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3,0
Publiée le 9 septembre 2026
Est-ce que le nom de Dominic Noonan vous dit quelque chose ? C'est un gangster emblèmatique de l'Angleterre qui règnait en maître sur Manchester! On y voit ici son fief, sa famille de racaille, ses amis peu frèquentables et des hommes qui comptent sur lui pour règler la violence sociale! Ce documentaire rèalisè en immersion surprend autant qu'il dèrange, jetant ainsi la confusion sur cet homme magnètique et complexe qui semble croire dur comme fer qu'il est un vèritable parrain du crime! Le problème c'est qu'on y croit vraiment, certaines sèquences sont drôles et bouleversantes (l'enterrement au son de « My Way »), d'autres font carrèment froid dans le dos (les èventuels meurtres du frère de Nooman). Alors oeuvre de complaisance ou docu fascinant ? Faites votre choix! On sera maintenant qui appeler à Manchester pour mater l'agresseur ou rèsoudre les nuisances sonores...
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1,0
Publiée le 12 mars 2021
Ce film veut que le patron du crime quel qu'il soit soit une figure mythique alors qu'il n'est qu'un pauvre punk. Aucune réflexion n'est faite sur la nature du crime ou de la pauvreté de la société britannique. Les chansons sont utilisées encore et encore pour essayer de vous faire sentir quelque chose en voyant ce bouffon clownesque. Le ton adopté est celui d'une tentative d'admiration pour ce type alors qu'il n'est qu'un homme stupide et avide de pouvoir. Je suis devenu très agité par ce documentaire et bien que dans certaines donnent parties des aperçus de l'horreur que cet homme a créé lui joue plus comme un article Wikipédia où des paragraphes entiers sont copiés d'une page web personnelle biaisée...
Immersion de qualité dans l'univers du grand banditisme, toujours traité avec rigueur et distance, notamment dans le regard porté sur Dominic Noonan. Une réussite.
Est-ce le film qui est bidon ou bien le cerveau du réalisateur ? Comment croire un seul instant à ce "gangster" de pacotille ? Un reportage de TF1 sur des jeunes de cités balançant un frigidaire sur des policiers semble plus crédible que ce documentaire foireux et faussement stylisé. Incroyable de voir une authentique arnaque réussir à être distribuée dans les cinémas.
A lire le résumé ci-dessus, on pourrait penser qu’il s’agit d’une fiction, une version mancunienne de "Scarface" ou des "Infiltrés". Il s’agit pourtant bien d’un documentaire, Donald McIntyre ayant obtenu l’accord de Dominic Noonan et de ses sbires pour les filmer pendant plusieurs mois, et c’est ce qui fait l’intérêt, mais aussi finalement les limites de ce film.
Première interrogation, en quoi "A Very British Gangster" est-il si britannique ? La question est légitime, tant on a l’impression par moment de voir un mauvais remake des "Affranchis" ou des "Sopranos". Britanniques, et Mancuniens, Dominic et les siens le sont certes ethniquement, et on ne voit que des sosies de Wayne Rooney dans les neveux et les porte-flingues du boss : le seul noir du film est montré en photo anthropométique, et c’est l’assassin présumé du frangin.
Mais on sent que ces gangsters ont été nourris de cinéma américain, et par exemple, l’anecdote que Dominic raconte à propos du chien d’un rival qu’il a décapité et dont il lui a amené la tête dans un bar rappelle la tête du cheval dans le lit du "Parrain". De même, les viols que Dominic aurait subi à 13 ans dans un pensionnat (et qu’il raconte étrangement pour expliquer son homosexualité) et le sort qu’il a fait subir une fois devenu adultes à leurs auteurs évoquent le scénario de "Sleepers". Car bien entendu, la caméra ne capture de violence que verbale, et on ne peut s’empêcher de se demander dans quelle mesure ce que rapporte Dominic est vrai, amplifié ou carrément inventé pour renforcer sa légende.
C’est là que se situe la limite de l’exercice : Dominic ne montre que ce qu’il veut bien montrer, et notamment ses actions sociales et de médiation, allant même jusqu’à demander à des jeunes de baisser la musique pour ne pas déranger leur voisinage. Du coup, les auteurs tentent en permanence de contrebalancer cette image sympathique par un commentaire envahissant et qui par sa dramatisation, finit par rendre suspectes les informations assenées.
Godard disait que Michel Audiard racontait souvent qu’il lui suffisait de descendre au café en bas de chez lui pour écouter les habitués du zinc afin de trouver ses futurs dialogues ; mais que ce que le scénariste ignorait, selon Godard, c’est que ces habitués avaient vu un film d’Audiard la veille au soir à la télé. Il y a un peu la même perversion de la réalité dans la démarche des auteurs. On ressent souvent un sentiment de malaise en voyant les personnages se donner en spectacle devant la caméra, ou poussé par les questions insidieuses, expliquer qu’ils ne craignent pas le procès, les huit témoins étant partis se réfugier à l’étranger, avant d’ajouter d’un air entendu "On a de la chance, non ?"
