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DestroyGunner
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2,5
Publiée le 30 décembre 2007
Je serai moins élogieux que les autres spectateurs, car l'ennui que vivent les habitants de la cité où se déroule le film m'a un peu gagné, mais j'ai assez apprécié ce film pour son originalité et sa fraîcheur.
La visite de la fanfare fait partie de ces beaux films simples et pétris d'une humanité qui touche le spectateur. En effet, malgré le synopsis, le réalisateur refuse de livrer un film politique et toutes les références à la religion ou au conflit israëlo-palestinien sont expurgées. Il faut vraiment être attentif pour trouver quelques rares clins d'oeil subtilement glissés au détour d'une scène ou d'un dialogue. Dans la visite..., il est avant tout question d'une rencontre entre des hommes et des femmes en plein désert:"la zone" comme dit un des personnages. L'arrivée de la fanfare dans ce trou perdu sert de catalyseur pour l'expression des frustrations et des désirs de chacun des protagonistes. Ainsi, cette rencontre s'avère salvatrice, libératrice,douloureuse ou tout simplement porteuse d'espoir pour tout les personnages qu'ils soient israëlien ou egyptien. Le film peut être interprété comme un hymne à la paix et cela se traduit aussi bien avec l'absence des références citées ci-dessus que par le choix d'un décor désertique et lunaire ou par celui de l'anglais (une langue universelle). Toutefois, la visite... est avant tout un film humaniste non dénué d'humour (la scène de l'aéroport est véritablement burlesque)et trés agréable à regarder malgré quelques instants ennuyeux du probablement à la lenteur du récit(le film ne dure pourtant qu'une 1h30) et au décor vide.
Quel admirable film: drôle, émouvant, sensible, réaliste, lunaire, étonnant... on pourrait ajouter plein d'autres adjectifs pour qualifier ce petit bijou. Quand Israeliens et Arabes se retrouvent avec humour et délicatesse...
Une petite merveille de film à déguster goutte-à-goutte avec gourmandise. Cette histoire, en forme de fable, nous conte les errances des musiciens d’une fanfare égyptienne égarés dans une petite ville perdue d’Israël. Drôle par moments, émouvant toujours, ce film balaye toute une panoplie de thèmes sensibles, de la difficulté de communiquer avec “l’étranger”, de la force du non-dit, à l’inhibition dans la quête de l’amour, et constitue un message d’espoir bien plus fort dans son dépouillement, que les discours politiques emphatiques du moment.
Le film commence vraiment bien avec des plans fixes comme je les aime. La seul chose qui m'a titillée et (pré)occupé pendant tout le film a été la présence de Ronit Alkabez que j'avais déjà vu quelque part mais que je n'arrivais pas à replacer (La fille du RER). Sinon on évidemment un film pas forcément très accessible mais cependant très agréable.
Au début, on se dit qu'on va voir un gentil film, sans prétention mais très honorable, ça commence par des gags tout simples mais sympatoches et efficaces, situations de quiproquo d'une fanfare très digne parachutée en milieu inconnu. Et c'est de cette attitude très droite, en particulier de Toufik, qui essaie de mener et de maintenir son ensemble dans cet esprit, malgré ce naufrage, dans tous les sens du terme, en contraste avec la désinvolture de leurs hôtes, dans ce no-man's land improbable, qui donne lieu à des scènes fabuleuses, cocasses, des rencontres à la fois très belles et burlesques, le clou étant toute la séquence de la patinoire ; on a les larmes aux yeux de rire et d'émotion d'un plan à l'autre. Personnages pudiques, nobles, généreux, séduction made in "oriental lover", que cette nuit au milieu de nulle part révèle, heurte, entrechoque, désinhibe. Quelques mois après "Les méduses", quel bonheur à nouveau. Une réussite. Merci au cinéma israëlien.
La Visite de la Fanfare fait parti de ses films qui sont un pur bonheur, parce qu'un concentré d'émotion. Il me rappelle Bombon El Perro ou le cinéma d'Aki Kaurismaki par son sens du cadrage et l'humour burlesque mais quasi muet. Avant de le voir, je ne savais pas ce film était Israélien ou Arabe. Après je ne savais toujours pas. Il s'agit d'un film humaniste, c'est tout. Que demande le peuple ? ''Mais quand même, quelle est sa nationalité ?'' Eran Kolirin est israélien.
