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Pascal N.
22 critiques
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2,5
Publiée le 1 juillet 2025
J'y suis allé, malgré les avis négatifs parlant de catastrophe sur pattes. Je savais que j'allais voir un film atypique d'un grand monsieur du cinéma. L'oeuvre qu'il a tout le temps repoussé. Dire qu'il aurait du la repousser éternellement, peut être. En tout cas, c'est foutraque, étrange, baroque, avec de superbes moments mais aussi avec des partis pris discutables. J'en suis sorti perplexe, mais pas totalement déçu par ce que j'avais vu. Oubliable.
Je dois reconnaître que dès les premières images, Megalopolis m’a happé par son ambition visuelle. Les scènes baroques, les fondus kaléidoscopiques, les statues qui s’animent et ces transitions poétiques rappellent un artiste en roue libre. Pourtant, très vite, j’ai été décontenancé par le récit, qui enchaîne les idées sans cohérence (entre références romaines, pouvoirs surnaturels et discours politiques), j’ai parfois eu l’impression d’assister à une collection de vignettes plutôt qu’un film fluide.
Adam Driver, dans le rôle de César, se donne à fond : on sent l’intensité de son personnage, cet architecte visionnaire capable d’arrêter le temps. Autour de lui, Giancarlo Esposito, Nathalie Emmanuel, Aubrey Plaza et Shia LaBeouf offrent des performances parfois flamboyantes (parfois même trop : LaBeouf, en particulier, marche sur le fil du grotesque, oscillant entre hypnotisant et caricatural). Mais le manque de direction claire et une narration bancale font que tout ce talent finit par se disperser.
Je respecte vraiment l’ambition politique de Coppola : dénoncer l’immobilisme des élites et la décadence des civilisations en miroir entre Rome antique et Amérique contemporaine. Néanmoins, j’ai parfois eu le sentiment que ces idées étaient effleurées, jamais approfondies : les manifestations, la pauvreté, la corruption restent en périphérie, comme de lointaines touches de couleur. Au final, le discours paraît plus superficiel que manifeste, et on termine le film en se demandant ce qu’on a vraiment retenu.
Avec ma note de 3/5, je reconnais que Megalopolis est un film clivant : ni totalement raté, ni pleinement réussi. C’est un objet cinématographique audacieux, un projet personnel d’un cinéaste mythique (un peu bancal, parfois kitsch, mais qui ne laisse pas indifférent). Je salue cette folie douce (ce mélange d’expérimentation et de grandeur) même si j’en suis sorti un peu essoufflé.
En résumé, Megalopolis, c’est un chef-d’œuvre glandé : une œuvre baroque et démesurée, nourrie d’idées brillantes, parfois gâchées par son propre excès. À voir pour sa folie, à oublier pour le manque de rigueur. Une expérience encourageante et frustrante, reflet d’un artiste qui regarde la fin d’un empire tout en criant encore : "et maintenant ?"
Un film bouffi de prétention, à l'esthétique kitsch, qui multiplie les expérimentations. L'expérience est éreintante et, si le réalisateur semble s'amuser, ce n'est pas le cas du spectateur, pour qui le film ressemble à un long chemin de croix ponctué d'images qui vomissent Des couleurs et des lumières et de sons envahissants. Un ratage total au casting étincelant mais pas forcément inspiré. Lui non plus n'a rien compris...
Je n'aurais jamais pensé écrire ça sur un film de Coppola, surtout sur une œuvre testamentaire qu'il aura mis quarante ans à concrétiser et dans laquelle il aura engloutît toute sa fortune... "Megalopolis" est une horreur narrative incompréhensible et souvent hystérique, un échec visuel qui n'a d'intérêt que lors de quelques fulgurances et qui ne ressemble autrement qu'à une sorte de mix clipesque ou publicitaire kitch. Je me demandais en voyant le film ce que pensaient les acteurs au moment où ils jouaient des scènes manifestement ridicules, étaient-ils atterrés ou se disaient-ils que ça allait être génial ? Ce qu'on attendait et espérait comme une œuvre immense par son ambition et sa splendeur narrative et visuelle, point final de la filmographie de l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma, n'est qu'une triste production bouffie et prétentieuse, l'un des plus énormes pétards mouillés de l'histoire du cinéma.
Un échec, peut-être. Mais un échec au goût de victoire. Oui, le film divise. D’un côté, ceux qui le rejettent ; de l’autre, ceux qui y voient déjà un chef-d’œuvre. Car Francis Ford Coppola ne signe pas simplement un film moderne, ancré dans l’air du temps. Il s’en affranchit. Il flirte avec l’expérimental et bouscule les codes. Il ose.
