4 mois, 3 semaines, 2 jours
Note moyenne
3,7
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307 critiques spectateurs

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101 critiques
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98 critiques
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33 critiques
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38 critiques
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Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2007
Longs plans séquences incroyables, justes, maîtrisés grâce à des acteurs exceptionnels, la nouvelle Palme prouve qu’elle mérite amplement son titre. Sur un sujet fort, encore utile de nos jours devant une résurgence d’obscurantisme latent, le film déplie ces anecdotes du quotidien, moments de vérité, glauques, viscéraux. A quand un tel film sur la dernière de ces libertés fondamentales qui nous est encore refusée en France : l’euthanasie ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 janvier 2009
Palme d’or parfaitement mérité, film bouleversant et à la fin du film on ne peut que rester sans voix. C’est un film réalise, dur, poignant sur le sujet de l’avortement. L'histoire est racontée avec simplicité, bien réaliser et on vit les évènements minute part minute. Les deux actrices du film Anamaria Marinca et Laura Vasiliu sont géniaux. Une claque ce film !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 septembre 2007
La Palme d'Or du 60 ème Festival de Cannes semble au départ nous renvoyer aux victoires consécutives des films sur les malheurs de la vie des pauvres qui font frémir les riches stars, dont les Dardenne ou Brunot Dumont se font les pourvoyeurs. Pourtant, 4 mois, 3 semaines et 2 jours se veut radicalement différent, aussi bien dans l'approche de son sujet que sur sa forme cinématographique. La mise en scène de Cristian Mingiu, par ces très longs plans séquences, instaure un malaise continu dans cette Roumanie d'il y a vingt sans étrangement familière et pourtant si étrangère. L'angoisse monte peu à peu et attend son comble dans la séquence pré-finale où Otilia cherche désespérement un endroit où jeter le foetus. Aucun moment d'apaisement, même quand Otilia va retrouver son petit ami et sa famille, séquences qui se devraient d'être rassurantes et qui ne font qu'accentuer le malaise de la jeune étudiante qui s'inquiète pour son amie, enfermée seule dans une chambre d'hôtel avec le risque de fort saignements meurtriers. La photographie est beaucoup plus travaillée qu'au premier abord (les nuances sur les couleurs vives au départ, le noir très esthétique de la fin) et l'interprétation est sans aucune faille, avec une mention spéciale à la lumineuse Anamaria Marinca. Et pourtant, malgré tout le sordide et la terreur exposés, 4 mois, 3 semaines et 2 jours n'est pas un film pessismiste. Il y a une lueur d'espoir dans ces deux jeunes filles perdues qui ont de la chance, il va sans dire, mais qui sortiront fortifiées de cette douloureuse épreuve. Un film dur et fort, répugnant au départ mais puissamment salvateur, comme un remède nauséabond mais efficace. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 septembre 2007
Film très dur autant dans son sujet (avortement illégal) que dans sa mise en scène. Scènes chocs, que du réel, le film fait mal. Avec des acteurs remarquables, 4 MOIS 3 SEMAINES 2 JOURS donne le vertige. Tantôt Caméra à l'épaule (donc maux de tête en sortant!), tantôt caméra posée nous laissant voir, succomber, ou nous écoeurer. Très noir, on sort de là sans trop savoir comment réagir, comment faire. Pas de moral (ce qui est assez troublant!); on a juste assisté à un instant d'une vie, vie qu'on veut aider mais que l'on voit passer. Le film fait travailler bien après sa fin. Déconseiller aux âmes sensibles.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2009
Palme d'or au Festival de Cannes 2007, le film du rèalisateur roumain Cristian Mungiu est parfois dur, parfois touchant, mais c'est sans oublier la tension, voir même le suspense qu'il peut s'en dègager à certain moment! Tout nous saisit dans cette oeuvre sur la libertè d'entreprendre sa vie! Le public se transforme en spectateur curieux et intriguè qui se laisse porter par les dialogues et par l’atmosphère de l'histoire! Alternant brillamment murmures, scènes brutales et portè par des plans-sèquences sobres et efficace qui permettent d'apporter plus de rèalisme au film, "4 mois, 3 semaines et 2 jours" est èprouvant! Vie terne, lumières grises, ambiance glauque, visages fermès, personnages dèpressifs, absence de musique, pas un sourire, pas beaucoup de place pour l'espoir, tournè visiblement à la va-vite (tout en restant remarquable), à l'èconomie de moyens, camèra à l'épaule, longs plans séquences, ...plus on avance, plus le temps et l'espace se resserrent à la manière d'un thriller oppressant culminant lorsque l'hèroïne traverse la ville dans l'obscuritè! On n'est pas prêt d'oublier cette camèra qui s'appuie longuement sur un foetus sanguinolent froidement abandonnè sur un carrelage, vèritable coup de poing au ventre! Quant à l'interprètation, elle est irrèprochable, donnant l’impression de vivre ce drame aux côtès des personnages! Une magnifique Palme qui dresse un portrait terrible des conditions d’avortement clandestin...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juillet 2012
Scénario creux, innombrables scènes en "queue de poisson" ou "cul de sac" comme vous préférez (au hasard : spoiler: les papiers oubliés de M. Bébé à l'hôtel, la scène finale !...
. Une ambiance glauque et même sordide (voire morbide) au possible, une lumière pourrie, des plans séquences interminables (attendez-vous à avoir 15-20 fois la scène d'ouverture d'Il était une fois dans l'Ouest en terme de durée), un cadrage indigne (plans d'ensemble une scène sur deux, et l'autre moitié c'est du gros plan, suivi d'un plan d'ensemble sur l'héroïne qui court après le bus/le métro/une voiture (au choix)) des dialogues qui tournent autour du pot pendant des heures, tellement inutiles que j'avais l'impression que c'était fait exprès pour induire le spectateur en erreur (du genre "c’est débile mais si ça se trouve ça va trouver un sens plus loin dans le film" mais en fait non, ça sert juste à rien)

