Teen Movie estampillé Frat Pack, ce Supergrave est un petit bijou que tout le monde se devrait d'avoir vu pour comprendre ce qu'est l'amitié. Car, plus que le sexe, ce film parle de devenir adulte et de l'amitié.
Les deux acteurs, Jonah Hill et Michael Cera sont authentique. J'apprécie encore plus Jonah Hill car si on devait faire une adaptation live de South Park, le rôle de Cartman serait destiné à cet acteur...Avec son short cargo et son langage fleuri, comment ne pas adorer ce personnage en fait qui a peur de grandir...Du coté des autres acteurs, Christopher Mintz-Plasse, Bill Hader & Seth Rogen forment un trio à se pisser dessus. Kevin Corrigan est toujours aussi bon et Joe Lo Truglio est vraiment drôle. Malgré les deux heures que durent ce film, il n'y a aucun temps mort. A la manière d'un First Sunday (qui lui avait amorcé son changement de ton vers le milieu du film), Supergrave tombe dans l'émotion lors de la dernière scène où les deux amis se séparent pour aller chacun de leur côté accompagner une fille faire du shopping. La petite larme tombe lorsque Jonah Hill laisse tomber le masque et exprime ce qu'il ressent à son pote Michael Cera...
Le choix musical est prodigieux avec le classique des Four-Tops, Are You Man Enough ou Big Poppa de Biggie Smalls. Ce film est le chef d'oeuvre des productions APATOW. A voir, revoir et revoir encore avec la même émotion... A noter la présence non créditée de l'irresistible Danny R. McBride !
"SUPERGRAVE" est film pathétique, ridicule et pourrie sur quoi! Rien au niveau et dialogues n'aura été ausi lourd et ennuyeux car les seuls choses sont! SEX, SEX bref on aura compris le fantasme du réalisateur le porno!
Une comédie à la Seth Rogen (qui est d ailleurs aux manettes du scénario) bien marrante complètement délirante et assez explicite. Film pour ados et plus vieux. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Supergrave ne brille pas par une inspiration de chaque instant ni par l'originalité des ses gags. Tout est trop basique est prévisible pour arriver à faire rire. Il manque à Supergrave une vraie folie et surtout les limites ne sont jamais repoussées,c'est justement le nef de la guerre dans la comédie. L'humour est bien trop plat et fadasse,on s'ennuie ferme et on rit peu.
Tout cela ne va pas très loin, c'est juste l'histoire de trois ado qui veulent à tout prix coucher avant de partir à la fac; pourtant, la belle idée de cette production Apatow est de faire de cet enjeu minime une aventure à part entière. On suit donc Seth, Evan et Fogell, du début de leur journée de cours jusqu'à cette fameuse soirée où ils pourraient enfin finir avec la fille qui les obsèdent. Dans son registre vulgaire, parfaitement adapté aux personnages, le film souffre de répétitions qui nuisent au comique et ne s'en sort que par la création de situations tout à fait délirantes (l'arrivée des deux flics idiots donne du souffle au film) ou des effets de mise en scène volontiers caricaturaux (ralentis et gros plans incongrus). S'il est certain que la mécanique est trop vite cernable pour convaincre sur 1h45, on ne peut nier le plaisir que procure le film grâce à la bienveillance du cinéaste vis-à-vis de ses ado et son approche touchante qui consiste à ne jamais se moquer de leur bêtise mais à considérer leur comportement comme tout à fait naturel. Trop long, "Supergrave" convainc néanmoins par sa sincérité et sa douce folie.
American Pie, mais en mieux. Superbad est une comédie qui s'inscrit clairement dans le registre du teenage-movie (comprendre : des adolescents qui veulent se faire dépuceler et sont prêts à tout pour cela) et arrive pourtant à délivrer quelque chose d'inhabituel dans ce registre pourtant très vite lassant. Si certaines blagues sont graveleuses et pas très fines, étrangement ça passe, car certains gags sont vraiment très drôles et inattendues. L'intrigue est très simpliste (des jeunes voulant participer à une soirée arrosée et épater des filles dans le but de coucher avec elles), et pourtant marche bien car les rebondissements se tiennent et vont de plus en plus dans le rocambolesque. Les acteurs sont bons : le duo Michael Cera – Jonah Hill fonctionne à merveille et sont parfaitement crédible en gamins de 16 à 18 ans (alors que Jonah Hill approchait bien des 25). Le duo Seth Rogen – Bill Hader est lui aussi particulier drôle (en flics complètement barjos et irresponsables). Le reste du casting est très bien également (Emma Stone, Christopher Mintz-Plasse). Ce ne sera pas un chef-d'oeuvre, mais c'es très convaincant.
Une très bonne production Apatow avec des dialogues qui fusent très bien. Une très bonne comédie déjanté qui nous ferai oublier le genre d’American pie.
J'adore les teen movies habituellement, allez savoir pourquoi celui-là ne m'a pas plu... Peut être parce que là on sentait qu'on s'adressait à des ados, on suivait les délires que peuvent avoir des ados d'aujourd'hui, et le scénario (donc les délires qui vont avec) ont du être écrit par des ados. En gros, les Beaux gosses ont copié sur ce film, mauvaise pioche. Le pitch des puceaux qui veulent coucher avant une date limite c'est trop rabâché, donc si on sort pas un peu d'originalité ça devient chiant, ben bingo les gars. En rajoutant que l'humour est très approximatif, voir pas drôle du tout, on obtient un film d'ado pourri, lourd et long, merci pour le temps perdu les gars, et matez "40 ans et toujours puceau", dans le même thème mais bien mieux (comme quoi le réalisateur qui cherche le copié collé c'est mal).
Construite sur un schéma ultra-classique de l’autre côté de l’Atlantique (les lycéens en fin de cursus qui se promettent de vivre leur première expérience sexuelle et profitent d’une fiesta), ce Supergrave ressemble à une potacherie de plus qui ne vaut que par l’ajout des scènes imaginaires et l’interprétation des principaux·ales interprètes : Jonah Hill en obsédé insupportablement vulgaire, Michael Cera qui le suit sans partager sa grossièreté, Christopher Mintz-Plasse en nerd providentiel, Emma Stone en nymphette balek, Bill Hader et Seth Rogen en policiers débiles.
Après trois bons quarts d’heure, pourtant, on finit par se faire aux dialogues indigents et la caméra énergique, au poing façon documentaire, de Greg Mottola, tandis que le scénario (Seth Rogen et Evan Goldberg) plonge dans l’inconnu.
Au final, ce qui aurait pu être un American Pie au rabais s’avère être un film culte, à la fois burlesque, déjanté et cynique avec un hommage, volontaire ou non, de David Goldberg au dessinateur belge Picha.