Malgré la longue liste de ses références et inspirations Megalopolis renvoie très majoritairement à "Métropolis" (1927) de Fritz Lang, auquel il ôté toute l'ampleur humaine pour quelques personnages élitistes dans une Rome Antique sur le retour avec tout le kitsch et le mauvais goût symbolisé par cette dorure aussi envahissante que omniprésente. Les personnages sont cohérent avec le scénario, tout semble d'un manichéisme simplet et simpliste, aucun personnage n'est complexe ou ambigu, tout est limpide et donc pas franchement passionnant surtout que les dialogues n'aident pas dans des tirades pseudo-philosophiques redondantes et poussives. Le seul vrai atout reste la mise en scène, Coppola utilise tout son talent et le savoir technique pour nous en mettre plein la vue. Plan séquence, surimpression, collage, split screen... Les acteurs semblent y croire, pourtant il y avait des indices comme la coupe César pour Adam Driver, la course de chars anecdotique, la belle amazone qui déguste du raisins ou pire, cette idée aussi grotesque qu'incompréhensible sur l'arrêt du temps (comment, pourquoi ...etc... ?!). Ainsi, malgré quelques éclairs de génie, ce sont des éclairs qui paraissent comme de la poudre aux yeux devant l'ensemble qui reste boursouflé et pompeux. Une des grandes déceptions de l'année. Site : Selenie.fr
Le grand Coppola tire sa révérence avec un film fourre-tout et terriblement libre. On voit l'ambition du cinéaste à nous faire entrer dans son rêve le plus fou de création. On passe par tous les décors, toutes les influences ; le personnage d'Adam Driver étant finalement la métaphore du réalisateur de cinéma. Malgré tout je n'ai pas réussi à être emballé par sa liberté d'expression. Plongé dans ses brouillons de jeunesse remplit d'imagination et de génie, Francis Ford Coppola n'a pas su les rendre lisibles à l'écran.
"On se bat pour ce qu'on aime, mais on ne gagne pas toujours."
Ayant pris près de 40 ans à se concrétiser, «Megalopolis» marque le retour derrière la caméra de l'une des figures majeures du Nouvel Hollywood, Francis Ford Coppola, 13 ans après son précédent «Twixt».
Malgré les avis très mitigés que j'ai pu entendre ici ou là depuis sa projection cannoise en mai dernier, il fallait bien que je me fasse mon propre avis (comme pour tout autre film d'ailleurs) de ce film aussi attendu que redouté.
Et hélas, ça me fait un peu mal de le dire, mais je n'ai absolument pas adhéré à cette nouvelle proposition radicale, foutraque et extrêmement faillible.
Quelque part entre la fable ronflante et l’œuvre testamentaire (dans laquelle Coppola a mis une grande partie de sa fortune personnelle), ce «Megalopolis» pourrait se rapprocher d'un gros pétard qui a pris l'eau, d'un film à 120 millions oscillant entre excès et grotesque.
Sorte de pari perché et solitaire, Coppola fait s'y cohabiter des visuels alternant entre audace et mauvais goût (fonds verts dégueulasses, en veux-tu en voilà) avec une direction d'acteurs en mode roue libre (la gênance de certaines scènes), et vient nous parler de création, de (dé)construction et d'autres trucs du genre de manière confuse et soporifique (je vous avoue que je me suis assoupi à quelques reprises au cours du film...je pensais pas dire ça un jour d'un film de Coppola).
Alors oui, on ne peut reprocher à son réalisateur-scénariste d'être allé à fond dans son délire sans jamais s'en départir, plutôt que de faire le choix facile du consensuel. Mais ça ne m'a pas fait passer un bon moment de cinéma pour autant. D'un côté, je me dis que je ne verrai sans doute pas un autre film comme celui-là en salles cette année, et de l'autre, je me dis que c'est pas plus mal.
Reprenant une police d'écriture très proche de celle de son «Dracula» (sa dernière œuvre véritablement marquante à mes yeux), je me suis retrouvé face à un film où rien (ou presque) ne va, qui part dans tous les sens, mais n'a finalement rien d'intéressant à raconter. Une œuvre démonstrative et indigeste au propos naïf et dépassé, tout ça sur un rythme de narration des plus défaillants.
Bref, un déraillement en règle, qui a logiquement conduit à une grosse déception de ma part, et un film que je veux essayer d'oublier rapidement. Désolé Francis, cette fois-ci, ça l'a clairement pas fait pour moi.
À vous de vous faire votre propre avis sur cette expérience cinématographique qui ne peut laisser totalement indifférent (c'est déjà ça). Vous passerez peut-être un meilleur moment que moi...peut-être.
À la fois projet d'une vie et démesure ego-artistique [&] chef-d'œuvre universel et humaniste, le film nous mène à la baguette dans de longs moments d'incompréhension et d'admiration. On en sort bouche bée, persuadé d'avoir assisté à quelque-chose d'Important, de Grand, pourtant impossible à saisir pleinement. Stupéfiant.
