La Baie Sanglante
Note moyenne
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CinemaeCinematografi
CinemaeCinematografi

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4,0
Publiée le 22 avril 2026
L'un des films préférés du maître Mario Bava, l'un des rares où il a bénéficié d'une liberté créative quasi totale. L'un de mes films préférés, tout simplement.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Giallo coécrit et réalisé par Mario Bava, La Baie Sanglante est un bon film, même s'il souffre de certaines tares. L'histoire nous fait suivre une vieille comtesse paralytique, propriétaire d'un magnifique domaine convoité par tous, refusant de le vendre afin de ne pas le voir transformé en station balnéaire. C'est alors que Ventura, un architecte sans scrupule, met au point une machination criminelle pour s'emparer du site. Ce scénario s'avère prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et vingt minutes, en dépit de ses carences. L'intrigue nous plonge dès les premiers instants au cœur du conflit puis, au fil des minutes, nous pousse à nous questionner sur l'identité du ou des coupables. Ce récit à suspense nous fait donc suivre treize protagonistes qui vont s'entretuer pour la possession de la baie, créant une réaction en chaîne de meurtres cupides. Plus le temps passe et plus les corps s'empilent à la faveur de scènes d'exécution de bonne facture, tranchantes, faisant gicler l'hémoglobine. Hélas, tout cela est narré de façon assez brouillonne. On suit différents groupes, passant de l'un à l'autre sans vraiment de liant, de façon un peu confuse. Malgré tout, l'ambiance inquiétante fonctionne très bien. L'ensemble est porté par des personnages suffisamment développés malgré leur nombre important. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant entre autres Claudine Auger, Luigi Pistilli, Anna Maria Rosati, Claudio Volonté, Chris Avram, Leopoldo Trieste, Laura Betti, Brigitte Skay ou encore Isa Miranda. Tous ces individus aux motivations égoïstes entretiennent des rapports mortels. Des échanges soutenus par des dialogues corrects. Sur la forme, la réalisation du cinéaste italien s'avère qualitative, bien qu'elle comporte des défauts. Sa mise en scène en fait presque trop. Si ses lents mouvements de caméra et ses zooms et dézooms sont appréciables et donnent un véritable cachet, ils sont tellement surutilisés que ça finit par être redondant. Ils sont entrecoupés par des passages en vue à la première personne immersifs. Elle est en tout cas travaillée mais mal maîtrisée, permettant tout de même de nous gratifier de quelques plans marquants. Elle évolue au sein d'environnements variés et les trucages et effets spéciaux sont pour leur part rendus crédibles à la faveur de l'ingéniosité du cinéaste spécialisé dans ce domaine. Dommage que le montage soit lui si peu compréhensif. Ce visuel soigné est accompagné par une bonne bande originale, dont les compositions menaçantes collent bien à l'action et aux images, sans pour autant être impactantes. Elles laissent souvent place au silence et aux bruits environnants, ce qui crée une atmosphère presque encore plus lourde. Reste une fin inattendue, clairement choquante et mémorable, venant mettre un terme à La Baie Sanglante qui, en conclusion, est un long-métrage méritant le coup d'œil.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2025
Un slasher / giallo à l'ancienne, c'est sans queue ni tête mais on suit tout de même le film grâce au casting et à la musique. Le sang ketchup c'est kitsch mais les scènes d'épouvante font l'affaire.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2023
Sorte de nouvelle version de "L'Île de l'Epouvante" (que le même Mario Bava réalisa en 1970) mais en gore, "La Baie Sanglante" raconte donc une histoire similaire, proche des "Dix Petits Nègres" d'Agatha Christie, une bande de gens, invités dans une belle demeure isolée, se font trucider les uns après les autres...mais par qui ?
Ici, Bava en fait des tonnes dans le gore, ça gicle, on parle de ce film comme d'un précurseur (avec "Black Christmas") du slasher et pourquoi pas ? C'est en tout cas une de ses plus belles réussites, tout en restant une série B horrifique un peu datée. A noter, la présence ici de Laura Betti, et de Claudine Auger, une ex Miss France et ex James Bond Girl ("Opération Tonnerre").