Avec un scénario aussi dense que vertigineux, parfois au point de perdre son spectateur, Megalopolis exige plus qu’un simple visionnage. Il demande à être revu, exploré, digéré. Car derrière ses apparences confuses se cache une vision d’une profondeur rare, presque prophétique.
Ce film deviendra culte, j’en suis convaincu. Il ne suffit pas de le regarder, il faut savoir le goûter. L’apprivoiser. Le laisser infuser.
Je suis arrivée au tiers en me faisant violence, me disant que le message doit être important pour accoucher d'une œuvre qui a pris 40 ans. Mais les dialogues sont si insipides, le doublage de l'héroïne une pure honte. Certes les images sont esthétiques, mais ça ne suffit pas. C'est une orgie de références enfilés comme des perles que ça en donne la nausée. Pourtant la thématique du temps est l'une des plus fortes, mais il aurait mieux valu un Inception qu'un Mégalopolis. Et de loin.
Mouais, c'est très dure de juger ce film. C'est bien trop conceptuelle. Le jeu des acteurs est excellent. L'histoire est à la fois intéressante et fade et pas suffisamment profonde.. Le parallèle à l'hécatombe et la décadence de Romes est à mon goût terriblement loupé. Ce film se voulant décaler il fini par trop s'expliquer. Comme si le concept n'avait au final pas été réellement assumé.
Malgré des moyens importants et des acteurs de valeur, ce film m'a ennuyé. De grands thèmes philosophiques y sont abordés et j'adhère à 200% à la morale de l'histoire mais cela est pour moi une évidence. Je tiens à rester modeste et réservé mais ce film qui se veut chef d'oeuvre éternel me semble en fait simpliste. En résumé, une grosse production américaine qui débute en philosophie mais qui sera, il faut l'espérer, formateur pour l'électorat américain.
Un film sur la vision différente de reconstruction d’une nouvelle Rome . un film aussi stupéfiant sans queue ni tête ou les acteurs sont perdus dans le vide abyssal du scénario
Coppola, pour moi, c' est " Le parrain ", " Apocalypse now " ou encore " Dracula " , autant dire que je voulais absolument voir son " Megalopolis" et à titre tout à fait personnel, je n' ai pas du tout adhéré à ce long verbiage philosophique . Le film est visuellement beau, mais, c' est tout ! Dur de tenir plus de deux heures quand on s' ennuie ferme !
Baroud d'honneur d'un cinéaste qui n'a plus rien à prouver ?! Si la photographie du film est très riche en couleurs ( pour ne pas dire saturée !) l'ensemble reste difficilement compréhensible pour le commun des mortels....Francis était-il alors sous extasy ?! Bref...Moi pas capiche !!!
un film avec des images et des plans magnifiques, par contre pour le reste c'est une catastrophe, l'histoire est sans intérêt, on s'ennuie fortement tout le long du film, les acteurs sont dans le surjoué, rien ne va dans ce film, j'ai perdu 2h pour rien, ne perder pas votre temps passé votre chemin.
Assez satisfait du film que j’ai vu malgré les critiques ou le film se fait laminer pour tout et rien. On s’est sûrement tous attendu à un chef d’œuvre de par l’histoire de la création de ce film. Sur le plan cinématographique, on est servi. Mais forcé de constater que le film est un grand chantier de 2h10. Cependant même si aurait dû être meilleur, il reste agréable à regarder et analyser. Film sûrement trop intelligent pour les gens qui le vendent comme une catastrophe. Voyons ça juste comme une déception et non comme un chef…nuance.
« Megalopolis » de Coppola est une œuvre qui divise. La réalisation est ambitieuse et visuellement impressionnante, mais elle est incohérente avec son excès d'ambition. Un casting de marbre pour un film décousu et décevant.
Je trouve que Megalopolis est une excellente caricature du progressisme, ou plutôt une critique de sa transformation en un culte de la personnalité centré autour d’un visionnaire. Ce dernier, initialement porteur d’un idéal de changement, finit par incarner une figure quasi messianique qui dérive vers une forme exacerbée de capitalisme.
Le film oppose cette figure à un antagoniste qui, bien que totalement opposé à toute idéologie progressiste, se retrouve paradoxalement à représenter les classes populaires et les laissés-pour-compte. Pourtant, loin d’être un véritable défenseur du peuple, il instrumentalise lui aussi cette position pour servir ses propres intérêts malsains.
Plus qu’une simple caricature, Megalopolis est une métaphore saisissante de notre société moderne, où les idéologies, qu’elles soient progressistes ou conservatrices, peuvent être détournées au profit du pouvoir et des ambitions personnelles. Il met en lumière la manière dont les grands discours et les figures emblématiques finissent parfois par écraser ceux qu’ils prétendent défendre, interrogeant ainsi notre rapport aux leaders et aux utopies.