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Chris_Lo
33 critiques
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2,5
Publiée le 7 février 2025
Mégalopolis, une fable... ou une farce ?
La vérité est peut-être entre les deux, d'où ma note "moyenne" et c'est franchement très bien payé après les 2 heures de visionnage, pour ne pas dire d'ennui véritable, que j'ai passé devant ce film. Je mets malgré tout 2,5 parce que c'est Francis Ford Coppola et je salue son audace sur ce film, il y a un joli casting et certains plans visuels sont réussis. Pour le reste, c'est un ratage pour le moins monumental, une catastrophe industrielle annoncée et vérifiée malheureusement par les entrées et une grande partie des critiques.
Pourtant l'idée de départ est très intéressante, ce parallèle entre la Rome antique et une New-York moderne, entre l'empire romain et l'occident actuel, est pertinent mais franchement, quelle manque de subtilité, quelle manque de cohésion, quel foutoir gigantesque ! On erre devant ce film tel Adam Driver gesticulant en perdition entre son passé et ce qu'il projette pour l'avenir. Il aime "arrêter" le temps mais nous on aurait préféré l'accélérer pour arriver très vite à la fin. La seule lumière vient de Nathalie Emmanuel dont la grâce et le personnage relèvent le niveau du film, tout le reste est à jeter ou presque.
Franchement, c'est une énorme déception, un film que je n'oublierais pas mais pas pour de bonnes raisons. Il y avait tellement mieux à faire à la vue des moyens et du talent de ce réalisateur. C'est comme s'il s'était perdu dans ce film, sans jamais trouver le fil. J'ignore même comment il a pu le monter tel quel, en supposant qu'il y a des dizaines de séquences coupées en stock encore plus mauvaises et incohérentes que celles que nous avons vu.
Certains défendront sa vision en évoquant le côté onirique et volontairement abstrait de cette oeuvre, malheureusement ce n'est qu'une vision mégalo et mauvaise qui n'a probablement de sens sous cette forme actuelle que dans la tête de Coppola. Je ne déconseille pas de le voir, surtout pour des cinéphiles convaincus, mais vous êtes prévenus.
Ce film est un rêve. Une vision onirique et dystopique d'un auteur endormi, auquel parvient un amalgame d'interrogations philosophiques auxquelles il se garde de donner réponse, noyées dans un flot de scènes improbables qui font montre d'une histoire plausible en plein sommeil. Mais qui sont totalement incongrues, mal montées et sans logique lorsque passées à l'analyse du réveil. Sauf qu'ici le rêve a été réalisé éveillé et exposé à l'analyse d'autrui qui n'est pas endormi. Alors celui-ci s'en extasie devant tant d'audace simulée ou s'irrite face à un discours sans substance et au racolage nombriliste de l'auteur.
"Megalopolis", ou la dernière arlésienne signée Francis Ford Coppola. Le réalisateur tentait de faire ce film depuis des décennies, plus personne n'y croyait. Après un tournage réputé catastrophique, où une bonne partie du personnel technique a été virée. Après des errements financiers, où Coppolar a du grandement mettre de sa poche pour assurer la distribution. Voilà que débarque la chose... avec un bel échec critique et commercial. Clairement mérité selon moi. "Megalopolis" se situe dans une Amérique alternative, fortement inspirée de la Rome Antique. Un architecte, Catilina, tente de mener un projet immobilier révolutionnaire, contre l'avis du maire, Cicéron. Point positifs : Adam Driver et Aubrey Plaza font le taff. Et Il y a des idées ambitieuses, notamment dans les séquences oniriques, avec quelques plans qui en jettent. Le reste, au secours. La distribution est sur le papier au top. Néanmoins la plupart se vautrent allègrement. Mention spéciale à Shia Labeouf, impossible à prendre au sérieux (je crois à fond aux rumeurs comme quoi il n'était pas dirigé sur le plateau). Ou John Voight, dont notamment sa ridicule scène avec l'arc. Le montage est une catastrophe. Il n'y a aucune cohérence de récit, des ellipses étranges entre les scènes... On ne croit jamais à la romance entre Catilina et Julia, la fille du maire. D'ailleurs le récit n'intéresse pas Coppola tant il est foutraque. Par exemple cette capacité à arrêter le temps, qui au-delà de sa portée symbolique ne servira