186) "Megalopolis" est l'avenir que veut le génie César Catilina veut pour la nouvelle Rome (anciennement New York) mais le maire actuel et d'autres personnes avides de pouvoir veulent aussi cette ville et feront tout pour que cela tourne en leur faveur!! Bon bon bon un Coppola cela se refuse pas me diriez vous n'est ce pas? Au vu du casting intergénérationnel entre Driver, Hoffman, Fishburne,Esposita,Emmanuel, Plaza etc etc il y a de quoi donner envie et l'histoire aussi avec tout ces personnages qui gravitent autour. Mais j'en suis sorti assez mitigé car autant l'histoire est bien mené avec toutes les magouilles des uns et des autres pour essayer d'obtenir le max de pouvoir, le passé trouble qui divise autant qu'il rassemble certains protagonistes etc tut ceci font un bon thriller mais perso gâché par des passages psychédélique que certains crient au génie (rien qu'à voir une affiche avec des mots dithyrambiques alignés pour qualifier ce film) mais que j'ai trouvé inutile et qui casse le rythme!! Alors ok une fois pour montrer que César est "spéciale" car il l'est soit mais bon perte de temps perso. Donc je vais retenir le côté magouilles and co de l'histoire et l'utopie finale. NOTE : 6/10
Une rêverie politique et technologique sur le destin des Etats-Unis, construite sur l'idée, intéressante et menée de bout en bout, d'un parallèle avec la Rome antique. Un parallèle ou plutôt une incarnation, puisque les principaux personnages sont des dirigeants de New-York nommés Catilina, Crassus ou Cicéron. Ce qui n'empêche pas de réciter Hamlet ! Contrairement à ce qu'on peut lire, tout cela est construit et facile à suivre, plus ou moins inspiré mais assez marquant. L'acteur principal n'est pas très agréable à regarder en gros plan, et cela pèse. Un film qui ne mérite ni excès d'éloges, ni indignité, et qui mérite d'être vu sur grand écran.
Quel enfer mégalopolis... J'ai attendus toute l'année ce film pour au final regarder cette catastrophe aussi bien visuel que narratif. Certains plans sont très beau mais d'autres comme les 8 clown au Colisée serieux on voit le fond vert c'est vraiment problématique là. D'ailleurs les interludes avec des énormes textes en mode vieille écriture sur de la pierre Blanche pour rappeler la Rome antique. Ouais d'accord sauf qu'on disait un powerpoint mdrr. Le scénario est vraiment infecte, ta l'impression de regarder une pièce de théâtre où il veulent tous utiliser des mots compliqué pour se donner un air intelligent. Franchement t'enlève les 5 dernière lettres de Mégalopolis et tu obtiens le vrai nom du film, complètement centré sur son petit nombril.
"l'urgence ne doit detruire l''eternel" Stimulant. Megalopolis est le film d'un grand rêveur de 85 ans, le premier film SF de Francis Ford Coppola. Remplis d'idées, y compris quelques mauvaises, Megalopolis raconte l'histoire d'un homme révolutionnaire et les oppositions qu'il rencontre sur son chemin. Coppola rêve en grand, croit en l'être humain, et délivre un message plein d'optimisme. S'il y a parfois un peu de naïveté , le film est soutenu par des images et des couleurs extraordinaires, qui impriment la rétine et une bande son puissante. Les acteurs soutiennent bien le projet, Adam Driver et sa jeune fiancée en tête. On sent aussi un réalisateur très libre et maître de son art. Le dénouement est un peu expéditif et certaines idées méritaient d'être développé, d'autres comme le parallèle avec la Rome Antique sont un peu maladroites mais quel envoûtement cela a été.
Je suis sortie il y a une demi heure de ce film et j'avoue être déconcertée. D'habitude, Coppola nous emmène dans ses histoires bien faites et on est pris dans le feu de l'action. Là, je dois dire que l' imbroglio entre Rome et New York est très long, et de ce fait un peu pesant, pas forcément très compréhensible, mais avec des décors sublimés par des techniques de cinéma extraordinaires. Pour le casting qui tient très bien la route, pas de problème ; Heureusement d'ailleurs qu'il n'y a pas eu d'erreurs à ce niveau ! Mais comment rendre ce chaos virtuel happant, je n'ai pas encore trouvé la solution car il y une grosse part de délire dans cette fiction, on ne sait pas très bien où on va... Peut-être faut-il le regarder en ayant avalé des gâteaux aux champignons hallucinogènes et que l'on comprendra tout le sens de cette farce. Je reconnais à Coppola une grande imagination, que je ne pourrai, je pense, malheureusement ne jamais avoir mais j'en rêve à un point de non-retour. Alors allez découvrir cette fresque en étant un peu allumés et je pense que ça passera bien, peut-être même découvrira-t-on un nouveau chef d'œuvre contre tout attente.
