ensuite, sûrement la meilleure de sa génération. Même Matthew MacConaughey, dans un petit rôle, est incroyable, complètent délirant, et même totalement habité dans une scène culte d’auto- punishment, qui on le saura ensuite a été improvisé "on stage". Enorme.
Une orgie moderne, entre satire et overdose. Le Loup de Wall Street est un film aussi spectaculaire que dérangeant. Martin Scorsese livre un grand morceau de cinéma, porté par un Leonardo DiCaprio habité, dans un rôle de démesure pure. Et c’est bien de cela qu’il s’agit ici : de démesure, d’excès permanent, de vertige. Drogue, sexe, argent, manipulations… le rythme est effréné, à tel point qu’il faut parfois faire une pause, ne serait-ce que pour souffler. Inspiré de faits réels mais baigné dans la mise en scène outrancière d’Hollywood, le film brouille parfois les pistes entre la satire corrosive et la fascination. Car Jordan Belfort, figure centrale du récit, est tout sauf un héros. C’est un prédateur, cynique, sans scrupules, qui traite ses clients comme des proies faciles. Ce n’est pas un modèle, c’est un avertissement. Et pourtant, son charisme de vendeur de rêve pourrait presque duper les plus naïfs. C’est là que réside l’ambiguïté : certains spectateurs pourraient croire à une forme de glorification là où le film, en réalité, semble surtout crier « ne vous laissez pas embobiner ! » Il y a quelque chose d’irréaliste, presque mythologique, dans ce personnage qui vit dans une intensité constante. C’est une sorte de Dionysos moderne : exalté, destructeur, menant sa troupe dans une transe collective, avant la chute. Car à ce rythme-là, dans la vraie vie, on meurt ou on sombre. Et c’est sans doute la limite de cette fresque : on finit par douter que quiconque ait réellement vécu aussi fort et aussi longtemps dans un tel délire. Mention spéciale à Margot Robbie, magnétique dans l’un de ses premiers grands rôles, qui impose déjà une présence et une assurance impressionnantes face à DiCaprio. Malgré cette réserve, Le Loup de Wall Street est un film impressionnant, maîtrisé, et parfois hilarant. Il ne laisse pas indifférent, et c’est ça le plus important.
Bon Martin Scorsese sait filmer, Leonardo Di Caprio sait jouer (sa performance met tous les autres comme personnages secondaires très loin, très effacés. Mais le sujet du film (Sexe, drogue, alcool, magouilles dans le monde de la finance) est redondant, laissant aucune place au côté enquête du FBI dirigé par un acteur appréciable (Kyle Chandler). On a, à mon avis, un peu trop de vulgarité, un peu trop de hurlement de Di Caprio pour apprécier totalement ce film
“Le Loup de Wall Street”, 5/5 sans hésiter. C’est une masterclass du début à la fin : rythme de dingue, acteurs en feu, dialogues cultes. Scorsese et DiCaprio ont fumé le game, c’est excessif, drôle, choquant… mais jamais chiant. Légendaire.
Malgré un casting réussi et un excellent DiCaprio le film est antipathique. L'ensemble est facilement prévisible, très lourd, pas toujours drôle et extrêmement répétitif. Beaucoup trop long ce film avait pour but de montrer le côté sombre de wall-street, et ce côté là est plutôt réussi mais aurait mérité une meilleure mise en scène.
Rares sont les films à la hauteur de leur (bonne) réputation.
Ici c'est absolument génial : une histoire engagée, souvent drôle, morale même si d'apparence non, intelligente et nécessaire, anticapitaliste, et à peu près tous les acteurs s'en sortent bien.
À part pour les dialogues qui manquent (beaucoup trop) de subtilité c'est en tous points une réussite.
Un bon film qui montre dans un premier temps le monde assez fermé de la finance, mais qui par la suite nous montre aussi ses mauvais côtés.
