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Seb Durden
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4,5
Publiée le 18 avril 2016
Puissant et prenant de bout en bout La route est une dystopie réaliste qui dépeint un triste futur pour un homme et son fils traversant les Etats-Unis pour rejoindre la côte. Derrière cette histoire se cache une métaphore de l'heritage que nous laissons à au rythme de nos actions sur l'environnement. Derrière une photographie magnifique se cache un message.
Film MAGNIFIQUE ! Effrayant, puissant, émouvant ... Il réunit tous les ingrédients d un chef d œuvre à savoir , une excellente réalisation , des décors effrayant et réaliste , une BO super ,des acteurs sublime , surtout viggo Mortensen qui est tout simplement grandiose . C'est le film post apocalyptique le plus effrayant pour moi car très réaliste sachant ce qu est possible de faire l Homme lorsqu il perd tout ( ouragan Katrina ...) Contrairement à d autre personnes , le film est certes un peu lent , mais je ne trouve pas qu il y manque de l'action , ce n'est pas 2012 avec J Cusack .... En tout cas , je sais pas si cela vous a fait cet effet la , ça met une gifle !
Cormac McCarthy est un de mes écrivains préférés, et c'est avec une certaine appréhension que j'attendais l'adaptation de "La Route", qui lui a valu le Prix Pulitzer en 2007. Il s'agit de la troisième transposition au cinéma d'un de ses romans : je n'ai pas vu "De si jolis Chevaux" de Billy Bob Thornton, et la structure narrative complexe de "No Country for Old Men" se prêtait mieux au passage à l'écran, surtout avec les frères Coen derrière la caméra (en attendant l'adaptation de "Méridien de Sang" par Todd Field, sortie prévue en 2011).
Mon inquiétude se basait sur la difficulté de transposer à l'image ce roman à la forme si particulière, avec de courtes descriptions et des dialogues récurents entre le père et le fils qui créent la tension, plus morale que purement factuelle : dans un monde abandonnée de toute humanité, pourront-ils demeurer des "gentils" ? Sur le plan visuel, l'adaptation est une réussite, en mélangeant les images des peurs récentes de la civilisation : pluies acides, éruption du Mont Saint-Helen, tempêtes du siècle... La photographie sépia donne une forme aux mots de McCarthy : "Les nuits obscures au-delà de l'obscur et les jours plus gris que celui d'avant. Comme l'assaut d'on ne sait quel glaucome froid assombrissant le monde sous sa taie."
Concernant le scénario, mon inquiétude s'est trouvée confirmée dans un premier temps : insistance sur les flash-backs de la période avant l'apocalypse, place de la mère (il faut bien justifier le casting de Charlize Theron), à tel point que j'ai dû vérifier la présence de certains de ces éléments dans le livre que j'avais oubliés, tout cela semblait dénaturer l'essence du roman. De même, la mise en scène de certains éléments sur la sauvagerie des "méchants", même s'ils sont réellement présents dans le livre, leur donne une force brute finalement moins puissante que la suggestion des mots.
Et puis, heureusement, le récit parvient à trouver son équilibre en se recentrant sur l'essentiel, la relation du père et du fils. Le respect au mot près des dialogues permet de restituer leur intensité, portés par l'interprétation de Viggo Mortensen et celle du jeune Kodi Smit-McPhee à la ressemblance frappante avec Charlize Theron. La force de l'enjeu moral de ces discussions sur la transmission, la tenacité de l'envie de survie, le primat du bien sur la nécessité est suffisante en elle-même pour captiver le spectateur ; dommage que la musique de Nick Cave vienne souligner inutilement l'émotion du moment.
C'est sans doute là que réside la force et la faiblesse du film de John Hillcoat : la fidélité au roman et le respect des canons dominants du cinéma actuel. Cela permet de retrouver le canevas de l'histoire et de ses thèmes principaux ; il y manque juste l'équivalent cinématographique de la puissance littéraire de Cormac McCarthy. Là où les frères Coen avaient mis la dinguerie de leur mise en scène au service du récit déjanté de l'auteur de "No Country for Old Men", John Hillcoat ne peut offrir que le travail consciencieux d'un honnête artisan. C'est suffisant pour faire de "La Route" un film de bonne tenue, et trop limité pour en faire une oeuvre au niveau du roman original.
