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Etienne82
1 critique
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3,5
Publiée le 28 octobre 2024
Science fiction sur l’irrationalité très bien réalisée certainement pour un public avisé et aimant les paillettes et l’argent. Très bon film si on a envie d’explorer le sujet. C’est très Mégalo !! Mais j’ai eu l’impression de revenir dans les années 80 quand était sorti le film Brazil !! À voir et merci à Coppola pour avoir réussi à filmer et nous faire comprendre l’irrationalité, n’est ce pas pour cela que le cinéma américain existe !!! Donc si vous voulez découvrir ce qu’est la fiction irrationnelle allez y !!
L'esthétique du film est nickel, mais le propos est ridicule, on dirait le rêve d'un enfant américain de 8 ans dans les années 80. Le film sort 40 ou 50 ans trop tard pour pouvoir le trouver bien
On se devait de voir ce film tant rêvé d'un des cinéastes majeurs du Nouvel Hollywood, qui a réussi à le concrétiser après bien des années de bataille. Dès les premières minutes, on est plongé dans ce New York uchronique, dont l'univers visuel emprunte à la fois à la Rome antique et à la Renaissance. Malgré une photographie lorgnant du côté de X-Men : Apocalypse, on se laisse prendre par ces premières minutes, servant à introduire la base du film. L'histoire du conflit entre un architecte utopique (Adam Driver) et le maire de la ville (Franklin Cicéro, incarné par Giancarlo Esposito). La première partie du film prend son temps, elle nous montre l'attrait qu'a Julia Cicéro (Nathalie Emmanuel), la fille du maire, pour cet architecte. On a des passages quasi-nolaniens, mais aussi des passages quasi-oniriques, avec une profondeur de champ incroyable, et qui témoignent que Coppola n'a pas du tout perdu la main en termes de maîtrise de la caméra, bien au contraire. Mais le film alterne avec des passages quasi-psychédéliques, parfois très (trop?) longs. Et là, on se dit que le film perd peut-être le film. En effet, il le perd petit-à-petit. On pense notamment à ces scènes de manifestations, qui n'apportent rien à l'intrigue. On sent le film qui croule sous l'ambition du projet. C'est d'autant plus dommage que les passages évoqués plus haut sont magnifiques. Ce n'est véritablement dans la seconde partie, que le cinéaste parvient à esquisser quelque chose, mais bien trop tardivement malheureusement. Mais restent néanmoins une magnifique histoire d'amour, des seconds rôles (Aubrey Plaza, Talia Shire) convaincants, même si les vétérans comme Jon Voight ou Dustin Hoffman le sont moins. Et une fin aux allures testamentaires, où l'on se dit que cela pourrait bien être le dernier film du cinéaste auteur d'Apocalypse Now. Même si ce dernier a affirmé qu'il avait d'autres projets par la suite.
Comme on pouvait s'y attendre le dernier film de Francis Ford Coppola est inclassable. Pour autant parler d'ovni me paraît démesuré. Le mieux est sans aucun doute de se faire son propre avis. Une chose est sûre, c'est une vraie proposition de cinéma, clivante, riche, avec des défauts mais qui existe et donne beaucoup au spectateur.
Je ne sais pas tellement comment qualifier cette oeuvre. Un film réfléchi par Francis Ford Coppola depuis plus de 30 ans. Et un film qui déçoit massivement ? Un film qui n'arrive pas à toucher le public. Mais je me demande si le réalisateur est content de son film. J'imagine que oui mais ce que je me demande, c'est est ce que les statistiques et les critiques sur son film le touche ? Parce que en sois c'est un peu le projet d'une vie. Il doit être heureux d'avoir enfin pu le réaliser mais pour un projet d'une tel ampleur, en décevant tout le monde, ça doit peut être l'affecter. Ou alors pas du tout et il est juste content de l'avoir réalisé. Mais pourtant, quand on réalise un film, ce n'est pas que pour sois, c'est pour toucher des personnes, et les bonnes personnes. On s'adresse à des personnes en faisant un film, et on veut toucher les bonnes personnes. Donc dans Megalopolis, on suit Cesar qui veut construire sa ville et titre du film a deux sens. D'abord celui d'une mégapole, mais aussi celui du nom du matériau que cet homme veut utiliser qu'est le megalon. Il se retrouve face à ses détracteurs et au milieu d'une histoire d'amour. Voici l'idée générale du film. Mais cet homme a aussi des capacités, comme celle d'arrêter le temps et ça c'est le plus gros mystère du film. IL N'Y A ABSOLUMENT AUCUNE EXPLICATION AUTOUR DE CE POUVOIR ! D'où le tient il, pourquoi est-il le seul à l'avoir ?? Le film commence d'ailleurs par une démonstration de ce pouvoir et en sois le film commence très bien mais s'écroule extrêmement rapidement. Tout n'est qu'incompréhension et au final le film était d'un ennui... Dommage, le seul point positif même s'il n'en ai pas vraiment un est le visuel. Mais et encore là dessus, je suis déçu, car avec un budget de 120 millions de dollars (le plus gros budget de Coppola), il avait l'opportunité de faire un film tellement plus impressionnant visuellement et on sait ce que peut offrir une mégapole visuellement. Bref, c'est le troisième film que je découvre de F.F. Coppola après le Parrain 1 et 2 et c'est le troisième film de sa filmographie que je met dans les pires films que j'ai vu. Je n'aime absolument pas le délire dans le parrain même si je sais que objectivement c'est un chef d'œuvre. Mais j'espère que Apocalypse Now va me plaire quand je le verrai et je pense que ce sera le cas.