strictement à rien. Question écriture, le scénario a 30 ans de retard. L'idée d'une Amérique alternative ne sert qu'à éviter de s'embêter avec les aspects de la vie moderne. On nous sort ainsi des plateaux TV, des satellites soviétiques, et j'en passe. Les dialogues abscons et pompeux n'aidant pas à masquer le manque d'effort. Sur la mise en scène, il y a quelques images qui sauvent les meubles, mais le reste est tellement moche... Les CGI sont dégoûtants, pas étonnant qu'aucun distributeur n'en ait voulu. Plus les rues & décors vides. Plus l'absence quasi-totale de mélange entre moderne & antique, pourtant objet du film (quelques costumes et chaises, et basta). La photographie délavée et jaunâtre relève de l'immonde, on se croirait par moment dans les affres numériques de la prélogie Star Wars. Et surtout, il y a ZERO subtilité. Le parallèle entre les USA et l'Empire Romain est directement enfoncé dans notre crâne, voix-off éléphantesque à l'appui. Ils n'ont même pas pris la peine de déguiser les noms des protagonistes. On a même le droit au célèbre discours de Cicéron, tel quel ("Quosque tandem abutere, Catilina, patienta nostra !"). Et il est clair que Coppola se voit lui-même à travers le personnage de Catilina. Artiste visionnaire, intègre, qui combat les opportunistes et les politiciens pour asséner son génie irréfutable. Que c'est pompeux... et mégalo. "Megalopolis" est donc un film ultra ambitieux sur le papier, qui s'est monstrueusement pris les pieds dans le tapis dans son exécution.
Magnifique photographie mais la réalisation est aux fraises. A force de cultiver le délire du film, il en devient incompréhensible. Trop de symboles, trop de métaphores, trop de détails sans connexion et au final le résultat est plus proche de la bouillie qu'autre chose. Impossible à suivre, ni même à résumer. Vaniteux et inutile.
J’ai vu les 3/4 du film en essayant de rester éveillé. Je suis parti de la salle - ce qui ne m’arrive jamais mais hélas, cela était nécessaire. Point positif : quelques découvertes de superbes BO !
Megalopolis) a une indéniable esthétique mais le mélange des genres fait fouillis. Dommage, l’histoire est intéressante. En fait, la seule chose qui a vraiment de la gueule dans ce film, c’est la Citroën DS.
Sauter dans l’inconnu : prouver sa liberté Au début, la presse avait été prolixe et porteuse d’espoir : Francis Ford Coppola avait cassé sa tirelire personnelle pour produire un film testament, ce serait une œuvre unique. Lorsqu’elle fut visionnée par quelques happy few, les critiques tombèrent, elles étaient unanimement mauvaises, l’homme s’était fourvoyé. Quelques commentaires plus récents et plus proches de moi allaient dans le même sens. Cela éveillait bien sûr ma curiosité. Lorsque j’ai franchi la porte de l’immense salle de l’UGC Les Halles dans laquelle seule une poignée de spectateurs avaient pris place, j’ai eu confirmation du hiatus entre l’ambition messianique de l’auteur et la réception du public. Ma réaction : Megalopolis ne pouvait pas être le film tant décrié. J’ai mis tous mes sens en éveil, voulu tout comprendre, ce n’était pas difficile, le scénario n’est pas complexe. « When we leap into the unknown we prove that we are free » s’écrie Cesar Catilina joué par Adam Driver. C’est précisément mon aspiration : la liberté totale d’aimer ce film à nul autre pareil. L’histoire déborde de bons sentiments, la pellicule de belles images, j’ose écrire (contre tous ?) que tout cela m’a donné du baume au cœur. Francis Ford Coppola a dédié Megalopolis à sa femme Eleanor décédée en avril, il pourra partir à son tour apaisé. #francisfordcoppola #megalopolis Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Le pire film que j’ai vu de ma vie. Un scénario minable. Une photographie minable. Des lumières horribles dignes de la pire publicité de parfum. Une catastrophe industrielle incroyable pour un cinéaste de ce niveau. Et c’est longgggggg…
«????!» Je suis incapable de noter ce dernier film de Francis Coppola. Drame antique dans un New York renommé « New Rome », lutte entre un architecte visionnaire et le maire conservateur. Le premier sait arrêter le temps, puis n’y arrive plus… un festival d’images et d’idées, une expérience sonore et visuelle de 2h18…grandiose ou grotesque?
