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    Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas?
    note moyenne
    3,5
    46 notes dont 8 critiques
    répartition des 8 critiques par note
    2 critiques
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    8 critiques spectateurs

    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,5
    Publiée le 24 avril 2020
    On n’est pas sur le film le mieux coté de Comencini, pourtant ce ne serait pas le plus mal choisi pour lui servir de pinâcle. Aussi variée que sa carrière, l’œuvre lui ressemble : le théâtre retrouve sous sa main sa vocation burlesque & pamphlétaire, & l’artiste profite de la révolution sexuelle sans jamais la laisser transparaître directement à travers la pellicule : nous sommes au début du siècle & l’homme, quoiqu’hétéroclite, n’est pas du genre à donner dans l’anachronisme.

    Alors, grave mais innocent, le film exprime toute la moelle d’un jeu de scène débordant vers un débouché moderne qui n’a jamais l’air de l’être : le sous-entendu est beaucoup moins raffiné que jadis & le cinéaste en profite pour s’y engouffrer avec un paquet de clins d’œil bien peu chastes. Tantôt drame, tantôt farce, parfois cru & parfois moqueur, ici relevant de Dante & là de d’Annunzio, la comédie n’a finalement pour sujet que la sexualité d’une femme, mais elle est vue sous tellement d’angles différents que cela ne se remarque pas.

    Renouveau du comique visuel, elle donne une place toute nouvelle à la sensibilité des acteurs, qui doivent considérer de rendre visibles à l’écran des liens réels (des contacts, par exemple) qui étaient jusque là livrés au charme de la suggestion & de la demi-teinte. Mais Comencini n’en perd pas pour autant en élégance : étudiant carrément l’inconfort (élément rare du tragicomique, qui a tendance à l’éluder ou à l’exagérer) sur de très beaux textes, il se coince à peine dans la personnalité de la femme en question (Laura Antonelli), trop passive & trop peu encline à évoluer (des années passent tout de même), & dans une variété de traitements qui finit par faire douter que le film a vraiment un but.

    Il ne pouvait pas penser à tout, occupé qu’il était à déshabiller le cinéma puritain, le décorsageant pour le corser, établissant un érotisme spirituel qui va très loin (j’ai même envie de parler de pornographie intellectuelle) sans ravir au nu la redécouverte qu’il permet de sa finesse.

    Concupiscence. Le sens de ce mot, sa préciosité, sa saveur de début d’acceptation avouée (chez les plus hautes classes), du désir comme impulsion séparée de l’amour, la lourdeur des oppressions qu’elle permettait (excusait presque) de la part de la gente masculine sur des dames qu’on se plaisait à qualifier un peu ironiquement comme représentantes du “beau sexe”, c’est la boîte de Pandore dans laquelle on peut glisser les bobines du long-métrage.

    → https://septiemeartetdemi.com/
    JR Les Iffs
    JR Les Iffs

    Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 1 151 critiques

    4,0
    Publiée le 28 octobre 2017
    Très bon film de Comencini. Belle réalisation, décors, couleurs, etc. , de bons dialogues savoureux d'humour, de l'action, des acteurs secondaires excellents, une comédie italienne presque parfaite avec bien sûr un regard très critique sur une certaine Italie, à une certaine époque. On ne s'ennuie jamais, l'érotisme est très léger.
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 23 janvier 2017
    Comencini est un réalisateur soporifique y compris dans la satire des moeurs bourgeoises : il ne peut s'empêcher de se traîner en longueurs et redondances, ce qui nuit grandement au rythme d'une comédie légère qui aurait pu tirer son épingle du jeu en une petite heure et demi seulement.

    La satire manque également de finesse mais reste ici et là assez drolatique, grâce naturellement à la magnifique Laura Antonelli, l'une des plus gracieuses bombes sexuelles en son temps. Assurément une très belle femme parfaitement à son aise dans le rôle d'une oie blanche qui se découvre au fil des circonstances une perversité inconnue. Bref, à regarder pour Laura et quelques situations cocasses, car en matière de comédie italienne plus ou moins ironique et subversive, on a vu bien mieux ailleurs.
    Prad12
    Prad12

