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Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mars 2012
J'ai vraiment beaucoup de sympathie pour Vincenzo Natali car je considère que d'une certaine manière il est un réalisateur de SF underground. Il ose aborder des sujets déroutants mais particulièrement recherchés et qui restent en lien avec notre société contemporaine. Avec "Splice" il aborde le thème des manipulations génétiques au travers des deux chercheurs à l'origine de la création de cet "hybride" pour lequel ils vont avoir beaucoup trop d'empathie. Disons que le film est vraiment très intéressant jusqu'à un certain point : Natali insiste sur la passion des chercheurs pour leur sujet, leur besoin de reconnaissance aussi, il adresse également une pique (très maladroite) à l'encontre des frimes multinationales qui encouragent la course à la recherche dans le seul but de faire fructifier leurs découvertes et de faire des profits hors normes. En revanche, la derière partie du film est plus maladroite et s'oriente vers le film d'horreur, de manière assez prévisible, tant le scénario est orienté vers cette issue dès le départ. C'est dommage, car on a l'impression que Natali détruit finalement toute le réflexion qu'il avait engagé préalablement. Le film se termine d'ailleurs de manière assez aberrante...
Film vraiment spécial, mais pas dans le bon sens pour ma part. Après un début relativement intéressant, le film traîne en longueur, avec des passages à mon gout sans intêrets, mise à part d'ennuyer le spectateur. Puis quand sa commence à bouger, le film prend une tournure des plus étranges. Bref j'aime pas la SF sa c'est sûr. A voir si vous êtes un amateur de fiction et de toutes ces bébêtes chelous.
Alors là, grosse claque, quand je vois toutes les critiques, je me dit que c'est vraiment dommage. Ce film est dérangeant et dépasse Cronenberg pour une simple et bonne raison que ce film paraît presque réel. Le thème est du déjà vu mais difficile de faire quelque chose de neuf en science-fiction sur ce thème mais il est super bien réalisé, on sent la pâte de Guillermo Del Toro. Difficile de quitter ce film une fois lancé. J'ai lu des critiques le disant long, mais je n'ai pas trouvé du tout, c'est pas un film de Gus Van Sant. C'est super bien romancé et perso, un coup de coeur. Le message du film est vraiment bon.
"Splice" évoque le cinéma de David Cronenberg avec à la fois cette fascination et ce sentiment d'inquiétude pour les excès scientifiques. Les effets spéciaux sont franchement maîtrisés et l'évolution de cette surprenante créature est plaisante à découvrir. Petit à petit, cette expérience scientifique prend une forme de plus en plus humaine et nos protagonistes finissent pas ne plus avoir la mesure de leurs sentiments dans leur relation avec la créature. Mais sur la fin, le film bascule dans une horreur moins maîtrisée qui a tendance à amoindrir l'aspect "crédible", bien que ce ne soit pas l'aspect principalement recherché dans ce genre de divertissement... "Splice" est justement un de ces films de laboratoire exagérés, un peu dans la veine de "Hollow Man", donc ce que l'on pourrait finalement qualifier de "film d'exploitation scientifico-fantastique"; un produit concocté avec des ingrédients de base conçus pour donner envie de regarder plus loin pour voir ce qui va se passer. Des scènes supplémentaires auraient été bienvenues, afin de construire davantage l'évolution de la créature dans sa manière d'observer et d'imiter le monde qui l'entoure. Il est clair que "Splice" aurait pu être approfondi au-delà du simple divertissement. Acceptez ce film pour ce qu'il est et vous passerez un moment appréciable.
