Pour ce qui est des tabous, Josiane Balasko a depuis longtemps passé le cap. Celui d’envoyer valser tous les préjugés, les qu’en dira t’on, par le biais de personnages forts de caractère. A son image en fin de compte. Depuis Sac de nœuds, en passant par Gazon Maudit et bien d’autres comédies purement potaches, son parcours en temps qu’actrice/réalisatrice a conquis un certain public au fil des années, un public qui l’apprécie autant pour ses défauts que ses qualités et son petit côté écorchée vive. Son regard sur l’homosexualité, l’éternel célibat, ou encore la femme couguar est objectif et sonne franc. Cliente n’a rien d’extraordinaire en soi, mais loin d’être un mauvais film pour autant. Évidement, comme beaucoup, sujet à l’abattoir des critiques. Un thème contemporain, sensuel et simpliste, qu’est l’histoire d’amour entre un jeune gigolo et sa cliente, une femme du monde quinquagénaire et fataliste. Les fêlures des personnages se ressentent immédiatement, entre frustration et mensonge, les concessions peu glorieuses que l’argent ne comble pas. Une réalisation modeste et bien jouée, que trop de clichés viennent contraster à la french touch. Sujet corrosif et traité avec beaucoup d’humanité, mais manquant néanmoins d’intensité et de piquant. A voir une fois. 2,5/5
Au delà du propos qui est original, le reste n'est que clichés....... Balasko n'en fini pas de chuter depuis la grande époque du Splendid. Seule Nathalie Baye mérite de jeter un œil et encore on le ferme très vite car assommé par l'accumulation de poncifs boboisants et d'ennui profond...... au final, pas client......
Sur un sujet tabou (la prostitution masculine), Josiane Balasko livre une comédie dramatique plutôt réussie. Les meilleurs passages étant ceux mettant en scène le personnage de l'escort-boy interprété par l'excellent Eric Caravaca, je n'ai pas vraiment apprécié l'intrigue secondaire tournant autour du personnage d'Irène même si cette intrigue fut prétexte à quelques répliques savoureuses. A travers le parcours de Marco, la réalisatrice dresse le portrait d'une femme, très justement interprétée par Nathalie Baye, qui s'offre occasionnellement les services de jeunes hommes pour combler sa solitude. A noter, dans des seconds rôles, la présence de la toujours géniale Marilou Berry et de Catherine Hiegel.
Balasko a réussi le pari de faire un film intelligent et drôle sur la prostitution, en inversant les rôles "traditionnels" et en allant à contre courant de pas mal d'idées reçues, que ce soit sur les clients ou sur les personnes se prostituant. Bravo !
Un film qui aborde un sujet rarement abordé, de manière quelque peu maladroite.
Pas mal de choses sonnent faux dans l'histoire, notamment parce que certains acteurs jouent assez mal, comme par exemple celui qui joue le gigolo, pourtant un personnage important. De plus, il y a pas mal de personnages secondaires caricaturaux et inutiles : la soeur du personnage joué par Isabelle Carré, la blonde nunuche qui travaille avec Nathalie Baye...Toutefois, il m'a plu, parce que le scénario est tout de même réussi et que certains acteurs y sont très performants : Nathalie Baye (surtout), Isabelle Carré, Josiane Balasko...J'ai également beaucoup apprécié la fin, assez réaliste, ainsi que le fait que l'on ait accès à certaines pensées des 3 personnages principaux. Sinon des musiques très bien, adaptées au sujet.
tres beau film dramatique avec une touche de comedie, le sujet a ete rarement traiter voir jamais, josiane balasko maitrise bien son sujet et la mise en scene!!! le film est interessant du debut a la fin!! impossible de decrocher,tres beau film a regarder si on ne l'as pas vu, le film repose entierement sur nathalie baye et eric caravaca qui nous font mieux comprendre l'univers du metier de gigolo!! tres beau film
Cliente est une bonne comédie dramatique de Josiane Balasko. Les sujets sont bien traités, l’humour est plutôt efficace et les acteurs comme Nathalie Baye, Eric Caravaca et Isabelle Carré sont convaincants dans leurs rôles. Néanmoins, j’ai trouvé que le film était parfois un peu longuet et la mise en scène est parfois un peu maladroite. C’est dommage.
