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Ghost_face
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2,5
Publiée le 20 avril 2009
Le film de Damien Odoul vacille entre œuvre plus ou moins sociologique portant un regard sur les désirs sexuels masculins et féminins - à tendance misogyne tout de même - et une pornographie plus ou moins explicite. Mathieu Amalric semble être à l’aise dans ce rôle de queutard paumé, qui ne se pose aucune question sur la morale de sa démarche, où toute éthique a disparu et se contente de suivre le fil de ses envies. Dit comme étant subversif et non provocateur, on y trouve néanmoins une bonne dose de provocation à travers des scènes érotiques très crues (une scène de sodomie très explicite) L’HISTOIRE DE RICHARD O. côtoie quelque fois la vulgarité et le ridicule sans jamais y sombrer car il est facile pour ce genre de tomber rapidement dans le piège. La mise en scène est assez déplorable ainsi que la direction des acteurs qu’on dirait souvent livrés à eux-mêmes, en plein exercice d’improvisation la plupart du temps. Les seconds rôles font pales figures mais Amalric fait ce qu’il peut et permet d’accorder un minimum d’intérêt au film, car le manque de consistance scènaristique se ressent à chaque instant et le caractère sexuel du propos (les rapports bestiaux de l’homme et de la femme à outrance) et la pseudo-philosophie sur le couple peuvent finir par lasser.
Je reve ou il n'y a aucun scénario dans ce film , ou alors je suis passé a coté , en meme temps entre toutes les scenes de sexe , c'est dur de placer une histoire. Franchement en j'ai vraiment l'impression d'avoir regarder un porno. Moi qui n'aime pas tellement le cinéma francais , ce n'est pas ce film qui va me reconcilier avec celui-ci.
Un film typique d'une certaine production indépendante française : mise en scène à chier (avec des effets tocs), acteurs sans intéret (et à peine digne d'un porno) mais c'est surtout la pseudo-réflexion à 2 balles sur la sexualité qui m'a le plus gonflé (oser montrer des scènes de cul un peu crues n'a jamais été un gage de qualité !). Pourquoi le cinéma français ne pas parler de sexe autrement que par le drame ? "Shortbus" avait pourtant ouvert une brèche. Et puis, on se demande franchement ce que Matthieu Amalric est venir foutre là dedans si ce n'est pour montrer qu'il n'a pas peur de se masturber à l'écran...
Un film un petit peu culotté comme il en faut de temps en temps. Il aurait mérité une audience plus large... Mathieu Amalric, qui joue sur la corde raide, est très marrant et touchant en mec paumé qui n'arrive pas à se situer par rapport aux femmes et à son désir. D. Odoul propose un discours ambitieux sur la sexualité, mais heureusement, le film est plein d'humour, et les situations dramatiques sont systématiquement désamorcées. En conclusion, une agréable surprise, qui me donne envie de découvrir l'œuvre de Damien Odoul.
Un film auteurisant et prétentieux reposant essentiellement sur les épaules d’un Mathieu Amalric excellent et visiblement peu pudique (les scènes de sexe ne sont pas simulées) mais carrément plombé par des seconds rôles souvent médiocres (certaines actrices récitent lamentablement leur texte) et par un scénario quasi inintéressant. Après, on pourra sauver son aspect « pris sur le vif » plutôt réussi, une scène d’amour très juste bourrée de tendresse ainsi que cette longue séquence où le physiquement très particulier Stéphane Terpereau transforme ses défauts en qualités afin de séduire une femme dont il est éperdument amoureux, ce qui a pour effet de rendre son personnage à la fois drôle et attendrissant. Une curiosité !!!
Ca film est quasimant passé inaperçu, dommage c'est un vrai petit chef d'oeuvre de tendresse et d'humanité, sans aucune hypocrisie ni autres sentiments convenus. Une vraie quéte dans ce Paris qu'on aime tant.
L'Histoire de Richard O. est un film très beau. Epuré. Sa mise en scène est sobre, belle et efficace. Notons que les corps nus dans le film sont mirifiques et d'une beauté photographique saisissante. L'Histoire de Richard O.possède un très bon jeu d'acteurs et des séquences très réalistes. Amalric, comme a son habitude est génial et il est bon de noter qu'il s'est littéralement mis à nu. La bande son est excellente, ainsi que l'ambiance d'un point de vue global. 3 étoiles donc, pour ce film. On en redemande !
