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Jean-François S
59 abonnés
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3,0
Publiée le 12 novembre 2022
Un film du pré-code avec Barbara Standwyck parmi les nombreux du genre qu'elle tourna à cette époque. Loin d'être inoubliable, Barbara surjoue beaucoup dans ce rôle de badass féminine... La mise en scène est un peu molle et le scénario pas toujours très crédible, même s'il prétend être inspiré d'une histoire vraie. Son adaptation à l'écran parait de nos toujours terriblement naive, mais à l'époque ça passait encore...
Si Howard Bretherton est une réalisateur de la Warner dont la très longue filmographie est oubliable, Wiliam Keighley par contre réalisera plus tard des films plus intéressants, notamment "A chaque aube je meurs" avec James Cagney en 1939, qui se passe lui aussi dans une prison.
Vue d'ensemble la réalisation de ce film n'est pas une réussite à cause d' une mauvaise continuité de l'intrigue. Cependant plusieurs parties restent intéressantes grâce à la présence de Barbara Stanwyck comme le hold up, la prison et la scène finale avec le moment de bravoure de la star.
Ce film, un an avant l'application du code Hays, nous parle d'une très jolie femme, Nan, joué par la très séduisante Barbara Stanwyck qui a séduit un nommé Slade qui malgré que Nan n'a fait que lui mentir n'arrive pas à l'oublier et la poursuit par ses lettres en prison où elle purge une peine pour complicité avec le gang des braqueurs et où elle côtoye les femmes condamnées comme elle et découvre que la solidarité féminine des condamnées, donc des femmes pauvres qui n'ont pas eu d'enfance heureuse, est bien plus grande qu'entre nantis du système qui ne font que lutter pour le pouvoir entre eux comme des requins (Oliver Stone l'a très bien décrit dans le film Wall Street).
Mais ce film nous donnera une fin plus politiquement correcte ce qui aurait beaucoup plu au code Hays un an plus tard. Ce film en fait très politique, presque marxiste voir communiste nous montre tout au long du film que la solidarité de classe y compris entre femmes, est plus forte que l'amour entre homme et femme de classes opposées même si la fin du film tente de donner le change. Ce film est typique du pré-code Hays car celui-ci surveillait et censurait d'abord les idées révolutionnaires et progressistes de gauches souvent communistes dans les années 30 à Hollywood comme on le découvrira avec la chasse aux sorcières après la fin de la seconde guerre mondiale.