L'histoire d'une femme qui s'offre des plaisirs charnels. Cela pouvait être une beau portrait de femme quinquas, puissantes, refusant de s'engager, une réflexion sur les désirs et les besoins, le sexe et les sentiments,la solitude et le désenchantement, la peurde souffrir...et ça l'est un peu. Le problème, c'est que Josiane Balasko a multiplié les intrigues et les personnages. La relation Éric Caravaca-Isabelle Carré est très banale et prend trop de place dans la 2eme partie. Le film est plutôt touchant mais manque d'acuité. Et il y a quelques invraisemblances dans les situations des personnages. Pas mal quand même
Je me suis lancé dans Cliente de Josiane Balasko sans trop d’attentes… et au final, ça se laisse plutôt bien regarder. Le film aborde assez franchement la question des gigolos et de la prostitution masculine, avec des thèmes pas si souvent traités, ce qui est plutôt appréciable. Bon, tout n’est pas parfait : certains dialogues sonnent un peu faux et le jeu est parfois inégal. Mais Nathalie Baye et Éric Caravaca tiennent clairement la baraque et apportent de la crédibilité à l’ensemble. Au final, c’est pas le film du siècle, mais ça fait le job et ça se regarde sans déplaisir.
Présentatrice de télé-achat, la cinquantaine charmante et tonique, Judith (Nathalie Baye) se paie régulièrement des moments de plaisir avec de jeunes gigolos, plus élégamment nommés escort-boy. Elle se lie avec l'un d'eux (Eric Caravaca), lequel est marié (à Isabelle Carré) et ne fait ce métier que pour subvenir aux besoins de sa grand-mère ou de sa belle-famille. Josiane Balasko -qui joue ici le rôle épisodique de la soeur de Judith- réalise le film le plus ennuyeux de l'année, un film au scénario d'une rare médiocrité et à la réalisation plus terne que le plus commun téléfilm de France 3! En d'autres temps, le sujet aurait pu sembler subversif. Il l'est d'autant moins, concernant le droit des femmes à payer elles aussi leur plaisir, que le film ne fait qu'aligner d'insupportables clichés et enfoncer des portes ouvertes. Il n'y a rien à sauver de ce film fadasse dont la banalité et l'insipidité rejaillit nécessairement sur les personnages. Il n'y a pas ici l'ombre d'une situation de comédie digne de ce nom et pas une once d'émotion ou de sensibilité spoiler: lorsque Balasko s'aventure dans le psychodrame sentimental dès lors qu'Isabelle Carré apprend les activités de son mari spoiler: On n'en revient pas de voir la talentueuse Isabelle Carré tenir ce sous-emploi d'épouse jalouse et pleurnicharde qui provoque des scènes de ménage et s'en va tancer la cliente de son mari.
Les quelques bons mots, bien rares, que Balasko parvient à glisser sont indifférents et n'ont que l'effet de rappeler qu'elle fut jadis une bien plus corrosive dialoguiste. Balasko traite d'un thème avec une naiveté et une superficialité confondantes.
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1,0
Publiée le 18 juillet 2021
Judith est une présentatrice de télévision d'une chaîne de téléachat qui aime les services que lui rend Patrick. Elle ne sourcille pas lorsqu'elle paie à cet homme 300 euros pour lui faire l'amour rapidement dans un parking souterrain. Sa sœur Irène également impliquée dans l'aventure du shopping comprend les besoins de sa sœur. Judith finit par tomber profondément amoureuse de Patrick contre son gré. Ce film français réalisé et co-écrit par Josiane Balasko est rempli de clichés. Mme Balasko a une façon étrange d'amener le type de situations sexuelles coquines longtemps associées à un certain type de cinéma Français ce qui est un mythe qui devrait être traité comme il se doit. Nathalie Baye la star de Cliente mérite bien mieux que ce film. Mme Baye est connue pour jouer des rôles risqués comme celui de Judith dans ce film mais avec de meilleurs résultats. Josiane Balasko a assez de bon sens pour laisser les choses à la star de son film Eric Caravaca qui joue le rôle de Marco. Le reste de la distribution des acteurs et le film n'est pas du tout intéressant...
Dans ce film malsain, les êtres humains sont réduits à de la viande ou à des porte monnaie. On y parle de robots sexuels ou de lifting comme investissements à du plaisir sexuel, et tout paraît incroyablement cynique et superficiel. Un navet absolu qui ne fait que l'éloge du fric et du sexe, sous couvert d'humanité et d'une philosophie de supermarché bas de gamme.
