Fengming, Chronique d'une femme chinoise
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 mars 2012
60 ans d'histoire chinoise vue à travers les yeux d'une intellectuelle qui épouse la cause du peuple en 1949, subit les persécutions du régime à la fin des années 50 puis pendant la Révolution Culturelle et qui se bat depuis 20 ans pour témoigner de la réalité des camps de travail et de rééducation de Mao. Bon, tout le monde est d'accord, la parole de Fengming est précieuse comme un bijou. Pour autant, est-ce qu'on doit à ce point délaisser l'écrin ? 3h10 de monologue, une vieille dame filmée en plan fixe dans son salon sous deux angles de caméra... on a l'impression que du point de vue du réalisateur Wang Bing, pour que le spectateur puisse éprouver personnellement les souffrances exprimées à l'écran, un peu de torture formelle s'impose. Priorité au témoignage, priorité aux témoins, oui, je suis d'accord. "Shoah" ou plus récemment "Duch, le Maître des Forges de l'Enfer" partent de ce principe, ne sont pas forcément faciles d'accès mais sont des chefs-d'œuvre. Là, Wang Bing pousse l'austérité un peu loin : les plans de fauteuil vide quand Fengming se lève pour aller aux toilettes ou pour répondre au téléphone, la première demi-heure filmée à la lumière (déclinante) du jour, euh... Je vois bien les critiques qui disent que cette radicalité dans la forme rend le témoignage encore plus fort. Je veux bien, mais il ne faudrait pas non plus oublier de le rendre accessible.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

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2,0
Publiée le 2 août 2025
Tourné avec une mini DV, en plan fixe, sur d’une durée de 3h et pendant lesquelles une femme d’un certain âge se livre a coeur ouvert sur sa vie d’étudiante volontaire pour les brigades communiste jusqu’à sa persécution par le régime maoïste. Hé Fèngmíng se livre sans fausse pudeur sur les dérives de la dictature maoïste où des milliers de chinois se sont retrouvés accusés (parfois à tort) d’être "droitiers" (suspectés d’opposition au pouvoir en place).

Voilà ce que nous réserve ce documentaire sortie à quelques semaines d’intervalle du film Le Fossé (2008), une oeuvre de fiction que Wang Bing devait initialement réalisé en premier, mais c’est suite à sa rencontre avec Hé Fèngmíng, qu’il décidera finalement de s’intéresser à cette femme qui va lui livrer un impressionnant récit de ce qu’elle a vécu. A noter aussi que quelques années plus tard, il fera un autre documentaire sur les exactions commises par le régime maoïste avec le terriblement glaçant Les Âmes mortes (2018).

Un peu d’histoire avant toute chose. Entre les années 50 & 60, une série de campagnes politiques visent à évincer des militants libéraux du Parti communiste. Le dictateur Mao Zedong en est l’instigateur principal, une idée, une pensée ou un mot de travers, qui irait dans le sens contraire de la république populaire de Chine et vous vous retrouviez emprisonné, interné de force dans un "laogai", sorte de goulag chinois (de façon officielle : des camps de rééducation et de façon officieuse, des camps de travaux forcés).

C’est ainsi qu’à travers un récit passionnant, on se retrouve au coeur de 30 ans d’histoire de la Chine (l’oppression, les arrestations arbitraires, des milliers de déportés et de morts, contraints aux travaux forcés et à la persécution). Fengming : Chronique d'une femme chinoise (2008) 和凤鸣 nous livre des mémoires glaçantes, mais la découverte du film aurait pu être facilité si Wang Bing avait un tant soit peu varié sa mise en scène et si elle avait été moins austère (les plans de coupe sur 3h se comptent sur les doigts de la main et Fèngmíng est uniquement filmée dans son fauteuil alors qu’il aurait été possible de la filmer sous divers angles et endroits).

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 mars 2014
ATTENTION, ATTENTION, ATTENTION! Pour ce qu'il non pas vue le film gros SPOILE, mais vous allez assistez à un monologue de 3h sur le vie d'une femme chinoise quasiment tourné en 4-5 plans fixe de cette dernière assise sur sont fauteuil, aucun dialogue, aucune photo d'archive, quasiment aucun plan de coupe (moins de 5 minutes sur les 180 du film). Le film à eu le droit à un véritable BUKKAKE de la pars de la critique: "caméra numérique est un instrument d'une grande puissance artistique"; "mettre l'humain au-dessus de la puissance formelle."; Wang bing le gigantisme réalisateur d'A l'ouest des rails réalise avec ce film ultra minimaliste ce que j’appellerais un véritable foutage de gueule en rendant ce témoignage essentiel pour l'histoire de la chine in-regardable pour le spectateur lambda, par sont absence total de mise en scène à la limite du cinéma structurel. "c'est l'attention portée au temps du témoignage qui fait de "Fengming" un grand film" que seul 0,01% de la population est capable d'apprécier!
acgaltie
acgaltie

5 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2012
Avec le témoignage tendu de Fengming He sur sa vie dévastée, comme toutes les autres vies dans ce pays martyrisé, nous avons un aperçu de ce que fut l'interminable descente aux enfers sous le maoïsme. Et nous voyons comment chaque personne, chaque famille, chaque communauté, tous les peuples de la Chine, comment la culture et chaque pensée organisée, toutes les civilisations chinoises, ont été déstructurés, cassés menu, et pourquoi, après des décennies d'écrasement et de perte des repères, la dictature du capitalisme anti-nature, donc anti-social, a pu être imposée.

Il est confondant de rapprocher cette horreur de la fièvre extatique pour les délires du Grand Timonier qui a sévi longtemps en France dans les milieux universitaires, médiatiques et littéraires. Une fièvre qui a couvert des forfaits que nous commençons à peine à identifier et dont les effets se prolongent aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mars 2012
The two films need to be seen one after the other because they enter
in resonance. However what she said , I have heard and read this type of stories many time then it is difficult for me to be surprised and moved . I heard much more tragic stories . I understand that she takes some risks in giving this interview - she could be punished and the film director too. They will be punished probably in a way or another. They will be criticized by some Chinese nationalists as "slaves of the West" . But the punishment will not be too harsh -I hope- because many of the Chinese Communist Elite have also, few years later, suffered
and often worst than that
during the Culture Revolution. During 1957-1962 , we need to have in mind that 35 millions Chinese mainly peasants died by hunger and among them the so called "rightist" like the husband of this woman. I understand why the film director chooses to direct in this way -it's artistically very efficiency but historically it is frustrating because even now she doesn't seem to understand why Mao , advised by Khen Sheng , acted in this way , why at this moment , why Mao has betrayed so many Chinese who wanted to help to make a better China.Mao didn't act like Stalin in the thirties killing by pure paranoiac madness to establish his(Stalin) power by absolute terror? Mao acted because of fear to lose control and power, he acted rationally to eliminate potential enemies who could have put him on the side in 1958 as it happened few gears later
in 1962.
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