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Un visiteur
2,5
Publiée le 30 janvier 2008
C'est un film bien particulier où il ne faut surtout pas s'attendre à un rythme incroyable vous captivant à chaque instant. Le décor : une ville israélienne paumée dans le désert où il ne se passe absolument rien. C'est dans ce bled que notre fanfare va atterrir (par bus en fait) sans pouvoir en repartir qu'au lendemain matin. Le scénario est donc simple : nous allons partager la nuit de cette fanfare dans cette petite colonie et voir ce qui va se passer. C'est intéressant, forcément réaliste (je crois me souvenir que c'est tiré d'une histoire vraie) mais c'est difficile de rester en place ou de ne pas regarder sa montre durant les pourtant faibles 90 minutes que durent ce film.
Une fanfare de la police égyptienne débarque en Israël pour jouer lors de l'inauguration d'un centre culturel arabe à Bet Hatikva. Ils s'y rendent et s'aperçoivent qu'on ne leur à pas donné la bonne adresse. Bloqués sur place pour la nuit, ils sont recueillis par la population locale... Je ne savais pas à quoi m'attendre en voyant ce film (qui plus est en vo) et oh surprise, il s'avère que c'est un super très beau film. Je le conseille vivement à tous.
"Bagdad Café" en Israël. Voilà la phrase qui résume parfaitement "La visite de la Fanfare". Des personnages attachant et détachés du monde. Un bol d'air frais, une sorte de dépaysement, un sourire sur le bout des lèvres. Un film sans prétention magistral à voir. Des acteurs fantastiques qui gagneraient à être connu. Des paysages désertiques déconcertant. Un film drôle en quelques sortes. Une réussite.
Un film très beau, poétique et subtil, et une rencontre de deux cultures différentes bien abordée. Les dialogues sont toujours bien pensés, les rôles sont parfaitement distribués, on notera même les petites notes d'humour dans le jeu des acteurs à certains moments du film, bien que celui-ci ne soit pas tout "rose". Un inconvénient peut etre : quelques longueurs... mais c'est ce qui peut aussi faire le charme du film, qui possède un rythme assez posé !
A vrai dire, en entrant dans la salle de cinéma, on en sait pas trop à quoi s'attendre, on sait juste qu'une fanfare égyptienne arrive en Israel et qu'elle ne va pas arriver dans la bonne ville, créant ainsi le film. Cette fanfare perdu va trouver asile dans un petit bar réstaurant implanté dans la ville dans laquelle ils ont atteris. Alors une amitié va naître entre le chef de la fanfare, assez rigide et qui respecte l'ordre (trés justement joué par Sasson Gabai) et la gérante du bar ( Ronit Elkabetz déjà vu dans Mariage tardif, Mon trésor). De trés beaux plans (la nuit et ceux fait avec le desert) et de beaux dialogues ponctuent le film qui n'en est pas moins trés drôle (scéne de la boite de nuit en rollers). Une histoire simple donc, mais qui sort du lot et rapelle que le cinéma arabe à encore de beaux jours devant lui.
A mi-chemin entre le raod movie et le huis clos, cet honnête conte socio-politique du proche orient fourmille de touchantes intentions, loufoques ou pitoyables, mais respire insidieusement le dejà vu.
heeeey! voila qui fait plaisir! un vrai moment de franche rigolade, c'est trop kitsch, trop fin, trop bien casté, mortel!! et pourtant les films à 300 logos sponsors en général c'est pas mon truc mais là! chapeau l'artiste!