Ils étaient huit musiciens, une fanfare venue d’Alexandrie, égarés entre ciel et terre, dans la cambrousse israélienne… Voila ! Ils partaient pour Petah Tikva, ils arrivent à Beit Ha Tikva… A cause du « p » ! Le « p » se prononce comme « b » en arabe… Car ici on navigue entre arabe, hébreu et anglais (il voir absolument ce film en V.O. sous-titrée)… Incommunicabilité. Exemple : Papi : « Comment c’est (… de faire l’amour) ? ». Khaled « Je peux te le dire… mais seulement en arabe ! ». Magnifiques dialogues si simples, si légers, si espacés, si souvent suivis de point de suspension ! Incommunicabilité ! Mais c’est dans les attitudes, les regards, les silences que se nouent les échanges vrais, dans les regards, les silences (toujours) et la musique (ce lien universel !). On rit des gênes, des rigidités, des étonnements dans ce très beau film. Il montre aussi que si l’espoir naît des tentatives d’échange, l’homme, l’humain, est par nature, existentiellement seul ! Mais ce constat n’est pas triste car l’homme par nature cherche aussi, très maladroitement, le contact de l’autre. Comme chez Tati où Mr Hulot se heurte aux êtres et aux choses. Solitude. Solitude auxquels sont confrontés tous les personnages du film. Exemple : Tawkif tout de rigidité empesé en son uniforme bleu ciel et Dina la fleur de béton dans le désert… Et la caméra fait son œuvre : plan larges mettant en scène la solitude, plans rapprochés la soulignant… Petite poésie du désespoir… Oui la pêche est bien la chose la plus importante du monde !
film poetique aux accents burlesques. Immobile dans ses cadres et ses situations, le film donne de l'espoir sur le rapprochement des peuples en suivant des personnages dans des situations tragi-comiques. tres plaisant
Bravo quel réussite pour le cinéma israélien cette année 3 films 3 réussites Bubble, Frozen days et la Fanfare, c'est drole, émouvant, épatant. A voir au au lieu d'une grosse production, vous ne serez pas déçus.
trés bonne comédie sur l'éternel conflit juif/arabe sauvé par les acteurs de ce film avec l'éblouissante ronie elkabetz,quelle sensualité.quelle leçon pour l'avenir de ces communautés!
Un pur moment de bonheur ! A partir d'une histoire anecdotique, ou comment une fanfare égyptienne se retrouve par erreur dans une ville israélienne plantée au milieu de nulle part, le jeune réalisateur Eran Kolirin nous propose une fable profondément humaine. L'histoire commence donc par une erreur d'aiguillage : ne maîtrisant pas l'anglais (puisqu'ils ne parlent pas hébreu), les huit membres de la fanfare de la police d'Alexandrie, venus en Israel pour l'inauguration d'un centre culturel arabe, atterrissent dans une sorte de ville nouvelle perdue au fin fond du désert, ville dans laquelle, comme les en informe la première personne qu'ils y rencontrent, il n'est pas question de culture, qu'elle soit arabe ou juive… Et pourtant ! Obligés de passer la nuit sur place, les musiciens vont se confronter aux quelques israéliens qui leur offrent l'hospitalité. Entre Dina, Tewfiq, Haled et les autres, c'est une nuit de rencontres qui s'annonce. Il faut apprendre à se parler pour apprendre à se connaître, apprendre à se connaître pour apprendre à se comprendre, apprendre à se comprendre pour apprendre à s'aimer. En quelques tableaux, souvent drôles, souvent émouvants, par deux, par trois, par quatre, tous ces oubliés du monde, ces petits, ces anonymes, vont progressivement se dévoiler les uns aux autres. Certaines scènes sont profondément émouvantes, d'autres brillent par leur fantaisie, touchent quelquefois au burlesque (le dancing, la cabine téléphonique). Le scénario est limpide et plein de surprises, la mise en scène sobre et soignée, le ton toujours juste. Tous les comédiens, à commencer par la belle Ronit Elkabetz et le très émouvant Sasson Gabai, sont au diapason de cette chronique pleine d'humanisme. Voilà donc un petit film qui n'a l'air de rien, mais dont on sort grandi, plus humain, plus heureux. Et puis savoir que des acteurs palestiniens et israéliens ont travaillés de concert sur cette belle aventure, nous permet encore de rêver à des lendemains meilleurs…
Un film génial bâti sur une trame qui peut paraitre mince au premier abord mais qui contient toute son intensité dans l'aternance des dialogues et des silences, des plans fixes : oon côtoie vraiment la fanfare et les israéliens quand la caméra filme la la ville et ses environs désertiques. Tous les acteurs sont incroyables, aussi bien les "actifs" que les "silencieux". Film à ne pas rater qui remet les pendules à l'heure, comme quoi il n'est pas besoin d'hune histoire alembiquée pour tenir en haleine toute une salle figée devant tant de finesse et de dignité !