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Rémy M.
1 critique
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3,0
Publiée le 6 octobre 2024
Il est impossible de comprendre les grandes lignes du film lors du premier visionnage. Il est nécessaire de trouver la motivation de le regarder une seconde fois pour certainement mettre une note supérieure.
Comment faire un film de SF quand on a juste le budget pour payer les acteurs ? Récupérer du matos d occase et avoir un niveau d effets spéciaux datant de début 90, étirer les dialogues au maximum pour limiter les scènes (le film aurait pu tenir sur 1h15), laisser les acteurs en roue libre et probablement ne pas refaire les prises (ça donnera bien un style) et monter a la va vite histoire de le sortir au plus tôt. Oui dans tout ça on trouvera quelques belles scènes par ci par là mais sûrement pas ni un bon film. Après on avait déjà perdu Coppola sur son précédent film Twix quand on pense qu il faisait ce chef d' oeuvre de Dracula il y a encore 30 ans ....
Des spaghettis al ragu, mélangés à des linguine al la vongole le tout mixé avec du tiramitsu et vous obtiendrez à peu près les mélanges de ce film indigeste, aux idées d' un aolescent enfoncant des portes ouvertes... Mais malheureusement réalisé par ce qui fut un grand réalisateur.
Ai-je compris ce film ? Surement pas ! Est-ce important ? Certainement pas ! Ce film est beau, il m’a transporté pendant 2h18 mn que je n’ai pas vu passées. Et n’est-ce pas cela la réelle magie du cinéma ?
Roméo et Juliette revisite. Le film nous offre au travers de décors somptueux un panorama des sentiments humains mêlé de visions des manipulations subies par la société. Parfois complexe, pas toujours compréhensible.
Je n'ai pas vu beaucoup de films de Francis Ford Coppola mais je ne m'attendais pas du tout à ce Megalopolis. Une "oeuvre" déconcertante qui fait penser visuellement à du Gaspar Noé par moment. La bande son fonctionne plutôt bien. Malgré tout, pas emballé, mais film très efficace pour trouver le sommeil.
A mes yeux, "Megalopolis" est à davantage a considéré comme un ESSAI CINEMATOGRAPHIQUE que comme un film narratif lambda. Cette qualification est essentielle pour apprécier l'ouvrage, à la fois déroutant et fascinant. Clairement, le film de coppola est un objet baroque doublé d'une proposition de science fiction philosophique ou chaque personnage théorise sur sa vision de l'avenir, de la société, de la civilisation tout en étant les rouages bariolés d'un projet en mutation permanente. Ce tour de force, qui a mon sens balaye les accusations de sénilité à l'encontre du metteur en scène, prend la forme d'un singulier blockbuster d'auteur comme jamais Hollywood n'en a vu. Osant mêlé mauvais goût et pureté visuelle, trompe l'oeil et chaos frontal, scénographie complexe et séquence contemplative, Coppola, en ultime alchimiste, rappelle avant tout que la BEAUTE du geste cinématographique tient dans son mystère, sa magie, mais aussi dans son obscurité, ses champs utopiques jamais finis... Alors, oui, il y a des moments abscons, des ventres mous, des choses désincarnées dans cette vision de Rome transposée dans un New York City baignant dans l'or fin et les orgies en streaming. Et pourtant, cette vision de la décadence reste d'une modernité absolue. Dans cette vision, les acteurs y incarnent chacun des personnages-symboles : la création, le pouvoir, la trahison, le pêché, le crime, la sagesse... Dans ce contexte, j'ai trouvé qu'Adam Driver faisait le job, même s'il manque quelque chose de plus fort, de plus émouvant à son Catilina César. Mais Shia Labeaouf, dans un registre inattendu, Gian Carlo Esposito ou Jon Voight (la drôlissime scène des flêches!) surprennent ou même Aubrey Plaza, qui joue avec jubilation une femme vénale sortie d'un film noir; Sinon, les effets spéciaux, la palette graphique, le split screen, les néo-décors, tout l'arsenal formel est judicieusement bien pensé et soigné, comme si le film se voulait être, à un siècle de distance, la prolongation cinégénique du "Métropolis" de Fritz Lang, comme un rêve éveillé que se détache de l'écran pour mieux y retourner. D'autant qu'il y a cette réflexion sur le temps, à fois intimiste et démesurée, qui fait sens et qui nous échappe, oui, forcément. Et c'est le geste artistique de Coppola, qu'il soit incompris ou encensé, c'est ce geste qu'il faut prendre en compte, avec toute sa poésie et sa liberté.