La route. Film de John Hillcoat. Un film noir de chez noir. Scénario qui ouvre pas mal de porte a l'imagination. Il y a tout dans ce film : espoir, desespoir, mais surtout de la tristesse qui augmente au long du film. Les décors d'ambiance sont parfait ! Ils nous emportent dans leurs monde. Viggo Mortensen est bon.
THE film à éviter si votre téléviseur souffre de clouding (oui, il n'est pas trop tard pour passer au plasma). Plus sérieusement, j'ai moyennement apprécié le film... il ne se passe presque rien! Certes, ce n'est pas le but initial du film mais quand même, l'intrigue est vraiment très pauvre. Ceci-dit, le peu de scénario est bien orchestré et climat chaotique bien présent. Un peu d’adrénaline ne m'aurait pas déplu
Un des plus beau film post Apocalyptique à petit budget que j'ai vu, le scénario est bouleversant, on y croit à ce monde, dont certaines parties ont été reprise dans d'autre films et aussi jeux videos. Superbe scénario, suspens, grand acteurs, tres bon décors, seul la fin est baclée et manque en longueur faute de budget parait il, dommage...
Film post-apocalyptique dérangeant, La Route est un film violent dans ses propos adapté du roman homonyme. John Hillcoat traite donc d'un sujet grave, opposant cannibalisme et instinct de survie. On suit le destin d'un père et de son fils, les excellents Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee, qui tentent de survivre dans un monde où la vie a disparu, ne laissant plus de quoi se nourrir aux survivants. Le film nous plonge donc dans une tension permanente, oppressante qui ne nous lâche pas du début à la fin. John Hillcoat mise donc sur une réalisation très sobre pour retranscrire avec plus de réalisme se monde dévasté où plane l'ombre de la mort, d'autant plus angoissante que le film joue continuellement entre le point de vue du père, qui ne cherche qu'à survivre et à protéger son fils, et celui-ci, plus naïf et empathique envers ces semblables, qui cherche le bien. On est ainsi dans un perpétuel combat entre l'humanité de ces personnages et l'horreur qui les entoure, donnant à des séquences d'une intensité rare où se mêlent le dégoût envers les situations cannibales et la peur ressenti par ces survivants confrontés à des moments tendus, remettant en cause à chaque instant leur destin que l'on sent tragique. C'est d'ailleurs dans ces moments que l'on voit le grand talent de ces deux acteurs, livrant une prestation intense en émotions qui renforce le sentiment pathétique à leur égard. Mais même si la réalisation est très sobre, la mise en scène jouit tout de même d'une qualité visuelle forte dans ces décors réalistes de monde dévasté où les couleurs sont totalement absentes hormis le rouge sang et les tons orangés pour le feu, montrant une fois de plus la brutalité et l'horreur de cette situation. Ainsi, on est directement plongé dans une ambiance malsaine et anxiogène qui ne laisse pas indifférent. Mais cette ambiance subit aussi un dur revers de la médaille. Car si cette ambiance colle parfaitement au sujet grave du film, elle atteint souvent des sommets dans l'horreur jusqu'à provoquer un dégoût fort. Ce dégoût est donc le défaut principale du film puisque l'on ne ressent à aucun moment du plaisir à regarder le film, qui nous montre cruellement les atrocités engendrées par l'instinct de survie forçant des survivants à manger de la viande humaine quelle qu'elle soit. Malgré tout, il est important de noter que John Hillcoat maîtrise parfaitement l'art de la suggestion pour renforcer l'ambiance glauque sans pour autant jouer sur du trash. La route est donc un film sans concession, malsain, sur un sujet grave et dramatique qui repousse les limites du supportable.
Film très inégal. Parfois l'ennui est profond, parfois l'émotion est à son paroxysme. Un road trip initiatique comme on a déjà pu en voir, mais La Route s'avère au final assez efficace. Pas grand chose à dire, ça se regarde...
Visuellement, le film est réussi avec ses paysages de désolation. Viggo Mortensen en survivant sans espoir est impeccable comme d'habitude. Le couple qu'il forme avec son fils est poignant. Affamés, ils doivent trouver de la nourriture et éviter les bandes de cannibales. On garde longtemps en mémoire l'image de ce duo poussant leurs maigres possessions dans un caddie. Mais aussi lorsque le père apprend à son fils le fonctionnement de son pistolet pour se suicider, en dernier recours. Ce film, très pessimiste, est à déconseiller absolument aux personnes dépressives ! A part pour les deux personnages principaux, le contexte et quelques scènes flippantes (proches des films de zombies), mon intérêt envers ce film reste limité. L'histoire est trop simple, sans réel suspense. Mais surtout, le dénouement est raté spoiler: avec un banal happy end pour le fiston.