Un homme en pantalon rose douteux passe ses journées à tringler des inconnues. Encore un film où l'on se demande bien si c'est du l'art ou du cochon : il y a manifestement un univers particulier là-dedans, sans doute un message, mais il y de grandes chances de passer au travers. Mathieu Amalric ose dépasser les limites convenues dans le cinéma traditionnel (en clair, on le voit en érection), mais on se demande bien pourquoi dans ce film-là, si ce n'est par pur exhibitionnisme. Les adeptes de l'intellectualisation du sexe pourront peut-être apprécier, les autres passeront une séance assez étrange, à mi-chemin entre l'ennui et l'amusement désabusé qu'on peut ressentir devant les nanars auteurisants.
D'une recherche sur les expériences sexuelles, il n'en reste qu'une ébauche de ce parcours initiatique du monde des fantasmes. Ces filles qui passent, cet homme qui s'enivre de sexe n'arrivent pas à montrer la puissance que l'on pourrait attendre. A l'heure où les fantasmes sexuels sont présents dans notre quotidien, le film aurait pu nous mener dans les expériences extrèmes. Sans pour autant chavirer dans le porno cru, le film aurait, dans ce cas, montrer les fanstasmes contemporains. Cependant, le film, bien que manquant de rythme, offre des scènes très bien filmées, des dialogues décalés et pourtant si humain. Damien Odoul, bien que jeune réalisateur, saura sans aucun doute nous surprendre sur ses prochaines productions.
Mais où est passé l'Odoul du "Souffle" ? Quelle galère que ce film, Almaric m'a fait de la peine, trainant sa pauvre bite à l'air pendant 1h20. Une scène trop courte m'a rendu heureux, celle lorsqu' Almaric assis sur le rebord de la fontaine, se laisse glisser dedans tel un poisson ondulant. Ce n'était donc pas pour autant "Le jour rêvé du poisson banane", et, pourtant la banane, ouh là, qu'est-ce que tu aimes ça, Joyce !
Navrant, médiocre, sans nouveauté réelle, actrice nullissime, véritablement insupportable. Les scènes de sexe sont sans intérêt. Seul M. Amalric vaut le détour - or, malgré tous ses efforts, ça tourne en bouse.
Ce qui amuse dans les films de Damien Odoul, c'est qu'ils semblent toujours peuplés de doubles de lui-même, passant leur temps à foutre la pagaille jusqu'à faire osciller l'équilibre d'une narration déjà précaire. Dans celui-ci, fantaisie érotique et burlesque non dénuée d'effets émouvants (ainsi qu'en recèlent les romans licencieux), on voit même Odoul en lutteur, mis au tapis de façon répétée par un autre lui-même... invisible. Mathieu Amalric, double sans doute lui-aussi, y traîne sa lamentable existence d'éternel névrosé et d'amant insatiable au long de jolies déambulations parisiennes, dans un 6e arrondissement aux lumières changeantes, le cinéaste sachant profiter des aléas du mauvais temps pour créer des visions lumineuses ou des rencontres étranges (Amalric plongeant dans la fontaine de la place saint Sulpice, c'est Anita Ekberg, puis grimpant sur l'un des lions de pierre, et soudain c'est Tarzan post-moderne...) Le cinéma d'Odoul, par sa démarcation brutale du ronron habituel de la production française, sa mise en danger permanente (voire son sabordage) de la narration dans un porte à faux périlleux des questionnements essentiels des désirs de cinéma (du désir au cinéma) serait même l'une des rares incarnations actuelle d'une cinématographie du dyonisisme. Oui, oui, rien de moins.
<p>Damien Odoul aurait pu choquer s'il était arrivé quelques années plus tôt mais nombre de réalisateurs sont passés avant lui.<br> D'un autre côté, je ne pense pas que tel était son objectif, ces images dérangeantes et parfois quasiment pornographiques sont là pour illustrer la quête de son personnage, la quête qui s'est emparée, à un moment ou à un autre, de chacun d'entre nous.<p>
Mathieu Amalric illustre avec brio Richard O, un homme qui a peur de s'engager auprès de la femme qu'il aime, qui fuit les responsabilités car il pense qu'elles vont l'emprisonner.<br> Il faut vraiment prendre du recul en regardant l'histoire de Richard O et je ne prétend pas avoir compris l'ensemble du message du réalisateur mais je tire mon chapeau à toute l'équipe, à Stéphane Terpereau qui a une "gueule" de cinéma et un vrai talent, à Ludmila Ruoso et à tous les acteurs qui se sortent avec Brio d'un tournage difficile.<p>
A voir si vous avez l'esprit ouvert, j'ai beaucoup apprécié ce film et pour tout dire, comparé le parcours de Richard au mien, en toute modestie ni commune mesure mais je pense que sa quête est notre quête à tous et je vous souhaite bonne chance pour la votre.<br><br>