Megalopolis
Note moyenne
2,0
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503 critiques spectateurs

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Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2024
Un extraordinaire film que je ne recommanderais pas à tout le monde mais que j’ai profondément aimé et trouvé excitant, fascinant, déroutant, stimulant. Chaque plan ou scène est l’occasion d’une nouvelle surprise. C’est sexuel, littéraire, politique, esthétique, psychologique, intense. Tout est très travaillé, écrit, plein, parfois à la limite du ridicule mais jamais dans l’excès.

Le film tel que je le vois est une uchronie dans laquelle l’Empire Romain aurait survécu pour produire une New Rome en lieu et place de New York City. Il est obsédé par le Temps, ce flot ininterrompu qui engloutit tout et tous, mais que l’architecte, le cinéaste, l’artiste, l’homme de pouvoir, a la capacité de figer momentanément pour révéler la profondeur, la beauté, la monstruosité des choses.

Cette fin superbe rythmée par le tic-tac obsédant d’une horloge révèle exactement la condition humaine: celle de Coppola qui était presque à cours de temps pour faire son film et y est arrivé à 85 ans, celle de la civilisation occidentale issue de l'héritage gréco-romain qui est menacée de disparition, celle de l’humanité entière face au défi de maintenir une planète habitable… Nous sommes tous à court de temps, individuellement et collectivement, ce qui est la meilleure raison pour commencer à agir, tout de suite. Monsieur Coppola, THANK YOU.
Swindgen
Swindgen

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2024
Soit: une vision en suspension d'un objet potentiellement très lourd.
Résumé en deux lignes : le héros de La Source vive de Ayn Rand dans Coriolan de Shakespeare, revu par le duo Moebius/Jodorowski période Incal.
Ça fait limite vieux. Ça l'est. Mais est-ce mauvais pour autant?


Développement: Adam Drivers incarne ce héro, grand, magnétique et créateur visionnaire du roman de Rand, d'un individualisme forcené mais œuvrant pour le bien général, à condition qu'on le laisse faire ce qu'il veut, bordel!
_ ce qui, dans une lecture néo-con post-Reagan ou libertarienne de la Silicon Valley de Elon Musk ou Peter Thiel, peut poser problème dans la vraie vie, il faut bien l'admettre. Les premiers romans de Rand sont très lisibles et des bestsellers outre-atlantique, l'auteure était dotée d'un talent et d'une liberté de ton admirable à son époque, et mena une vie aventureuse dans son genre, mais la philosophie de ses personnages, à partir du moment où elle l'a conceptualisera plus tard sous le nom d'objectivisme, se révèlera manichéenne, et en grande partie le fruit d'une histoire personnelle où, après avoir fuit la révolution bolchevique, sa formidable capacité de travail trouva à s'épanouir aux états-Unis, dont elle glorifie en quelque sorte le capitalisme individualiste. Son influence sur la scène US dépasse néanmoins la lecture politique à cause de la Source vive (The Fountainhead) et Atlas Shoulders (La Grève), lus par l'ensemble de l'intelligentsia US, de Barak Obama à Donald Trump, et donc apparemment Coppola. _


Parenthèse refermée, revenons à notre inventeur génial, César Catalina, neveu du riche banquier Crassius, dans un New York modélisé sur la Rome décadente de Coriolan, la plus longue pièce de Shakespeare, dont le héros vertueux semblerait idéal pour mener Rome si sa rigueur morale n'empêchait toutes concessions à l'égard du peuple qui le ferait élire. Un peuple faiseur de rois versatile et vociférant, témoin des excès de classes dirigeantes décorrélées de la réalité et sujet aux manipulations et fake news populistes, comme celles que va répandre le cousin jaloux du héros, Clodio, wannabe héritier à la Trump/Brutus.


César, constate-t-on d'entrée de jeu, est doté du pouvoir d'arrêter le temps, ce que la fille du maire Cicéron, julia, est la seule à percevoir. Contre l'avis de son père, adverse depuis toujours à la famille Catalina, elle va lier son destin au sien, d'abord curieuse puis séduite, ce qui n'ira pas sans mal vu le caractère du bonhomme. D'autant qu'une rivale, ancienne amante de César, vénale et à l'ambition sans limite, compte bien le récupérer...oui, il y a du gras dans tout cela, de l'emphase et du kitsch, du clinquant, du baroque et mirobolant, oui...


...pourtant, c'est un tour de force! Car s'il frise le ridicule, le film n'y tombe jamais vraiment.


Il y parvient grâce à son esthétique empruntée à la saga BD de l'Incal de Moebius/Jodorowski*, où la thématique d'un empire décadent sur le modèle de Rome se trouvait déjà par ailleurs... Une esthétique ayant infusé chez d'autres dans d'innombrables œuvres ultérieures, et appartenant à nombre d'imaginaires collectifs de spectateurs.ices.
Et grâce à sa mise en place théâtrale, particulièrement visible dans les expédients dont elle use pour achever certains arcs narratifs, comme celui, très mineur, du personnage de Dustin Hoffman (là par amitié peut-être, pour enfin tourner avec Francis ?), ou les scènes de manipulation de la plèbe.
Aussi, quand il s'attaque à représenter les paillettes, la décadence et les outrances d'une société américaine, notamment dans ses jeux du cirque et leur musique pop discutable, songeais-je d'abord, dans un premier temps, le film pourrait laisser le spectateur à l'écart avec sa main un peu lourde, sauf que son aspect opératique rappelle à chaque instant qu'il s'agit d'une fable.