La scène de fin est tellement minable et sans intérêt que j'ai failli balancer mon poste par la fenêtre : spoiler: l'héroïne revient à l'hôtel où se déroule un mariage et où une bagarre a éclaté (d'où l'ambulance à l'extérieur qui "nous faisait cro peur pour Gabita parce qu'on croyait qu'elle était morte et que les policiers ils allaient les envoyer en prison"), l'héroïne rejoint G. au restaurant où elle a commandé du filet de bœuf, d’agneau... (on s'en tape) et elles décident de ne pas reparler de toute l'action du film.


J'ai l'impression qu'à 10 ans, avec une bonne caméra et deux trois copains, j'aurais fait mieux. Visiblement, pour gagner quelque chose à Cannes, il faut filmer mal, ne pas s'embêter avec le son ni la lumière (ni quoi que ce soit d'ailleurs), en somme, faire du style documentaire encore plus chiant que l'original, un "pseudo-truc" qui se dit "réaliste" (en fait c’est un autre mot pour dire "grosse merde fait d’images qui se succèdent à hauteur de 24 ou 25 par secondes"). Selon moi, bien réalisé, ce film aurait dû tenir sur 10-15 min maximum, le reste c'est 1h40 de "cinéma d'auteur" à se faire piquer au cyanure de potassium dans son canapé.

Je crois que le divorce entre Cannes et moi est consommé avec ce film qui me rappelle que le jury de Cannes est une bande de déconnectés de la société qui pensent que la réalité du bas peuple est chiante et ainsi se convainc de la connaître en votant pour un film hyper chiant. Pitié qu'ils arrêtent de se prendre pour des intellos à promouvoir du pseudo-documentaire à deux sous.

Finalement, j'étais partagé entre 0.5 et 5 étoiles car le film est selon moi un énorme navet. Le fait qu'il ait eu la palme à Cannes et qu'il sente l'arrogance et la prétention à mille lieues me font lui mettre un 0.5, pour le plaisir, comme ça, parce que je suis en forme ; car contrairement à des films qui sont maintenant des classiques tels que Beowulf (1999), qu'on peut mater entre potes pour délirer, cette daube intersidérale est uniquement à conseiller à un ennemi viscéral pour avoir l’intime conviction que, pendant deux heures, on l’a abattu à coups de fusil à canon scié dans les parties intimes.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2013
Encore une Palme d'or d'une franche gaîté... 4 mois, 3 semaines, 2 jours est un film dur, glauque, d'une noirceur totale. Le réalisme est cru (le plan sur le foetus au sol est particulièrement choquant), dans la lignée du cinéma des frères Dardenne... en plus sinistre et avec moins d'espoir (si si, c'est possible). Réussi, certes, bien interprété, d'une intensité oppressante, mais faut avoir le moral...
Jerem69tt
Jerem69tt