Une fanfare égyptienne se perd dans les tréfonds du désert israélien. Parce qu'ils n'ont pas le choix, les membres vont devoir cohabiter avec les habitants d'une petite ville perdue, le temps d'une nuit. Peu d'action et de ressorts dramatiques dans ce film mais plutôt une tranche de vie, une parenthèse enchanteresse, un concours de circonstances imparable, avec des personnages délicieux d'humanité. Ce premier film d'Eran Kolirin est une vraie réussite avec des dialogues précieux, de longues scènes silencieuses et intenses qui valent bien plus que tous les mots devenus inutiles. Le film parle de l'incommunicabilité que ce soit à cause de la langue ou de la pudeur des personnages. L'angoisse de cette impossibilité de parler, la perte des repères mais malgré tout l'échange plus fort que tout. Un film d'ambiance qui prend comme partie pris le minimalisme simple et quotidien, parfois à la limite du burlesque, où chaque regard, chaque geste compte et fait partie du récit narratif. Les acteurs sont tous touchants mais Ronit Elkabetz, la belle et brune Dina, a une présence incroyable sur l'écran, entre douleur et sensualité. Sasson Gabai, le chef de la fanfare, réussit un beau numéro d'acteur entre la sévérité rigide qu'il affiche sur son visage et la tendresse latente qui déborde par ses yeux.
Voila un très joli petit film plein d'humour,d'émotion et de tendresse.Le réalisateur filme de très beaux espaces désertés et se joue admirablement des silences.Les deux acteurs principaux sont immenses.Une révélation.
Effectivement ce film ne règle aucun problème socio-politique mais qu'est ce qu'on s'en fout ! Le réalisateur nous livre avec simplicité cette tranche de vie attachante servie par des acteurs inconnus en france mais tous excellent.
Musique : 1 étoile, Scénario : 3 étoiles, Casting : 3 étoiles, Intérêt du film : 1 étoile, Départ du film : 3 étoiles, Déroulement du film : 1 étoile, Dénouement du film : 2 étoiles.
Ce film est assez moyen à mon goût. C’est une bonne idée mais ça manque vraiment de fraîcheur. On n’entend pas du tout cette fanfare qui aurait pu donner au film cet entrain qui n’est pas là. Cela dit, les personnages jouent d’une manière remarquable. Et spécialement Ahouva Keren.
Film pleins de bonnes intentions, mais vite ennuyeux, sans surprise, beaucoup de clichés qui se veulent amusants, mais on sent là de grosses ficelles, on y sourit. Ces implantations israéliennes suent l'ennui, et cet ennui m'a vite gagné, si c'est une réalité, je ne les envie pas ! L'Israel n'a pas fini de se poser encore des questions sur son avenir !
Quel bonheur... , ça manque d'explosions et de cascades à la Vin Diesel....mais que c'est bon de voir de vrais acteurs, avec un vrai réalisateur, du vrai cinéma, et le "petit supplément d'âme" qui manque si cruellement à toutes ces infâmes bouses que nous inflige Hollywood. Tout a été fort bien dt par d'autres avant moi, mais j'en remis une petite louchée : l'incommunicabilité, surtout au départ (Libanais d'origine, j'imagine fort bien la bourde initiale entre le "b" et le "p" - qui n'existe pas en arabe, donc transcrit en "b" - qui change complètement le nom de la ville ^^)...ensuite bien sûr, tous ces personnages pleins de failles et de blessures, plus ou moins visibles, tous si terriblement humains, empêtrés dans leur quotidien, et qui trouvent là une occasion de se remettre en question, en quelques petites heures, et on peut l'espérer, de s'en trouver changés. Hébreus, arabes, qu'importe, et puis tout le monde parle anglais (cocasse entre "cousins" sémites), on joue un peu de musique, et le temps s'arrête un instant, quitte à replonger un peu plus durement plus tard vers la triste réalité de ce village fantômatique où le seul personnage vivant semble être Dina. La "scène de la drague" est effectivement un grand moment! Pour l'anecdote, et bien que le message du film soit simplement humaniste et universel, j'ai été surpris de voir que Sasson Gabaï est un acteur Israëlien: il parle un arabe excellent, et typiquement Egyptien (je ne peux que supposer qu'il fait partie des quelques Israëliens Arabes, mais je peux bien sûr me tromper). Merci à Eran Kolirin pour cet petit bijou de poésie, de charmante drôlerie parfois, et, oserais-je le dire, d'espoir (certes plus motivant que les élections Israëliennes de février 2009...)