Peut-être ma note paraitra-t-elle haute pour un film à première vue de sensations et de catharsis testostéronée, mais dans ce film, chaque élément de scénario n'est que prétexte à réfléchir à un autre degré de lecture. Les symboliques sont certes simples (spoil: les vampires en pénurie de sang humain persécutent les plus démunis, cherchent des subsituts pour se contenter dans leur froideur alors que la vraie solution est de redevenir humains, ainsi les vampires représentent hyperboliquement l'Homme, le sang humain est le symbole de notre avidité, les "dégénérés" se comparent aux peuples les plus démunis appelant à l'aide, cachés derrière une laideur symbolisant leur souffrance, et, enfin, le remède, devenir humain dans tous les sens du terme), les messages sont peut-être simples, les analogies sont certainement de la cour d'école ... mais bordel, j'offre cette note car je suis fervent défenseur de ce type d'hyperboles cinématographiques. Bon sang, on est quand même au-delà du film social français qui te prémache le travail en te disant " penser ça, c'est pas bien; penser ça, c'est mieux". branchez vos neurones et passez au-delà de la réalisation clinquante et des facilités scénaristiques, demandez vous plutot pourquoi cela a-t-il été mis en oeuvre. Rien que la photographie contrastée d'un chaud presque en péril et d'un froid glacial devrait vous parler. De toute manière, ce film peut rester appréciable en déconnectant ses neurones, car ,au premier degré, c'est un film de vampires plutot original (malgré un gentil/méchant trop appuyé) qui ne se présente pas sans rythme, même si certains points de la scène finale sont franchement d'un mauvais goût affirmé. Outre le cliquant, je j'observe une hyperbole non déplaisante que j'encourage, malgré sa simplicité.