Nul nul nul et encore nul et archie nul, je ne sais que dire d’autres que ça. Même les jeux d’acteurs étaient pourrie trop surjoué à mon goût, et ça malgré un bon casting. Il n’y avait aucun sens à ce film, on y comprend rien du tout. Je lui met la note 2/5, juste pour les effets spéciaux.
Il est rare que je laisse un avis mais je trouve les critiques si négatives totalement démesurées et injustifiées. Comme quoi il ne faut jamais se fier aux critiques. Je pense qu’un bon nombre de personnes n’a pas compris le film. Est-il trop sophistiqué ? Un peu de Marc Aurele nous élève l’esprit. Le rythme est bien balancé, les effets visuels à couper le souffle, les personnages bien construits, le scénario bien rodé qui nous invite à penser la vie de demain (et pas bateau; préférez-vous un scénario à la Barbie?!), des retentissements bienvenus, une fin surprise happy. Bref, j’ai adoré. Résumons. Si vous aimez les grands films réalisés tout en finesse, Mégalopolis est sur ma liste. Si vous préférez un blockbuster bête et méchant, passez votre chemin…
Je voudrais dire l'absolue fascination qu'a exercée sur moi le film Mégalopolis de Francis Ford Coppola. J'ai attendu longtemps avant de le voir. Tout le monde l'a un peu démoli. Il y a eu tellement de mauvaises critiques. J'avais peur de le découvrir et d'être déçu. Et en fait, c'est tout le contraire. Quel prodigieux film, quelle audace, quelle inventivité, quelle realisation libre et farouche et audacieuse, mélangeant le drame et le merveilleux, la farce et la fable, le splendide et le degueulasse. Quelle oeuvre visionnaire, intègre, totale. Enfin, Le cinéma dans lequel on retrouve une émotion véritable. Merci, Francis Ford Coppola, pour cet énorme cadeau. Je ne comprends pas comment la plupart des critiques sont passés à côté de ce chef-d'œuvre. Un film foisonnant, extraordinaire m, dans lequel il faut s'immerger sans trop rationaliser, qu’il faut voir et revoir. Il y a tellement de visions, d’idées, de plans fulgurants. Il y a un travail immense sur les couleurs, sur les cadrages, sur la poésie, sur la musique. Il y a du rêve et du cauchemar. Il y a du free jazz dans le flux apparemment décousu de la narration. Il y a plus d’idées et d’inventivité dans cinq minutes de ce film que dans de nombreuses œuvres portées aux nues par l’intelligentsia bien-pensante actuelle. On retrouve le Francis Ford Coppola des films comme One from the Heart ou Apocalypse Now. Franchement, c'est fantastique. Par contre, évidemment, c'est un film qui n'est pas facile à regarder, car il est avant tout et pendant plus de deux heures de projection, un formidable exercice d’expérimentation - que vous allez soit détester, soit adorer. Moi, j'ai adoré. Et ses images tourbillonnantes vont continuer longtemps à tourner dans ma tête, je pense.
Un film éblouissant et baroque, une ode à l'amour et à la créativité, une porte ouverte sur l'imaginaire et le génie artistique. Entre expérience sensible, fable merveilleuse, hymne au langage cinématographique vintage... ce film est aussi une romance dans laquelle le réalisateur nous emméne dans la joie du métalangage. Un ovni magistral qui insufle une bouffée de vie dans les salles de cinéma. Loin des montages redondants, des clichés, et des scénarios prémachés, linéaires et "industriels". On y retrouve des ambiances "felliniennes", des clins d'oeil à Kubrick et à Ed Wood. Magnétique et hors norme. Ce film est à voir absolument sur grand écran.
Tiens tiens tiens, ne sommes nous pas là devant un films de veille personne. Le grand Francis Ford Coppola est de retour dans un film qui lui tenait énormément à Coeur ; mais le niveau est-il à la grandeur des ambitions. Réponse : absolument pas. Disons que le film se foire à peu près partout. Le scénario, bien qu’intéressant à la base, se perd énormément dans ce qu’il essaie de raconter. Je ne crois absolument pas à ce que je vois et ça c’est un problème dans un film dont l’histoire repose sur ce matériel qui prend la forme de ce qu’on veut (la dite ville est composée de ces matériaux). Bref c’était bien parti, mais Coppola se perd dans ces ambitions en faisant un film fade sans vraie proposition.