Pas trop mal, même si y avait matière à faire beaucoup plus en profondeur notamment en ce qui concerne la fin et une femme qui laisse son mari faire "la pute" est utopique Des dialogues parfois cyniques comme j'aime Film sans prétention mais regardable
Dès le début, on sent que l’on va être dans le film non documenté et terriblement cliché. Musiques de fond insupportable que l’on nous ressert en double, stéréotypes sur le monde de la prostitution (et sur les gays), mélodrame sous-jacent à chaque scène… C’est Nathalie Baye qui devient Judith, cinquantenaire célibataire frustrée qui cherche des gigolos pour passer le temps. Eric Caravaca n’a pas de classe, il apparait inexpressif et dénué d’intérêt, c’est le seul gigolo présenté au public donc assez peu représentatif de l’univers de la prostitution chez les hommes… Pour un film qui veut parler du sujet, c’est vraiment light –tout comme le Coca en placement produit. Le scénario est donc mal adapté d’un roman pourtant bien connu de la réal puisque c’est elle qu’il l’a écrit. Marilou Barry est bien place dans le casting, normal vous irez-je, il s’agit de la fille de Balasko et nièce de Richard Berry (merci qui ?). C’est encore plus gros lorsqu’on s’aperçoit que Balasko joue la sœur de Judith et que Berry tient le rôle de l’ex. En plus, on a George Aguilar, mari de Balasko dans la vie. Tout cela réuni nous donne le parfait manuel du ‘comment placer mes proches dans mon film ?’ D’ailleurs, belle astuce que d’introduire ce dernier bien plus tard dans le film, la situation de Judith prend alors une toute autre allure. Les rapports entre les deux protagonistes sont de plus en plus rapprochés malgré la différence d’âges. Celle-ci complète évidemment la panoplie des thèmes du cinéma français usés jusqu’à la corde : Relation à l’argent, portes qui claquent, cris et engueulades. Des voix off sont intégrées mais bien sûr, Balasko n’arrive pas du tout à nous faire une ambiance à la ‘Amélie Poulain’. Au bout d’une heure, on est las et la perspective de voir la double vie de Marco-Patrick révélée ne nous enchante guère. En effet, le deuxième acte s’avère encore plus mauvais et improbable dans sa conception. Au final, peu de changements de situation mais surtout une expérience sur la vie. En fait, tout l’intérêt du film réside dans l’envie qu’il donne de voir ou de revoir ‘American Gigolo’ de Paul Schrader avec un Richard Gere au mieux de sa forme… Contrairement aux idées, les années 80 ont aussi donné du bon cinéma.
Ce qui'il y a d'intéressant dans la vie c'est que chacun voit les choses à sa manière et pour le cas "Cliente" et bien pour moi, malgrè le titre et l'image qui va avec, je vois plutôt l'histoire de deux soeurs "clientes" pour une histoire d'amour. Pour l'une ça sera juste du superficiel pour éviter le vrai amour et quant à l'autre, ça sera l'Amour. Celui qui décoiffe et qui en dépit des différences de langue, de culture, de pays, sacrifiera son petit confort bourgeois et parisien pour l'Arizona et son bel amour indien. Voilà ce que j'y ai vu dans ce film et c'est pour cela qu'il m'a bien plu.
"Cliente" est une comédie dramatique globalement réussie, grâce à un sujet traité assez original : la prostitution des hommes, plus connue sous le doux nom de gigolo. Ce qui fait la réussite du film, c'est la manière dont Josiane Balasko traite l'ambiguité des sentiments du jeune homme, amoureux de sa femme, mais dont les relations avec sa cliente, merveilleusement interprétée par Nathalie Baye, deviennent de plus en plus fort. D'une saveur douce-amère, le film contient des moments sincèrement drôles, mais aussi des instants de réflexion sur la nature des rapports entre humains. A voir.
le sujet de ce film était intéressant au départ mais je ne trouve pas les personnages assez convainquant et le comportement de l'homme qui se prostitue qui retourne avec sa femme apres ce qu'elle lui fait me parait un peu caricaturale