Ce malaise est renforcé par l’utilisation de moyens du cinéma de fiction, comme ces mouvements de grue élaborés au-dessus du fils et du neveu de Dominic en train de pêcher, le premier disant qu’il n’a pas envie de tuer, parce que "c’est mieux que d’autres le fassent pour toi". Il y a bien quelques moments vrais, comme quand le neveu Sean envisage sa future carrière de crooner, racontant qu’il chante déjà "pour les mariages, les funérailles et les acquittements", ou celui où Dominic montre fièrement le caveau familial avec les lumières qui clignotent la nuit, alimentées par des panneaux solaires – alors qu’on vient juste d’apprendre que leur Ma Dalton de mère avait mis le feu à leur deux-pièces pour toucher un logement social. Les gros plans sur les trognes des truands venus de toute l’Angleterre et au-delà pour les obsèques de Desmond sont étonnants, comme toute cette cérémonie avec cornemuses et défilé de limousines. Mais là encore, quand le commentaire vient gâcher la clarté de ce que montrent les images, avec un passage au noir et blanc et la voix off qui souligne que "le pauvre Paul cherche du réconfort auprès de son parrain", nous voilà à mi-chemin entre Faites entrer l’accusé et la quotidienne de Secret Story.
Cette volonté de fictionnariser la réalité était sans doute vouée à l’échec, car ce qui se situe au cœur des histoires de mafiosi, ce sont les conciliabules et les exécutions sommaires, et le film est condamné à se contenter de l’écume de tout cela : insuffisant pour captiver le spectateur pendant plus de 100 minutes.
J'ai bien aimé ce doc surtout pour son protagoniste principal charismatique interessant mais surtout original dans sa vision ses codes sa vie privée, etc c'est pas un doc non plus génial mais on s'attache pas mal a dominic noonan donc on l'apprécie bien au final
Le quotidien d'un chef mafieux anglais, qui bien sûr n'a rien à se reprocher. Entre ses 'bonnes' actions, l'entretien de ses sbires, la visite dans la famille, et le portrait du parrain lui-même. Un film de gangster mais dans la réalité. Un documentaire où le personnage principal joue de la caméra, tente de se mettre en valeur par tous les moyens. Sauf que l'on est pas dupe, et même s'il apparaît sympathique on sait parfaitement de quoi il en retourne. L'inconvénient c'est qu'au bout d'un certain temps on se rend compte que le sujet n'est pas si passionnant. On n'apprend rien de révolutionnaire finalement. Un film de gangster de plus en somme.
L'idée de base était très intéressante: filmer durant 3 ans un mafieux mais le documentaire a été très mal réalisé! Et quel horreur cette voix off, on dirait la voix d'une publicité! C'est moins bien fait que les reportages de zone interdite, c'est dire... Le point positif c'est la musique qui est bien choisie!
Très bon film documentaire, mais un peu déçu quand même. Dominic Noonan est un vrai malfrat, le reporter Donal MacIntyre a fait un bon boulot étalé sur quelques années. Je comprends que certaines personnes doutent et il y a de quoi...certaines "scènes" cassent un peu le "docu", là est problème, c'est filmé comme un documentaire avec quelques passages filmés avec des outils utilisés dans le cinéma, ex : le moment où le gamin joue avec le ballon dans la rue, la caméra est sur une grue/bras télescopique et je me suis demandé en regardant si ça avait été capturé en une prise... J'aurai préféré un 100% docu ou un 100% film, à voir en vo et à prendre avé les pincettes.
"A Very British Gangster" est un documentaire sur Dominic Noonan. Là où ce genre de film échoue, celui-ci réussit. Il arrive à être intéressant du début à la fin, sans être choquant et violent. Loin des stéréotypes de "Scarface" ou de "Casino", c'est la réalité qui est exposée. On découvre un chef de clan qui n'est pas un tueur fou ni un milliardaire, il a juste la tête sur les épaules. Prenant soin de sélectionner ses mots avec prudence (il ne faut pas que l'interview se retourne contre lui), il nous raconte des anecdotes sur le milieux dans lequel il vit. Tantôt ange tantôt démon, le portrait est parfois contradictoire, il ne fait que prouver qu'on n'est ni tout blanc, ni tout noir. C'est encore plus vrai pour ce criminel qui a passé plus de la moitié de sa vie en prison. Un film qu'on apprécie pour sa froideur, son objectivité et son sujet habilement mise en scène.
A very british gangster, contestable sur le fond, discutable sur la forme, ce documentaire anglais est une piètre réalisation, entre le reportage racoleur de Zone interdite et le clip de rap du fils de Sarkozy : just don't do it. Dommage...
J'ai une drôle d'impression après avoir regardé ce film. Comme si le réalisateur s'était fait pipoter intégralement par le clan Noonan, qui lui a présenté un second couteau sans envergure, homosexuel et prédateur sexuel entouré de son gang d'adolescents crétins, comme étant le parrain de la mafia locale.
On y croit pas. D'ailleurs sur les 14 enfants de la famille Noonan, on ne parle que de Dominic et des deux qui sont morts, où sont les autres ? Certainement en train de réellement faire fonctionner le business. Bref un leurre voulu par la mafia pour tromper la police et l'opinion publique.
C'est un documentaire et pourtant mr Noonan pourrait être le héros d'un film. On est plongé dans les quartiers pauvres de Manchestère, qui font rappelé par leur pauvretés financière et culturelle le nord de la France. Il ya quelque cotés intérrésant comme les luttes en tant que meneur dans les prisons auquel le réalisateur n'atarde que très peu de temps, et qui au contraire film des scènes fort peu intérrésante sur sa famille. Et aussi son rôle de policier (malgrés lui) rétablissant l'ordre et l'insécurité, synonyme surement d'un échec du gouvernement. Pour le reste ce n'est que des délits ordinaires d'un gangster. Un documentaire intérrésant.