L’excellence et la prise de risque ne font jamais l’unanimité, il sort des codes tout en nous mettant plein les yeux, le film est osé, brillant et toute sa beauté est dans le fait qu’on doit se pencher pour le comprendre. Le monde dans lequel il nous fait rentrer pour nous passer un message vrai sur notre monde actuel est époustouflant et chaotique. Soyons rêveurs, ce film est la preuve que lorsqu’on ne fixe pas de limite à notre rêve, le résultat n’est que plus grandiose et spectaculaire. Il a mis du temps à me convaincre, mais j’ai compris.
Coppola expérimente et innove avec bonheur, j'ai été saisie dès le départ par l'histoire, les dialogues en anglais et parfois en latin, les acteurs et actrices, ce film éblouissant (une trouvaille visuelle en chasse une autre), une déclaration d'amour au cinéma, à la photographie, à la littérature (j'ai réussi à saisir quelques références, notamment à certains chefs d'œuvre du cinéma français), et une fable (sur l'Amérique d'aujourd'hui) effectivement, que j'ai trouvée de mon côté très belle.
Je suis franchement très agréablement surpris par ce film car, non seulement, à l'instar de beaucoup de spectateurs, je m'attendais à voir une purge (notamment suite aux retours catastrophiques d'une partie de Cannes) et puis car je ne suis tout simplement pas fan de Francis Ford Coppola. En effet hormis "Apocalypse Now", le reste de sa filmographie, enfin du moins la partie que j'ai pu voir, m'ennuie beaucoup, et donc j'avais forcément un peu peur de m'ennuyer là aussi, surtout que ça avait l'air pas mal expérimental. Et pour être expérimental, ça l'est ! Mais c'est justement ce qui m'a beaucoup plu, cette impression d'être dans un trip sous acide pendant plus de deux heures, dans un univers tout aussi riche que foutraque ! Et ce n'est pas par snobisme cinéphilique que je dis avoir apprécié le film, je l'ai réellement apprécié à sa juste valeur, c'est-à-dire, encore une fois, quelque-chose de bordélique mais bourré d'idées ; idées qui sortent dans tous les sens sans réelle organisation. En fait, le film m'a beaucoup fait penser au travail de Richard Kelly et notamment du film qui lui a malheureusement couté sa carrière, le tout aussi génial qu'impréhensible "Southland Tales". En plus de l’univers bordélique, on y retrouve cette volonté de vouloir faire une grande fresque sur de nombreux personnages, beaucoup trop important pour être traitée en seulement deux heures (même si celui de Kelly en fait quarante minutes de plus), d'autant plus lorsqu'ils évoluent dans un univers aussi complexe. Alors effectivement, je reconnais que le film est bourrin dans son propos, notamment sur le côté manichéen de son univers et des nombreux sous-textes sur la société américaine, l'opposition entre la folie créative et les restrictions des plus riches (sûrement ce que le réalisateur a vécu avec ce film d'ailleurs) mais, paradoxalement, il est, encore une fois, très riche ! Je pense que le film est d'ailleurs à voir plusieurs fois car malgré le peu de subtilité dont il peut faire preuve, nous avons de nombreuses sous-intrigues qui s’entremêlent et dont on ne comprends pas toujours tout. En fait, nous avons, à l'instar de "Southland Tales" (qui avait d’ailleurs reçu le même accueil à Cannes), un film qui sort complètement des sentiers battus et dont le réalisateur fait en réalité ce qu'il veut avec son univers et sa caméra. C'est ainsi que nous avons des scènes qui peuvent nous sortir complètement du truc ou des sous-intrigues qui ne vont jamais vraiment jusqu'au bout. C'est sans parler de la mise en scène, particulièrement inventive, ou des effets spéciaux volontairement kitsch agressant presque le spectateur qui viennent habiller ce scénario qui ne semble jamais trop savoir où aller. Le casting est également très bon, nous avons quelques choix un peu incongrus ou du moins surprenants mais qui sont les bienvenus (petite mention spéciale à Aubrey Plaza et Shia LaBeouf qui sont excellents) ! Voilà, c'est ce que j'apprécie dans "Megalopolis", cette impression de film brouillon que l'on n'a pas besoin de complètement comprendre pour apprécier ; il suffit juste de se laisser porter par le délire.
Deux étoiles essentiellement glanées grâce à l’esthétique du film. Coppola fait toujours du grand cinéma en matière de lumière, de mise en scène et de plans. Pour le reste, Mégalopolis est une sorte de délire mégalomane qui effleure des thèmes intéressants sans jamais les approfondir… Pourtant, la bande-annonce promettait de belles choses. L’idée d’une dystopie dans laquelle l’Empire romain n’a jamais cessé d’exister était excitante. L’histoire de fond, entre imbroglios politiques et corruption, aurait pu tout à fait s’avérer captivante. Mais aucune de ces bonnes idées ne sont exploitées comme elles le devraient. Coppola a préféré utiliser ses 2h18 de film pour jouer la carte d’un univers onirique, délirant et déstructuré. Le spectateur ne sait pas s’il regarde une satire, un péplum moderne ou un film de SF. Un peu de tout, beaucoup de rien et, a l’arrivée, un film frustrant. Dommage.