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2022
En la faisant courte je dirais que « la baie sanglante » c’est vendredi 13 soigné et avec des idées. Pour développer un peu c’est un Giallo qui a inspiré de manière évidente le Slasher américain avec son tueur mystérieux qui décime l’ensemble du casting avec tous les outils qui lui passent sous la main. L’histoire est assez improbable et simpliste et les personnages caricaturaux, mais Mario Bava arrive par sa mise en scène à susciter l’intérêt et la curiosité. Il suit un schéma qui peut faire penser à du cinéma porno sanglant : scène de meurtre, intermède, scène de meurtre, intermède … et une musique qui elle aussi fait penser à un film de fesses des 70’s. Dit comme cela ce n’est pas engageant mais il arrive à tirer un maximum du peu de moyen visiblement à disposition en filmant des meurtres très graphiques (les effets pratiques sont très réussis) et de bonnes idées de mise en scènes. Si on est amateur du genre c’est vraiment un film à découvrir tant il parait un précurseur à ce niveau.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2022
Avec « La baie sanglante » qu’il considérera comme son film fétiche, Mario Bava entame la dernière partie de sa fructueuse carrière et sans doute aussi son dernier travail important, pourtant doté de moyens dérisoires. C’est Dino De Laurentiis qui met Bava en contact avec le jeune scénariste Dardano Sacchetti qui vient de se brouiller avec Dario Argento après « Le chat à neuf queues ». Les deux hommes sont en harmonie d’écriture et concoctent une histoire qui avec le recul sera vue comme à fortes préoccupations écologiques mais aussi et surtout comme précurseur de ce qui deviendra dès le début des années 1980 un phénomène de mode mondial avec le « slasher ». Il se dit même que le réalisateur Sean S. Cunnigham, après avoir vu « La baie sanglante », aura eu l’idée de donner le titre « Vendredi 13 » à son célèbre film de 1980, en hommage aux treize meurtres qui scandent l’action du film de Bava. Chacun de ces treize meurtres qui s’orchestrent autour de la cession de la baie d’une île, détenue par une comtesse (Isa Miranda) dans le but d’en faire un complexe hôtelier, a été avec l’aide du spécialiste des effets spéciaux Carlo Rambaldi, minutieusement travaillé par Bava qui pour l’occasion tient aussi le rôle de chef opérateur (son métier initial). En ce début des années 1970 celui qui était né en 1914 avait sans doute pris conscience des dégâts occasionnés par la main de l’homme sur la nature. Particulièrement en Italie où les règles d’urbanisme, souvent à la main des organisations mafieuses, ne faisaient pas grand cas des petites bêtes que les complexes hôteliers viendraient perturber dans leur environnement, contribuant à leur disparition progressive. D’où le titre original « Ecologia del delitto » qui prend aujourd’hui tout son sens. On comprendra donc aisément que les protagonistes de l’histoire ne trouvent donc guère d’indulgence sous la plume de Bava et de Sacchetti qui laisseront le triste mot de la fin à deux jeunes enfants qui tout en jouant innocemment, mettront un terme sanglant à cette tuerie pour laquelle leurs deux parents les avaient abandonnées de très longues heures dans un mobil home. La photographie est sublime et il a fallu toute l’inventivité de Bava qui tournant dans la propriété du producteur Giuseppe Zaccariello à Sabaudia est parvenu à donner l’illusion d’une forêt luxuriante là où se battaient en duel quelques maigres bosquets. Autre idée originale qui n’aura pas été reprise dans les slashers, les crimes sont perpétrés par différents protagonistes qui ne sont d’ailleurs jamais clairement identifiés, donnant toute sa magie au film. Le serial killer ou « Bogeyman » sera lui la figure de proue de la longue liste des suites données à « Halloween », « Vendredi 13 » et autres « Freddy » ou « Souviens-toi de l’été dernier ». Recette sans doute plus efficace pour créer le frisson immédiat avec les fameux « jump scares » mais aussi plus primaire dans l’approche et surtout moins subtile dans l’architecture des meurtres. Il faut savoir ce que l’on veut ! Mario Bava était un grand réalisateur qui plus le temps passe trouve des adeptes par-delà sa disparition maintenant assez ancienne (1980).
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2022
Quelles baffes et coups de poing! Le film est un manifeste de mise en scène, un bréviaire pour tout apprenti metteur en scène; que ce soit en intérieur ou en extérieur dans des décors naturels. Mario Bava est responsable de la photographie de son film, des effets visuels. Le découpage est impressionnant et chaque séquence est un modèle.
Et le film est impressionnant par son climat: beaucoup de décors naturels, avec la baie, les eaux, les végétaux, de jour et de nuit, qui donnent un climat, avec une lumière automnale. Le film est impressionnant par sa ligne dramatique: une succession de meurtres, tous liés, à l'arme blanche, avec ce qu'il faut de gore, de sang et de coupures (tête, visages). Cette succession ne provoque pas forcément la peur, mais la surprise. Ensuite les différents personnages impressionnent, certains possédant un degré sûr d'exubérances. Ajoutons des nudités que nous ne pouvons plus voir (en 1971 c'était possible). Ajoutons une conclusion qui en fait un film encore plus nihiliste.
Les maquillages sont de Carlo Rambaldi.