Et bien sûr, la mise en scène et son audace, incroyable considérant son âge, diront certain.e.s. Mais est-ce vraiment surprenant, quand on songe aux Loup de Wall Street de Scorcese ou Esterno Notte de Bellochio, ? Le talent demeurait et attendait son heure pour offrir un (dernier?)feu d'artifice. Dans une interview radio du matin, le vieux maître révélait sa lassitude depuis la mort de son épouse depuis 61 ans Eleanor en avril dernier, réalisatrice notamment du fantastique Heart of Darkness sur son tournage d'Apocalypse Now. Juste avant sa présentation à Cannes.


Et s'il n'est paas étonnant que ce film ai parut invendables aux producteurs de ciné US, il s'agit de son meilleur film depuis très longtemps, trente-quatre ans plus exactement. La différence majeure avec ceux réalisés entretemps étant qu'ici,il a quelque chose à dire.




* Au cas où Alejandro Jodorowski est un créateur à part, très influent dans le milieu SF et fantastique, admiré par des gars comme Georges Lucas, créateur de Star War et grand ami de...Coppola (cf sur le sujet le trésor de docu qu'est Jodorowski's Dune...ou lire l'Incal et le Métabaron).
Daniel Gonzalez10
Daniel Gonzalez10

3 abonnés 156 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2024
Chef d œuvre n en deplaise aux pissé froids

Le nouvel apocalypse now images sons acteurs et clins d œil aix mythes photographiques cinématographiques
Rien à jeter
Courrez y
L art n'attends pas
Mehdi Montet
Mehdi Montet

1 abonné 42 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2024
Un bon film futuriste, assez original, un peu déconcertant au début, mais on finit par s'attacher aux personnages, à rentrer dans l'intrigue et à apprécier cet univers entre utopie et dystopie, très bien porté par Adam Driver notamment.
Damianous
Damianous

7 abonnés 496 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2024
Alors là je ne sais pas trop comment noter ce film tant il est déconcertant , et je ne peut pas dire si je l'ai aimé ou pas. C'est une expérience étrange , visuellement belle et avec des parti-pris de réalisation rarement vus. Résumer l'histoire est assez difficile , c'est assez décousu mais ce qu'il faut retenir c'est qu'on assiste aux intrigues politiques et sociales dans une ville moderne mais qui reprend certains codes de l’antiquité. Côté casting ça joue bien , que ce soit Driver , Esposito , Plaza , Emmanuel... et d'autres valeurs sûres comme Hoffman ou Fishburne ; bref cet aspect là n'est pas critiquable et on a du lourd. En revanche les dialogues sont parfois un peu pompeux et frisent la masturbation intellectuelle et ça va tellement loin dans certaines scènes qu'on se demande si on doit en rire. On a donc un objet filmique difficilement catégorisable , et c'est peut-être ça qui le rend unique : je me suis ennuyé à certains moments mais Megalopolis provoque une certaine fascination. Le film a bidé au box-office (j'étais seul dans la salle , le pied) et je comprend pourquoi : il sort tellement des sentiers battus que le spectateur lambda sera déçu , s'attendant peut-être à une œuvre de SF classique. Je met 3 car les qualités et les défauts s'équilibrent , mais le film est si original que j'ai apprécié qu'on me propose une expérience jamais vues. Pour élargir la réflexion , il est possible qu'il soit en avance sur son temps et qu'il soit réhabilité avec le temps , ce ne serait pas la première fois. Qui sait peut-être deviendra-t-il culte dans quelques décennies , l'avenir nous le dira.
La Pop critique
La Pop critique

11 abonnés 11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2024
Mégalopolis, ou Coppola à la fois constructeur et destructeur de son univers salvateur

Francis Coppola revient après des années sans avoir réalisé de long-métrage (le dernier en date étant Twixt de 2011), suscitant à la fois la peur et l’excitation de ses plus grands admirateurs. Mégalopolis se présente comme une véritable fable grandiloquente qui tient pour vérité la création comme unique source de liberté. 

Si, et en écho à l’univers antique autour duquel gravite le film, il faudrait « rendre à César ce qui est à César » alors rendons à « Coppola ce qui est à Coppola » soit l’art de la mise en scène, la générosité des visuels et la sensorialité du mixage son. 

Mégalopolis s’inscrit dans la lignée de l’univers fantasmagorique de son Bram Stocker’s, Dracula (vu par une partie de la critique comme un nanar plus qu’une réussite), le film déborde (parfois trop) de références cinématographiques, de Hitchock à Matrix, artistiques, par un clin d’oeil rapide à Frida Kahlo, philosophiques, de Cicéron à Marc Aurèle, et même historiques puisqu’on notera un parallèle amusant entre le personnage de Shia Laboeuf et le funeste destin de Robespierre, tué par sa propre révolution. 