C'est un film brouillon, à la mise en scène tapageuse, les personnages ne sont pas terribles, le scénario bof, et pour couronner le tout un discours moralisateur ronflant et narcissique. J'ai perdu 2h de ma vie...
A voir et à revoir sans se laisser influencer, sans a priori. Plongez .. ! Détectez les références .. laissez-vous porter par un jeu d’acteurs éblouissant, interprétez, détestez, adorez.. un grand moment de cinéma.
Un film audacieux et incroyable. Le testament de toute une carrière… et quelle carrière ! D’excellents acteurs. Un film qui dérange les conventionnels trop experts ou trop stricts dans leur vision du monde. Une vraie respiration dans le monde d’aujourd’hui. On en a tous bien besoin. Bravo !
Le parallèle avec Rome est bien vu, mais un peu primaire. (Les personnages ont des noms romains) L'histoire est incompréhensible et s'apparente plutôt à une successions de scènes. Parfois surjouées, parfois plates.. il faut aimer le style. Moi je n'en pouvais plus au bout d'une heure, j'ai quitté la salle !
Ca fesait longtemps qu’on avait pas vu un si mauvais film. C’est ennuyant, long, flou, parfois incompréhensible et tellement prévisibe… C’est un délire que seul le réalisateur peut comprendre. On en est loin du film digne du génie…
Je n'ai pas eu le courage de terminer la séance, des longueurs, une histoire brouillonne, des effets visuels à outrance et datés. On a l'impression d'un brouillon que le réalisateur n'a pas su retravailler
Au moins j'ai testé le confort d'un Pathé premium...
Le réalisateur se perd entre SF, pamphlet et dystopie (peut être en raison de son grand âge ?). Le scénario était pourtant prometteur, abordant l'opposition entre un idéal utopique et un réponse concrète aux besoins des citoyens dans une mêlée de jeux de pouvoir dans une mégalopole ou la démesure est la norme.
Ce décor est gâché par une réalisation kitchissime, par la narration permanente, le séquençage en actes gravés dans la pierre, aucune constance entre les différents plans)... Le script, lui, ferait passer idiocracy pour un chef d'oeuvre de littérature. L'usage de l'IA par les boîtes de prod commence a être flagrant. L'immense casting ne suffira pas a effacer le jeu théâtral absolument lourdingue, mêlé a des plans foireux le tout est absolument indigeste, quand ce n'est pas la vulgarité crasse et gratuite qui prend le dessus (et pitié foutez capillaire ment la paix à Adam Driver et Shia Leboeuf).
Coppola aurait mieux fait de brûler ces bandes si c'était encore possible (au moins pour la postérité, c'est sûrement son dernier film) malheureusement ce n'est pas de l'Imax...
L'unique étoile vaudra pour la BO, le scénar, la performance de Sunny Hope, et la scène de spoiler: l'arbalète par nostalgie de game of thrones.
Depuis Coup de cœur, jamais Francis Ford Coppola n’avait signé un pari aussi audacieux. Megalopolis incarne comme son aïeul de 1982 la vision d’un cinéma indépendant – financé par le cinéaste –, déroutant et radical. Une fable baroque à 100 millions de dollars sur l’art et son rapport au temps, où la cité reflète le film qui lui donne vie, malheureusement non exempt de dissonances.