Natali réalise un film organique digne des meilleurs Cronenberg. A la fois beau et repoussant, le métrage dénonce la folie humaine à travers la création d'un personnage de monstre fascinant. La tension incontrôlable ne cesse d'aller de l'avant jusqu'au final logique mais atroce. Bien qu’intéressant, le film montre des carences, car la première partie est juste barbante avec ses thèmes scientifiques posant le problème de l’éthique. Celui-ci devient brillant dans la description des relations de ses personnages dans la seconde partie. La complexité de la relation entre les créateurs et leur créature fait naviguer « Splice » dans des eaux à la fois troubles et excitantes. En apparence, la relation entre Clive et Elsa d’un côté, et Dren (le « monstre ») de l’autre, est simple : elle est purement scientifique. Ils veulent élever la technologie à un niveau jamais atteint et voient en Dren un moyen d’inventer de nouveaux traitements. Mais les motivations profondes de la curiosité scientifique sont complexes, et très personnelles. Le réalisateur brouille les pistes avec audace et s'aventure sur des chemins quasiment inexploités pour poser de véritables questions intelligentes et pertinentes faisant ressortir que les humains peuvent avoir des comportements plus monstrueux que les monstres eux-mêmes. La fin tombe – tristement – dans l'horreur en bazardant un peu le tout à la va vite restant sur un sentiment d'inachevé.
Le film mérite un détour, c'est évident, ce n'est pas un chef d’œuvre pour autant. On a là une histoire classique de l'apprenti sorcier, avec les codes de la génétique. On repassera sur la vraisemblance scientifique du travail du couple au centre de l'histoire, pour se concentrer sur le message que le réalisateur souhaite passer : à vouloir aller trop vite, on perd son éthique au profit des profits (financiers) et l'on y perd son âme. En point positif, les effets spéciaux et les maquillages sont très réussis, ainsi que le soin apporté à la réalisation (cadrages notamment).
L'idée est originale, Adrian Brody toujours aussi bon, les effets spéciaux sont crédibles et l'anthropomorphisme est bluffant, mais je n'accroche pas, c'est lourd, c'est long. Peu de suspense, une fin qui se veut surprenante mais qui acheve toute adhésion à l'histoire.
Il faut dire que je m'attendais à tout autre chose. J'aurais pu être surpris et ce fut, l'espace d'un instant, ce qu'il se passa. Mais l'instant passé, la déception s’immisça pour laisser place par moment à l'ennui. Je suis sans doute un peu sévère, mais vous l'aurez compris, je n'ai pas accroché. Le sujet méritait mieux selon moi.
Ce film est très bizarre. Le sujet de départ est vraiment passionnant, et on attend avec hâte la suite !! :D Pourtant, après le début prometteur, il y a un mou dans l'action et dans l'histoire où ça part vraiment n'importe où. Je n'y croit pas vraiment... Et la fin... Enfin bref. C'est dommage que ce film se dégrade de plus en plus, niveau histoire... (:
Digne d'un Chromosome 3 ou de La Mouche j'ai retrouvé dans ce film tout le coté malsain et étrange qui se dégageait des oeuvres d'un de mes réalisateurs de génie : David Cronenberg. J'ai toujours aimé cette forme de monster movie génétique via les manipulations d'ADN qui nous laisse cette réflexion sur les dérives de notre société, entre le bien ou le mal. Le couple Adrian Brody et Sarah Polley sont impeccables en tant que scientifiques se prenant pour Dieu. La sublime créature appelée DREN a été magnifiquement interprété par la française Delphine Chaniac. Un thriller scientifique avec une sous partie qui parle de la procréation. La fin partagera le public vu que cà reste du prévible mais je vais pas faire mon rabajoie non plus, j'ai bien aimé découvrir l'évolution de cette créature jusqu'au bout, A découvrir donc...
Ennuyeux du début à la presque fin car les 10-15 dernières minutes nous réveillent un peu de notre torpeur. Franchement il ne se passe pas grand chose dans ce film et j'ai trouvé certaines scènes un peu abusées et j'ai plus eu l'impression d'assister à une sorte de documentaire plutot qu'à un vrai film de science fiction.