Nous savons où les slashers étatsuniens ont trouvé leur inspiration. Et probablement Tobe Hooper.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2022
Écologie du crime
Dans le dernier numéro en date de la 7ème Obsession, il est beaucoup question du slasher. Ça tombe bien, j’avais ce Bava en stock dans mon … service de VOD (hum …). L’occasion faisant le larron (hum encore …), on lance le truc ! Nous sommes dans un petit coin de paradis qui pourrait ressembler à Baden. Là, des jeunes foufous trouvent une boite de nuit abandonnée et visitent en douce une maison d’architecte. Ce lieu paradisiaque est l’enjeu d’une lutte entre propriétaire et apprenti promoteur qui souhaite tout artificialiser. Bref, au final, ça fait pas mal de morts au compteur.
Si le slasher doit avoir des jalons, ce sera chronologiquement Psychose, Le Voyeur et La Baie Sanglante. Les deux premiers apportent la psychologie du genre et le dernier affine la forme. Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, on ne sera pas surpris par le procédé de mise en scène de La Baie Sanglante puisqu’on l’a déjà vu ailleurs dans des films postérieurs. Pour autant, ça fonctionne toujours. La première demi-heure est assez jouissive par sa tension ascendante et son petit côté frivole qui nous rappelle que nous sommes en terres italiennes. La suite devient une intrigue criminelle un peu plus classique (giallesque disons) mais toujours au cordeau. On appréciera (ou pas) des meurtres à la violence très graphique qui nous ramène au temps où ça racolait à tout va. Au chapitre des regrets, il y aura peut-être une interprétation un peu juste, une gestion de la lumière (ou peut-être du temps) un peu chaotique où on confond parfois le jour et la nuit américaine et un rythme parfois mal assuré. Reste que c’est assurément un bon moment et que ce film dans sa première partie est un cas d’école.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2021
Le chef d'œuvre d'horreur de Mario Brava. Un grand film d'épouvante terrifiant, sanglant, glaçant italien.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2021
Après des années à entendre parler du génie de Bava et de ses contemporains et de l'influence qu'ils ont eue sur les films d'horreur moderne en particulier les slasher j'ai finalement regardé La Baie sanglante le week-end dernier. Tout ce que je peux dire c'est oui je sais que les films giallo sont censés être courts sur l'intrigue et longs sur le style. Mais je n'ai eu aucun sentiment de danger ou de suspense pendant cette histoire seulement l'envie qu'elle se termine au plus vite. Seule la mort par pendaison au début était intéressante principalement parce que tous les autres détails des meurtres du film avaient l'air d'avoir été trempés dans de la peinture rouge. Il n'y avait presque aucun réalisme dans aucun des meurtres. La décapitation était particulièrement ridicule il y avait des trous à l'arrière du cou du corps décapité. Désolé pour les fans de giallo mais je ne comprends pas pourquoi on en fait tout un plat...
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2020
Ce film, réalisé par Mario Bava et sorti en 1971, n'est pas mal du tout ! Hybride entre le giallo et le slasher, le film nous présente une série de personnages se disputant une baie (en gros) et se faisant tuer les uns après les autres. Bon, c'est très grossièrement résumé mais en gros, le principal de l'histoire est là. Considéré par beaucoup comme étant le film qui posa les bases du slasher, ou en tout cas du slasher en tant que teenage horror movie (car sinon, il y a déjà eu avant "Le Voyeur" de Michael Powell et bien-sûr "Psychose" d’Hitchcock), il garde néanmoins un aspect giallo assez identifiable, même si j'avoue avoir quelques problèmes avec ce terme. Effectivement, l’appellation giallo désigne en réalité beaucoup de choses, que même les spécialistes se disputent encore (par exemple, l'éternel débat autour de "Suspiria", est-ce un giallo ou non, bref) même si ici, nous pouvons l'identifier grâce au côté gore et à l'aspect policier et thriller du film. L'aspect slasher du film ne représente en réalité qu'une petite partie, lorsque les jeunes entrent par effraction dans la maison et se font tuer un à un (dont un des meurtres d'ailleurs, assez original, sera reprit plus tard, ainsi que d'autres éléments, dans le deuxième chapitre de "Vendredi 13"). Ensuite, c'est réellement une sorte d'enquête policière qui se remet en place, avec ce côté thriller un peu à la Agatha Christie, tout en gardant ces meurtres assez gores, et c'est, à mon sens du moins, cette partie-là qui se rapproche le plus du giallo. Bon voilà, en dehors des aspects techniques, le film ne reste dans l'ensemble plutôt pas mal même s'il a de gros problèmes de rythme. Je trouve en effet que certaines scènes sont assez longues et que l'intrigue est un peu trop complexe et tirée par les cheveux (même si la toute fin est drôle et très surprenante). On remarque bien que le film n'avait pas beaucoup de budget mais les meurtres, même s'ils ont évidemment vieillis, restent jouissifs et très bien mis en scène ! Du côté du casting, nous avons la James Bond girl Claudine Auger, Claudio Camaso, Luigi Pistilli etc. qui jouent relativement bien. "La Baie sanglante" n'est donc pas extraordinaire mais reste un classique du cinéma de genre assez intéressant.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2020