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    5,0
    Publiée le 10 janvier 2017
    Un des chefs d’œuvres de la comédie italienne teintée d'érotisme et avec un ou deux messages plus profonds comme le fait d'idolâtrer des personnes connues ou de trop écouter les religieux et leurs messages frelatés..... certes il y a le désir qui est une obsession et qui finira par les perdre tous mais l'hypocrisie, la méchanceté, la concupiscence et le cynisme sont si bien décrits que c'est un véritable bonheur de voir ce film et la beauté et le jeu de Laura Antonelli en exquise ingénue......Tout cela sur fond de montée du fascisme et de déchéance d'une noblesse en fin de vie.....fabuleux !
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 4 octobre 2015
    Un pamphlet au vitriol contre la morale religieuse et l'hypocrisie bourgeoise. Laura Antonelli est fabuleuse de beauté et de talent conjugués. Certaines scènes méritent de figurer dans les encyclopédies du cinéma notamment celle où le mécanicien déshabille la comtesse. L'ensemble sait garder la juste mesure des meilleures comédies italiennes : ça grince, ça grince énormément, mais on garde le sourire et on reste sous le charme. Chef d'œuvre !
    tixou0
    tixou0

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    4,0
    Publiée le 6 août 2013
    Cette rocambolesque histoire de famille (à rebondissements), façon romans populaires du 19ème siècle, supplémentée au coquin (l'héroïne étant initiée aux "plaisirs de la chair" par un amant, puis une amante), autant qu'à l'épique (les campagnes en Libye, la Grande guerre) est filmée à dessein théâtralement, avec une succession de tableaux en forme de chronique de moeurs (Sicile, début 20ème, dans une haute société très pudibonde, et en plein "décadentisme", à la D'Annunzio, le POETE, exilé pour cause de dettes sur la côte landaise, que les Corrao vouent aux nues, et dont Eugenia s'approchera, lors de son périple avec Lydie), et, en fil rouge, les aventures picaresques d'Eugenia, Raimondo, les riches Di Maqueda/Corrao, et Silvano, le chauffeur de Mme. On est au-delà des codes du vaudeville classique, puisque la femme et le mari sont persuadés d'être soeur et frère consanguins (même père), ce qui convoque morale et religion, et par ailleurs, s'il est question de frustration sexuelle (pas de possibilité de consommer le mariage) et de galipettes inappropriées aussi, car entre aristocrate et plébéien, la ressemblance avec un récit psychologique façon "Amant de Lady Chatterley" s'arrête là. Comencini signait donc, en 1974, une nouvelle comédie satirique (et érotique) : un genre "léger" que la critique de l'époque jugeait volontiers mineur, quand le cinéma transalpin d'alors était généralement plus engagé, et un film beaucoup moins fort, dans la veine critique, que par exemple "L'Argent de la Vieille", 2 ans plus tôt. "Mio Dio, come sono caduta in basso", film "historique" (à reconstitution impeccable d'ailleurs - décors et costumes), est une "fantaisie" sicilienne, cocasse autant que romanesque. Une ressortie en "copie restaurée" permet de re)découvrir côté interprètes la splendide Laura Antonelli, star incontestée des comédies érotiques des seventies, Michele Placido (qui a évolué depuis quelques années vers l'écriture et la réalisation - "Romanzo Criminale" - après une très belle carrière d'acteur) et Alberto Lionello (que j'avoue ne pas connaître) en mari (et nouveau riche) irrésistiblement caricatural. On note aussi quelques scènes avec Jean Rochefort en Parisien tentant sa chance lors de l'étrange voyage de noces du début, et d'autres avec l'Allemande Karin Schubert (parlant, grâce au doublage, un parfait italien - Lydie, une journaliste et amie intime d'Eugenia), la reine du français "La Folie des grandeurs" (1971), qui finira dans le porno sa carrière cinématographique, se demandant peut-être alors à son tour : "Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas"...
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 5 mai 2012
    Le film propose les figures classiques de la comédie italienne et effectivement certains passages sont assez droles mais le rythme n'y est pas. Par ailleurs les acteurs manquent souvent d'efficacité c'est notable pour Jean Rochefort qui n'est pas du tout dans le ton.
    landofshit0
    landofshit0

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    3,0
    Publiée le 16 mars 2012
    Une comédie italienne sur le désir d'un homme est une femme qui une fois marié,vont apprendre qu'il sont frère et sœur.Ceux ci vont tout faire pour refréner ce qui les pousses l'un vers l'autre.Si la comédie reste sympathique,elle n'en n'ai pas moins longuette.
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