Depuis le décodage complet du génome humain, on s’attend chaque jour à des découvertes incroyables ou à des créations de monstres par manipulation génétique. Même si l’actualité s’est montrée plutôt avare en révélations sur ce sujet récemment, le cinéma et la littérature ont souvent servi d’exutoire, au travers d’œuvres fantastiques qui ont su exprimer les espoirs, mais aussi les peurs liées au comportement de l’homme qui devient Dieu. De Frankenstein jusqu’à La mouche, ce thème a toujours été très présent dans l’art moderne. Simplement aujourd’hui ce n’est plus de la science fiction… Deux scientifiques qui sont parvenus à créer un tout nouvel « animal » par addition de plusieurs génomes. Même si ce dernier ressemble à une grosse limace flasque, il est suffisamment au point pour que les deux chercheurs souhaitent tenter l’expérience avec l’être humain. Même si leur compagnie n’est pas de cet avis, ils passent le pas tous seuls en créant une créature mi-humaine, mi-animale. Mais il va falloir s’en occuper, la nourrir, et la cacher. Le couple qui ne voulait pas d’enfants se retrouve avec un petit monstre sur les bras…
Le thème n’est pas nouveau mais il est particulièrement casse-gueule. Pour s’éloigner de la philosophie de comptoir, tout en restant dans un ton réaliste et dramatique et ne pas basculer dans le film de monstres gratuit, il faut avoir un sacré talent d’équilibriste. Là où David Cronenberg (modèle revendiqué par le film) restait le plus souvent dans le film fantastique en traitant avec fascination les multiples transformations du corps, Splicecherche à s’ancrer dans une forme de réalisme qui est d’abord séduisante, mais qui ne tient pas la longueur et qui lui explose à la figure quand le film bascule dans un mélange de fantastique et d’horreur Le film devient bien malgré lui un très bon exemple du fait qu’une dernière demi-heure ratée peut mettre un film par terre, alors que le contrat avait plutôt été rempli jusque là.
En effet, la « création » du monstre, sa croissance et le trouble qu’il crée dans le couple de chercheurs sont des moments bien écrits, très bien réalisés, dans une ambiance prenante parfaitement maitrisée. Mieux encore, les effets spéciaux plutôt discrets se fondent parfaitement et on se prend à croire à l’histoire et à suivre la vie de cette bestiole qui ressemble de plus en plus à une petite fille au fur et à mesure qu’elle grandit. L’évolution de ses relations avec les deux héros et le désordre crée dans le couple sont intéressants à suivre, même si les ambitions du script sont claires comme de l’eau de roche : nous faire réfléchir par le malaise sur les limites de l’humanité, sur la frontière entre l’homme et le monstre. Il faut dire que Sarah Polley et Adrian Brody sont (comme d’habitude) parfaits. Mais pour boucler son histoire, le réalisateur choisit de prendre le virage du gros fantastique qui tâche, quand ce n’est pas directement du film d’horreur. Ce n’est pas que le genre est méprisable, c’est qu’il ne convient pas du tout dans le ton du film, et le décrochage est violent. Les éclats de rire répétées dans la salle aux diverses « transformations » de la créature et aux mauvais effets de série Z (je suis mort, je suis pas mort, je suis mort, je suis pas mort….) prouvent que cette fin sordide, violente, et délibérément choquante est totalement ratée. Comme si le réalisateur si sage et si fin jusqu’ici avait lâché les vannes soudainement en devenant le temps d’un long épilogue le petit metteur en scène de nanars violents et lubriques qu’il a peut-être toujours rêvé d’être.
Étrange film autour d'étranges créatures. Le scénario piétine longtemps au début et prend son sens dans la dernière demi-heure, environ, quand des éléments plus originaux interviennent, donnant une autre portée à l'histoire. Il reste que mon impression est mitigée, comme si tout cela aurait pu être traité autrement, avec plus d'émotion en particulier (Dren est vraiment étrange et il me semble un peu difficile de s'identifier à elle ou de lui donner une vraisemblance). Mais la suite est déjà suggérée par la dernière image ...