Je déconseille fortement ce film. J'ai tenu 3/4 d'heure et je suis sorti, j'aurais dû sortir au bout de 10 min. J'avais déjà vu à ce moment-là que ça que ça s'annonçait très mal, très très mal. C'est mal tourné (un comble de la part du réalisateur), ennuyeux au possible, souvent ridicule, moche, et en plus il n'y a pas d'histoire ! Ca ne raconte rien !! Le vide. J'espère que Coppola ne s'est pas ruiné pour faire ce film, ça n'en valait pas la peine. Triste fin.
Un tourbillon qui emporte dans un monde irréel mais pas si loin du notre. Un film inclassable dont j'ai aimé l'originalité. Adam Driver est remarquable.
Voilà. lorsqu'un grand réalisateur tel que Coppola veut faire un film il n'y a personne pour leurs fixer des limites, un artiste sans limite fait toute ses lubies et nous pond un film pas fou qui ne mérite pas la réputation de sont réalisateur. C'est ce que j'appelle l'effet Napoléon avec Ridley Scott.
Un très grand film, selon moi, le meilleur film de l'année ! Mythique, antique, moderne, futuriste, élégant... Un chapitre du cinéma hollywoodien vient de se tourner. Megalopolis est un film profondément optimiste et humaniste. Il place le peuple, sa jeunesse et ses rêves, au devant du monde et comme seul décideur de la direction que ce dernier souhaite donner au grand voyage de l'Humanité. C'est, certes, un film qui dépeint la chute d'un empire mais qui semble raconter un peuple et son avenir sur le point de faire un choix: entre l'égalité, la liberté, la parole aux rêves et aux ambitions nobles et la représentations de personnes poussiéreuses, antiques et dépassées qui représentent le pouvoir en place. Un film sur un monde qui se trouve sur un point de bascule évident... choisir pour demain.. Je le redis, mon film préféré de l'année !
Les prémices de l’histoire (un architecte visionnaire en bute avec les autorités, incarnés par un Maire soucieux des réalités et besoins sociaux de sa ville, quoique fermant les yeux sur certaines méthodes corrompues) et sa transposition fabulaire dans une société américaine en ligne directe d’un empire romain qui ne s’était (pas encore) effondré était prometteur.
Hélas, tout part dans tous les sens : mise en scène bordélique (ça marche sur une scène, pas du tout ailleurs), scénario improvisé et brouillon (n’est pas Casablanca qui veut), cohérence psychologique des personnages difficilement compréhensible, direction des acteurs inexistante en apparence (ils sont tous désemparés et perdus, ne trouvant plus de repères), visuels assez laids, voire FX complètement ratés.
Au final le film est désordonné et chaotique. Cela aurait pu être intéressant, mais j’étais sorti avec beaucoup de peine et de déception. Un an plus tard, un deuxième visionnage me permet de déceler quelques subtilités artistiques et le plaisir que le réalisateur a pu prendre à faire cette oeuvre. Et de revoir ma note. Un film plus remarquable qu’il n’y paraît. Néanmoins, le côté emphatique de la narration (excessive, même pour une fable) n’en fait hélas pas un chef-d’œuvre.
Mais qu'est-ce qui a bien pu passer dans l'esprit de Coppola, le formidable réalisateur des "Parrains", d'"Apocalypse Now" et de "Cotton Club" ? C'est une catastrophe complète, je me suis ennuyé à mourir dès le début, j'ai rarement trouvé le temps aussi long au cinéma. Malgré un casting prestigieux et des moyens importants, cette fable m'a semblé ampoulée, prétentieuse, désincarnée, kitsch à souhait, labyrinthique, difforme, bavarde, indigeste. Les premières qualités d'un film réussi sont un bon scénario et des personnages auxquels on s'attache quelle que soit la raison. Ici, on regarde sans s'émouvoir les gesticulations de pantins aux motivations peu claires, jamais attachants dans une histoire aux tenants et aux aboutissants non expliqués, tout cela dans une esthétique souvent ridicule. Un fiasco complet !
