Juste avant de réaliser un des plus grands film de science-fiction de tous les temps (La Planète des singes), un des meilleurs films de guerre (Patton), et tout simplement un des films qui arrivent le mieux à vous arracher les tripes (Papillon), Franklin J. Schaffner qui était donc loin d'être un manchot avait réalisé ce film d'espionnage assez méconnu. Cette oeuvre peut paraître fade à côté de ses autres films mais elles possèdent quelques belles qualités. Seul très gros point négatif : une musique d'ascenseur style sixties alors qu'une partition à la Bernard Herrmann aurait été la bienvenue pour accentuer le suspense. Quelques légères maladresses autrement mais rien de bien grave. Le fait que le film ait été tourné en extérieurs dans le Tyrol autrichien est un plus (dommage pour les transparences lors de la séquence de ski!). L'intrigue a beau être assez conventionnelle, elle réserve tout de même deux ou trois rebondissements assez innatendus. L'ensemble est assez dense pour qu'on ne décroche pas et puis surtout Yul Brynner apporte son charisme fort et sa silhouette unique tout au long du film. Par surcroît, le couple qu'il forme avec la belle Britt Ekland fonctionne très bien. Une rareté à voir.
Un Schaffner méconnu et certainement pas son film le plus marquant mais néanmoins suffisamment bon et prenant pour le regarder avec en prime Yul Brynner très charismatique et très bon dans la peau de cet agent de la CIA d'apparence froide, un type de rôle qui lui va comme un gant. La Griffe se suit avec intérêt, l'intrigue est pas mal sans être d'une grande originalité mais efficace tout comme la mise en scène ; ça manque un peu d'action.
Faux film d'espionnage et vrai thriller dans le décor somptueux des Alpes autrichiennes. Bon faiseur, à défaut d'être un auteur, Schaffner tire le meilleur parti d'un scénario alambiqué (de ski). Yul Brynner, marmoréen, chauve sa peau. Et Dieu que Britt Ekland est jolie !
On a souvent reproché aux films d'espionnage des années 60 et 70 des histoires trop nébuleuses. Vous me direz que c'est inhérent au genre puisque seuls ceux qui tirent les ficelles des complots savent de quoi il en retourne, mais il est vrai que certains films, comme "Le serpent" de Verneuil cassent quelques briques en la matière. Pour ce qui est de "La griffe", on ne peut pas réellement parler d'un film d'espionnage. Il y a de ça bien sûr, mais il est bien, à mon avis, plus pertinent de le voir comme un policier/thriller avant toute chose. Affaire montée par la Stasi, ancienne police politique de l'ancienne RDA, en usant d'un sosie. L'histoire a ses failles, notamment celle que de faire entrer en scène ledit sosie. Ainsi que des personnages secondaires qui manquent de cohérence dans leurs réactions, perdant pas mal de naturel. Mais la mise en scène de Schaffner (grand cinéaste oublié) permet de contrebalancer en partie ces lacunes. Tout comme la présence de Yul Brynner. Roc monolithique et imperturbable. Ultra charismatique et bien badass. Mention honorable du jury.
Schaffner est capable de bien mieux faire, je pense que le film d’espionnage et Yul Brynner ne l’ont pas inspiré. L’idée du ‘’double man’’ titre original arrive vraiment tard et tout son potentiel est gâché par bien trop de précipitation si fait que les explications légitimes que chacun attend ne viendront jamais. Il faut donc se contenter de ce que l’on a, c’est dire quasiment rien, ce qui n’empêche pourtant pas le suspense du, en partie, à l’absence totale de sentiments affectifs de Slater. Brit Ekland est bien jolie à 25 ans mais son comportement est complètement incohérent ce qui lui fait perdre une partie de ses charmes. Le piège tendu est bien ficelé, mais pourquoi l’avoir rendu si compliqué à l’image de la fête des skieurs, bien trop artificielle? Le point fort du film étant l’exécrable qualité des rapports humains entre tous les protagonistes. Le métier d’espion ne suscitera pas de vocations chez les spectateurs.
Ce thriller d'espionnage a pris un sérieux coup de vieux. L'intrigue n'est pas mauvaise mais elle met trop de temps à ce mettre en place. Pendant tout le film j'ai eu l'impression que les auteurs ont voulu livrer leur version de 007, mais en plus réaliste. Pas sûr de la qualité du résultat...
On ne peut pas dire de ce film qu'il transcende le genre, dans une intrigue que n'aurait pas renié un James Bond de l'époque, mais sans les filles, les gadgets et l'humour... En un sens, le côté clinique et froid du métrage colle avec un Yul Brynner plus impavide que jamais, embringué dans une histoire dont les fils se dénouent tardivement, avec des antagonistes un peu trop fades pour pimenter le récit. Toutefois, le rythme du film et la mise en scène agréable (sauf une ou deux séquences plutôt mal gérées) rendent intéressante cette tentative de Schaffner dans le genre, même s'il fera bien plus mémorable peu de temps après.
Le peu d’importance attribué à ce « Double Man » par les critiques professionnels est très surprenant. Il dénote en tout cas un certain manque de jugement. Franklin J. Schaffner, dans ce film fait certes preuve de conformisme, entre autre pour la musique, mais le film est loin d’être dépourvu d’intérêt. Les choix narratifs du début sont très bons, et le suspense est solide et bien mené. En outre, le rôle finalement peu sympathique et très ambigüe de l’agent, peu enclin à sa propre remise en question, est formidablement bien rendu par Brynner. Enfin, Il est à noter, car très rare, de voir une traduction française d’un titre, être bien meilleure que le titre original lui-même, car il amputait le film des trois quarts de son suspense.
Il y a de bonnes choses dans ce film d'espionnage mais il y a surtout de gros problèmes de scénario, de mise en scène, de logique et ça plombe l'ensemble du film. Yul Brynner, je n'ai jamais été fan à la base et ce rôle ne me convainc pas non plus. Tout comme le film d'ailleurs !!
Voilà un très bon film d'espionnage avec assez peu d'action, mais le suspens est bien présent et le scénario est parfaitement bien construit, et surtout tout à fait crédible et malin. A voir par les amateurs du genre, mais pourquoi pas à tous, tant ce film flirte entre espionnage et policier.
Franklin J. Schaffner n'est pas seulement le réalisateur du fantastique "la planète des singes", de l'émouvant "Papillon" et de l'excellent "Patton". Il signe ici un film d'espionnage de grande qualité. Porté par l'interprétation de Yul Brynner dans un rôle d'antihéros et le charme Britt Ekland (qu'on peut voir dans l'admirable "The Wicker Man" de 1973), "La griffe" bénéfice de plus d'une intrigue orchestré de main de maître par Schaffner.
Film d'espionnage terriblement efficace dont l'action se situe à la montagne. Suspens, poursuites et rebondissements se succèdent tambours battant sans laisser de place aux temps morts, à consommer sans modération.