La Route (ou The Road) est un film inspiré, visionnaire, sombre et poignant. John Hillcoat nous emmène dans ce monde dévasté à l'atmosphère réaliste et nous tient en haleine du début à la fin. On suit l'histoire d'un père et de son fils, qui luttent pour survivre dans un monde où l'Homme est notre plus grande peur. Parfois passionnant, émouvant et parfois glacial voir bestial, le film prend aux tripes. La performance de Viggo Mortensen est impressionnante, la réalisation de Hillcoat est excellente (bien qu'à certains moment elle semble plus "plate" et "simpliste"). Et que dire de cette superbe B.O signé Nick Cave et Warren Ellis.... chaque note nous transporte. Ce qui est sur, c'est que La Route est un film qui ne laisse pas indifférent.
L’apocalypse tant annoncée est bien présente et ce depuis dix ans. Un père et son fils traverse leur pays dévasté pour rejoindre la mer. Sur un sujet identique il est tentant comme l’avait fait George Miller de tirer parti du contexte pour exacerber le retour de l’homme vers ses instincts primitifs avec une lutte à mort entre les survivants. Cela donna la trilogie « Mad Max ». John Hillcoat s’il conserve le côté road movie de l’œuvre de Miller se rapproche davantage de la vision du jeune Luc Besson qui en 1983 surprenait Cannes avec « Le dernier combat ». La question lancinante qui nous poursuit pendant tout le film est la suivante : « A quoi bon lutter quand toute trace de vie a disparu ? ». Elle se pose à nous d’autant plus que John Hillcoat nous a montré clairement qu’une autre voie était possible avec le choix fait par la mère de ne pas continuer le chemin quand il ne reste que le pire de la vie. On peut s’étonner de voir une mère abandonner son fils mais aussi comprendre que l’esprit maternel puisse se tarir quand l’horizon se bouche à ce point. Il faut sans doute être un homme pour s’acharner dans de telles circonstances. Ici comme dans Mad Max des hordes se créent mais uniquement pour tenter de survivre grâce au cannibalisme qui marque un retour au stade le plus primitif. La terre est devenue un tel champ de ruines qu’il n’est plus question de rebâtir une civilisation. Les paysages dévastés que traversent l’homme et son fils sont tout à la fois terrifiants et fascinants laissant entrevoir les restes de près de deux cent ans d’exploitation à outrance. L’utilisation des effets spéciaux montre ici toute sa pertinence. Hillcoat n’explique rien des raisons qui ont engendré le chaos mais cherche sans doute à lancer un cri d’alarme à l’homme qui n’entend rien des signes qui lui sont lancés par une nature en grande souffrance. Le vieux joué par Robert Duvall laisse entendre qu’il avait lui compris depuis longtemps que l’issue était fatale mais que l’homme n’a rien voulu voir. Un film angoissant laissant peu d’espoir qui nous montre bien que l’époque a changé depuis « Le survivant » de Boris Sagal en 1970. Les films apocalyptiques d’autrefois laissaient toujours entrevoir un nouveau départ pour l’homme qui allait pouvoir réécrire sa copie sur terre ou sur une autre planète. Hillcoat quant à lui ne berce pas le spectateur d’illusions, jugeant sans doute l’heure trop grave. C’est bien timidement qu’il entrouvre une petite porte sur l’espoir quand Guy Pearce tend la main au jeune garçon qui vient de perdre son père à bout de force. Désespérant.
Rarement vu un film aussi sombre... Le genre qui te flingue le moral pour le reste de la journée... Malgré cela, un film qu'il faut voir absolument, très bien joué et très bien raconté, malgré le sale goût laissé dans la bouche. Noir c'est noir, mais attention à l'overdose quand même.
John Hillcoat est un génie. Viggo Mortensen sublime comme à ses habitudes. Kodi Smit-McPhee est déjà un grand bonhomme......... Ce film est d'une férocité impitoyable. L'émotion est permanente, et le combat infini. Comment admettre de laisser son enfant définitivement seul dans un monde anéanti. Une lueur brillera lorsque le dernier souffle viendra. Ce film ne vous laissera pas indifférent, pire encore, il risque de vous marquer à jamais. Du très très grand cinéma à voir absolument.