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Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juin 2008
Un road movie drôle et émouvant sur la solitude, où deux paumés décident sans trop savoir pourquoi de faire un petit bout de chemin ensemble sur les routes du plat pays. Le film a cette loufoquerie typiquement belge qui fait le charme des films de là-bas, et ceux auxquels participe Bouli Lanners en particulier. On passe un bon moment et les acteurs sont talentueux.
On s’attendait à un grand n’importe quoi, on ne sera pas déçu ! Eldorado est un road-movie complètement à la masse, sur les routes du « plat pays » où un dealer de voitures vintage surprend chez lui un jeune cambrioleur toxicomane. Bizarrement, il lui propose de le ramener chez lui, à bord de sa voiture, ils vont rencontrer plusieurs personnes atypiques, aussi particulières que le film. Pour son second film, Bouli Lanners (Ultranova - 2005) nous mitonne une comédie absurde et délurée, peuplée de bras cassés et de cas sociaux. Drôle mais aussi contemplatif, long et lent, on frôle l’ennui même si dans l’ensemble, le résultat est plutôt positif !
Eldorado est une bonne surprise,car le titre décalé se marie finalement très bien,par son ironie,avec ce road-movie désabusé. Les 2 personnages principaux,solitaires et marginaux,nous entraînent dans une évasion singulière. Baignés dans une déprime légitime,ils alimentent leur voyage de rencontres farfelues et déroutantes. Humour,mélancolie,tragédie... le tout sur une BO parfaitement adaptée (mais pas tjs à mon goût : l'étoile manquante à ma note). Une forte expèrience humaine qui commence agréablement avec : "Ida Honey, tell me you will be mine" des Milshakes...comme le promettait la bande annonce.
Impossible de me remettre de ce film... quel gâchis... les acteurs essaient vainement de sauver le scénario par leur jeu mais il n'y a vraiment rien du tout à sauver... De l'ennui... pendant 1h30.. au prix de la place de ciné, c'est pire qu'une déception...c'est du vol....
Il faut beaucoup de courage pour rester jusqu'à la fin !!
Sympa, bien que l'adjectif glauque soit plus adapté. C'est décalé et il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'action. L'acteur principal est super et il y a des scènes géniales comme celle près de la caravane. La fin est brusque et décevante, triste, alors qu'on croyait à cette amitié.
Eldorado est un road movie qui mélange souvent avec bonheur mélancolie, tristesse et comédie noire. Le film donne parfois au spectateur un réel sentiment de malaise. Le réalisateur donne une vision assez triste mais honnête sur le fond de la Wallonie et de sa nature parfois belle. Ce film, de part des paysages désolés et des routes interminables renvoie au cinéma américain. On pense à certains films de Wim Wenders, des westerns et aussi à Une histoire vraie de David Lynch (le sentiment obscur et l’inquiétude). De plus, le héros conduit des voitures américaines. Beaucoup ont pensé à Aki Kaurismaki, des gens vivant chichement un peu perdus dans leur vie personnelle (très belle scène du retour au domicile des parents). Il faut saluer les bonnes interprétations de Bouli Lanners et des improbables personnages rencontrés sur le chemin tels un Philippe Nahon inquiétant sorti des films de Chris Noé ou ce nudiste n’hésitant pas à exhiber tout son gros attirail et ses fesses. Le film présente quelques trous dans le scénario et le comique est parfois trop répétitif mais la scène du chien est une belle trouvaille (avec la réplique : "traiter les chiens comme les hommes").
- l'acteur principale est attachant - la bande son est bonne - la mise en scène est joli aussi
mais :
- l'acteur qui joues l'abruti le fait mal et je n'y ai pas cru - il faudrait trouver un sénario parce que la petite balade ça va bien le sénariste à trop du jouer à la dinette - il y a des leçons de vie et ça je déteste
Je suis pourtant quelqu'un de tolérant, et j'ai une certaine ouverture d'esprit, mais je pense que c'est la 3ème film sur les (environ) 1000 que j'ai du voir, où je quitte la salle avant la fin du film...
