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pitch22
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4,0
Publiée le 4 juillet 2009
Ce film débute comme une sorte de comédie et il fait sourire mais, de touche en touche, le drame affleure et, derrière la fausse banalité, la violence s'épaissit. Il m'a fait penser à une autre production de 2007, Le Dernier des Fous de Laurent Achard, bien que l'équipe diffère entièrement: même type de cadre champêtre, même étrangeté de personnages, des fêlures, un choix pour la crudité et de beaux plans fixes d'atmosphère, etc. Avec un budget aussi dérisoire, il en a fallu de la volonté et de l'enthousiasme pour parvenir à faire de cette histoire psychologique une telle réussite. Elle est portée par un trio de comédiens principaux justes et sans prétention: Florian Frin (voir ses pages myspace/facebook), dont le premier rôle (un post-ado dérangé) n'est pas évident, Marie Le Cam, rayonnante dans ce rôle principal qui la sort du petit écran, et un Jean-Marc Le Bars (et non Barr...) crédible, issu aussi de la téle (il a tourné avec Philippe Monnier... même nom de famille). Avec Christian Monnier, on sent la patte du photographe ; si on a de très belles vues, par contre la mise en scène manque de relief et de dynamisme mais, vu les maigres moyens, c'est compréhensible. Le film se focalise sur une maison, comme mutique, à moitié isolée, à moitié "animale" (ferme), à moitié suffocante, comme ses occupants. Le personnage de Michèle (Marie Le Cam), auxiliaire de vie enjouée, se fait à la fois... trouer (yin), troue une barrière opaque (passage) avant de sombrer à travers le trou (yang)... Croisement fatal dans l'espace arasé. L'un a son sexe, l'autre son fusil. Caché, dévoilé... révélations: ce qui semble illogique devient logique. Fêlure de l'arbre coupé - sous les sillons du même disque, le sang... Un petit film psychologique audacieux, pas non plus sensationnel mais très bon vu ses moyens. Bravo.
J'aurai tellement voulu apprécier davantage ce film, mais malgré la bonne volonté de tous les protagonistes, je ne peux me plier qu'à mon ressenti et a mes émotions qui ont été totalement absentes durant toute la projection. Rien ne m'a touché, seul certaines scènes avec M.Le Cam m'ont un peu bousculé. Dommage.
Le Chien, de C. Monnier (2009). Christian Monnier montre que le cinéma indépendant ne saurait se résoudre à une sorte de prostration dans le bavardage, la fadeur, en somme l’insignifiance. Saisi à vif, le naturalisme que le réalisateur s’emploie à exposer tranche précisément avec les productions enguirlandées de bienséance et de morale bon marché. Cette histoire simple offre une lecture crue d’existences confinées et échappant pour ainsi dire au temps et aux socialités ordinaires, une première impression rapidement détrompée par la mise à nu de conflits tantôt larvés tantôt patents. Les personnages - interprétés avec conviction - sont envisagés de telle sorte par la caméra qu’ils ne sauraient susciter une empathie qui installerait seulement une appréhension psychologique ; le trait de chacun d’entre eux ne se réduit heureusement pas à des tourments intérieurs indicibles. Le cadre et la lumière sont judicieusement agencés au service d’une mise en scène et d’un jeu d’acteurs qui osent surmonter toute forme de rigidité. Il faut souligner l’honnêteté et la rigueur d’un film aux moyens ténus, sillonnant les arcanes d’une contemplation inquiète mais dont la trame donne à voir en fin de compte un drame silencieux, ouvert sur le désir et l’onirisme. Le vent frais et virginal qui souffle sur l’intrigue et qu’inspirent les images et les comédiens invite donc à la découverte de ce film.
Un film sorti en 2009, j'ai eu la chance de le voir, tout petit film mais grande émotion ! Les acteurs sont magnifiques, le réalisateur, courageux et très étonnant ! Dommage qu'il n'y ait pas souvent d'autres films comme celui-là...
Réussi à tous points de vue, ce film est un excellent équilibre entre un scénario qui tient la route, une interprétation d'acteurs hors du commun (tous jouent juste), de beaux angles de prises de vues /avec des lumières naturelles/ qui servent bien le récit ..
On repart avec ce chien, cette histoire tragique en tête.. Et elle ne vous lâche pas.
Bravo ..!
Et à vous, lecteurs.. Vous ne l'avez pas encore vu ..?!..?! Ben foncez ... .!.!.!.!!
Un drame sensible touchant traité avec humour et subtilité. Des non-dits, de la violence, des secrets, de la poésie, de la lumière apportée par le personnage de Marie Le Cam. Très belle réalisation viscérale et sensible portée par un jeu d'acteur magnifique et puissant.
Excellent film qui porte la réflexion suivante : comment une même violence qui s'exprime chez l'un de manière introvertie, chez l'autre de manière extravertie peut elle être acceptée et/ou rejeté par la société ? Cela pourrait être l'un des thèmes porteurs de ce film coup de poing
Ce film a été pour le moins une expérience troublante et dérangeante dans le bon sens. Bien loin des blockbusters américains de rigueur pour l'été, ce film se met en marge de toutes les super-productions américaines qui font recette actuellement. Réalisé avec un tout petit budget,Le Chien est un film porté par le jeu de ses acteurs principaux. Une qualité qui devrait-être dans la majorité des films ciné, mais que seule une poignée de films connaissent. Note toute particulière à Florian Frin qui y délivre une performance plutôt hallucinante, en interprètant un incompris de la société et auquel on s'identifie totalement. On est plongé dans une atmosphère complètement barrée. J'ai beaucoup aimé et je recommande biensûr le film à tout le monde!
Je regrette vraiment pas de m'être levé en ce dimanche matin pour aller voir "Le Chien".. Bravo à Florian Frin et à toute l'équipe qui a travaillé autour du film, j'ai vraiment passé un bon moment. Bonne continuation.
Un film qui traine en longueur sans savoir où il veut aller... Apparemment un projet de moyen-métrage étiré en longueur pour en faire un long-métrage... Quelle mauvaise idée !