Un très bon film, malheureusement, aujourd’hui, quand les gens ne comprennent pas tout de suite, il pense que le problème vient du film. Plus qu’un film, c’est une critique de la société, avec une histoire d’amour contrastant avec cette ville décadente. Une comparaison constante avec la ville de Rome que ce soit dans l’architecture ou dans les activité …, dévoilant un schéma répétitif chez l’être humain, qui provoque à sa propre perte. Dans le film on y voit un génie critiquer par des gens qui ni connaissent rien et qui refuse d’ouvrir leur esprit et de comprendre, et voilà que Coppola est critiquer de la même façon que le personnage principale du film, par des fermer d’esprit. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le film fasse son parallèle avec notre monde. Allez voir ce film, les plans sont magnifique, les acteur super, et les messages juste. bien que difficile à comprendre, ce film demandera plusieurs visionnage, mais cela est également nécessaire pour pulp fiction, fight club, Akira… c’est ceci qui montre que le film est superbe, il a plusieurs couche et traite plein de sujets.
Un résumé de mon temps passé pendant cette séance : j’ai observé les gens dans la salle, étudier le sol, les enceintes, scrollé sur tiktok et je me suis levée deux fois pour aller aux chiottes, et chaque fois, j'espérais presque qu’il y aurait un miracle à mon retour. Mais non ! C’est un film qui se prend tellement au sérieux, avec ses discours pompeux sur l’utopie, alors que même ses personnages semblent n’avoir aucune idée de ce qu’ils font là. Les effets visuels ? Franchement, j’ai vu mieux dans des publicités pour des lessives. Et ne parlons même pas du rythme : c'est interminable, comme si Coppola avait oublié qu'il y avait des gens dans la salle, des gens qui ont une vie. Bref, une vrai daube. (Il est important de préciser que nous avons organisé un week end « festival de Cannes » avec des amis et que ce film a gagné le prix du pire film 2024)
Le visuel, le léché de la filmation, est mémorable, dès la première seconde. Ça inclut les acteurs, leur direction. Ce sera notre drogue pour tenir en place !
Car c'est un film embarrassant. On en sort la tête pleine et l'estomac plein. Lourd à digérer, trop de messages. Trop encombrant pour être rangé quelque part. Il visait sûrement un très large public pour assurer sa rentabilité. Mais il est clairement destiné à un genre donné de public. Quel genre de public alors ? Aventures, fantasy, science fiction, philosophie, horreur ? On ne saurait dire ! Science fiction surtout, disons (pour ce megalon, vision moderne de pierre philosophale ultime).
C'est une fable, dit clairement Coppola d'entrée de jeu. Mais a-t-on déjà vu une fable basée sur un sujet toutes les deux lignes... L'historien ne comprend pas la complexité de homme. Sauter dans l'inconnu prouve notre liberté. Si les hommes peuvent inventer les dieux, ils sont capables d'infini. Etc. Entre autres.
Il n'y a pas vraiment de catastrophe, c'est-à-dire qu'elle est bâclée, voire inutile dans l'histoire. Histoire qu'on cherche d'ailleurs puisque des scènes s'enchaînent pour faire valoir ici une pensée, là un acteur. Qui sont certes intéressants, mais qu'on doit avaler si vite (pour profiter du prochain ou de la prochaine) qu'on pense surtout au doliprane ou oxyboldine à la fin.
Bien qu'elles finissent par se noyer dans la digression (physique quantique ici, survie à l'ère glaciaire plus loin, définitions comparées des arts, etc), ces scènes sont quand même fortement teintée de politique. De politique comparée à celle qui a précipité la chute de l'empire romain : corruption, accumulation écœurante de richesse, folie meurtrière, effets délétères du pouvoir... C'est clair que c'est très pessimiste.
On peine à croire à l'amour du héros pour sa femme morte et disparue. On peine à croire à l'humanité débordante et fragile de l'héroïne. On peine à croire en tout, parce qu'on est assommés et pleins. On imagine qu'il y aura quelques saynètes amusantes dans le film dès qu'on voit Laurence Fishburne (Matrix, John Wick) en chauffeur de Citroën DS conduisant Adam Driver. Mais non, il n'y a rien de marrant ensuite. Ce film n'est ni comique, ni émouvant, ni captivant (pas de suspense).
Ce film n'est pour autant pas à rejeter. Il demande d'être revisité, revu, pensé. Il dure plus de deux heures ; ça paraît long car on souffre. Mais il mériterait quatre ou six heures pour être proprement développé. Livré comme ça, c'est un gâchis. Sauf qu'il nous rappelle quand même qu'on en a marre de la politique aujourd'hui. Rien que ça, c'est remarquable.