Avec « La baie sanglante » Mario Bava, le père du Gialo, jette les bases du Slasher. Tous les composants de ce style sont déjà présents : lieu isolé, meurtres sanglants, complaisance gore, sadisme, pin up dénudées et sauvagement assassinées. L’influence de Bava sur Craven se retrouve dès les premiers films «The Last House on the Left », « The Hills Have Eyes », à tel point que « La baie sanglante » sera présenté aux USA comme « Last House on the Left II » alors qu’il a été réalisé avant. L’apogée créatrice de Craven sera atteinte avec « A Nightmare on Elm Street », en particulier dans le troisième opus délirant. Au delà de cette genèse, le réalisateur italien met en scène une étude entomologique sur les turpitudes humaines, dans une ambiance d’une moiteur collante, accordant ainsi la forme et le fond (fond qui manque dans les descendants américains). Ses personnages, exceptée Brunehilde, sont égoïstes, cupides et sans scrupules. Ainsi l’absence d’empathie évite de se laisser distraire du réquisitoire implacable d’un misanthrope. Tout est mal qui finit mal avec une conclusion abstraite en forme de clin d’œil, prouvant, s’il en était besoin, à quel point la mise en image (mise en scène et photographie) est maîtrisée par le cinéaste. Mais de regretter les zooms avant et arrière intempestifs, un casting de niveau aléatoire avec une absence de direction d’acteur qui fait apparaître Claudine Augier brillante, par défaut et un script par moment bordélique.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2018
La Baie est une superbe propriété convoitée de plusieurs individus prêts à tout pour l'obtenir. Dès lors, elle va être le théâtre d'une belle hécatombe, les mises à mort ne manquant pas. En 1971, quand Mario Bava réalise "La Baie sanglante", il est loin de se douter qu'il va influencer une bonne partie des slashers des années 80 (impossible de ne pas penser à "Vendredi 13"). Une chose est sûre cependant c'est que Bava s'éclate et que les meurtres sont aussi joyeusement gores qu'inventifs. Le cinéaste n'a d'ailleurs pas son pareil pour plonger ses films dans une atmosphère étrange un brin mortifère, ici aidé par un très beau décor naturel. Problème cependant, c'est que l'ami Bava a oublié de soigner le scénario au passage, celui-ci se perdant dans tous ses personnages et ses conflits, rendant l'ensemble un brin confus même si on comprend à peu près où il veut en venir, décrivant des personnages corrompus par l'appât du gain, prêt à tuer sans sourciller pour arriver à leurs fins. On regrettera aussi - et c'est une chose récurrente chez le cinéaste - une mise en scène sacrément bancale, capable de très beaux moments de tension comme d'autres beaucoup plus plats frôlant le ridicule. Difficile d'ailleurs de savoir comment prendre le film. Au premier degré, il peine à fonctionner devant la bêtise de certaines scènes (ce final, mon dieu !) mais réjouira les amateurs du genre au second degré. Dans tous les cas, on ne pourra pas nier la générosité du cinéaste, s'évertuant à nous choquer à travers un film bien gore dans lequel on appréciera la présence de Claudine Auger.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2018
Malgré sa qualité très moyenne, L’Île de l’épouvante peut être vu comme assez important car il ressemble à une sorte de précurseur du slasher. Son autre intérêt est également le fait qu’il sert de brouillon à une œuvre tournée l’année suivante : La Baie sanglante. En effet, dès les premières minutes, on se rend compte que la mise en scène de Mario Bava est nettement plus maîtrisée que dans son modèle. Cette fois, les personnages sont beaucoup mieux croqués et le scénario est nettement plus intéressant en particulier grâce à l’enchaînement de retournements de situation de la dernière demi-heure et l’accumulation de tueurs : Bava s’amuse à surprendre son spectateur (dès les premières minutes où le meurtrier… se fait tuer) et à le choquer (là où L’Île de l’épouvante ne montrait pas les meurtres, La Baie sanglante n’hésite à le faire et à verser dans le sanguinolent, ce qui en fait encore plus une influence pour le slasher). En outre, Bava bénéficie d’une musique assez subtile et angoissante signée Stelvio Cipriani. La Baie sanglante fait donc partie des belles réussites de Mario Bava et possède une forte importance sur l’avenir du cinéma d’exploitation par son influence sur le slasher quelques années plus tard.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2018
sanguinolent avec du suspense, très années 70 power flower. Film d'horreur à voir avec des plans gores très rapides mais de belles trouvailles sur certains plans.
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