Un film d'espionnage français de plutôt bonne facture. Canet est toujours aussi bon et plaisant à voir à l'écran. Une trame de fond intéressante, mais peut-être un peu trop "facile". On regrettera le manque de bande sonore pour certaines scènes qui en souffrent cruellement. Les rares effets spéciaux sont plus que ridicules, étaient-ils nécessaires ? Bref ça se regarde, avec plus ou moins d'intérêt, mais on veut quand même connaître la fin. A voir ; les films français du genre sont assez rares, regardez donc celui-ci !
Alors là faut m'expliquer... Faut m'expliquer comment les critiques ont trouvé ce film super. Je m'attendais tellement à ressortir de ce film comme j'étais ressorti de "Pour Elle", que j'étais tout simplement dégouté. Le problème c'est pas la mise en scène classique avec sa caméra portée. Ce n'est pas non plus le jeu des acteurs pas mal sans être extraordinaire (en même temps, ça leur était pas vraiment demandé). Le problème c'est l'histoire. On est balloté entre une histoire d'espionnage pas très originale et même un peu chiante et une histoire d'amour pas très claire donc pas très forte. Le problème c'est pas qu'il fallait choisir. le problème c'est qu'il fallait bien écrire!! Et là c'est chiant. Il ne se passe pas grand chose. Et quand il se passe un truc (des gens brûlent), franchement entre nous, c'est pas hyper réaliste... Je suis donc très déçu (oui! C'est grave que je sois déçu!).
Mais quelle dauuuube! Un scénario ridicule et pas crédible dès les 10 premières minutes.
On a beau dire "les goûts et les couleurs", on a beau avoir du respect pour les professionnels (cinéaste et critiques), il y a des fois où on se demande ce qui pousse certains à faire des films (en fait on le sait) et surtout d'autres à les applaudir (espérons que ce ne soit pas la même chose).
Et tant qu'on y est, je ne comprends toujours pas comment Vincent n'a pas été nommé directeur en chef du MI5 à la fin du film.
Voilà enfin un film d'espionnage français qui relève haut la main le défi de la mise en scène classique - au terme absolument pas péjoratif de 'classicisme' - , de l'artisanat des visages, avec fluidité et souplesse. Naturaliste dans sa description de corps mouvants et en constant évanouissement, réaliste dans ses clins-d'oeil aux situations des produits pharmaceutiques censés servir à la fabrication de bombes, et dans une scène de terreur en plein Londres (difficile de ne pas penser aux attentas du métro), "Espion(s)" se place clairement comme le meilleur du film d'espionnage français, après le sensationnalisme mastodonte et ultra-crédible de "Secret Défense". La faiblesse d' "Espion(s)" face à ce dernier, mais aussi sa force, est de tenter les choses ; tenter l'aventure d'un film d'action-sensation, optant pour une histoire d'amour trahie et un rapport aux personnages très sensitif, profond dans son évocation de leurs sentiments et dans la passion ambigue, mais avortée, entre Guillaume Canet et Géraldine Pailhas. Un récit amoureux à la fois opaque et lumineux. Mais les faiblesses se font remarquer quand le récit effectue des séquences de liaison ; les transitions perdent de rythme et d'interêt, la finesse de la caméra laissant place à une captation qui finit par tourner à vide. Ceci dit, l'économie de moyens sert magnifiquement certaines scènes (celle, haletante, du dîner), autant qu'elle peut plomber les autres, manque d'interêt. Nicolas Saada, cinéphile dans l'âme, assimile pourtant très bien les codes du genre, qu'il retranscrit plus personnellement qu'on ne peut le croire, à des degrés infimes, par petites touches. Son film n'en est que plus prenant, accumulant peu à peu des minuscules tensions naissantes, croissantes, puis grandioses d'intimité. Mais le danger de ce parti pris est de ne plus pouvoir se renouveler sur la durée ; effectivement, la beauté de la photo par exemple, volontairement terne et cendrée, finit par lasser même si elle colle parfaitement a
voila je vien de voir espion(s) et je nai jamais autant dormi devant un film...2 personnes son tsortis de la salle apres seulemen 45 min de film! L'histoire n'est pas non plus tres "attirante", histoire damour banale et un gars qui bosse a lareoport de paris se retrouve trs normalement agent secret...en tout cas si vous voulez perdre 8euros aller voir se film!!:)
L'espionnage au cinéma est parfois traité avec opulence (effets spéciaux, gadgets...) au détriment de l mise en scène et des acteurs. Ici, nous sommes loin de cette catégorie. Mise en scène remarquable et acteurs au diapason font de ce film, un très bon film ( à part quelques longueurs à la moitié du film) que je recommande chaudement. De plus la musique est très belle.
Le point de départ est intriguant, Guillaume Canet est plutôt convaincant et ce premier film a au moins le mérite de ne pas singer le cinéma américain mais l'ensemble se révèle vite planplan et archi-prévisible.
Vincent est bagagiste à Roissy, et avec un de ses potes il se sert dans les valises, une montre par ci, un blackberry par là... Jusqu'au jour où un "flacon de parfum", sorti d'une valise diplomatique syrienne, explose en tuant le pote. Vincent a un passif: diplômé de Sciences Po, il s'est fait éjecter de la carrière dès son premier poste où il vendait des visas trafiqués. Vincent n'est pas sympathique. Mais rassurez vous, comme c'est Guillaume Canet, à qui la maturité va bien -il va le devenir, à la fin du film. Il a vu les hommes qui sont allés retirer la valise, et donc la DST, représentée par Hippolyte Girardot, [encore un qui prend de bouteille, fini le temps des gentils baba cools...] va l'employer, sans lui laisser le choix, à collaborer à Londres avec le MI5, tenter d'identifier les deux individus, et accessoirement séduire la femme d'un homme d'affaires londonien qui semble être au coeur des évènements. Voyez comme c'est plausible... à peu près comme le synopsis du récent « Secret Defense ». Cette femme, c'est Géraldine Pailhas, à qui la maturité sied aussi, et qui interprète remarquablement cette personne un peu triste, un peu perdue, et qui donc, pourra être séduite... A partir de là, le jeune Nicolas Saada a cuisiné un bon thriller, excellents acteurs, scénario compréhensible, ce qui n'est pas toujours le cas des films d'espionnage ou de terrorisme. On ne se relèverait pas la nuit -mais c'est bien. Mention spéciale à celui (mais qui?) qui a choisi pour les toutes dernières minutes du film, cet adieu muet entre deux personnes qui auraient pu s'aimer si elles s'étaient rencontrées en d'autres circonstances, une sublime musique de Benjamin Britten.
Est-ce parce que le réalisateur est un ancien critique? Toujours est-il que je trouve la presse bien dithyrambique pour un film banal, au scénario mal agencé et par moments incompréhensible... les acteurs ne sont pas en cause mais on a vraiment du mal à croire au personnage interprété par Guillaume Canet...
Porté par un Guillaume Canet troublant de justesse et de naturel, ce film d’espionnage n’est pas sans qualités. Une atmosphère trouble où se mêlent les jeux d’intrigues entre services secrets et réseaux terroristes, dans une mise en scène que n’aurait pas renié le Sydney Pollack des “Trois jours du condor”. La déception vient d’un scénario trop convenu qui n’offre ni rythme ni tension. A voir malgré tout pour Guillaume Canet principalement.
Malgré un scénario pas toujours crédible, un film qui est agréable à voir. Une certaine sobriété de réalisation, classique mais bien maîtrisée. Les acteurs sont justes.