On voit également les limites des agences de protections du consommateur dans ses années là.
Se dire que c’est entre autre une histoire vraie aussi bien dans le côté de l’arnaque que sur le côté de la dépravation. Sur ce point loin là, on peut se demander comment il a fait tellement d’argent avec ce type de vie.
Sur le film lui-même le scénario est assez intéressant malgré des points qui me semble obscure notamment des scènes peu compréhensible. Pour finir la fin me paraît trop résumé, le film est déjà long, mais je pense que certaines scènes aurait pu être plus résumé pour accentuer un peu plus la chute.
3h qu’on ne voit absolument pas passer. Ce Scorsese est juste génial. Dicap et bluffant dans son rôle comme très souvent. L’histoire est prévisible mais la mise en scène, les différentes thématiques aborder (drogue, sexe, argent) menant à l’addiction et à la folie sont superbement représentés. De plus cette voix off qui vient directement s’adresser au spectateur permet vraiment de s’attacher au personnage et renforcer un sentiment « d’intégration » dans les différents péripétie de Jordan Belfort. Enfin la trahison de Donnie Azoff qui rappelle qu’à WallSreet la confiance et l’amitié ne sont que de simples mots ajoute une vrai plus valu au film.
Je serai moins élogieux que d’habitude à propos d’un film de Scorsese. La rapacité amorale qui règne dans le monde de la finance est bien connue et montrée au cinéma, je ne citerai que ‘Margin Call’ à titre d’exemple. Mais ici, c’est la complaisance et même l’outrance dans les scènes de sexe et de drogue qui tiennent lieu de récit (quand tous ces gens travaillent-ils ?). DiCaprio est bon, comme toujours, mais que ressent-on pour son personnage au final, tellement il est transparent ? Un vague dégoût, et c’est tout. Pour paraphraser Audiard : « la [vulgarité] à ce point-là, moi, j’dis qu’ça devient gênant » ! Il y a quand même des scènes drôles qui rattrapent un peu le truc : la surdose avec la came périmée, le décès brutal de la tatan anglaise, Dujardin en banquier suisse véreux (pléonasme)….
Un bon scénario des bons acteurs pas mal d’humour mais beaucoup de vulgarité, de complaisance du vice , un DiCaprio omniprésent , et un temps de film trop important. Au final on a un bon film mais on est loin du chef d’œuvre…
Un pamphlet immense sur le subversif et la déchéance humaine. Un film à ne pas mettre devant un jeune public. L'oeuvre réalisée par Martin Scorsese illumine par la décadence de ses personnages et leurs misères intérieures. Leonardo DiCaprio se confond dans son personnage, littéralement, il est habité. Accompagné par des seconds rôles et troisièmes rôles tous niquels, le casting enrichit d'une manière somptueuse cette fresque mêlée de finances, de drogue et de sexe. Certaines sont si brutales et si dures qu'on en vient presque à être dégoûté de l'humain, devant tant de haine, de malsain et d'injustice. Mais sur la forme, Scorsese adoucit le propos et fait passer la pilule sous un ton comique en ridiculisant ses personnages qui n'en font qu'à leur tête. Passionnant et survolté.
Quelle folie que ce film! Ça hurle, il se passe toujours quelque chose, Scorcese ne nous laisse pas souffler une seconde. J’adore. Leonardo Di Caprio joue parfaitement la folie de cet homme ma foi brillant mais qui utilise ses talents pour le pire. Jonah Hill est aussi incroyable en étant le pendant sans état d’âme de Jordan Belfort. J’aime le rythme frénétique de ce film et l’humour qui vire souvent au grotesque. Néanmoins, je viens de regarder pendant plus de 2 heures l’histoire d’un homme mauvais et violent, d’un escroc, d’un masculiniste dans ce qui se fait de pire, et Scorcese nous le rend tout de même sympathique. Là est la limite à mon sens de ce film, que j’aime mais honteusement.