Comme presque toujours avec Balasko, c'est de la belle ouvrage. Un sujet très originel et très intéressant. C'est, fin, léger, profond, intelligent, passionnant presque de bout en bout. De très bons acteurs et mention spéciale à Eric Caravaca.
Un film très agréable ; J Balasko aime les sujets un peu délicats et le gagnant est une fois de plus l'amour comme dans "Gazon maudit"; un film divertissant qui ne déçoit pas.
Cette comédie de mœurs réalisée et écrite par Josiane Balasko nous parle du "miracle" de l'Amour. Ses dialogues sans détours et son scénario pour le moins osé ont pour sujet la prostitution masculine. Exceptées quelques scènes sexuelles superflues et des raps trop trash, ce film nous propose une belle palette d'émotions. Certaines scènes entre Josiane Balasko et Nathalie Baye sont épiques. Ce film nous offre également une superbe affiche ; Nathalie Baye porte le film en réalisant, comme toujours, une belle démonstration d'actrice. Eric Caravaca, réalisateur et acteur dans "Eden à l'Ouest" de Costa-Gavras, est très juste dans un premier rôle dense. Il est bien aidé par une Isabelle Carré elle aussi très efficace. Dans les rôles annexes on pourra apprécier Marilou Berry, l'imposant George Aguilar et la belle présence de Catherine Hiegel. Coté BO, des insertions musicales hétéroclites allant de Sheila au mythique "If You Don't Know Me By Now" de Harold Melvin & The Blue Notes.
Du Balasko bien fait, bien écrit, bien filmé. Si on ajoute à cela le charme et le talent de Nathalie Baye, cela donne un film agréable qui ne tombe jamais dans le graveleux malgré le thème qui peut très vite créer le dérapage: une belle dame d'âge sage qui s'offre des extras auprès de compagnons occasionnels plus jeunes. On baigne plus souvent dans un climat doucement amer que dans le confort gentiment souriant de la comédie mais pas de quoi sortir déprimé de la séance, rassurez-vous. Ce genre d'histoire ne peut être mené à un rythme d'enfer mais j'ai quand même trouvé le cheminement un peu flâneur: je me suis senti trop vite entraîné dans la routine de la vie des personnages. Était-ce voulu par Josiane Balasko? Peut-être le scénario, pourtant bâti sur une idée intéressante, manque-t-il un peu de trouvailles?
Film émouvant autour d'un couple en difficulté financière. On se prend rapidement d'empathie pour les protagonistes avec leurs doutes et leurs solitudes. La musique et les dialogues sont soignés. On reste néanmoins un peu sur notre faim/fin, d'ailleurs peu crédible. Un bon point pour les deux acteurs principaux mais Balasko est "lourde" voire vulgaire.
Pour ce qui est des tabous, Josiane Balasko a depuis longtemps passé le cap. Celui d’envoyer valser tous les préjugés, les qu’en dira t’on, par le biais de personnages forts de caractère. A son image en fin de compte. Depuis Sac de nœuds, en passant par Gazon Maudit et bien d’autres comédies purement potaches, son parcours en temps qu’actrice/réalisatrice a conquis un certain public au fil des années, un public qui l’apprécie autant pour ses défauts que ses qualités et son petit côté écorchée vive. Son regard sur l’homosexualité, l’éternel célibat, ou encore la femme couguar est objectif et sonne franc. Cliente n’a rien d’extraordinaire en soi, mais loin d’être un mauvais film pour autant. Évidement, comme beaucoup, sujet à l’abattoir des critiques. Un thème contemporain, sensuel et simpliste, qu’est l’histoire d’amour entre un jeune gigolo et sa cliente, une femme du monde quinquagénaire et fataliste. Les fêlures des personnages se ressentent immédiatement, entre frustration et mensonge, les concessions peu glorieuses que l’argent ne comble pas. Une réalisation modeste et bien jouée, que trop de clichés viennent contraster à la french touch. Sujet corrosif et traité avec beaucoup d’humanité, mais manquant néanmoins d’intensité et de piquant. A voir une fois. 2,5/5
Au delà du propos qui est original, le reste n'est que clichés....... Balasko n'en fini pas de chuter depuis la grande époque du Splendid. Seule Nathalie Baye mérite de jeter un œil et encore on le ferme très vite car assommé par l'accumulation de poncifs boboisants et d'ennui profond...... au final, pas client......