Franco Giraldi a réalisé quelques westerns spaghetti et par la suite tournera avec des grands actrices et acteurs du cinéma italien, tels que Monica Vitti ou Ugo Tognazzi mais il s'agit de parler de Sugar Colt...un western italien faible et son grand intérêt. Apparemment d'après les notes et avis que j'ai vu, cela a l'air d'être un western apprécié. Si vous me connaissez un peu, vous devez savoir que j'adore les westerns italiens, or je ne partage pas cette opinion, sans le classer dans le bas du panier du genre (car j'ai vu bien pire), pour moi ce n'est pas du tout une réussite. La réalisation manque considérablement d'ampleur, il n'y a pas ce côté un peu fou que j'affectionne dans les westerns spaghetti, ce film se veut humoristique par moment mais l'humour tombe toujours à plat et certains situations n'apportent rien à l'intrigue (par exemple le gaz hilarant dans le saloon, une scène qui ne sert à rien). Il y a aussi un problème de rythme, c'est du plomb, cela avance sans énergie. Pourtant l'histoire n'est pas mauvaise, un ancien colonel Sudiste après la guerre de Sécession retient prisonniers des soldats Nordistes, qu'il veut échanger contre rançon et ils les exploitent. Le héros joué par un acteur américain est approché par un ami, agent de la Pinkerton pour enquêter sur cette affaire ; il refuse mais suite à l'assassinat de son ami il décide de mener des investigations et de se rendre sur les lieux supposés où sont retenus prisonniers les Nordistes. Rien de mémorable et d'entraînant, même le final avec sa fusillade géante ne m'a pas emballé. Un des deux personnages féminins est joué par Soledad Miranda, celle qui fut la muse du réalisateur Jesus Franco.
Entre deux classiques du western, j'aime bien faire une petite pause et me rafraichir les idées avec des westerns « spaghettis ». Pour renouveler le genre, les scénaristes des westerns « spaghettis » ne reculent généralement devant rien. « Super Colt », c'est du grand n'importe quoi. Tom Cooper, alias Sugar Colt, va être mission par M. Pinkerton (vous savez la célèbre agence de sécurité du Far West). Il refuse, Pinkerton est assassiné, il accepte. Et là, chez les méchants, Sugar Colt va se muer en avatar de James West/Artemus Gordon : déguisements, armes spéciales, gadgets en tous genres... Bien sûr, on a le droit de vouloir renouveler le genre, mais parfois des limites s'imposent. Jack Betts, acteur de seconde zone, se démène et on ne peut pas le blâmer. Il a pire dans le genre, mais autant se refaire une petite saison des « Mystères de L'Ouest ». Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
C'est un western italien sorti en 1967. Il a été tourné dans le sud de l'Espagne. Ce n'est pas le meilleur de tous. Mais il y a du travail quant à la mise en scène.
La présence de Pinkerton au début du film est anecdotique, reposant sur un nom qui marqué son temps et son époque mais qui reste accessoire dans le récit du film. D'emblée le héros se comporte comme une dilettante voir, si on n'était pas au far-west, en dandy inconséquent. Et bientôt on apprend un peu mieux à connaître ce pistolero (forcément !) qui débute sa mission en pied tendre, et on pense alors fortement à la série TV culte "Les Mystères de l'Ouest" (1965-1969) Ainsi Tom Cooper mêle en quelque sorte les deux personnalités de Artemus Gordon et James T. West, à la fois donc adepte du déguisement avec dérision, puis agent opérationnel d'action et séducteur impénitent. Deux en un qui permet un bel équilibre entre fantaisie et dramaturgie même si quelques passages sont d'une maladresse qui frise le ridicule... SPOILERS voir site !... Dommage car sinon l'intrigue est plutôt plaisante, avec un petit suspense, en filigrane les relents de la Guerre de Sécession, des gueules patibulaires à souhait et en prime deux charmeuses de saloon. Rien d'exceptionnel donc mais un bon spaghetti qui tente de se démarquer du canevas habituel. Site : Selenie