Comme le dit si bien l’un des personnages du film, « c’est en sautant dans le vide que l’on prouve notre liberté » et Coppola saute et prend dés lors un gros risque en présentant SON univers en scandant le « qu’importe des autres ». Mais à vouloir trop faire, Coppola asphyxie son audience et ne lui laisse aucune chance de s’identifier à son utopie notamment en raison d’une absence quasi-totale de développement de ses personnages principaux. Coppola s’offre donc un trip mégalo certes fascinant sur le plan visuel mais creux sur le plan émotionnel. Le spectateur ressort donc émerveillé d’une utopie magnifiquement hermétique. 
JULIE
JULIE

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 octobre 2024
Franchement j'y suis allée avec l'envie d'aimer et de faire taire les grincheux. Hélas ça n'a pas marché sur moi non plus, je suis partie au bout d'une heure n'y tenant plus d'ennui. Ce qui est assez triste finalement.
Servane G.
Servane G.

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 octobre 2024
Aïe... on attendait autre chose de Coppola et de tant de bons acteurs qu'un film mégalo... long, grandiloquent, prétentieux, sans queue ni tête !
Aurélien D
Aurélien D

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2024
Très belle histoire visuelle et émotionnelle, dans une grande fresque tant historique que futuriste.
Fathy D
Fathy D

15 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2024
j'en suis encore a me demander ce que j'ai vu, probablement un OCNI... difficile de donner un avis , durant les 2h18 de visionnage, les plans se succèdent, les personnages aussi, le tout dans un décor et des costumes grandioses et apocalyptiques. Si vous êtes curieux, patients allez voir ce film d'un grand cinéaste quelque peu mégalo, mais vu son talent on le comprend , qui tente de dénoncer notre Monde .
BerD
BerD

6 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2024
“Megalopolis”, c’est quoi ? L’œuvre d’un maître du cinéma affranchi de toute contrainte et qui réalise son idée du péplum en totale liberté, en se moquant pas mal des critiques. Rien que pour ça, bravo ! C’est donc une œuvre de cinéphile pour les cinéphiles, mais accessibles à tous les esprits ouverts à la liberté créative et à la démesure. Pour autant ce n’est pas n’importe quoi, ni boursouflé ni ridicule, bien au contraire.
Le propos est maîtrisé, les références au 7e art, notamment, omniprésentes jusqu’au clin d’oeil (Chaplin, Godard, Lang, Kubrick sûrement et même Spielberg, j’ai dû en louper beaucoup). L’utopie qui sous-tend l’ensemble peut être jugée naïve voire risible, conformément au cynisme ordinaire qui sied à notre époque, mais finalement elle s’avère très rafraîchissante.
Si vous aimez vraiment le cinéma pour ce qu’il est encore, un art populaire, un rêve éveillé, allez voir ce film intelligent et hors norme. Même si ce n’est pas le meilleur film de Coppola, c’est son œuvre la plus personnelle.
Lorennabesset
Lorennabesset

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 octobre 2024
Je n’ai jamais vu un film aussi catastrophique. Le scénario incompréhensible, les acteurs et la façon de parler aussi. Aucune scène n’a de rapport avec celle d’avant. J’ai été gêné tout le long du film. Impossible de le terminer.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 octobre 2024
Megalopolis a tout du naufrage. C'est un film pompier, kitsch dont le coût élevé est à peine visible à l'écran. Non que le film soit laid mais la transcription des jeux de pouvoir de la Rome Antique dans un monde rétro futuriste peine à convaincre d'autant plus que les personnages sont, pour la plupart, assez fades. Le film est long, bavard mais réussit, par intermittences, à nous captiver. Quelques visions grandioses perdues dans un océan de vacuité. Dabs ses meilleurs scènes, Megalopolis fait penser au Southland thales de Richard Kelly, qui est par contre un véritable chef-d'œuvre cryptique. Coppola semble un peu perdu et n'arrive à accoucher que d'un pensum tape à l'œil inconsistant malgré quelques éclairs de génie. Une mega déception.
Kurobator
Kurobator

2 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2024
40 ans de développement pour que le déchu Coppola délivre avec son excentrique Megalopolis une narration parasitée par un montage chaotique et une mise en scène aléatoire. Reste des idées conceptuelles pertinentes (même si l’aboutissement visuel est hétérogène) et une distribution de luxe, mais dont la seconde ne sert de terreau qu’à des personnages désincarnés s’articulant autour d’une écriture équivoque et de dialogues lunaires.

Megalopolis demeure une expérience… et c’est tout.
Eric D.
Eric D.

9 abonnés 37 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 octobre 2024
Ce film manque de lucidité et exploite beaucoup trop des pensifs faciles. Son traitement se perd dans une confusion sordide d'où l'on sort insatisfait. C'est un ratage qui fait mal...
Dommage ! Coppola signe un film testament qui n'est pas à la hauteur de son ambition.
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