Jarmusch et Kaurismäki sont au coeur de cette belle oeuvre contemplative, une courte fable sur la désillusion de deux hommes qui cherchent un sens à leur vie. Mais l'âme de Jarmusch ne tient pas dans une tentative de dialogues grotesques et tragiques, et l'imagerie poétique de Kaurismäki ne prend pas vie ici à la manière d'un minimalisme appuyé et symboliquement forcé. Bouli Lanners a su manier deux styles tout en ajoutant sa dose de personnalité, celle d'un étrange bonhomme belge, qui dépeint la déprime profonde en train d'engloutir son pays. Pourtant, le film patine dans son début ; le rythme peine à percer dans l'image, le montage déstabilise, les choix musicaux enfoncent l'inconfort. Et puis c'est enfin l'histoire d'un mec qui prend un cambrioleur sous son aile : déjà, la situation est d'un comique aussi dérisoire que véritablement touchante. Le voleur est drogué, paumé, il est l'évocation directe, ou quand l'homme prend la forme totale d'un pilier, d'une jeunesse qui ralentit le pays. Il pourrait se suicider, mais il ne se suicide pas. La rencontre, formidable non-dialogue, échange de procédés basiques, de gestes viscéraux, simples et originels, ouvre directement au film sa deuxième histoire et la raison du second personnage : il s'agit d'une histoire de confiance. De la confiance de l'autre pour la confiance de soi. Eliminés quelques tics de montage énervant, "Eldorado" est lancé sur sa route nouvelle, tendre, qui parle au gré d'un vent universel. Les bordures scénaristiques du film sont strictes, Bouli Lanners ne les dépasse pas ; il ne s'agit pas de raconter par la complexité, mais par les faits comme ils pourraient être simplement, comme ils le sont tous les jours et encore demain. Le travail du temps, dans le déroulement narratif et dans l'image, compose le coeur du film. Sa simplicité est un trésor châtoyant, bouleversant, et dedans se reflète son auteur et ses deux yeux brillants. C'est un gros Snoopy, brave et naïf, pour qui la vie ne compte que quand l
un road movie à la sauce belge on pouvait craindre le pire...et bien c'est tout le contraire!!! Bouli Lanners (acteur et réalisateur) signe un très bon film à la fois touchant et hilarant! A voir d'urgence dans toutes les bonnes salles de ciné!!
C'est pas compliqué j'ai jamais vu un film aussi nul de ma vie. L'histoire il n'y en a pas. La fin est incompréhensible. On recherche en permanence un peu d'action , de suspense, de logique mais cherchez pas il n'y a rien de tout ça. Côté humour, j'ai souri une fois c'est à peu prêt tout, ma copine 2 fois. Merci la critique presse ! 10 euros pour ça c'est l'arnaque totale. Je savais les histoires belges étaient potaches mais là c'est le pompon !
Ce film, indigne de ce nom, est un exemple type de ces boîtes de conserves où seul l’étiquetage pousse à la consommation…la bande annonce est un mirage et le tapage nocturne produit autour, par la presse soudoyée (ou elle-même aussi frappée d’amnésie intellectuelle…) permet d’extorquer quelques entrées pour renflouer la production d’un vide diffusé sur grand écran… Un pseudo film qui se veut décalé mais qui finalement n’a de décalé que sa diffusion en salles obscures… www.auxarts-etc.com
Vraiment pas mal. Plusieurs scènes sont d'une incongruité drôle et presque inquiétante qui fait à mon sens le principal intérêt du film (avec tout de même aussi le désabusement triste de l'histoire). Les connaisseurs disent que la Belgique est un pays un peu fou. C'est ce qui le rend si attachant.
Eldorado est un très joli film. Tous les ingrédients étaient réunis pour une grosse pochade et c'est tout le contraire qui nous est donné à voir. Bouli Lanners montre en quelque sorte le négatif (au sens photo du terme) des situations, c'est à dire leur poésie, leur temps mort au lieu de l'agitation et la grandiloquence. Les personnages sont -comme dans la vraie vie- à la fois des gens très ordinaires et des gens très extraordinaires. Tout dépend en fait du regard qu'on porte sur eux. Beaucoup de choses sont dites avec une grande pudeur et une grande légéreté.