138 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2022
Est-ce vraiment un film primé ? On peut se poser la question de savoir si on a bien tous vus la même chose tant les critiques vont du tout ou tout. Pourtant même si 4 mois 3 semaines et 2 jours est louable d’aborder ce sujet encore malheureusement compliqué et tabou en Pologne, le film est cinématographiquement nul. C’est extrêmement statique avec des plans interminables qui sont tournés quasiment caméra à l’épaule dans une atmosphère sombre et froide qui alourdi encore la lenteur et l’ennui. Résultat à peu près 4 scènes pour un film d’1h45 où tous est très très long et sans intérêt à l’image des dialogues qui sont complètement basique et d’une pauvreté hallucinante (exemple sur les scènes d’ouverture qui donne le ton, oo le repas). La seule partie à peu près potable étant finalement la scène de conflit à l’hôtel sur le cœur du sujet du film qui est l’avortement. Disons donc que tout n’est pas entièrement à jeter dans ce fim, mais presque.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 décembre 2008
encore une palme d'or au rabais pour ce film d'une lenteur extréme d'où je suis sorti indemne je vous rassure.l'avortement comme ça en période d'interdiction tout le monde en rêve.un gars un peu salaud c'est vrai mais qui fait du bon travail car l'intéréssée ne souffre pas et accouche rapidement.
un repas de famille interminable,voilà deux scénes pour un film de presque 2 heures et tout le "gratin" du grand écran s'extasie,pauvre de nous,même pas 300 000 entrées pour ce "chef d'oeuvre" moralité on est beaucoup à ne pas avoir adhéré,sans commentaire.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2013
Palme d'or 2007 très mitigée même si elle me fait entrer dans le domaine du cinéma roumain que je n'avais pas exploré jusqu'ici. Du "règne" de Ceausescu, je n'avais en tête que les images de défilés mégalomanes et ruineux organisés à la gloire du couple de tyrans que formaient le dictateur et son épouse ; donc l'ensemble a le mérite de montrer un panorama du sinistre envers du décor à cette époque. Le thème est fort et le réalisateur a l'intelligence de ne pas prendre une quelconque position ; mais visiblement ce dernier n'a pas l'air de trop savoir ce qu'est un découpage technique et scénaristique faisant étirer bien inutilement en longueur ses séquences ce qui provoque inévitablement l'ennui. Le sujet ainsi que le talent des comédiens font tenir malgré tout mais ce n'est pas sans mal.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 avril 2008
Comment ce film a-t-il pu recevoir la Palme d'Or 2007?? Certes, on peut en comprendre la raison puisque c'est typiquement le genre de film "palmable": sujet grave, réalisme sans artifice, réalisation léchée, qualité de la photo, longs plans-séquence, lenteur, jeu sans défaut, longs silences, non-dits, tension de fond, ambiance glauque, tristesse. Pour autant, je n'ai pas ressenti grand chose, pas même le dégoût. L'émotion des personnages reste opaque, sans projection. Le sujet me semble mal exploité, j'ai regardé avec ennui. Le passage sur le foetus mort dure peu et ça ne ressemble à rien (truc en plastoc), gros silence, aucune tension dramatique. On se demande l'intérêt de ce film, à part peindre un semblant d'histoire et forcer l'apitoiement. C'est très posé, ça se déroule et ça n'aboutit à rien. Cristian Mungiu filme trop avec technique. "Interdire l'avortement, ça peut être horrible": on a déjà traité le sujet dans d'autres télé/films, qui pour certains ont beaucoup plus d'effet et d'efficacité! Beaucoup de bruit pour rien. Cannes m'énerve.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 juillet 2008
Excellent film. On y croit vraiment. Les actrices sont très bonnes et la musique passe bien aussi.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2023
Le film a un air de Gus Van Sant.
Peu d'artifice, de la tension, du trouble, de la souffrance. L'histoire est difficile et le regard du cinéaste porte autant sur cette histoire terrible que sur la société en générale face à ces tragédies individuelles.
Le salut viendra peut-être de cette fin un peu lunaire et apaisante qu'on ne racontera pas mais qui est malgré tout surprenante
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2025
Lauréat de la Palme d’Or de 2007, « Quatre mois, trois semaines, deux jours » traite du droit à l’avortement et plus précisément des avortements clandestins durant la fin de règne de Ceausescu en Roumanie.


Un sujet sensible bien traité par le cinéaste Cristian Mungiu avec un froideur et une sobriété dans la mise en scène n’oubliant pas quelques fulgurances ici et là.
Bon film dans l’ensemble mais dont de nombreuses scènes s’étirent exagérément. Cela créé une lassitude et une perte d’impact du message et de l’ambiance générale.


Sympathique mais de là à obtenir une Pame d’Or...
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2025
Construite comme un thriller, cette dissection de la réalité de l'avortement illégal dresse un portrait édifiant de la vie roumaine à la fin des années 80 à travers quelques séquences révélatrices (le dîner, les réceptionnistes, la résidence étudiante) où le cadrage, le décor, les plans soulignent les privations, l'enfermement, la frustration - malgré les combines, l'espoir, les rires qui laissent poindre un rayon d'optimisme. Osant la crudité (le foetus), la réalisation n'édulcore en rien la froideur ni l'amertume de ces existences confrontées à la difficulté et à l'entrave. Sans manichéisme - bien que des traits stéréotypés émergent - le récit suit la trajectoire sur quelques heures de personnages (aux interprètes saisissants de justesse) liés par un événement si traumatique que le terme en est longuement tu, ne faisant comprendre le noeud de l'intrigue qu'au bout d'un certain temps. Une Palme audacieuse et marquante!
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